Esp20170927

27/09/2017 : jour n° 23, 114 km.


L'itinéraire.


Lourd, lourd, lourd, pas un souffle de vent, et très couvert. Aïe, ça sent la pluie, tout ça. Sinon, un petit mot sur le camping. Je vous l'ai dit hier soir, c'est un grand camping, plutôt luxueux. Les prix sont élevés (25 € l'emplacement minimum), mais je dois dire que les sanitaires sont au top : tout fonctionne parfaitement. Cependant, vous vous doutez bien qu'il y a un "hic" : ce sont des "rats", ces campings. Comme le précédent (aussi cher), il faut payer "en sus" pour avoir du WiFi. Et ça, voyez-vous, ça me bouffe, quand je pense à tous ces campings aux prix minis qui l'offrent gratuitement. Mais vous savez ce que c'est avec les hommes, plus ils sont riches, plus il leur en faut, et moins ils font de cadeaux, ainsi va l'humanité, les plus généreux sont généralement les plus pauvres. Bien, j'arrête là mon petit aparté philosophique. Nous partons vers 9h10 sur cette moitié nationale-moitié autoroute non payante longeant plus ou moins la Costa del Sol. Nous détestons mais n'avons pas trop le choix pour le moment. Je dois quand même dire que les espagnols l'ont beaucoup mieux joué que les italiens car, si ici on avance quand même bien le long de cette côte hyper-touristique, côté italien, le long des mers, la circulation est tout bonnement impossible. La différence est simple : pour aller sur les plages, il faut quitter cette voie; côté italien, il n'y a pas d'autre voie que celle qui traverse les villes et villages (excepté une autoroute payante). Donc, je préfère la gestion "à l'espagnole, et de très très loin !



Ouf, enfin sortis de la "mouise", et d'une très belle manière, mais certainement pas du goût de ma soeur. En effet, Titi le GPS, pour nous connecter sur la A-7000, petite route remontant dans la montagne et quittant donc la mer, nous a fait traverser la banlieue de Malaga dans des ruelles étroites et fort pentues... Pour Droopie, ce fut très cool, mais pour la Jumpy, ce fut plus... délicat, dirons-nous ! Et voici Malaga qui s'étend sous nos pieds. C'est triste comme tout tant la lumière est faible, et l'on aperçoit à peine la mer, pourtant bien présente ! Peu importe, nous voici sur notre terrain de jeu préféré.

Nous sommes dans le Parque Natural Montes de Malaga. La route est belle, et nous sommes ici presque seuls, après la foule de la côte !

Pause café, pendant que, derrière nous, une troupe de randonneurs part dans la forêt. Les sentiers sont innombrables, les petites routes aussi, c'est juste incroyable. Il y a aussi de nombreux cyclistes et VTTistes, ces derniers se lançant sur les chemins que nous apercevons en contrebas dans la forêt.

Ah tiens, on la voit, la mer.

Regardez à quel point la forêt est dense ! Le paysage me fait penser à l'Amérique du Sud, plus précisément à la Bolivie. Bien que n'y étant jamais allé, je les ai vus dans des reportages, et ça ressemblait un peu à ça.

La Fuente de la Reina, la fontaine de la reine. L'eau n'y coule plus, la reine est-elle encore d'actualité ? Quoi qu'il en soit, une petite route goudronnée part dans la forêt, et je propose à ma soeur, toujours partante pour ce genre d'entreprise, de la prendre pour voir un peu où elle va nous mener.

Au bout de deux kilomètres, on arrive à une croisée de chemins. J'ai envie de continuer -le goudron s'est arrêté-, mais je n'ai pas très envie que ma frangine me suive avec sa grosse voiture. Si je ne le lui dis pas, comme rien ne l'arrête, elle me suit sur les chemins, et j'ai envie d'être libre et de ne pas avoir à stresser avec cette voiture dans mon dos. Pas difficile, elle me dit d'y aller, elle m'attend sur le grand parking. Ce fut, une fois de plus, merveilleux. Pour deux raisons. La première, c'est qu'avec Droopie, je me sens libre comme l'air et totalement à l'aise. La seconde, c'est que le chemin, un peu délicat pour une voiture normale, est absolument sans problème pour ma moto. Du coup, ce n'est que du bonheur, jugez plutôt...

Oups, fin du chemin, du moins pour celui-ci, car il y en a partout. Néanmoins, alors que je fais mon demi-tour, les premières gouttes de pluie font leur apparition. Il fallait bien s'y attendre ! Du coup, retour sur la route.

La pluie augmentant en intensité, nous décidons de manger, peut-être s'arrêtera-t-elle ?

Effectivement, elle s'est arrêtée. Mais c'est sombre, et triste, comme vous pouvez le voir sur les photos, qui sont bien ternes aujourd'hui !

On vient de passer le Puerte del Leon (col de Léon, 960 m), et on aperçoit Colmenar. Malheureusement, la pluie revient doucement, et je décide d'accélérer pour aller planter ma tente le plus tôt possible, avant que tout ça ne dégénère. Droopie dérape deux fois dans une forte courbe, la route est très glissante, il faut que je me méfie avec ces pneus à crampons !

Une photo en roulant : quel dommage, la pluie, c'est trop beau !

Ouf, un camping moins riche. Accueil merveilleux par une dame parlant parfaitement le français : normal, me dit-elle, ma maman est belge ! Depuis le camping, on aperçoit la embalse de Viñuela. Si la météo est mauvaise demain, nous resterons ici !

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