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21/09/2017 : jour n° 17, 295 km, entrée en Andalousie.


L'itinéraire.


Et voilà, nous quittons ce matin ce petit camping super sympa de Guadalupe, sur lequel j'ai rencontré des belges super sympas (pléonasme...) et un motard normand (en voyage en fourgon) super sympa lui aussi avec lequel j'ai échangé un bon moment. Toujours frais la nuit et le matin, mais dès que tu es au soleil, ça chauffe. La journée s'est terminée dans le camping de Cordoba/Cordoue, en Andalousie, où il faisait 32 °C. Le gars à l'accueil nous a dit : Cordoba est la ville la plus chaude d'Espagne, nous avions 48 °C il y a deux semaines, et nous avons battu l'année dernière le record espagnol avec une température de 52 °C !!! Voilà, tout est dit, je pense, sur la bonne idée que nous avons eu de partir au sud !



Nous partons à 9h10. Direction le sud. Nous suivons la route principale jusqu'au col de Llano, 642 m. Les paysages sont magnifiques, comme toujours. Le seul problème est notre direction de route par rapport au soleil. Du coup, si nous sommes en contre-jour, je prends souvent des photos dans l'autre sens : lorsque j'entrevois de beaux coups-d'oeil dans mes rétros, j'arrête et je descends photographier vers l'arrière, ou je fais un demi-tour pour m'éviter de descendre de la moto, Droopie me permettant tout.

Après le village de Valdecaballeros, où je peux faire le plein, nous arrivons à l'embalse (lac de barrage) de Garcia de Sola, dont je voulais faire le tour de la partie sud, la route étant soulignée en vert sur la carte Michelin, ce qui nous fait un aller-retour d'une vingtaine de bornes, mais ça valait vraiment le coup, comme vous allez le voir. Remarquez d'entrée de jeu le très bas niveau de l'eau !

Ah, on peut aller jusqu'au bord de l'eau. Droopie ne se fait pas prier deux fois... Les voitures sont celles de pêcheurs partis sur l'eau pour leur sport favori.

J'avoue qu'elle voulait aller dans l'eau, mais pas moi !

Et juste à côté, la madonne des pêcheurs, je suppose ?

J'étais en train de regarder ce paysage pour choisir un bon cadre lorsque j'entends un bruit de sabots et, oui, le brame d'un cerf, et je vois quelque chose bouger au milieu des arbres. Et soudain, je le vois, il s'arrête, écoute, observe. Zoom sur la photo suivante. Instant de bonheur, de partage avec la nature vivante, c'était beau. Il a ensuite traversé, très doucement, toute la zone découverte avant de disparaître dans les bois au loin.

Et juste après cette vision, alors que je remonte sur la moto, j'aperçois deux biches en train de traverser doucement la route et s'enfoncer dans le sous-bois vers la zone où se trouve le cerf. Serait-ce suite à son appel ? En tout cas, pour moi, ce fut un grand moment.

Les couleurs sont ternes et ne rendent pas justice à ce que mes yeux ont vu, à cause des contre-jours fréquents. Mais je vous recommande hautement de faire cette route si vous deviez venir par ici, c'est grandiose. Il y a des "haciendas" qui se cachent derrière de grands portails : ces gens vivent complètement cachés dans la nature, c'est incroyable.

I'm happy ! Oui, je sais, Droopie, et moi avec.

Géologiquement parlant, j'adore cette photo, avec cette barre rocheuse à l'orientation complètement improbable.

Non non, nous ne sommes pas aux Caraïbes.

La

Ni en Norvège non plus !

Droopie n'en croit pas ses yeux.

Arrivée à Peloche. C'est ici que nous faisons demi-tour, après être allés voir la plage... Regardez plutôt !

Après avoir mangé près de cette plage à côté du barrage, nous quittons le lac pour filer vers le sud à Cabeza del Buey. Notre route va traverser un autre lac de barrage : la "embalse" de la Serena. Des paysages sublimes, que je n'ai pas besoin de commenter !

Je ne savais pas qjels étaient ces oiseaux lorsque j'ai pris la photo. En la regardant sur le PC, j'ai constaté avec surprise qu'il s'agissait d'un troupeau de cigognes !

Le château de Puebla de Alcocer.

Quelle belle pyramide ! Vous la verrez plus loin photographiée dans l'autre sens, avec la bonne lumière. Elle doit former pratiquement un cercle sur le sol, car la route la contourne d'un côté dans un sens, et de l'autre au retour, donc toujours en sens unique ! Un sacré rond-point, le plus grand et le plus naturel que j'aie jamais vu !

La "pyramide" vue de plus loin.

Photo prise en arrière, vous l'avez deviné. Donc, la pyramide est encore là, à droite. Vers la gauche, presqu'au centre, on aperçoit un château. Eh oui, c'est bien ça : c'est celui photographié tout-à-l'heure, le château de Puebla de Alcocer ! Incroyable, non ?

La route traverse ensuite un haut-plateau à environ 500 mètres d'altitude, où nous faisons halte pour un bon café. Je profite de la voiture de ma soeur, et c'est bien agréable pour le motard qui parts les mains dans les poches comme moi !

Cabeza del Buey.

Andalousie : c'est la "rivière" (photo suivante) qui sert de frontière !

Le château de Belalcazar. C'est là, à Belalcazar, que je fais mon erreur de la journée. A peine deux kilomètres avant ce château, j'aperçois une pancarte "camping". Une petite route mal goudronnée y conduit sur la droite, mais ma soeur est derrière moi, en train de photographier sans doute. Je l'attends donc et, la voyant arriver, je démarre. Or, deux ou trois cent mètres plus loin, ne la voyant pas me suivre, je fais demi-tour : j'ai dû me tromper de voiture, ce n'était pas ma frangine ! Bingo, je la vois passer sur la route principale presque sous mon nez. Je la rattrape au château, lui explique, et elle me dit qu'on peut faire demi-tour, c'est juste à côté. Oui, mais en fait, je ne le sens pas, ce camping. On continue et, encore à Belalcazar, nous faisons le plein de nos véhicules. J'en profite pour questionner le pompiste sur le camping, et il me dit que oui oui, il est bien ouvert, pas de problème. Mais bizarrement, je décide de continuer vers le suivant, distant de 45 km encore. Mauvais choix !

Fermé, il est fermé, le camping de Pozoblanco. Le suivant est à... 57 km ! Aïe, dur dur. Plus d'arrêts-photo, on fonce. A 8 km du camping, je constate que si nous y allons et qu'il est fermé, nous devrons faire 48 km pour atteindre le suivant, celui de Cordoba, qui, pour le coup, est ouvert toute l'année. Or, nous ne sommes plus qu'à 30 bornes de Cordoue. Peu désireux de me retrouver de nouveau devant une grille fermée, je décide de filer directement sur le grand camping de la grande ville !

Et voilà. Et ma soeur, fatiguée et n'ayant aucune envie de se chercher un emplacement dans cette grande ville, décide finalement de s'installer au camping avec moi. Voilà comment on se fait 107 bornes de plus, sur de grandes routes, sans savourer le paysage... Sur ce camping, nous rencontrons plein de français. Et juste à côté de nous, des Berlinois, avec lesquels j'ai apprécié discuter un peu, Berlin ayant été une partie importante de ma vie.

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