68ème jour

Vendredi 20 juin 2008.

Mon logiciel de calcul d'itinéraires ne gère pas l'Islande... Je vais donc, à chaque fois, si j'en ai le courage, faire des photos de la carte routière que j'ai achetée, et dessiner l'irinéraire dessus. Comme j'ai vraiment du mal à tracer des traits avec la souris, ne vous étonnez pas des tremblotements de la route suivie... Akitsu, et moi-même, ne conduisons pas toujours bien droit, mais quand même!

Je n'avais aucune idée de l'heure lorsque j'ai enlevé le bandeau de mes yeux. La lumière est forte! Il n'est pourtant que 8h30 -ici. Rappelez-vous, il y a deux heures de décalage avec la France maintenant, et quand il est 8h30 ici, il est déjà 10h30 chez vous! Peu importe, après tout. Mes horaires sont désormais ceux de l'Islande.

Je retrouve mes amis cyclistes Suisses, en pleine forme, et qui vont prendre le bus pour aller directement sur le lieu où ils veulent pédaler. Je passe aussi tout un moment avec un cycliste Danois qui essaye de faire tourner la machine-à-laver sans succès. Et grâce à mon aide, ça ne marche pas mieux, ce qui m'aurait d'ailleurs fort étonné!

Mes chaussures sont encore trempées, et je les mets sur le radiateur de la salle commune! C'est très agréable lorsque je les récupère, bien chaudes, mais encore humides! Je démarre finalement à 9h30! Mes voisins camping-caristes d'Irlande du Nord sont déjà partis, tous les autres dorment.
Je prends la 951, pour voir la rive Nord du Seydisfjördur. Sur ma carte, les traits rouges sont des routes goudronnées, les marron-foncés des routes gravillonnées, et les marron-claires des routes en terre. Evidemment, je me suis dit "ça s'est forcément amélioré, c'est goudronné maintenant"...

Evidemment... La partie goudronnée ne fait pas moins de 500 mètres.... Et j'attaque direct la route gravillonnée. C'est roulant, c'est stressant...
Mais au niveau du paysage, c'est absolument superbe. En fait, c'est extrêmement proche de la Norvège, sauf que j'ai ici de la neige à une altitude inférieure, et ce un mois et demi plus tard que lors de mon passage en Norvège!

Le mouton Islandais est moche... Du moins celui-ci!

Le temps ce matin est nuageux. La température est de 10 degrés. Je n'ai absolument pas froid. Il pleut par intermittence, mais vraiment pas grand chose!

Comme vous pouvez le constater, le Seydisfjördur n'est pas très long. Du fond du fjord jusqu'à la mer, 15 kilomètres environ. C'est un petit fjord. Pour la largeur, elle atteint 2 kilomètres au plus, ce qui est assez courant comme largeur. C'était également assez souvent cette largeur en Norvège.

On se rend bien compte à quel point la route est humide. En fait, le gravillon est plein d'eau, et il faut faire attention, lors du béquillage, à ce que la béquille ne rentre pas entre les graviers, le sol pouvant quand même être mou par endroits. Mais c'est quand même bien tassé, depuis le temps que des 4x4 passent dessus!...

Vue sur la rive Sud. Les taches correspondent à des endroits où il pleut!

L'eau coule vraiment partout. Elle est omniprésente.

Une petite rivière, issue de tous les torrents qui dévalent les pentes de la montagne. Plusieurs cascades se rejoignent au loin.

Ce qui est ennuyeux avec ces routes gravillonnées, c'est qu'elles n'ont finalement qu'une seule trace de roues de voitures. Par conséquent, lorsqu'on est seul en moto, ce n'est pas un problème. On choisit son côté, le droit de préférence! Figurez-vous que j'ai bien du mal à m'y re-faire, et je me suis mis plusieurs fois à gauche, tellement je m'étais fait à la conduite à gauche. Mais ça va revenir très vite.

