Esp20171003

03/10/2017 : jour n° 29, 142 km.


L'itinéraire.


Il a fait assez froid hier soir, il faut dire qu'à 1600 m d'altitude, c'est normal. Mais sitôt dans le duvet, la chaleur est revenue. Ce matin, rosée assez forte, je plie une tente mien mouillée ! Je rejoins ma frangine avant 8h30 sur le parking en face du camping, la surprenant quelque peu par l'heure matinale, et nous partons aussitôt. Le ciel est d'un bleu très pur, et il le restera toute la journée, pour notre plus grand bonheur !



Poursuite de la descente du col, c'est féérique comme toujours. Incroyable, la quantité d'éoliennes au repos total (photo suivante prise en roulant).

Seron, que nous allons traverser, resplendit dans la lumière solaire.

Ainsi que Droopie et son pilote... dans la plaine. Nous traversons ensuite une zone moins touristique, aussi la vitesse augmente, et au moins nous avançons, car lorsque le paysage est là, notre moyenne devient véritablement catastrophique, ce qui fut le cas une fois traversée cette zone.

Le grand cimetière de Baza. Puis cette montagne que je trouve magnifique, et que nous voyons depuis un bon moment déjà. Et que nous allons voir encore longtemps !

Arrivée en vue de la embalse de Negratin, sise au pied de montagnes extraordinaires de par l'érosion qui les érode. Je retrouve ici des paysages de type Turquie et aussi Iran, que j'adore, et que je savoure au plus haut point. Regardez plutôt !

Comment dire à Droopie de ne pas descendre ? Je la force à longer un peu l'immense retenue d'eau, mais je vois très vite que ça ne la satisfait pas : elle veut aller au bord de l'eau. OK, dis-je, allons-y, mais sans grand enthousiasme, car ces cailloux ronds ne m'inspirent aucunement confiance, car ça dérape très sérieusement de la roue avant... celle qui ne doit surtout pas déraper. Bref, je fais une tentative de descente et de remontée qui se passe plutôt bien, alors j'y vais. Mais ça glisse de peur, et Droopie part un peu dans tous les sens, j'ai un peu de mal à la tenir. Puis j'aperçois à main gauche des pédalos au bord de l'eau, et ce que je crois être une rampe de descente. Je roule donc parallèllement à l'eau et cette fois dans une sorte de poudreuse parsemée de cailloux plus gros que mes pneus. Bon ok, ça glisse aussi, mais ça va, et je suis désormais certain qu'il s'agit bien d'une rampe bétonnée : parfait, c'est cool, nous nous sommes fait un peu peur, mais pas de bobo du tout. Quand j'y repense ce soir, c'était en fait sans danger, et ç'aurait été bien de pousser Droopie dans les cailloux pour remonter la forte pente. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes fait plaisir, et ma soeur me confirme s'être aperçu de mon embarras de loin...

La trace laissée par les pneus de Droopie dans la partie parallèlle, après la belle pente descendante.

Au premier plan, une vue du type de sol rencontré au début de la descente. C'est là-dedans que ça partait un peu dans tous les sens...

Ma frangine me dit : "comme tranché dans du beurre !".

Près du lac, le secteur a été très fortement creusé par l'érosion, à tel point que je retrouve le type de paysage de la Cappadoce, en moins spectaculaire et beaucoup moins étendu, mais c'est exactement ça. Après le barrage, je fais beaucoup de photos de ces paysages d'érosion qui me transportent, allez savoir pourquoi...!

Sitôt après Pozo Alcon, nous pénétrons doucement dans la partie sud de la sierra de Cazorla. Au début, une zone très érodée, parsemée de petits canyons. Nous rencontrons des motards français du Vauclause. Nous avions aussi rencontré un français du Vaucluse près du lac. Bref, ici, les terres sont rouges. C'est fanstastiquement beau, ou parfaitement magnifique, ou merveilleusemnt superbe, ou un peu de tout ça à la fois ! Nous nous arrêtons tous les cent mètres, comme des japonais... et ça mitraille de peur !

Mais l'appétit grandit, et nous finissons par céder à l'appel du ventre ! Nous traversons ensuite une forêt de sapins du vert que je préfère. Pas de chance, les couleurs de mes photos sont carrément moches, eu égard à l'heure de la prise de vue : le soleil étant au zénith, il écrase toutes les couleurs, c'est bien connu, et ça se vérifie ici. Mais croyez-moi sur parole, c'était superbe, à faire décrocher une machoire devant les "ah !" et les "oh !" exclamatifs poussés toutes les 2 à 3 secondes... Bref, imaginez, tout ça en mille fois miex !

Petite attraction touristique qui valait le déplacement : une grotte creusée par l'eau à la sortie d'un canyon. Mais dommage, et je m'en doutais bien devant l'immensité du site, les photos ne rendent rien du tout, et surtout pas hommage au lieu absolument magique ! Dame Nature, une fois de plus, ne connaît aucune limite.

En reprenant la route, nous mesurons à sa juste valeur l'ampleur du travail effectué par la rivière passée ici. Tout est énorme, démesuré, beau à faire pleurer les yeux. Quelques photos prises vers l'arrière, aussi, comme d'hab'.

Pause café bienvenue par cette chaleur. Nous nous le permettons, puisque nous avons décidé, devant notre moyenne considérable de moins de 20 km/h, de rester au premier camping, dont nous ne sommes plus éloignés que de quelques 25 km...

Passage du col juste après, puis une extraordinaire descente devant une immense pente totalement couverte d'oliviers. Une fois de plus, les photos sont loin de refléter la beauté du site, dommage !

Quesada, qui mériterait une visite, mais...

Puis nous repartons dans les oliviers, jusqu'à Cazorla, où se trouve le joli petit camping.

De l'herbe, encore, je suis comblé ! Ma frangine repart coucher quelque part dehors. Il est presque 20 heures, j'ai faim et il commence à faire frais. J'ai envie de rentrer dans ma tente. Mais j'ai aimé faire ce récit, assis dans une chaise avec WiFi et électricité juste à côté de ma tente, sur une belle pelouse et dans une quiétude parfaite, juste percée par les chants des petits oiseaux. De plus, il faisait très bon, une douche chaleur légèrement parcourue par un gentil zéphir. Que du bonheur !

Page précédente: Esp20171002
Page suivante: Esp20171004


Depuis le 06/06/2005 Visites:919487 Aujourd'hui :162 Maintenant:11 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)