73ème jour

Mercredi 25 juin 2008.

Hier soir, après avoir mangé sous la tente, je vais saisir ma journée dans le petit bureau, bien au chaud, assis dans une chaise. Lorsque j'en sors, il est 23h30, et je suis heureux d'avoir emporté la veste de moto pour rejoindre la tente, car je trouve qu'il fait vraiment froid. Par curiosité, je regarde le thermomètre d'Akitsu...

Je dois vérifier par deux fois pour être bien certain de ce que je lis... 2 degrés, il fait deux degrés, un 24 Juin au soir! Pas chaud chaud, l'Islande. Il faut vraiment en vouloir. Je dis ça pour mon petit frère, lui qui est heureux à partir de 25 degrés...

Finalement, j'avoue avoir eu un peu froid cette nuit, et je pense que le thermomètre est descendu sous la barre du zéro! Par contre, lorsque je me lève, vers 8h30, il fait 9 degrés. Donc, ça va!

Une des montagnes entourant Reydarfjördur, toutes plus belles les unes que les autres, et chacune d'entre elles plus ou moins "chapeautée"... J'adore!

Je vous ai déjà fait part de mon admiration devant ces montagnes pas très hautes, mais d'une majesté incomparable. Ce sont des masses d'une ampleur difficile à décrire. Curieusement, elles semblent parfois modestes, et par moments monstrueuses, selon l'endroit depuis lequel on les regarde. Pour ma part, je ne m'en lasse pas, et j'aimerais vraiment aller y marcher. Non pas les escalader, je n'en ai pas les capacités, mais au moins aller y faire une randonnée ou deux, les effleurer quelque peu!

Mon oeil est attiré par un mouvement sur le terrain vague derrière le camping. Je ne suis pas le seul à avoir été attiré par un mouvement... Elles m'ont vu aussi. Et comme elles sont très craintives, elles s'envolent aussitôt. Heureusement, j'ai mon fusil avec moi, et en plus, il est chargé... En plein vol!

Non non, ce n'est pas un volcan, mais ça y ressemble beaucoup, le danger en moins! Vue depuis ma tente, c'est le mont vers lequel mes pas -pardon, les roues d'Akitsu- vont me diriger. Sur la carte, il est près du "1", et il pointe à 1.044 mètres. Vous ne le voyez pas, mais moi je le vois bien, parce que je sais où il se trouve. Néanmoins, je vous le dis, et vous pouvez me croire, on voit bien sur cette photo la route 96, et l'entrée du tunnel que je vais emprunter, et permettant aux voyageurs de traverser ce massif sans devoir contourner le Reydarfjördur.

En approche du fameux tunnel. Je suis entre 0 -le camping- et 1, et je viens de contourner le fond du fjord.

Vue vers l'Est et la mer. Si vous voulez, pour être bien clair, vue depuis le point 1 vers le point 5, pour ceux qui seraient un peu "lourds"...

Coup d'oeil arrière vers le fond du fjord, d'où je viens. mon camping se trouve en face, un peu à droite de cette photo. Et tout au fond, c'est la route 92 qui conduit à Egilsstadir, et par laquelle je suis arrivé.

Juste avant l'entrée du tunnel, il y a un parking, depuis lequel je fais ces quelques photos. Je pointe l'appareil vers le ciel, vers le sommet dont je vous parlais plus haut. Quelle rocher imposant! C'est curieux comme la plupart de ces montagnes ont cet aspect, à savoir celui d'immenses enclumes, presque plates sur leurs sommet, avec cet énorme éperon, d'un bord comme de l'autre d'ailleurs. Un peu comme un bateau à l'envers, aussi.

Le fameux tunnel. Enfin, non, la pancarte indiquant le tunnel. Si je ne suis pas précis, je vais me faire taper sur les doigts par certains!

Et voici l'entrée du tunnel. Vitesse limitée à 70 km/h. On est averti de contrôles radar possibles. D'ailleurs, je suis surpris de voir pas mal de voitures de police en Islande. Dimanche, un gars me doublait justement sur la 92, alors que je me dirigeais vers la 953 pour visiter le Mjoifjördur. Je roulais à 80-85, et lui sans doute à 100.. Et il se met à freiner presque aussitôt. Et j'ai bien vu pourquoi! Une voiture de police était stationnée un peu plus haut... Ils n'ont vraiment pas de bol, les flics, ici, car il leur est très difficile de se cacher. Pas d'arbres, pas de parkings, la route souvent en forme de digue... Visibles à 200 mètres minimum! Les pauvres...

