75ème jour

Vendredi 27 juin 2008.

7h15, comme hier... Je me suis couché tôt, vers 23 heures. Je suis vraiment seul sur le camping. Il y avait l'Islandais avec son gros 4x4 blanc, vers 21h30. Je l'avais vu la veille. C'est celui qui est chargé du nettoyage, ramassage des poubelles, etc. Il passe tous les jours, c'est vraiment très bien tenu! Ce camping, c'est "trop d'la balle", comme disent les djeunes!

Il pleut par intermittence, mais au son sur la toile, je sais que ce n'est pas bien méchant. J'avais décidé de rester s'il pleuvait, mais j'ai quand même envie de partir. Allez, zou, debout!

Bon, ce n'est pas méchant, je vois même des petits bouts de ciel bleu. Cool! Une bonne douche, et ça va être la pleine forme. En ressortant de la douche, j'aperçois deux petites tentes et une voiture, cachées derrière la haie. Des touristes sont donc arrivés hier soir, ou cette nuit. Je n'ai rien entendu.

Pendant que je déjeûne, la pluie tombe bien plus fort! Mince, je vais ranger une toile humide, dommage. Enfin, pas bien grave, je vais la ressortir dès ce soir! Elle finira bien par sécher. Il est 9h10 quand je démarre, et les touristes des tentes dorment encore... J'ai mis le pantalon de pluie, mais pas la surveste, car j'ai chaud! Pourtant, il fait entre 9 et 10 degrés, mais je me ré-habitue doucement. J'ai trouvé dur l'autre soir, alors qu'il faisait 2 degrés, mais maintenant, je crois bien que j'ai pris le pli!

Je ne prends aucune photo avant d'arriver à Faskrudfjördur, puisque j'y suis déjà venu avant-hier, et vous avez déjà vu...

Ici, c'est peu après le stop au croisement entre la 96 et la 955, que j'avais prise. Cette fois, je tourne à droite, vers le Sud-Est, et je ne retraverse pas le village des pêcheurs Français, souvenez-vous. je passe sur l'autre rive.

Coup d'oeil en arrière vers le fond de la vallée, qui est aussi le fond du Faskrudfjördur.

Sur l'autre rive, Faskrudfjördur.

Et vers le large, le Faskrudfjördur dans son intégralité. Tout au fond, la petite île, Skrudur. Je pense que vous vous en rappelez!

Encore une vue arrière.

Vers l'avant cette fois. Skrudur est très visible.

Vers les sommets au-dessus de ma t^te, sur ma droite. Les parties les plus dures ressortent. Arêtes fantasmagoriques!

Vers l'arrière? Oui? A vous de juger.

Comme je vous l'avais déjà fait remarquer, en regardant de loin, tout semble mort, mais en regardant de plus près... La vie revient comme une malade. Et elle va foncer, car elle a peu de temps!

Zoom sur Faskrudfjördur.

Zoom vers l'arrière.

Skrudur encore, et la fameuse famaise longée l'autre jour, peu avant de trouver la route en gravillons!

Vers l'arrière. Sur l'autre rive, la fameuse petite ville des pêcheurs Français en Islande, Faskrudfjördur.

Encore en arrière.

Une fabuleuse montagne à ma droite!

Un pavé énorme.

Skrudur et la rive Nord du Faskrudfjördur

Akitsu, bien petite dans ce gigantisme qui l'entoure!

Les crêtes de cette montagne sont inimaginables! Enfin, imaginez...

Vers la sortie, avec Skudur!

Finalement, j'arrive au bout du Faskrudfjördur, rive Sud.

De très vieux bâtiments à l'abandon.

En fait, ce sont les restes de l'hôpital Français créé par les pêcheurs. Un projet Franco-Islandais de restauration est en cours depuis... 1996! Il semble manquer de sous, comme toujours!

Et voici qu'apparaît dans le lointain un nouveau vaisseau amiral.

Encore un monstre, qui ferme le fjord suivant, le Stödvarfjördur.

Et son éperon, comme ils en ont tous! C'est très impressionnant, et je suis toujours en extase!

Petites maisons à l'entrée -ou à la sortie, comme vous voulez- du Stödvarfjördur.
C'est Lönd. Deux maisons. Lönd I et Lönd II. On voit souvent cette terminologie en Islande.

Comme ça, vous voyez Lönd I à droite et Lönd II à gauche -ou l'inverse-, mais c'est pour vous montrer ce que représente un nom sur une carte, ici!
Admirez également l'éperon terminal de ce bâtiment! On dirait une épée, ou un espadon à moitié sorti de l'eau.

Voilà. J'entre dans le fjord, rive Nord.

La petite ville de Stödvarfjördur apparaît.

Très joli, dans un beau rayon de soleil.

A l'entrée du bourg, quelques fleurs dans ce parterre.

Une bien jolie église, en bleu cette fois, ça change des rouges.

Et le petit port de Stödvarfjördur.

Vue vers la rive opposée.