Bref, on roule donc sur la trace de droite. Mais lorsqu'une voiture vient, elle prend les deux traces... Conclusion, comme je n'aime pas du tout rouler sur la partie gravillonnée et instable située en-dehors des traces, je m'arrête, et le véhicule qui me croise passe doucement en serrant de son côté. La route est assez large, en tout cas plus large que les "Single Track Roads" d'Ecosse et aussi d'Angleterre!

Là, vous voyez mieux l'état de la partie située en-dehors de la trace des voitures! Gravillons moins tassés, et glissants comme tout l'est aujourd'hui bien sûr, après ce qui est tombé du ciel!

Les seules habitations sont des fermes...

ou des "casses"... Ici, il y a plusieurs dizaines de carcasses de toute sorte, étalées sur environ 500 mètres, sans parler du bric-à-brac qui va avec. C'est très sale, très moche. Bref, ça gâche énormément dans un tel lieu, mais bon, c'est leur pays après tout!

Un cheval Islandais. Il broute parmi les carcasses de voitures, de moteurs, des roues... En fait, autour des fermes, c'est vraiment extrêmement sale. Il se peut que la vie soit ici très difficile, mais je ne comprends pas vraiment cette saleté, à la limite repoussante. Bref, on n'a pas vraiment envie d'aller frapper à la porte!

Par moments, la route surplombe le fjord d'assez haut, car elle épouse les formes des montagnes.

Le temps semble s'éclaircir, mais je me méfie énormément, car je sais que ça peut changer très vite, dans un sens comme dans l'autre. En fait, j'étais bien décidé ce matin à aller à l'Office de Tourisme travailler sur le PC, mais quand j'ai vu ce temps, je me suis dit: "Mon p'tit gars, profites-en, il va peut-être pleuvoir cet après-midi comme hier, ce qui est pris est pris, tu pourras toujours aller surfer quand le temps sera mauvais"...

Et voilà l'travail. J'ai bien fait!

A cette maison, je fais demi-tour. Je suis environ au 2 de la carte. En fait, la route gravillonnée l'est beaucoup moins. J'ai traversé deux zones de plus de 100 mètres vraiment très boueuses, près de fermes, et je n'en menais pas large. Un filet de gaz, sur la poignée, et je laissais Akitsu gérer la situation. Elle a très bien géré. Mais ici, c'est plutôt un chemin, et il descend en forte pente. Ensuite, je ne sais pas, car je ne le vois pas. Il doit bien exister, mais se confond dans la nature. Il y a un torrent et un petit pont. De toute façon, le paysage ne me donnera rien de plus, je vois la pointe du fjord, la suite est plate, forcément, et je sais qu'il n'y a pas de route au-delà.

Donc demi-tour!

Ah, eh bien le voilà, le soleil. Quand on pense à lui, il arrive. C'est tout-de-suite mieux, n'est-ce-pas?

Alors celui-ci, c'est un cas absolument exceptionnel. Un cas unique. Il n'y en a pas deux, il n'y en a qu'un, et c'est lui!
Lorsque je suis passé à l'aller, je l'ai vu foncer du milieu de la prairie en contre-bas. D'habitude, lorsqu'ils foncent, ils filent vers maman et se jettent sur la tétine. Et que croyez-vous que fit celui-ci? Il fonçait sur.... Akitsu! Incroyable. Il fonçait vers nous en bêlant, a remonté toute la pente à fond de train, et s'est mis à courrir derrière nous, pour finalement s'arrêter, hors d'haleine, au milieu de la chaussée, en appelant... Donc, le son d'Akitsu lui rappèle sa mère, ou en tout cas la tétine!

Eu retour, même réaction. Je m'arrête en le voyant venir. Et il vient jusqu'à Akitsu, la langue sortie, cherchant à têter... Mais vous connaissez Akitsu, elle ne donne pas la têtée à n'importe qui. Elle reste donc de glace! Alors il vient vers moi, j'avance ma main avec le gant, il vient pour la sucer, et comme je fais un mouvement, il recule, mais revient aussitôt.

