46ème jour

Jeudi 29 mai 2008.

6h30... Décidément, c'est trop tôt. Mais... j'ai chaud, c'est bizarre! Lorsque je reviens dans le monde des vivants, j'ai vraiment très chaud. Normal, le ciel est bleu, je le vois à travers la tente, et notre ami le soleil, qui est toujours là même lorsqu'on ne le voit pas, fait bien son boulot. Et il n'est que.... 7h30! J'ai du mal à me lever, mais je me lève quand même, car je n'ai pas que ça à faire.

Quand je pense qu'il y en a qui me croient en vacances, j'te jure...

Et tout ça pour finalement partir à 9h20. Entre temps, de bleu foncé, le ciel s'est bien chargé, et pas seulement avec du blanc. Mais peu importe, il fait bon, Akitsu ronronne de plaisir, et moi aussi, car c'est communicatif, ces trucs là...

En examinant ma carte hier soir, j'avais remarqué une petite route, juste à côté du camping, à Dunfanaghy pour être exact, qui fait une sorte de circuit, pas très long, juste quelques km, autour d'un mont à 252 mètres, et avec le dessin indiquant un panorama. Je me suis dit que je ne risquais vraiment rien à la tenter, et sachant ce qu'ils sont capables de faire avec 150 mètres d'altitude, c'est peut-être pas mal du tout. Ensuite, au programme, une autre petite route, beaucoup plus longue celle-ci, en montagne, avec des lacs, qui promet d'être très belle. Mais pourvu qu'elle ne soit pas recouverte de gravillons, c'est tout ce qui m'inquiète. Pour le reste, comme je ne suis absolument pas certain que le camping prévu existe encore -il ne figure pas sur la carte, et de plus, je n'en vois aucun sur cette péninsule qui porte le joli nom d'Inishowen-, je filerai directement là-bas.

Le fameux lac aux cygnes, dont je vous parlais hier soir. Il est superbe. J'ai vu dans l'hôtel qu'il s'est formé -ou a été formé- en 1907 seulement. Curieux!

Dunfanaghy. Me voici donc au fond de la baie, peu après 2.

Comme vous avez été sages, je vous livre ce superbe panorama.... Depuis le même endroit, bien sûr.

Bon, allez, c'est mon jour de cadeaux.... Le même, mais avec deux photos seulement. Le précédent l'était avec 4 photos!

Vous voulez que je vous dise? C'est grandiose!

Encore une belle maison. Je vous le répète, l'Irlande se couvre de milliers de maisons de ce style et de cette taille.
Difficile à croire peut-être, mais je vous garantis que c'est la vérité!

C'était peut-être grandiose en bas, mais au bout de quelques centaines de mètres à peine, c'est tout simplement époustouflant. Cette route de rtien du tout, à peine visible sur la carte, est une tuerie. Sans doute la meilleure depuis le départ.


Vraiment, c'est mon jour de bonté, profitez-en! La grimpette est droite comme un "i", impressionnante, et je ne voudrais surtout pas la faire en vélo. Bon, pour Akitsu, c'est à peine une formalité, mais ellle est tarée, Akitsu, dans les côtes. Elle adore ça.

Quoi qu'il en soit, la récompense de l'effort accompli -ben oui, quoi, je pilote, je béquille, je passe les vitesses....!- est au-delà de mes rêves les plus fous. Et encore, la baie est vide....
Imaginez-là à marée haute! Encore un immense spectacle.

Mais... C'est quoi, ça, alors? Un peu plus loin?
Eh bien non, pas du tout, c'est exactement au même endroit. A gauche de l'image précédente! Si, si, c'est vrai.

Quoi, vous avez du mal à me croire? Imaginez un peu. En grimpant cette côte, de très forte pente, je voyais cette image s'élever sous mes yeux.... Et en même temps, en regardant dans mon rétroviseur -ce que je fais toujours- j'avais l'image précédente! En m'arrêtant et en descendant de moto, je regarde derrière moi, et je vois les deux images sous mes yeux. Ce n'est pas grandiose, ce n'est pas sensationnel, c'est plus que ça....