Vallée étroite, ou canyon, en formation. C'est génial, en Islande, pour observer la géographie physique, et voir comment la nature s'y prend pour faire passer une rivière, creuser un lit, former des tas d'éboulis...

Je trouve qu'ils auraient pu "travailler" un peu la forme extérieure du tunnel, au niveau architectural. Comme ça, on dirait la sortie d'un égout...

Sortie du tunnel, 6 bornes plus loin. Tunnel parfait, d'ailleurs, deux voies, très bien aéré. Rien à redire, en dehors de l'aspect architectural évoqué plus haut.

On débouche sur une immense vallée, où se rejoignent plein de torrents, et où se trouvent plusieurs fermes.

Dalir, que vous voyez sur la carte. Il s'agit non pas d'un village, mais de deux-trois maisons seulement!

Le tunnel est quelque part là-bas, car c'est ici une vue arrière, alors que je descends la vallée.
Encore un de ces paquebots à l'envers.

Sans le zoom maintenant! On voit très nettement deux enclumes, recouvertes de nuages.

Et voivi mon arrivée à Faskrudsfjördur, et le fjord de même nom. Contre-jour!

Les pointets acérées de ces montagnes n'en finissent pas de m'étonner!

Akitsu devant le Faskrudsfjördur.

Pancarte pour le bistrot. C'est écrit "Les Français en Islande", en Français dans le texte, bien sûr.

En fait, ce village a été construit par les Français. Vous avez entendu parler de "Pêcheurs d'Islande"? Cherchez "Faskrudsfjördur" sur un moteur de recherche, et lisez... Je ne vais pas tout vous mettre dans le bec, non! Toujours est-il que els Islandais nous ont mis les noms de rues de ce village dans les deux langues.

Peinture sur un pont enjambant un torrent, que j'ai trouvé très originale.

Vue arrière sur Faskrudsfjördur, pour vous montrer la pancarte d'entrée dans le village, entre autres...

Vers la sortie du Faskrudsfjördur. Je suis ici entre 2 et 3, mais tout près de 2.

Vue arrière sur l'autre rive.

Zoom sur les sommets déchiquetés des montagnes me faisant face, de l'autre côtét du fjord. Les formes semblent défier les lois de la pesanteur.

Plusieurs fermes se trouvent sur cette rive. Ici, près de Brimnes.

Les deux rives en sortie du Faskrudsfjördur

Zoom maxi sur cette petite île, je pense que c'est Skrudur.

Qui a dit que les Islandais n'avaient pas d'humour? Ce bidet se trouve près d'une petite cascade. Très curieux, mais j'ai bien rigolé!

Nous traversons un paysage d'une grande sauvagerie. Très franchement, c'est superbe, mais je ne voudrais vraiment pas habiter ici. Par ailleurs, la température oscille entre 8 et 9 degrés, autant vous dire que ça caille.... Bande de veinards, quand je pense que vous êtes à coup sûr entre 20 et 30!

Vue arrière sur le Faskrudsfjördur, entre Brimnes et Höfdahus, là où le fjord forme une petite baie intérieure.

Attention, je vous le redis, que ce soit bien clair. Les villages ne sont composés que de quelques maisons, et espacées les unes des autres en plus!

Toujours en vue arrière.

Voilà un village. Je pense que c'est Höfdahus.

Et voici un cheval... Islandais! Bravo!

Dans son environnement. Comme c'est beau...

Ah, ça vous en bouche un coin, non? Tout est beau, tout est démesuré, tout est immense. Le Français du camping-car me disait "Bof, ici, c'est très moyen...." Encore un qui a perdu la faculté de s'émerveiller, qui est déjà vieux! Pour ma part, je sais que tant que j'arriverais à trouver ça beau, tant que je ne serai pas blasé, c'est que je serai encore jeune dans ma tête, et c'est essentiel.

En contre-jour vers l'autre rive du Faskrudsfjördur, que je visiterai dans quelques jours. En effet, j'ai décidé de poursuivre l'aventure d'abord par le Sud, contrairement à ma première idée!

L'église de Kolfreyjustadur. Dur dur.... Bon, c'est très surprenant. Une église, un petit cimetière, et, à toucher l'église, une ferme. Et c'est tout!