Vers le fond du fjord. Il n'est pas bien profond, celui-ci. Regardez sur la carte.

Belles montagnes enneigées en fond de fjord. Une route conduit dans cette vallée, dans laquelle il y a beaucoup de randonnées à faire!

La montagne rive Sud du Stödvarfjördur, au fond. C'est la "queue" du fameux vaisseau amiral!

Rive Sud, vers la pleine mer.

Je roule maintenant rive Sud. Coup d'oeil sur Stödvarfjördur -le village.

Ici, plus un seul souffle de vent. Silence et calme absolus. D'un seul coup. En fait, je suis sous la protection de cette cathédrale de pierre, terriblement imposante. Si vous pouviez voir ça!

Coup d'oeil arrière vers le fond du Stödvarfjördur

La cathédrale dont je vous parlais...

En pleine réflexion...

Elle m'impressionne. Je reste là un petit moment, la tête dans les nuages!

Et croyez-moi, il faut la lever, la tête. Regardez-moi ces gradins! Le Colisée, à Rome, en comparaison, un maquette en allumettes...

Vers l'arrière. Dernier regard. Le Stödvarfjördur est à droite, caché par la colline.

Je viens de contourner la pointe. Une petite plage de cailloux.

Coup d'oeil arrière. Et, oh surprise, que vois-je à l'horizon? Hein? Vous ne voyez pas?

Skrudur. Encore visible. C'est vraiment une aide visuelle, cette île de granit. Un phare naturel. Je suis sûr que des générations de marins s'en sont servi!

La falaise est sympa. Attention, ça glisse... Heureusement, j'ai mes belles chaussures à crampons, une merveille.

Et je ne vous ai pas dit, mais j'ai récupéré le vent, dès que je suis sorti de l'influence de la muraille de pierres!

Au loin apparaît déjà l'entrée du prochain fjord. En fait, je n'en sais rien, mais à chaque fois qu'il y a un bateau minéral à l'envers, c'est le cas, donc je suppose que ce sera le suivant... On verra bien!

Oui, c'est bien ça! C'est le Breiddalsvik. Mais c'est curieux, le mot "fjördur" n'y est pas.
En fait, si vous regardez la carte, vous comprendrez comme moi qu'il s'agit bien plus d'une baie que d'un fjord!

La fameuse église de cailloux retombe aussi de ce côté... Et vous savez quoi? Elle ne fait que 800 mètres d'altitude! C'est impressionnant, ici, en Islande. Pas besoin de 3.000 ou de 4.000 mètres!

C'est vrai que ça n'a pas la majesté d'un fjord, c'est aplati, écrasé...

Mais on reconnait quand même cette forme caractéristique, très évasée, mais très belle.

Envol de grandes oies comme j'en avais vu l'autre jour sur l'immense plateau autour de la F910. Toujours très difficles à observer, car ces oiseaux sont extrêmement farouches, et ils me surprennent à chaque fois. Alors, le temps d'arrêter Akitsu qui ne veut pas toujours, de sortir l'appareil-photo, de mettre le zoom au maxi, d'allumer, de viser... elles sont déjà loin!

Elles étaient quatre!

La pente est très évasée maintenant.

Une petite plage de sable noir. Derrière, on voit cette avancée de terre sur laquelle le village de Breiddalsvik est construit. Mais je n'y vais pas. C'est ici que se termine la route 96, et je rejoins maintenant la route n° 1, celle qui fait le tour de l'île.

La baie est presque entièrement fermée par une très large bande de sable noir, formant pratiquement un isthme. Un pont a été construit, permettant de passer de l'autre côté sans devoir contourner la baie jusqu'au fond! Je passe au plus court.

Et je ne regrette pas!

Car lorsque je vois cette immense plage de sable noir-gris, je ne résiste pas à l'envie de le fouler. Je laisse Akitsu sur le parking, je prends l'appareil-photo -pourtant, il pleut juste à ce moment-là, mais je ne peux pas le laisser dans son sac!

Sur le sable. Non, ce n'est pas un serpent, c'est du bois. Je vous le garantis, je l'ai pris dans ma main, car je me demandais aussi...

Des coquilles vides de moules.

Voilà. Akitsu ne me regarde même pas! Quelle crâneuse celle-là! Mais ce n'est pas grave, fais la tête. Moi, je suis heureux!

On a marché sur la Lune...

Ce matin, je suis le premier à fouler cette grande plage... Enfin, je ne sais pas, mais je ne vois pas d'autres traces de pas que les miennes!

C'est absolument merveilleux. je suis, une fois de plus, aux anges!

Par contre, l'idée d'aller me baigner ne m'ait, à aucun moment, venue à l'esprit! Je n'ai pas froid, mais je suis quand même avec tout mon équipement, y compris le casque et les gants que je n'ai pas quittés!

J'ai l'impression d'être en plein désert. Islande, tu ne me déçois pas, mais vraiment pas du tout!

Impression de bout du monde, une fois de plus!