Voilà... A couper le souffle tellement c'est beau. J'en ai encore des frissons. Je peux vous garantir qu'entre le tour complet de l'Espagne et du Portugal (tous les rivages maritimes, Atlantique et Méditerranée), le tour de la Norvège, les côtes Françaises bien sûr, j'ai vu un paquet de baies dans ma vie. Eh bien, je vous garantis que celle-ci fait partie des plus belles qu'il m'ait été donné de voir, et en plus, je la vois à marée basse, c'est dire que je n'ose même pas imaginer à quel point ce doit être beau quand la baignoire est pleine.

Parce que la plage qui est à gauche, rien qu'elle, c'est une pure merveille! Une plage que je qualifierais sans hésiter de parfaite, et je ne lui mets pas la note de 20/20 juste à cause de la température de l'eau. Pour le reste, il n'y a rien à redire, absolument rien!

Quelques détails de la baie... au zoom.

Le lac aux cygnes est la trainée bleutée derrière la baie à sec.

Zoom sur la plage. Un joyau, je vous l'ai dit.

Et ça continue à grimper, toujours droit devant! Mais vous avez sous les yeux une vue arrière. Si vous allez là-bas, je vous conseille de la faire -la route- dans l'autre sens.

Vous le voyez mieux sur celle-ci, le lac aux cygnes. Mon hôtel-camping était donc là-bas.
Ah oui, je ne vous ai pas dit. Il s'appelait -il s'appèle encore, d'ailleurs-, le Corcreggan Mill Cottage. Ilo est parfait.
Et dans l'hôtel, il y a une salle historique sur l'Irlande qui en vaut à elle seule la visite.
La patronne, Angélique, est une Allemande, brune, et très mignonne. Elle a plein de fleurs, des petits animaux (poules, moutons...), et est très jeune, entre 30 et 40. Je dirais plus près de 30 que de 40. Et son mari est super sympa. Il semble bien Irlandais, lui.

Bon, revenons à nos moutons.

Encore un peu plus haut. En contre-jour cette fois. Pour vous faire comprendre. Enfin, pour essayer. Derrière moi, la baie que vous avez vue. A ma droite en arrière, la belle plage. Et bien ensuite, les côtes continuent encore! Les voici. Je vous l'ai dit, c'est époustouflant de grandeur, de majesté, de magnifiscence, de... cherchez vous-même!

Aperçu de la fameuse côte qu'Akitsu a adorée! Ici à gauche de la route...

Un peu zoomée.

Et ici à droite.

Et ici vers le haut, car je ne suis pas encore arrivé en haut!

La montagne est couverte avec les fameuses petites fleurs blanches cotonneuses.

 

Encore plus haut, la suite du spectacle. Impossible de décrire cette beauté. Regardez une carte détaillée et vous comprendrez.
En tout cas, c'est bien trop immense pour être présenté sur des photos, qui ne peuvent être qu'un pâle extrait d'une vérité extraordinaire.

Pour le coup, on dirait bien une côte Norvégienne, ici. Ou Ecossaise, aussi.

Songez qu'il y a derrière mon dos l'autre baie, la grande plage, et, de l'autre côté, maintenant visible, toute la côte longée hier soir, après ma traversée montagneuse. Tout est visible. C'est presque un 360 degrés. De plus, la montagne est très facile à grimper, et si j'étais accompagné, je consacrerais ma journée à y randonner.

J'attaque maintenant une descente. Je suis ici au niveau du 3 sur la carte. L'abîme à droite est impressionnant, direct dans la mer!

Coup d'oeil arrière.

La pointe Nord de cette presqu'île, la Horn Head. J'aperçois, sur le bord de la route, un jogger qui est en train de reprendre sa respiration. Il a l'air de souffrir, le pauvre, mais j'imagine aisément la côte qu'il vient de se grimper -il courre dans le sens inverse du mien.