Belle petite grimpette. Non, elle ne va pas au ciel! Sinon, ça se saurait. A droite, le caillou, c'est la petite île de Skrudur.

Voilà, en fait de ciel... C'est divin!

J'admire une fois de plus le travail de sape de l'érosion, par gel, par fonte des neiges, par vent... Une fantastique muraille de pierres.

Au pied de laquelle broutent quelques rares moutons à toison d'or.

Je vous parlais d'érosion... Regardons de plus près!

N'est-ce-pas fantastique? Combien d'années ont été nécessaires pour en arriver là? Je n'en ai pas la moindre idée!

Et à ma droite, le fjord, bien sûr. Et le goudron s'arrête ici... Et le stress commence pour moi, et pour Akitsu.

Nous sommes arrivés sur la Lune. Ah, mais non, il paraît qu'il n'y a pas d'eau là-haut! Alors, où sommes-nous donc?

Si ce n'est pas la Lune, c'est l'Islande, bien sûr!

En face, le bout de l'autre rive. Encore un magnifique éperon rocheux. On dirait l'étrave d'un sous-marin.

Les cascades, toujours. Je suis maintenant au bout de la rive Nord du fjord. Je contourne donc la pointe, sur les gravillons, et je pénètre dans le Reydarfjördur.

Là, c'est la sortie du Faskrudsfjördur.

Et ça, c'est la pointe de la rive Nord, entre les deux fjords, face à la pleine mer. Remarquez la route de graviers, à flanc de pente. Autant vous dire qu'il ne faut pas déraper...

Je n'ai pas dérapé. Mais heureusement, je n'ai pas eu à croiser de camion!

Les pierriers sur ma gauche. Les murailles sont telles que les oiseaux y nichent en quantité, car il y a des dizaines d'anfractuosités, et totalement inaccessibles à l'homme, du moins, au commun des mortels...

Apparition de la rive Nord du Reydarfjörden. Tout simplement...

Ben oui, c'est eactement ça. Je n'osais pas vous le dire, mais c'est le qualificatif parfait. Je suis en extase!

Beaucoup moins ici. Mais, ça manque un peu de gravillons, non? En tout cas, je viens de la descendre en serrant les fesses, comme toujours. C'est vraiment pénible, et ça me gâche une partie de mon plaisir! Quand je pense qu'il y en a qui recherchent justement ça, chacun son truc. Franchement, ce ne serait que de la terre et des cailloux par ci par là, ça ne me dérangerait pas du tout. Au contraire, ce serait rigolo. Mais là, j'ai l'impression de rouler sur des billes, et je trouve ça beaucoup moins marrant. Si encore j'étais avec une moto pourrie, et que me casser la figure ne signifierait pas une descente sur les rochers qui me font des clins d'oeil tout en bas, je ne dis pas.

Heureusement, le panorama a la gentillesse de faire en sorte que je ne puisse pas le louper, malgré mes préoccupations... routières!

La vue s'élargit. je pénètre maintenant carrément dans le fjord. Il est immense.

Elle dort?

Elle dort! Elle n'a pas bronché d'un poil. Curieux quand même!

Ces falaises. Explorer tout ça? mais mon pauvre monsieur, vous en avez pour des années...

Je roule désormais entre 4 et 5.

Et cet immense éperon, c'est celui qui se trouve au Nord du chiffre "955" sur la carte. Tel un bateau qui s'avance dans le fjord, avec dans son sillage, deux morceaux de fjords, l'un se terminant à Reydarfjördur, où j'habite en ce moment, et l'autre à Eskifjördur, où nous allons aller tout-à-l'heure.

Séquence "réflexion"...

Pendant qu'elle réfléchit, je bombarde...

Elle a réfléchit, ses deux petits se contentant de faire semblant de réfléchir, puisqu'ils suivent bêtement leur mère.
Une fois de l'autre côté, ils "tombent" sur un de ces oiseaux que j'adore, au cri si caractéristique, et qui si souvent m'accompagnent sur les routes. En fait, maman oiseau est très certainement en train de couver, et mamn mouton ne comprend rien, s'approche, et renifle. Je reste à les observer un moment. De temps en temps, la maman mouton regarde dans ma direction -elle ne m'a pas oublié-, mais comme je ne bouge pas, elle tourne autour de l'oiseau, les deux petits la suivant au doigt et à l'oeil, sans qu'elle ait besoin de leur parler. Si les petits d'hommes pouvaient faire pareil...