Ce manège dure un moment. Il ne s'arrête finalement que parce que nous partons, car il s'éloignait, se léchait les babines, et revenait en courant vers nous. Un cas intéressant pour Freud ou un de ses élèves...

Le village de Seydisfjordur est en fait blotti au fond du virage là-bas. Regardez sur la carte!

Une famille recomposée? En tout cas, là, tel que vous les voyez, ils sont en pleine réflexion. Et j'adore les moutons quand ils réfléchissent, car ils regardent à gauche et à droite, comme s'ils cherchaient des réponses à leurs questions... Ou l'accord de quelqu'un qui n'est pas là...

J'ai vraiment l'impression de me trouver catapulté des dizaines d'années en arrière, sur cette route. J'imagine très aisément que c'était comme ça dans nos campagnes, avant que le goudon ne soit mis. Et même bien pire. Je me souviens de ce que disait mon grand-père sur l'état des routes en hiver, avec les charrettes qui arrivaient à s'enliser!

J'avoue être personnellement extrêmement surpris par cet aspect des choses dans ce pays. Ce que je peux comprendre pour des routes se situant dans des zones géographiques non peuplées, et soumises à des aléas naturels terribles, je le comprends beaucoup moins ici, et je vais vous dire pourquoi! On dit que l'Islande est un des pays les plus chers au monde, et aussi un des pays les plus évolués et les plus riches! Eh bien, excusez du peu... Je sens que je vais me faire mal voir par les amoureux inconditionnels de l'Islande, mais appelons tout-de-même un chat un chat! Un pays riche pourrait au moins goudronner cette route 951 -et des dizaines d'autres avec. D'ailleurs, s'ils veulent jouer la carte du tourisme à fond, ça passe forcément par la route en premier. Et je suis bien certain qu'ils vont le faire!

D'autre part, je sais que beaucoup de touristes viennent ici uniquement pour vivre les frissons des parcours en 4x4 sur les routes de l'intérieur, et ne veulent pas que les choses changent à ce niveau. Pour ma part, je ne partage pas ce point de vue. Voilà ce que je suggèrerais. Que les routes de l'intérieur ne soient pas améliorées, mais que les 4x4 et autres gros véhicules y soient interdits. De cette façon, tout le monde est au même niveau, riches ou pauvres. Tout le monde à pied, et c'est l'aventure, et en plus la nature est beaucoup mieux préservée. Sinon, je suis pour le goudronnage, ce qui permet aux moins riches d'y aller aussi! Y'a pas d'raison...

Celà dit, rien ne m'empêche d'y aller à pied...

Bon, c'est dit.

Cette montagne, qui barre les eaux du fjord, l'obligeant à effectuer le virage, est un véritable colosse!

La rivière photographiée à l'aller. Je vous avais dit que plusieurs cascades s'y rejoignaient. Je décide d'aller y voir de plus près. Je laisse Akitsu sur le bord de la route, et je pars en explorateur, en suivant les sentiers des moutons. Mais en faisant très attention, car leurs chemins sont parsemés de belles crottes bien fraiches dans lesquelles je n'ai aucune envie de marcher!

J'atteins rapidement une sorte de grand cirque, dans lequel plusieurs torrents se rejoignent. C'est superbe.

La randonnée est ici extrêmement facile, et j'aimerais beaucoup aller me promener dans ces montagnes, et m'approcher de toutes ces chutes d'eau. Mais je n'ai pas que ça à faire...

Akitsu ne pèse vraiment pas bien lourd dans le paysage. Avec le fjord et la montagne qui se trouve de l'autre côté, elle est absolument insignifiante!

L'énorme masse montagneuse dont je vous parlais! Et sa forme est remarquable. Regardez bien. Comme si un géant s'était agenouillé devant le gros caillou, et avait passé une gigantesque truelle de haut en bas, en creusant, pour en enlever une partie. En fait, c'est, je crois, ce qui s'est réellement passé, le géant devant s'appeler "glacier"?

Et voilà. Je viens de tourner, et j'aperçois maintenant la petite ville de Seydisfjordur.