Ah ah! Qui m'a si bien pris en photo? Est-ce que ça vous intéresse de le savoir? Oui? Non?

Bon, allez, ok. Ceux qui ne veulent pas savoir n'ont qu'à passer à l'image suivante, un point c'est tout.
Derrière mon gars qui reprenait son souffle, je vois arriver un autre gars et une fille. Ils s'arrêtent près du premier, et sortent la bouteille de vodka... Enfin, je n'ai pas vraiment vérifié, mais c'était de la même couleur transparente que la vodka, en tout cas! Je m'approche et salue poliment, comme je sais si bien le faire, avec un grand sourire, comme toujours. Et le gars qui vient d'arriver se met aussitôt à parler. Puis il me demande si je veux une photo, car, me dit-il, il ne peut rien refuser à un Français -mince, me dis-je, il a reconnu mon accent! Puis nous voilà partis à discuter. Ce sont de grands sportifs, alors d'entrée de jeu, "vous nous avez bien eus, au rugby, bravo!" Ah bon, dis-je, je ne me rappelais pas. Je leur dis que j'avais suivi, mais que n'aimant pas le sport, j'oublie très vite. J'en profite pour leur dire de faire très attention à leur coeur, car là, ils y vont un peu fort. Ce à quoi le grand me répond "on n'a pas de coeur". Bref, excellente ambiance, sous ce soleil revenu. Puis la question "De quelle région êtes-vous?". "Près de La Rochelle". "Ah oui, je connais bien". Alors je tente un "Les sables d'Olonne exactement", et il me dit "Ah, oui, le Vendée Globe. je connais très bien cette course, je suis ami avec un des participants. Le départ aura lieu en Novembre, et il y a des chances pour que nous y allions".... Et voilà, ce que je vous disais à propos des rencontres, des croisements de vies, des carrefours, de ces moments particuliers incroyables de précision dans le temps et dans l'espace! Donc, évidemment, échanges d'adresses mails, et rendez-vous pris pour aller boire un verre sur le remblai des Sables, et peut-être assister ensemble au départ.

Etonnant, non, comme dirait un certain humoriste malheureusement décédé!

A propos, pendant que j'y pense. Les Irlandais rencontrés sur le ferry, le jour où je suis arrivé dans ce beau pays, je ne pourrai pas leur rendre visite, car je ne repasse pas par Dublin. Je leur ai donc envoyé un mail pour les avertir. Ce à quoi ils m'ont répondu suivre tout le voyage sur le site, qu'ils retrouvent bien des paysages qu'ils connaissent, mais bien d'autres qu'ils n'ont jamais vus, et qu'ils se promettent d'aller visiter à leur tour. Génial, mon site qui va servir de guide de voyage aux Irlandais eux-mêmes, je suis très fier!

Bon, on continue, parce que sinon, demain, on y sera encore...

C'est devant cette construction qu'ils m'ont photographié.

Une vieille ruine au sommet. On peut y accéder, il y a d'autres petites routes sur cette petite péninsule.

Je grimpe un peu sur la colline pour photographier en arrière.

Je suis don au plus haut, au niveau de la route. Tout autour, ces petits monts, très accessibles aux randonneurs.

Et j'entame cette fois la grande descente. Quand je pense qu'ils ont grimpé ça en courrant... Mais ce sont des fous de sport, car le week-end derneir, ils ont passé une journée sur le vélo, et pas à regarder les mouches voler! Je peux les suivre, sur environ cent mètres, et encore, pas sûr.

Et je retrouve le lac aux cygnes

Et le fond de la baie, par où j'ai commencé Ce petit périple, et que je vais terminer par le même endroit.

C'est un zoom sur la précédente.

Encore un cadeau. Quelle générosité, aujourd'hui, vraiment!

Par cette échancrure, un peu plus bas, j'aperçois la grande plage, vous savez, celle qui est parfaite!
Et qui est, en fait, la grande plage de Dunfanaghy.