Cette scène est vraiment géniale, un grand moment naturel.

Puis j'avance. Les moutons partent, l'oiseau s'envole, le charme est rompu. L'homme n'a pas sa place ici... Ou alors, je n'ai pas ma place ici.

En tout cas, j'avais l'impression qu'il n'y avait que de la roche et de l'herbe morte. Faux. La végétation est très discrète, mais bien présente.

Seulement, déjà elle n'est pas aidée par les saisons difficiles, mais en plus, elle doit faire avec les moutons, ce qui n'arrange rien!

Je retourne vers Akitsu.

La route que je viens de parcourir. Au fait, je suis revenu en zone goudronnée. Quel bonheur.

Une ferme. Il y en a tout du long, mais très espacées.

Pernunes

Ce bateau est un patrouilleur de la marine Islandaise.

Et voici l'embranchement, enfin, non, plutôt le virage fait par le Reydarfjördur. Regardez la carte. Je m'approche de 5.

je suis maintenant vers le "5". En face, une des usines se trouvant sur la rive Nord. Il y en a deux-trois qui se suivent, je pense que c'est le même énorme consortium. Le Français me disait que c'est la fameuse usine d'aluminium Américaine. ?

Le panneau indiquant la fin du goudron... "Malbik endar"... Ben voyons. Et pourquoi?

Pas de réponse! Va freiner là-dessus, tiens!

On ne lésine pas sur la couche de gravier, ici. C'est vrai que du caillou, ils n'en manquent pas. Des milliards de tonnes à leur disposition. Il n'y a qu'à se baisser!

Vers le fond du fjord. On va arriver juste à côté du tunnel.

Il crâne et ne veut pas me regarder. Je l'appèle...

Et voilà. Tout mignon.

Maman se décide à traverser. Au loin, la fumée de poussière soulevée par la voiture qui vient de me doublert. Heureusement, je ne vais en voir que deux ou trois. Je suis tellement seul que, très souvent, j'oublie de regarder dans mon rétro quand je redémarre. Et parfois, je devrais! Celà dit, les Islandais sont beaucoup moins "gnangnants" que les Anglo-Saxons. Vous savez, quand je prends des photos, et que je suis arrêté sur le bord de la route, ou bien quand je mets mon clignotant, signifiant mon désir d'arrêter. L'Islandais ne fait aucune difficulté, et double instantanément, sans se poser aucune question philosophique. Comme les Français, quoi! Car les Anglais-Irlandais-Ecossais, pour ça, sont absolument insupportables. Ils me font penser aux moutons. Voyons, alors, il met son clignotant. Mon Dieu, que dois-je faire? Doubler, je pense? Oui, mais, quand même, dois-je doubler ici? Il n'y a personne, je sais bien, mais au loin, à 500 mètres, il me semble bien entrevoir l'amorce du début d'une légère courbe.... Trop de prudence tue la prudence... Il ne faut quand même pas exagérer! Et je n'exagère pas, ceux qui les ont "pratiqués" doivent bien reconnaître ce que je viens de décrire!

A plusieurs endroits, j'ai vu les moutons sur les rochers, parmi le goémon. Eh bien, à un moment, au zoom, j'ai vu un petit avec du goémon dans la bouche! Ils en mangent.

Le volcan est toujours en activité. Normal, c'est l'Islande, ici.

Mais non, je rigole, c'est un nuage. Je préfère le dire, on ne sait jamais!

Curieusement, ils ont mis un peu de goudron sur 200-300 mètres, aux passages des ponts enjambant les torrents. Ttant qu'ils y étaient, je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas terminé le boulot!

Et je retrouve définitivement le goudron en arrivant près du tunnel. Je passe forcément par le camping pour repartir sur l'autre rive. Il est 13h30. Donc....

Donc, je mange, forcément. Ensuite, je fais le plein d'essence à Reydarfjördur, tout près du camping. Le gars de la station est super sympa, on discute, il m'offre un café. Je finis par lui donner l'adresse de mon site Web, mais il se trouve qu'il y a un PC connecté en permanence pour les clients. Il veut voir. La serveuse, une jeune fille parlant bien l'Anglais, est aussi venue discuter avec nous. Ils n'en reviennent pas, et me promettent de suivre tout ça de près. On verra bien, si j'ai un mot des Islandais dans le livre d'or. En tout cas, merci pour le café, il était délicieux.