Encore des bâtiments en ruine, des tas d'ordures de toute sorte, surtout métalliques. C'est très sale.

Zoom sur les sommets qui se découvrent, me laissant voir les amoncellements de neige.

Une énorme muraille couverte de neige barre complètement le fond du fjord.

L'autre rive proche du village est couverte d'installations portuaires pas très belles.

On aperçoit au loin la pointe de la rive Nord que je viens de quitter.

Retour au camping. Il est pratiquement midi et demi, et je décide de manger. Ensuite, selon la météo, j'irai visiter la rive Sud, ou l'Office de Tourisme!

Sur les 5 ou 6 camping-cars qui se trouvaient près de ma tente, il n'en reste plus qu'un, prêt à partir. C'est celui des Français de Saint Raphaël. Comme ce sont des gens extrêmement courtois et gentils, c'est tout naturellement que nous discutons, finalement pendant une bonne demi-heure. Nous parlons beaucoup de nos modes respectifs de voyage, qui se ressemblent beaucoup. A savoir que nous fuyons totalement le tourisme de masse, et préférons aller là où les autres ne vont pas, en prenant tout notre temps. Et c'est bien ce qu'ils font. Ils partent une année en camping-car, et l'année suivante en voilier. Ils vivent sur leur voilier, dans le Sud. Et je les comprends parfaitement. Je ne me fais pas de soucis pour eux, ils vont passer de bonnes vacances, j'en suis bien certain. Ils sont eux aussi allés en Norvège, et en gardent un souvenir impérissable! Merci les amis pour ces bons moments passés en votre compagnie. Et à une autre fois peut-être...

Je retrouve aussi le cycliste Danois, qui vient de faire sa lessive à la main, puisque la machine est en fait en panne!

Je suis obligé d'aérer la tente tellement il y fait chaud. C'est quand même formidable, non?

Je repars finalement vers 14h30. Comme il fait toujours beau, je décide d'aller explorer la rive Sud, au moins une partie. Comme je passe devant la station d'essence, j'en profite pour faire le plein. 1,36 € le litre! Nous avons de la chance d'avoir une monnaie forte lorsque nous voyageons. L'an dernier à la même époque, le rapport entre l'Euro et la Couronne Islandaise était tel que l'essence, au même prix Islandais, m'aurait coûté 2,04 €...

Vive l'Euro!

Un bateau de pêche rentre au port. Un petit voilier le quitte.

Me voici donc cette fois sur la 952, au niveau des installations portuaires dédiées à la pêche. En face, la rive Nord longée ce matin.

Même punition, même motif. La partie goudronnée est extrêmement courte, et je me trouve sur une route assez large, couverte de gravillons, pas du tout comme celle de l'autre côté. Ici, je sens bien que le sol est bien plus ferme. En fait, cette route vient apparemment d'être refaite ou élargie, et je suis persuadé qu'il y a un très bon soutènement ici, en tout cas nettement supérieur à l'autre. Par contre, si les gravillons étaient là-bas entrés en grande partie dans la terre, ce n'est pas le cas ici. Et c'est donc plus dangereux pour la moto...

Regardez cette teinte violette sur chaque bord.

C'est ça...

Des clochettes?

En gros plan. C'est superbe.

Malheureusement, il n'y en a pas beaucoup.

Ils n'ont vraiment pas lésiné sur la couche de gravillons... J'aurais préféré une petite couche de goudron!

Coup d'oeil en arrière. On ne voit déjà plus Seydisfjordur.

Là aussi, même phénomène. Bien que la route soit large, les voitures roulent au centre, ce qui nous donne une seule trace! Les croisements sont ici plus difficiles pour moi, du moins plus délicats. Heureusement, ils sont très rares!

Le pont est dans un triste état. Il a dû être écrasé par les monstres mécaniques qui sont passés ici!

Ce torrent se jette ici dans le fjord.

Le même, mais vu vers l'autre côté du pont.

Ragardez ce côté du pont! Il vaut mieux ne pas être bourré quand on passe là!