Je vois des gens, en plein milieu. Et vous avez sans doute remarqué, j'adore prendre des personnes en photo quand elles sont dans un immense environnement, tout simplement pour montrer le contraste entre l'homme et la nature.

Vous voyez mieux maintenant? Il y a trois personnes, tiens donc!

Et, dans mon zoom au maxi, que vois-je? Hein? Je vous le donne en mille!

.

Ce sont tout simplement mes trois joggers rencontrés en haut! Ils ont fait le tour aussi vite que moi, alors que je suis en moto.

Sans commentaire!

La poste Irlandaise, en vert. Je vous l'avais bien dit.

Encore une de ces innombrables maisons neuves très "tendance" actuelle en Irlande!

J'ai fait le tour. Je suis maintenant en 2, là ou arrivaient mes trois courreurs, qui ont "coupé" par la plage, les tricheurs.... Je reviens donc de ces collines.

Le bout de la presqu'île sur laquelle je me trouvais.

C'est toujours aussi beau. Vraiment, ce matin, je suis verni. Vous vous rendez compte, je n'ai pas fait quinze kilomètres depuis le départ....!!!

Alors que je prends mes photos, j'entends une moto approcher, puis s'arrêter à côté d'Akitsu.
Le gars descend, et me dit "C'est un plaisir de rencontrer un motard Français".

Et voilà. C'est Hubert. Un grand champion dans sa catégorie, Hubert. Un dévoreur de bitume. Dans son régistre, il fait partie des princes, à moins qu'il n'en soit le roi, ce qui ne m'étonnerait guère. Il a un métier très prenant -directeur commercial-, et c'est son défoulement, le bitume. Il est parti pour moins de 15 jours, et il va faire autant de kilomètres que moi en 5 mois! Il est très impressionnant. Il fait entre 500 et 700 km par jour. Lui, son truc, c'est de rouler. Et il roule. Il m'a dit avoir fait 1.600 km dans une journée... Et je le crois très volontiers. Par contre, je pense qu'il s'agissait d'autoroutes!

Super sympa, Hubert, plein de vie, et il y va à fond. Merci d'être arrêté discuter dix minutes, c'était génial. Bon, me dit-il, il faut que j'y aille, car j'ai mon ferry à 16 heures. "Où ça?". "Ben, à Larne, à côté de Belfast, et ensuite, je remonte de 200 bornes en Ecosse. Et demain, je fais ça. Et ensuite....", dit-il en me montrant sa carte. Il va me faire le tour de l'Ecosse et de l'Angleterre pour la fin de la semaine. Content de t'avoir rencontré, Hubert d'Avignon. Et sois prudent!

Il a plutôt intérêt, car il na va pas à la même vitesse que moi, c'est évident!

Vous me voyez sur cette merveille? Non, hein? Vous avez raison, j'aurais les boules!

Creeslough, en 5. Ici, je croise des Allemands avec une petite caravane. Des retraités, en provenance d'Aix-la-Chapelle. On discute une dizaine de minutes, en Allemand cette fois. Très agréable conversation. Ce sont des calmes, tous les deux, ils prennent tout leur temps. Ils vont passer plusiuers semaines, ils sont là depuis plus de deux déjà, mais ne savent pas combien de temps ils vont rester. Ils se laissent porter par le voyage. Je trouve que c'est le top!

Un peu plus loin, en 6, juste à la bifurcation vers ma nouvelle petite route.

Elle est plutôt large, je suis un peu déçu, mais d'un autre côté, c'est quand même mieux de pouvoir rouler sans risque de tomber.

Elle longe le loch Glen, que je peux à peine photographier, car un mur de saules et de bouleaux me bouche toute la vue. Et la route est un véritable trampolin, de quoi se casser les reins. Bref, pas intéressante du tout. J'espère que la deuxième partie est mieux, sinon, ce sera vite fait!