Je roule donc vers Eskifjördur, et vous voyez ici la rive Sud du reydarfjördur, que je viens de parcourir avant de manger.

Les lupins dans la pente. L'éperon de la rive parcourue ce matin est beaucoup plus atténué.

La route 92 est entièrement asphaltée, et même très bien. Elle est superbe, et c'est un plaisir de rouler ici!

Dernière courbe et descente vesr Eskifjördur. Très difficile de s'arrêter ici, gravillons sur le bord, avec mes bottes complètement lisses, je pose le pied à terre et je glisse directement!

En face, sur l'autre rive, les petites maisons Islandaises des habitants d'Eskifjördur.

De toutes les couleurs. C'est très joli, dans le soleil.

Zoom arrière maximum, ce qui me permet de voir Skrudur. Vous vous souvenez? Non? Alors, retournez au début de la page, et relisez... J'aimerais bien qu'on suive un peu, ou alors, pour qui est-ce qu'il se décarcasse, Ducros, hein?

Donc, sous vos yeux émerveillés, le petit bras du Reydarfjördur.

Dans le port d'Eskifjördur, je reconnais le patrouilleur Islandais vu précédemment dans le fjord.

Alors, là, je n'ai pas de chance. Maintenant, je le saurai! A chaque fois qu'une route passe un col, les Islandais vous affichent les conditions de la route, et la température en temps réel au col. C'est super, bien que je préfèrerais que les routes soient goudronnées, mais bon, passons. Seulement, comme c'est de l'affichage digital en temps réel, lorsque j'ai appuyé sur le déclencheur, je n'ai eu que la moitié de l'affichage. J'aurais du prendre en pause, je ferai l'essai. Néanmoins, le panneua indiquait une température de 5 degrés au col...

La route qui remonte vers 6 est impressionnante. Elle grimpe vers le ciel. Un vrai plaisir, une merveille. Le paysage s'aggrandit au fur et à mesure des mètres qu'Akitsu grimpe avec beaucoup de grâce et de légèreté... Vue plongeante sur une des petites maisons photographiées plus haut depuis l'autre rive!

Au centre, ce n'est pas une île, c'est la pointe de l'immense éperon dont je vous parlais alors que j'étais de l'autre bord, ce matin. Et derrière, c'est de l'autre côte du Reydarfjörden.

Un peu plus loin, je domine la fond du fjord, avec Skrudur... Vous vous souvenez?....

Akitsu dans la pente montante. Elle n'aime pas ça, que je la stoppe en plein élan. Je lui réponds: "Ne te plains pas, si tu étais un vélo, tu comprendrais..."

Et je me rapproche des nuages...

A droite, le bras de fjord allant vers Eskifjördur. Au centre, la pointe de l'éperon divisant le fjord. En arrière, le Reydarfjördur, qui va vers Reydarfjördur et mon camping. En face, la rive longée ce matin, enfin, non, plutôt ce midi. Voilà. je pense que je peux maintenant vous interroger sur la géographie de ce secteur Islandais!

Et ici, le Reydarfjördur, vers la pleine mer, "Open Sea" comme disent les Anglais, la "mer ouverte".

Au fond, Skrudur. Et la pointe parcourue ce matin, rappelez-vous, la partie en gravier à flanc de pente!

Et ça y est, me voici dans les nuages... La température descend! Je commence à avoir froid. 6 degrés sur le thermomètre d'Akitsu.
Il y a un petit tunnel -juste sur le "6" de la carte. Il fait un peu plus de 600 mètres, mais une seule voie. Un énorme camion avec remorque me double juste avant l'entrée, alors que je faisais des photos. Je ne me presse pas pour le suivre, et heureusement. Je vais devoir rester dix minutes à l'intérieur, derrière ce camion. Pourquoi? En face, un camion du même genre. Or, mon camion, il est tellement large, qu'il est à 1 mètre maximum de chaque bord. Je ne peux absolument pas le passer, même à l'arrêt. Je passerais tout juste à pied, c'est vous dire. et l'autre camion n'a pas d'autre choix que de faire marche arrière, avec sa remorque. Heureusement, nous étions près de la sortie. Très très impressionnant! Et chapeau au conducteur du semi qui a reculé...

