66ème jour

Mercredi 18 juin 2008.

Il règnait une excellente ambiance sur ce camping. Nous y étions tous pour partir cette nuit vers l'Islande, alors ça nous rapproche tous un peu. Il y avait un gars avec un genre de scooter aussi, un Allemand. J'avais remarqué son véhicule, mais je ne l'avais pas encore vu. Et hier soir, il était debout à côté de sa tente, et je suis donc allé discuter avec lui. C'est un très grand voyageur. Il a déjà fait deux tours du monde, enfin, de grands morceaux. Son scooter, c'est en fait une mobylette Australienne de 50 cm3 -il a fait l'Australie aussi. On discute un grand moment. Il me donne sa carte. Il écrit des bouquins, tout à la main. Il me fait voir son cahier. Pas d'ordinateur, pas de site Internet. Il part aussi pour l'Islande, mais il n'a qu'une semaine, et il veut faire le tour. . Rien ne l'arrête. Et beaucoup de bivouacs seul dans la nature. Je suis vraiment un rigolo à côté de lui! On se met d'accord de se réveiller mutuellement, entre 3h30 et 4 heures du matin...

La nuit est belle, très calme. Je retrouve Gérard et Johan, les deux Français avec lesquels j'ai sympathisé. Finalement, ils ont décidé de dormir sur le camping, et de partir comme tout le monde demain matin. Je discute aussi un grand moment avec les cyclistes Suisses.

Je m'endors finalement vers 22h30, mais pour me réveiller vers minuit. Et pas moyen de me rendormir. L'exitation du départ, l'anxiété de ne pas louper le réveil, je suis obligé de reprendre mon bouquin. Finalement, je m'endors trtès difficilement, quand je suis réveillé en sursaut par un cri très fort "Vive la France"... C'est Berndt qui vient, comme promis, me réveiller! Je regarde ma montre: 3h40. Je n'en reviens pas, ne pensant pas avoir dormi si longtemps. heureusement qu'il m'a réveillé, car j'avais mis le réveil à 3h30, mais je n'ai rien entendu! Je file faire une toilette sommaire, où je croise Gérard, juste réveillé lui aussi. Il y a 3-4 personnes en train de se préparer, mais dans l'ensemble, tout le monde dort encore! Je range mon duvet, plie mon matelas pneumatique, commence à ranger tout ça dans la moto. Tout de même... Je regarde à nouveau ma montre, et je sursaute! Quoi! Non, mais c'est dingue ça. Il ne m'a pas réveillé à 3h40, mais à 2h40... Les boules! Tu m'étonnes, qu'il n'y ait presque personne debout! Je donnerais cher pour me rallonger une heure de plus, mais il est maintenant trop tard. Qaund le vin est tiré, il faut le boire! Il va se faire engueuler! Je le vois qui part déjà. Il est vraiment super excité!

En attente du ferry. A droite, un cycliste Tchèque, qui a déjà fait deux tours du monde, et ne dort qu'à la belle étoile. Au centre, deux cyclistes Allemands partis pour 6 mois. Ils roulent depuis 10 semaines, un peu comme moi. Super sympas, nous avons lié connaissance ici, puis sur le ferry. Et à gauche, à côté de son 50 cm3, l'ami Berndt!

Le ferry Norrönia qui arrive au port.

Et voilà le responsable de ce réveil si matinal. Quand je le lui ai dit, il m'a dit que non. Puis il a regardé sa montre, puis il est venu vers moi en s'excusant. Il ne s'en était même pas aperçu, tellement il est stressé! Il y a là un peu toutes les nationalités, pas mal de Français, mais les Allemands sont vraiment majoritaires.

Il y a ici des journalistes, avec caméra et tout le gros matériel. En fait, c'est pour elle, Rosie, une Américaine qui fait un tour du monde comme ça, pour la lutte contre le cancer, je crois. Sur son vélo est inscrit "Rosie's World Tour". La voici qui vient de quitter le ferry pour effectuer une traversée de l'Angleterre.

Et voilà Akitsu harnachée pour la traversée. pas terrible, les attaches pour les motos. Un des marins me dit "ce n'est pas grave, la mer est plate comme une galette".... Peut-être, mais je ne trouve pas ça terrible. A côté de moi, à gauche, un cycliste Anglais que j'ai croisé plusieurs fois à Thurso, à la bibliothèque, à la cyber-cafétéria, à l'agence de tourisme, et même à Scrabster, lorsque j'étais venu jeter un coup d'oeil. Décidément, on a vraiment suivi les mêmes chemins, et on se retrouve à installer nos véhicules côte à côte. Et à côté de lui, le 50 cm3 de Berndt, avec ses énormes sacoches. Et à sa gauche, une BMW 1200 GS. Il est avec l'autre au premier plan. Des Irlandais. On a discuté 2 minutes, pas plus.Et à ma droite, Richard et Helen, deux cyclistes Anglais avec remorque, extrêmement sympathiques, avec lesquelles j'ai pas mal discuté sur le ferry aussi.

Assez vide, le ferry, mais il va se remplir, car les deux-roues sont les premiers à entrer.

Et c'est parti. Sous un ciel splendide, une mer d'huile comme je le voulais, et un air d'un calme presque surréaliste! C'est l'impression que j'avais en pliant ma tente au camping. Avec une très belle clarté déjà, car je n'ai même pas eu besoin de ma pile, à 3 heures du matin, alors qu'il y avait quand même une couverture nuageuse, pas complète, mis tout-de-même!