Je viens juste de tourner, en 7. Et ça grimpe en pente raide, direct, comme ce matin sur ma presqu'île. Une ligne droite vers le ciel.
Arrivé au sommet, enfin, non, sur un replat, je pose Akitsu et me retourne.

Une vue incroyable. Je vois l'immense baie, une mer bleue, une distance énorme, c'est fantastique. La photo rend très mal, car elle a été prise au nzoom maximum, et en plus j'ai bougé. On devine la grande côte, au premier plan.

Maintenant, je vois parfaitement bien le loch Glen, et dans son ensemble en plus. Je l'ai longé sur toute sa longueur entre 6 et 7.

Zoom sur le loch Glen

Pour vous situer. En face, la suite de la côte. A droite, le loch Glen. Et derrière, au loin, toute la côte sur tout l'horizon.
Une fois de plus, aujourd'hui, un panorama incomparable!

Le loch Glen, toujours, avec un rayon de soleil. Il y a de très gros nuages noirs, et un grand ciel bleu sur la côte.
La température est très douve, entre 18 et 22. C'est légèrement orageux.

Je décide de manger là, et je laisse Akitsu sur la route, un peu plus étroite que l'autre, mais ça va! Il passe un véhicule toutes les dix minutes, c'est une immense ligne droite, donc impossible de ne pas la voir, et la visibilité est totale pour la doubler sans risques.

Ce qui attend la miss.... Et elle piaffe d'impatience, elle ne voulaits pas que je mange ici. mais il se trouve que je suis le patron, par conséquent...

C'est ici que je mange, assis sur une herbe d'une épaisseur incroyable. Très franchement, ça valait n'importe quel fauteuil de très haute gamme, en mieux!

Bon, c'est reparti. Et je ne suis pas déçu. Avouez que ça vous plairait, hein, de faire une telle route!

Ah ah, vous ne l'aviez pas vu, le petit. Pourtant, il était derrière maman, et il ne la quittait pas d'une semelle!

Et voilà l'travail. Quand ils ont peur, les petits, ils se précipitents à la mamelle, ça les rassure. On les comprend...

Une rando fantastique, bien assis sur le fauteuil de la moto, jsute à regarder.

Le ciel me fait des jeux de lumière éblouissants. Décidément, j'aurai droit à toutes les joies, aujourd'hui!

Vous voyez le genre de revêtement? Allez-y à 130 là-dessus, et je vous garantis un décollage parfait. Pour ce qui est de l'aterrissage.... Vous me raconterez, si vous le pouvez. Pour ma part, je n'essaye pas!

Voilà, je suis au sommet. Vue arrière. Epoustouflant est un faible mot. J'estime la distance à ,une quinzaine de kilomètres.

A droite -comme à gauche, d'ailleurs-, le ramassage de la tourbe, partout dans la montagne.

Et vue avant. Mais vraiment, c'est inimaginable. Les deux côtés visibles sans bouger d'un centimètre, juste besoin de se retourner!

ET à gauche, ce petit lac enchassé dans le creux.

Donc, je récapitule, pour ceux qui n'écoutent pas, ou ne comprennent pas!
Je ne touche pas Akitsu, comme ça vous comprendrez! Vers l'avant. Et j'espère que tout le monde comprend, car je ne vais pas le répéter!

Sur ma gauche.

Et vers l'arrière. A gauche, le loch Glen, au-dessus duquel j'ai mangé. Et au fond dans la brume, la côte.

C'est la péninsule de Rosguill.

Bon, je poursuis. C'est maintenant la descente.

Le voici dans son ensemble. Lugubre, vraiment très lugubre.

Encore des pierriers juste au-dessus du lac.

Au zoom maxi. De gros cailloux, alors que de loin, on dirait de la poussière!

Je viens de le contourner.

Un autre lac sur la droite, caché par un petit promontoire.

Vue arrière vers le lac que je viens de contourner. On dirait que la route s'y jette.

Je vous le disais, lugubre!

Et juste derrière le lac, après un virage... L'immense descente, très dangereuse, car il y avait beaucoup de gravillons!

