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08/10/2017 : jour n° 34, 295 km.


L'itinéraire.


Nuit beaucoup moins froide que la précédente. Mais départ à 8h40, et là, je peux vous dire que j'ai eu froid. En fait, jusque vers midi, l'altitude est demeurée constante, oscillant entre 1200 et 1500 mètres. Or, la pauvre Droopie n'ayant ni pare-mains ni poignées chauffantes, son pilote en a un peu bavé : doigts gelés malgré mes gants d'hiver, il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu si froid en bécane ! C'est normal, en fait, et c'est un équipement que je vais devoir mettre en place rapidement !



Albarracin et son château dans la brume matinale. A peine 500 mètres de parcourus, et déjà plusieurs photos. Va falloir arrêter les bêtises, là, si on veut arriver au but aujourd'hui !

Titi le GPS nous trouve cette petite route, une vraie merveille !

On dirait que ça penche quelque peu, là, non ?

Orihuela del Tremedal.

Soudain, nous approchons d'une zone couverte de brume. Je suis inquiet : pourvu que nous n'allions pas la-dedans, je commence à peine à me réchauffer... Bingo, on y va direct ! Là, j'ai reperdu les quelques degrés que j'avais gagnés, et vite fait bien fait, car dans le brouillard, ça caillait dur ! Heureusement, ça n'a pas duré très longtemps, on a retrouvé le soleil assez vite.

Il ne reste que le pied de ce géant qui s'est figé dans la pierre. Imaginez la taille du bonhomme de son vivant !

Les paysages sont très variés, mais petit à petit, je perçois que nous approchons d'une zone touchée par l'agriculture intensive.

Terzaga. La température a encore baissé, c'est dans ce secteur qu'il fera le plus froid : un frigidaire, cette région !

Bingo ! Agriculture intensive, qui modèle le paysage à sa façon. La diversité disparaît, les petits agriculteurs aussi -témoins les nombreuses maisons en ruine- au profit de quelques richissimes exploiteurs...

Molina de Aragon et son château.

Notre route traverse alors une zone bien particulière, une sorte de haut-plateau encore, aux terres rouges. C'est absolument superbe.

Campillo de Aragon.

Le célèbre Monasterio de Piedra, entouré d'une enceinte immense flanquée de tours à chaque angle.

Puis c'est la belle descente vers Nuevalos, et son lac, la Embalse de la Tranquera (ici pratiquement à sec !!!), que vous verrez tous les deux sur les photos suivantes.

Un raccourci de Titi le GPS à Nuevalos, qui nous décide à faire la pause repas. Ah, quel bonheur, le soleil chauffe enfin ma vieille peau, que je savoure autant que ma boîte de maquereaux grillés !

Ensuite, ensuite, après une jolie zone de cultures diverses en arbres fruitiers et oliviers, nous quittons les petites routes pour de l'autoroute, et des nationales. Arrêt des photos, mais c'était nettement moins joli, donc aucun regret !

Pause-café dans les vignes, à moins de 70 bornes de notre but.

Nous revenons sur des terres parcourues à l'aller lors de notre entrée en Espagne. Ici, le beau fleuve dont nous avions suivi les gorges, El Ebro !

Le camping et son lac à Ejea de los Caballeros. Camping sympa mais, mal accueilli, j'ai réagi avec ardeur et ça s'est avéré être la bonne manière : le gars est devenu hyper sympa. Ce fut la même chose hier soir au bar du camping : la fille fut très désagréable, je l'ai envoyée paître poliment, avec une remarque du style "si vous n'aimez pas les touristes, changez de métier...", et elle s'est aussitôt assagie. Je suis d'un caractère aimable, et ne commence absolument jamais les hostilités. Mais j'ai décidé, depuis quelque temps, de ne plus me laisser marcher sur les pieds gratuitement sans réagir. Bref, juste un aparté. Il y a une salle avec tables, chaises, électricité et WiFi, c'est excellent.

Cette Droopie, si elle pouvait rentrer dans la tente, elle le ferait ! Belle journée de ride, 300 bornes tranquilou, avec un mélange de petites et de grandes routes, mais avec pas mal de photos aussi, et arrivée à 15h20 au camping. Comme quoi, avec Droopie, on peut faire du chemin sans problème. Quelle bécane ! Oui, je sais, je me répète, mais c'est parce qu'elle me surprend chaque jour dans le bon sens !

Anecdotes. Ce matin, dans une belle descente, je roulais pratiquement à 90 km/h, belle pente sur ma droite protégée par une barrière de sécurité. Soudain, sur ma droite, une biche stoppe et fait demi-tour au moment même où j'arrive : elle s'apprêtait à sauter la barrière et je me la serais prise de plein fouet si elle n'avait pas été effrayée par le son rauque de Droopie. Ouf, ce fut moins une ! Sinon, j'ai oublié de vous raconter ma rencontre avec un renard dans... le camping de Moratalla ! Je revenais des sanitaires et le vois traverser tranquillement. Il tourne la tête vers moi en m'apercevant, je lève la main et... il change de direction et se dirige vers moi. Juste incroyable. A côté, des écureuils s'amusent par groupes de deux ou trois à grimper et redescendre sur les gros troncs de sapin, en tournant autour : ils jouent, sans s'occuper le moins du monde du gars qui les regarde ! Instants rares et beaux.

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