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19/09/2017 : jour n° 15, 280 km.

L'itinéraire.


Nuit un peu fraîche, et il fait assez froid ce matin. Mais pour ce qui est du ciel : tempête de ciel bleu, nous ne verrons pas un seul nuage de la journée. Et comme nous démarrons à 9h30, la chaleur est venue très vite, pour stagner aux alentours de 30°C toute la journée, me semble-t-il. Nous avons fait une grosse journée de "ride", 280 bornes quand même, dont 170 passés à photographier comme des malades ! Notre but était d'aller voir les Montes de Toledo, au nord-est de Guadalupe. Presque pas de route verte sur la carte Michelin, mais je sens qu'elles valent le déplacement. Ah oui, au fait, l'itinéraire est à lire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, donc vers le sud, puis l'est, et retour par le nord-ouest.



Le paysage en allant vers Alia (petite portion déjà faite hier) afin d'attraper la petite route qui plonge depuis Alia plein sud vers Castilblanco. Une longue ligne droite qui m'intrigue.

Début de la ligne droite entre Alia et Castilblanco. Une petite merveille, cette ligne droite, j'ai adoré, voyez plutôt. Difficile pour ma soeur car très peu d'emplacements pour poser sa voiture et faire des photos. Pour moi, avec Droopie, vous savez...

Photo prise aux alentours de Castilblanco. Nous arrivons sur des lacs de barrage, que la route longe et traverse. Niveau d'eau toujours très bas, mais paysages splendides. Allez, je vous laisse regarder...

La route que nous suivons à partir de Helechosa de los Montes est une "carreterra en mal estato !", à savoir une route en mauvais état. C'est vrai, beaucoup de nids de poule, certains profonds. Avec Droopie, nous slalomons, mais la frangine est obligée d'y plonger, la pauvre.

Nous nous sommes régalés comme hier, sous une belle chaleur, en T-shirts. Nous sommes alors à 6 km au sud de Bohonal de los Montes. Au niveau des régions, nous sommes à cheval entre l'Estrémadure et Castille-La Manche, et franchissons plusieurs fois les frontières. Après manger, l'état de la route s'améliore -mais je ne pense pas qu'il y ait un lien avec le fait que nous soyons repus... Nous traversons de superbes forêts de sapins. La montagne se fait plus présente aussi, nous arrivons dans les contreforts des Montes de Toledo.

Bohonas de los Montes. Tout le monde dort, tout est fermé, c'est l'heure de la sieste !

Petite zone de transition entre les montagnes, en montant vers Valdeazores. De longues lignes droites surprenantes après ce que nous venons de parcourir. Immenses plantations d'oliviers. Et toujours de vieux chênes-liège de-ci de-là.

Et le relief revient doucement.

Nous venons juste de quitter la route filant vers Anchuras pour un virage à angle droit, directement vers la chaîne montagneuse de Toledo. La route est bordée d'eucalyptus, et de temps en temps de chênes-liège.

Nous entrons ensuite dans le Parque Nacional de Cabañeros. La forêt est dense, et les espèces végétales très variées. Le relief est dur, la route extrêmement sineuse et en très mauvais état. Nous ressontons le poids de la nature sauvage et libre à chaque arrêt. Le silence est total, mis à part les cris des oiseaux. Et, soudain, un son rauque venant des profondeurs de la forêt emplit l'espace et fait se dresser les poils sur les bras. C'est le brame du cerf. Et je peux vous dire qu'il y en a un sacré paquet. La forêt entière vibre de leurs cris, et je ne voudrais pas camper ici en pleine nuit avec ce son guttural. Nous en apercevons deux courir, surpris/drangés par le bruit de Droopie. Nous avons aussi vu pas mal de biches et de faons toutes la journée.

Nous quittons le parc en passant près des sommets des Montes de Toledo que vous voyez ci-dessus. Un superbe point de vue nous permet de voir l'autre versant de la chaîne de montagnes. Puis nous entamons une splendide descente vers Navahermosa sur une route enfin belle (je parle de l'asphalte la recouvrant) : bonheur de glisser sans heurts, Droopie apprécie beaucoup.

Il nous faut maintenant songer à revenir vers Guadalupe. Une route traverse de nouveau un autre coin du Parc National mais, l'ayant essayée sur un kilomètres, nous abandonnons : en trop mauvais état, nous sommes fatigués et décidons de prendre les grands axes. Ma soeur nous offre un bon café au bord d'une belle oliveraie avant de parcourir les cent kilomètres restants. Nous décidons de ne plus faire de photos afin de "tracer". De plus, nous en avons assez ! Mais je triche en en faisant deux ou trois tout en roulant, Droopie s'avérant très facile à maîtriser avec les seuls genoux.

Nous retrouvons la route faite hier à Puerto de San Vincente. Du coup, je me fais plaisir en lâchant Droopie, car cette portion est très sinueuse. Quel pied ! Là, ce furent 35 km de pur bonheur motard, que du bonheur. J'ai lâché ma soeur, mais elle s'est bien accrochée, puisqu'elle est arrivée seulement deux minutes après moi ! Il faut dire qu'elle a fait d'énormes progrès depuis qu'elle voyage autant ! Ce soir, nous sommes bien fatigués mais, ô joie, je retrouve ma tente déjà montée. Une longue et bien chaude douche me remet d'aplomb pour écrire ce compte-rendu. Nous avons décidé de faire, demain matin, la grasse matinée ! Ben voyons, c'est les vacances, non ?

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