Descente finale vers Termon, en 9

Eglise de Termon. Ensuite, je roule. Je ne m'arrête plus. d'ailleurs, il n'y a rien à photographier. Et en plus, après ce que j'ai eu aujourd'hui, ça ne me gêne pas, je trouve du plaisir à rouler. Il y a des embouteillages, beaucoup de circulation, et le fait d'être en moto me fait gagner un temps considérable! Les pauvres, quand je pense aux files que j'ai remontées....

Ici un peu après 11, une vue sur cette immense et longue baie, ou ria, le Lough Swilly.

Eglise de Newtown Cunningham, entre 11 et 12.

Eglise de Muff, en 12

Muff toujours.

Et voici l'immense lough Foyle, que je longe un peu plus longtemps que nécessaire, comme vous le voyez sur la carte. Je suis allé jusqu'en 14, et j'ai fait demi-tour, en suivant la voiture d'un gars qui me conduit au camping que j'avais loupé.

Il existe donc bien, mon camping. Bien caché, mais bien là. Et le patron est sensationnel. Il a Internet, mais il ne connait rien. Il me dit "Prenez le PC et faites ce que vous voulez"! La seule chose, c'est qu'il est avec un modem, et ça n'avance pas du tout. Mais je peux y aller quand je veux, s'il est là. C'est sa femme qui s'ocuupe de ça, lui, ça ne l'intéresse pas. Et sa femme, en ce moment, elle est à Lourdes.... Et oui!

Un camping-car est arrivé en même temps que moi, ,j'ai discuté deux minutes avec la dame qui, dans le bureau du boss, me proposait un cable réseau pour me connecter sur le PC du patron. Sympa. Un peu plus tard, elle passe à pied avec son époux, et me dit ne pas en revenir! En effet, le temps qu'uils rangent leur camping-car, ma tente était montée! Ils me disent être Australiens! Quoi? Encore des Australiens, mais c'est incroyable, cette histoire... Rencontres, rencontres... Ils sont de Sydney, habitent tout près de l'espace Olympique. Ils arrivent du Nürbürgring, vous savez, le circuit Allemand de vitesse. Lui était pilote, il est maintenant conseiller-manager chez Toyota. Il adore les motos, il en a plusieurs. Il part souvent dans le bush seul pour 300-400 km dans la journée, avec un petit sac à dos, un peu de nourriture et de l'eau. Il adore ça. Mais il adore aussi la vitesse, me dit sa femme! Ils ont actuellement en pension une jeune étudiante Française de Toulouse chez eux à Sydney. Un couple très classe, mais extrêmement cordial. Je suppose qu'ils s'en vont dans le grand restau de l'autre côté de la route.

Je suis à côté d'un camping-car de Hollandais. Lui a été marinier en France pendant 25 ans -vous savez, la conduite des péniches-, et parle un peu le Français. Puis il a gardé des écluses en Hollande. Très gentil. Plus de 80 ans. Sa femme a 90 ans, et très franchement, je lui en donnais 70... Très très impressionnants!

Un peu plus tard, je veux aller poser une question au boss. J'arrive au bureau, je vais pour ouvrir la porte, et je renonce. Mon gars était affalé sur un fauteuil, bien endormi. Je n'ai pas eu le coeur de le réveiller!

Je reste ici deux nuits. 20 euros, électricité comprise dans la tente, pour les deux nuits. C'est bon. Et je suis très bien.

Demain, je vais visiter tranquillement la péninsule Inishowen, je suis en plein centre sur son côté Est.

Parfait, exactement le plan prévu.

Une journée fantastique s'achève. Quel voyage fabuleux. C'est génial.

J'espère que ça vous a plu autant qu'à moi. Sinon, ben, il vous reste à venir vous-même, vous ne serez pas déçu(e)(s).

 

 

422 photos. 119 km

Depuis le départ, 7.526 km
Depuis le départ, 10.107 photos
Compteur Akitsu, 21.537 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 164 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 220 photos

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