En sortie du tunnel, sous les nuages. Il fait bien plus froid de ce côté. Une longue descente, superbe, mais glaciale.

Au loin, c'est l'éperon qui mène à Neskaupstadur.

Une jolie cascade dans la descente, un peu en arrière. Je l'aperçois par hasard, en me retournant!

Un bouclier entouré d'un énorme nuage.

Encore une splendide descente.

Et la vallée, très agricole, conduisant au Nordfjördur.

Neskaupstadur

Vue arrière. On aperçoit au loin la route qui descend du col.

Toujours vue arrière. Encore un beau navire à l'envers!

Toujours la dentelle des sommets.

Et son église...

Et son port.

Le temps est gris ici, et très froid comme je vous le disais. Je vais au bout de la route, mais c'est assez industriel, et donc peu intéressant pour moi. Tout au bout, il devait y avoir un camping. Rien! Il y a un camping-car de Français. On discute un moment. Ils restent ici. Je ne m'attarde pas. J'oublie même de faire une photo, c'est vous dire!

Demi-tour. La montagne fortmant la vallée descendant du col, rive droite. C'est une muraille d'une rare beauté, qui mériterait à elle seule quelques heures, voire quelques jours. Il me plairait de la longer par le haut! Elle est parfaite. Admirez sa forme, nette, propre, longue, droite, avec sa courbure élégante... Un extraordinaire modèle géologique .

 

Cette fois, j'avais décidé de vous en faire la photo. Voici l'entrée du fameux tunnel à une voie.
C'est le Oddsskardgöng, 630 mètres. Tout en descente, tout droit. Donc, tout-à-l'heure, le camion a reculé en montant...

Et en sortie du tunnel, il fait meilleur. je retrouve mon Reydarfjördur

Vous connaissez maintenant, je n'ai donc pas besoin de vous expliquer.

Descente vers Eskifjördur.

Un mur couvert de peintures.

Un musée.

Je viens de faire le tour d'Eskifjördu. Zoom sur le patrouilleur.

Vue arrière sur Eskifjördur.

Et vue avant, du même endroit! Au premier plan, le bas de l'éperon!

Vers le large.

La partie terminale de l'éperon. Incroyable. Il doit s'agit d'un bloc très dur.

Dernier regard sur Eskifjördur, qui s'étale le long de cette rive Nord. Rien sur le côté où je suis.

Vers Skrudur. Dernier regard aussi.

L'usine. je longe maintenant le Reynarfjordur jusqu'à mon hôtel préféré -celui où je vais surfer...

La belle descente. Cette fois, je laisse le champ libre à Akitsu, et elle se fait plaisir!

C'est ce que je vois depuis l'hôtel...

Quel plaisir de consulter ses mails devant un tel tableau. D'autant plus que la jeune fille m'a installé dans le salon du premier étage, pour que je ne sois pas dérangé par les clients venant manger -des Allemands, ce soir!

Ensuite, je rejoins mon camping. Tout le monde est parti. Mais des nouveaux sont arrivés. Des.... Allemands, encore. C'est vraiment le peuple Européen qui voyage le plus, sans aucun conteste. A chacun de mes voyages, ce sont toujours les Allemands que je croise en plus grand nombre.

Ceux-là prennent leur bateau demain. Je vois qu'ils ont branché l'électricité. Je regarde. je pouvais aussi! Je croyais les boîtes fermées à clef, mais non, il suffit de soulever la porte! Donc, rendez-vous compte. Ce camping gratuit qui offre tout le confort, eh bien, il offre aussi l'électricité à chaque emplacement. Trop trop fort!

Ce soir, au programme. Repas. Délicieux. Puis... lecture! J'ai trouvé des magazines dans le bureau du camping, en Allemand, que des touristes ont volontairement laissé. J'ai lu pendant une demi-heure, pas plus... C'est la presse-people... Les vedettes, les mariages des princes, etc. Nul. Non, je ne peux plus. Je reprends mon bouquin préféré!

Il fait un peu moins froid, je dirais 6-7 degrés. Pas plus. Mais c'est beaucoup mieux!

1168 photos. 157 km

Depuis le départ, 10.893 km
Depuis le départ, 21.360 photos
Compteur Akitsu, 24.904 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 149 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 293 photos

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