Ici, la route se dégrade très nettement. Et ça correspond bien avec la carte. De "gravillonnée", elle passe au statut "en terre".

De l'autre côté, je m'étais arrêté à peu près à ce niveau.

Sur la maison, une pancarte. "1935 Hermes"

On distingue parfaitement cette forme caractéristique d'une très longue enclume, quand on regarde l'autre rive du fjord.

A cet endroit, la route est tellement larque qu'on pourrait passer de front avec dix camions! C'est à n'y rien comprendre...

La sortie du fjord vers la pleine mer, rive Nord.

La rive Sud est un peu plus longue.

Mon premier gué! En fait, une rigole sans doute creusée par une pelleteuse pour permettre l'écoulement de l'eau. Il y en a eu deux ou trois comme ça.

C'est ici que je fais demi-tour. En effet, j'aperçois la ferme au fond -Skalanes- et le paysage ne va pas changer. Compte tenu de l'extrême mauvais état de la route, je ne veux pas faire souffir Akitsu davantage, qui, soit-dit en passant, se compoirte merveilleusement bien!

Les descentes sont particulièrement dangereuses, car les pentes sont fortes, m'obligeant à freiner alors même que je roule en première. Et dans ce cas, le frein -arrière- ne doit être utilisé qu'avec beaucoup de doigté -pardon, de doigt-de-pied...

Par contre, les côtes ne me gênent absolument pas.

Coup d'oeil arrière. Vous vous souvenez du petit voilier qui sortait en même temps que moi, eh bien il arrive en bout de fjord lui aussi!

Ce passage n'était vraiment pas très joli -je parle de la route, pas du paysage!

Et je retrouve finalement la partie gravillonnée.

Passage auprès de l'eau.

Au loin, sur l'autre rive, exactement au-dessus de l'endroit où j'ai fait demi-tour, il y a une magnifique barre rocheuse, surmontée d'un petit glacier!

Eclat de soleil sur les maisons du village d'Hanefsstadir

Les sommets des montagnes, je vous en ai déjà parlé, sont de vrais aigiilles!

Ou des dents, mais du genre incisives.

Arrivée au port de pêche de Seydifjördur.

Les maisons au même endroit.

Zoom sur la précédente.

En ville...

Et au-dessus!

Le bistrot avec Internet.

Quelques Trolls Islandais accueillants.

Jolies maisons de Seydisfjordur.

Et arrivée au camping. Il est 18 heures. Je mange, car j'ai très faim. Puis je pars vers le café Internet, car l'Office de Tourisme ferme à 17 heures...
Au moment où je quitte le camping, des Allemands arrivent dans un fourgon aménagé. On discute pendant une vingtaine de minutes. Ils sont également arrivés hier et, comme moi, ils visitent tranquillement. Ils préfèrent laisser la masse des camping-cars partir, et veulent visiter comme ça vient. Ils ont fait la rive Sud, mais jusqu'au bout. Ils sont allés à pied faire de la rando.

Au bistrot, j'ai bien le réseau, mais je ne peux pas me connecter! Heureusement que j'ai du boulot à faire! J'irai à l'Office de Tourisme demain matin. Je voulais prendre une bière, mais ça coûte 600 ISK ( 4,80 euros - le calcul est simple, vous multipliez par 8 et divisez par mill). Je me rabats sur un coca à 300 ISK... Je quitte le bistrot à 22 heures, heure de fermeture. J'étais le seul client restant. L'ambiance était sympa, musique, et personnel aimable.

Je sors donc ma chaise dans la tente pour poursuivre le travail... que je termine à minuit et demie, sans même avoir traité les journées du bateau...
Dur dur... Mais j'arrête pour ce soir, j'en ai ma claque.

Il pleut légèrement, et par intermittence. On verra demain. Je me mets au chaud pour bouquiner un peu. Bye bye!

999 photos. 46 km

Depuis le départ, 10.368 km
Depuis le départ, 18.054 photos
Compteur Akitsu, 24.379 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 152 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 266 photos

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