On dépasse trtès vite les îles que je voyais depuis Thurso. Il y a du roulis, et ça nous surprend pour une mer comme celle-ci! En fait, ce ferry est presque aussi haut que long. De plus, il n'est pas complètement chargé, pusiqu'il va prendre une autre cargaison importante aux îles Féroé. Et donc, il n'est pas très stable...

Quelqu'un me prend en photo, je ne sais plus qui...

Au loin, l'Ecosse dont nous nous éloignons.

Un contre-jour sur les îles Orcades -Orkney Islands-, sur notre gauche, à l'Est donc, que nous longeons un moment. Je ne regrette pas de ne pas y être allé, elles sont vraiment plates!

Je suis allongé sur un transat à l'arrière du bateau, au pont 8. C'est royal. Complètement à l'abri du vent. Le soleil tape sur ma veste et mes jambes -on voit ici mes bottes-, et je m'endors. Pendant plus d'une heure, ce qui me fait le plus grand bien!

J'ai la place 2402. Ce sont des cabines de 9 lits. Dans ma cabine, impossible de lire les numéros des lits. Peu importe, il n'y a personne, et plusieurs sont complètement vides d'affaires. Par conséquent, je me choisis la plus haute -pour ne pas être dérangé- et m'allonge, la tête sur ma sacoche-réservoir en guise d'oreiller, et, bercé par le léger roulis, je m'endors comme un bébé. Il est environ 13 heures, et je m'endormais sur mon bouquin dans mon fauteuil au pont 5. Lorsque je me réveille, il est 17 heures!

Le temps a bien changé. Je retrouve Gérard et son fils Johan. Le pont est vraiment fort agréable, très bien fait, avec de chaque côté une grande partie vitrée et fermée, bien chaude, et tous les espaces à l'air libre de chaque bord, à l'arrière, et un-demi étage au-dessus, à l'avant. L'endroit le plus froid du bateau, qui file à une vitesse d'environ 18-19 noeuds, et que l'on peut suivre sur une grande carte électronique au pont 5, parmi énormément d'auttres paramètres, dont notre position en temps réel sur la carte, avec les fonds, etc...

Et voici les îles Féroé, sous une couverture nuageuse énorme. Il fait froid. mais nous sommes beaucoup dehors, à photographier, regarder, rêver...

Je vous laisse regarder sans commentaire. En fait, c'est toujours un plaisir de voir des côtes après plusieurs heures de mer, et je comprends le plaisir des marins qui reviennent après des jours, semaines ou mois passés au large!

Et voici Torshavn, la capitale. C'est également ici que certains débarquent, mais que, surtout, beaucoup embarquent!
La partie grise au-dessus des maisons, c'est un immense nuage. Il en manque un paquet...

Tout-de-suite, nous sommes unanimes. C'est très joli. Les maisons sont de toutes les couleurs, et c'est très plaisant à l'oeil.

Il y a même des filles en train de s'entraîner sur une baleinière! On ressent une atmosphère de fête, des gens sont un peu partout sur les quais en train de nous faire bonjour. En fait, en y réfléchissant, on se rend compte que notre arrivée leur annonce le début de la belle saison. En effet, le Norrönia est le seul gros bateau de liaison régiulière avec l'Europe, et c'est aujourd'hui son premier voyage! J'avais en effet choisi le premier, désireux d'aller le plus tôt possible en Islande.

J'aperçois ici Gérard et Johan en train de faire des photos. Beaucoup de voyageurs sont avec nous un peu partout sur le pont 8. Nous sommes rentrés dans une sorte de rade, et nous avons la ville de tous les côtés. C'est génial!

J'ai bombardé, surtout que je suis un peu en mal de photos...

Le Norrönia s'est retourné ici, pour se placer en marche arrière. Enfin, il s'est retourné de l'avant vers l'arrière, pas de haut en bas...

Les habitants de Torshavn en train de nous regarder.

L'herbe sur les toîts, comme en Norvège!

Il fait vraiment très froid, et surtout très humide.

Et voilà tout ce qui va embarquer! Regardez la quantité de camping-cars! Très impressionnant.

Voilà, c'est tout. Je retourne au chaud, car j'ai froid, et j'estime avoir fait mon quotas de photos...

Ensuite, eh bien, le bateau redémarre vers 21h. Et moi, je m'endors vraiment. je décide d'aller continuer à lire sur une couchette, comme ça, je n'aurais qu'à fermer le bouquin pour dormir. Je pars donc vers 21h30... Je m'endors rapidement.

J'apprendrai le lendemain que j'ai loupé des photos extraordinaires, alors que le bateau longeait des fjors à quelques mètres des montagnes! Bon, il ne me reste plus qu'à espérer les faire lors du retour!

 

De Scrabster à Torshavn, il y a en gros 420 km d'Océan Atlantique à traverser.
Puis de Torshavn à Seydisfjordur, je dirais 580 km...

Soit environ 1.000 km de mer... quand même!

 

189 photos. 4 km de moto -environ, pour aller au quai de Scrabster.

Depuis le départ, 10.319 km
Depuis le départ, 16.969 photos
Compteur Akitsu, 24.330 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 156 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 257 photos

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