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04/10/2017 : jour n° 30, 230 km.


L'itinéraire.


Une nuit très douce, tant en température qu'en environnement : calme presque absolu ! En pliant la tente, il me semble percevoir des gouttes d'eau.. Mais... oui, c'est bien ça ! Heureusement, trois gouttes seulement. Par contre, la route est humide, et grasse, et ça glisse, aussi je me méfie une partie de la matinée, passée en sous-bois, et bien entendu sans un seul kilomètre de ligne droite : ça tourne à vous donner le tournis !



Entrée dans Cazorla, au grand désespoir de ma soeur qui déteste emmener son Jumpy dans les petites cités espagnoles montagneuses, où elle s'est plusieurs fois trouvée en position délicate. Et, une fois de plus... La pauvre ! De son côté, Droopie s'amuse !

Puis nous attaquons d'emblée le Puerto de las Palomas, 1290 m, au-dessus des espaces couverts d'oliviers.

Puis c'est une très longue descente dans différentes forêts aux essences multiples. Nous voyons pour la première fois se manifester l'automne par certains feuillages tirant sur le jaune. La route longe le Guadalquivir, fleuve espagnol important se jetant dans l'Atlantique au sud-ouest de Séville, et serpente entre la sierre de Cazorla et celle de Segura.

Une très belle rencontre, chacun admirant -heu, pas sûr qu'elle m'admire...- l'autre. Ce sont toujours des instants magiques.

Puis nous longeons le lac de barrage créé sur le Guadalquivir appelé Embalse del Tranco. Là, sur les berges laissées à l'air libre par l'eau très basse, nous apercevons des biches et entendons... les brâmes des cerfs, car il y en a plusieurs. Une fois de plus, ce sont des moments très forts. Mais ce que nous n'avions pas vu, c'est qu'il y avait un cerf parmi les biches que nous voyions de très loin, et je ne le découvre qu'en zoomant sur mes photos. Je comprends pourquoi un couple d'espagnols près de nous regardait avec tant d'insistance aux jumelles. Ma frangine va regretter de ne pas avoir sorti les siennes !

Portion de route merveilleuse, je vous laisse regarder tranquilement sans être dérangés par mes remarques.

Puis après avoir franchi le barrage et remonté le lac jusqu'au nord, nous arrivons à Cortijos Nuevos (photos suivantes). Changement total de direction, nous allons désormais traverser la sierra Segura. La route va nous offrir quelques belles échappées sur le lac que nous venons de longer !

Les paysages changent énormément, comme toujours en Espagne. C'est ce qui étonne ma soeur à chaque fois. Nous passons un col et nous retrouvons sur un plateau aux alentours de 1400 mètres. Il fait bon, très bon même.

Nous mangeons sur un banc à l'ombre devant un panorama juste avant Santiago-Pontones.

Puis nous traversons une zone de toute beauté aux roches creusées par les eaux et qui me font penser aux hommes préhistoriques.

Pour ensuite traverser de nouvelles forêts, chargées de virages difficiles, avant de rencontrer des lignes de plus en plus droites et longues.

Nous sommes revenus sur les grands axes, et quittons l'Andalousie, qui s'est montrée à la hauteur de sa réputation ! Nous entrons dans la région de Murcia où se trouve le camping choisi par mon copain Richard le Hollandais, qui habite en hiver dans ce secteur. Il doit me rejoindre demain matin au camping pour une journée de ride en motards. J'abandonne une fois de plus ma frangine, qui ne daigne pas rester au camping. Nous nous retrouverons vendredi matin, pour poursuivre notre voyage vers le nord et la France...

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