23ème jour

Mardi 6 mai 2008.

Pour me faire mentir, ma fameuse horloge biologique en a pris un petit coup dans l'aile!
Ce matin, c'est à 8h45 que j'entrouve un oeil... Il fait pourtant un temps superbe,
quoique un peu brouillé. Un ciel presque plus blanc que bleu, vous voyez? Mais
qu'à cela ne tienne, il n'y a aucun nuage à l'horizon, et c'est bien là l'essentiel, non?

10h20, c'est l'heure à laquelle je franchis la sortie du camping. Et vous savez quoi? J'ai encore
changé mon itinéraire. Je vais aller directement à mon camping de ce soir, car il n'est pas très
loin, je vais y monter la tente, et comme ça, vroooom, tout l'après-midi sans bagages!

Cette route passe en bord de mer, surtout entre 2 et 3. Et je suis bien seul sur la route,
cette fois. Les amis Irlandais sont au boulot, et je suis bien content!

On distingue une teinte bleue plus foncée, au-dessus de la route.
C'est la mer, les amis, la belle mer d'Irlande.

Une belle maison, à l'entrée d'Annestown. De nombreuses villes dans
cette région commencent par un prénom et se terminent par "town".
Ce qui ferait, en Français, "Anneville".

Superbe plage d'Annestown.

Une autre maison à l'entrée de la même petite ville.

Et la rivière qui passe au pied de la butte sur laquelle Annestown est bâtie.

La route en corniche est superbe, et dotée de très nombreux
parkings avec panoramas, c'est absolument très bien fait.

Je m'arrête continuellement, tellement c'est beau. A ce train-là, il va
bien me falloir la journée pour faire les 50 kilomètres!

Encore une plage de rêve, et très facile d'accès. C'est le genre de plage
que j'affectionne particulièrement, et celles-ci me font penser à celles
de la côte Espagnole, côté Atlantique bien sûr: Cantabrie, Asturies...

On devine la côte sauvage à gauche. C'est la côte de Cuivre, Cupfer Coast.

Une ancienne usine, je présume.

Partout, bien sûr, les genêts d'Irlande.

Les photos sont extrêmement brouillées. C'est normal, l'horizon l'est vraiment!
La R675 s'éloigne maintenant du littoral. Dans le lointain, une petite
chaîne de montagnes fait son apparition. Ce sont les Monavullagh Mountains.

En contre-jour!

Et je retrouve la côte, en face de la splendide Clonea Bay. Tout au fond,
c'est la ville de Dungarvan. Mon camping est entre les deux.

Or, je vois un autre camping avant le mien. je décide d'aller voir, il est en bord de mer.
La fille qui m'accueille n'est pas très sympa. Le tarif est de 10 euros, la douche est
à 2 euros. Si, il y a des prises dans la salle TV, mais non, je ne veux pas que vous y
branchiez votre PC. OK, merci. Au revoir. C'était mon crochet en 5, que je regrette.

Le camping que j'avais choisi est à Ballynacourty, en face du Dungarvan Harbour.

C'est une immense baie naturelle, comme à Tramore. Et qui est vide,
car la mer s'est retirée...

Ballinacourty House Caravan & Camping Park
La réception était fermée, mais il suffisait d'aller s'adresser à l'hôtel
situé à 300 mètres. Je suis reçu par une dame charmante, avec laquelle
je m'entends immédiatement. Elle me propose la salle de réunion de
l'hôtel, la grande table, la prise de courant, et, cerise sur le gâteau,
la connexion WiFi avec! Et le tout pour 9 euros... Voilà, les amis,
comme j'ai bien fait de fuir l'autre anti-commerçante.
Et finalement, j'avais bien choisi mon camping.

Ma tente est montée à midi un quart, c'est incroyable! Du coup, je vais
m'offrir un sandwich au pub arrosé d'une bonne guinness!

A 13h30, je suis installé devant le PC...

Face à un public très attentif... Mais il n'est pas question de traîner,
car j'ai encore du boulot...

Direction, les montagnes dont je vous ai parlé.

Alors là, c'est chaud! Pas au niveau de la température, bien qu'elle oscille
entre 17 et 23, ce qui est super, mais au niveau des itinéraires.

Pour la première fois, je décide de suivre les pancartes touristiques. En
effet, en Irlande, vous voyez souvent ces pancartes marron avec une indication
du type "coastal drive" ou tout autre appellation, suivie du mot "drive". Ce sont
en fait des routes d'intérêt, souvent au niveau des paysages.

Et j'ai bien fait. Très vite, je retrouve la route vide de tout véhicule,
et le silence absolu lorsque j'éteins le moteur. C'est magique.

Très franchement, en ce qui me concerne, la montagne est ce
que je préfère par-dessus tous les autres paysages!

Quel dommage que ce soit si brouillé.

Mais Akitsu est heureuse. Légère comme elle est, aucune côte ne lui
fait peur. Et on s'en est payé deux-trois, vraiment terribles!

Et nous atteignons les sommets! Ce n'est pas très élevé, dans les 500 mètres.

Maître mouton est de retour. Ils me manquaient, les moutons!

Contre-jour. Petit plateau, puis une descente, courte, mais très dure,
en ce qui concerne la pente. Terrible! J'étais emporté en première...

Au loin, la cascade Mahon. Quinze minutes de marche, je n'en ai pas
eu le courage...

Et en bas. Laq brume de chaleur est si dense que je ne distingue
plus les montagnes, juste un brouillard flou.

Obligé de patienter et de faire la queue derrière le troupeau.

Alors, je m'arrête et je fais des photos, c'est plus agréable et moins bruyant.

Il est bien gras, bien potelé, celui-ci... Oui, oui, je te vois!

Heureusement que j'ai les pancartes "Comeragh Drive", sinon, c'est
absolument impossible de retrouver votre chemin. Vous pouvez rouler
pendant des dizaines de kilomètres, avec des dizaines de croisements,
sans jamais voir une seule pancarte de nom de lieu. Inimaginable.

Les paysages sont extrêmement variés, et cette promenade est un
régal.

Voici un échantillon...

L'église de Kilbrien.

Ballymacarbry. Fin de mon tour, du moins, je l'arrête ici.

Je retrouve une grande route, et je retourne à Dungarvan.

Dungarvan. Une jolie petite ville.

Et le Dungarvan Harbour s'est rempli pendant mon absence. C'est beaucoup
plus joli comme ça!

Et voilà. Mon terrain de camping et mon hôtel sont là.

Chouette, non?

Je vous laisse donc réfléchir sur tout ça....

;-))

 

 

215 photos. 133 km

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