Il faut bien revenir. Pourtant, je serais bien resté plus longtemps. Mais si je restais partout le temps que j'aimerais y rester, je serais encore en Irlande... Il faut bien avancer quand on veut tout voir. Pas le temps d'arrêter, à peine le temps de poser son sac pour dormir. Je me raisonne, je me freine, pour en profiter un peu. Et c'est tant mieux. Je suis heureux d'avoir marché ici, je suis heureux d'être resté un moment sur cette plage, à rêver en regardant ces vagues. Et surtout ce sable.

Et ces fabuleuse montagnes, avec ces délicieux nuages qui s'y agrippent, puis qui finissent -heureusement- par lâcher prise!

Ici, c'est le côté Sud de la baie, mais en direction du Nord. Pour ma part, je vais vers cette rive, mais je vais aller vers le Sud, donc sur la droite de cettet photo.

Et ça, c'est le vaisseau que je viens de longer! C'est donc la rive Nord, celle qui va vers le Stödvarfjördur.

Des morceaux de bois flotté.

Le désert...

Mon orgueilleuse petite moto, mais tellement courageuse aussi. C'est aussi grâce à elle que vous pouvez lire cette histoire et voir ces photos!

Vers le fond de la baie, rive Sud.

Rive Sud, mais cette fois, vers le large. C'est ma route!

Je suis donc sur l'autre rive maintenant. Coup d'oeil vers la rive que je viens de longer, de l'autre côté de la baie.

Le vaisseau rive Sud de la baie. Je disais qu'il était aplati. Soit, il l'est. Mais plus je m'approche, et plus je me rends compte que c'est, quand même, un sacré morceau aussi! En fait, il fait 717 mètres, le coco! Sa forme est tellemùent différente qu'il semble bien plus petit que son voisin d'en face, mais il l'est à peine!

Coup d'oeil arrière -évident, mon cher Watson- vers le fond de la baie qui, vue d'ici, ressemble à un fjord.

Vers l'autre rive, que je disais aplatie...

L'eau est bleue foncée, tout simplement parce que le ciel au-dessus de l'eau est bleu. Un coup de chance!

Cette photo n'est pas terrible, mais elle est ici pour une raison bien particulière! Au premier plan, l'éperon du vaisseua du bord opposé. jusque là, rien que de très normal, vous connaissez désormais la musique! Mais derrière, loin derrière, cette masse qui apparaît dans la brume...

C'est quoi?

Vous la connaissez bien maintenant...

C'est.... Skrudur! Encore elle. Impressionnante vigie de cette côte Est, visible de si loin! Pourtant bien modeste, mais magnifiquement bien placée!

En taille normale... On la voit, quand on sait qu'elle est là.

Le phare de Streitishvarf. Pas terrible, vraiment pas.

En fait, j'avais vu plusieurs voitures depuis la route principale, ainsi qu'une moto chargée. Comme j'avais faim, je me suis dit qu'il y avait sans doute une superbe plage... Pas de chance!

Mais j'ai discuté un gros quart d'heure avec les motards. Un couple, sur la moto. Une Honda... Transalp... de 1988! Oui oui! Et pas un couple de maigrelets, loin s'en faut! Super sympas. Ils sont de Hambourg. Ben oui, encore des Allemands. Je vous l'ai dit, ils viennent en nombre. Je pense qu'ils représentent à eux seuls au moins 50% des touristes étrangers! Bon, ils n'ont pas de bagages comme moi, mais ils en ont quand même, avec deux sacoches, un top-case et un gros sac à l'arrière! Ils sont venus en Islande pour les routes défoncées, avec des cailloux.... Il adore ça. je ne voudrais pas être son passager. Je les ai vus repartir, il a fallu 7 essais pour que madame arrive à grimper à l'arrière, en passant sa jambe par-dessus le sac! Oui, je vous le garantis. D'ailleurs, ayant pensé que je gênais peut-être car je regardais, je me suis retourné lors du 7ème essai, qui fut le bon! Bref, ils ont fait venir leur moto par ferry toute seule, et ils sont venus par avion. Il y a une entreprise spécialisée qui fait ça, et qui s'occupe de tout. 1.200 euros le passage de la moto, aller-retour. Eux, ils viennent et repartent en avion. C'est un choix. par contre, hôtels. 3 semaines en tout, ça va leur coûter 7.000 euros... Quand je leur ai dit que mes 5 mois me coûteront moins cher, ils n'en revenaient pas! Ben oui, merci ma tente, qui me fait économiser des sommes considérables, sans parler des aventures qu'elle me fait vivre, des paysages de rêves près desquels je peux la poser! Franchement, en ce qui me concerne, y'a pas photo, comme on dit.

Je mange vite fait deux-trois trucs, et je reprends la route Entre-temps, pendant qu'on causait, de gros nuages noirs sont arrtivés, et éclatent, forcément!

Un alpiniste -géant- resté figé dans la pierre. En fait, il montait pendant l'orage, et l'éclair l'a transformé...

On le voit très bien aussi comme ça!

Les cascades coulent toujours et partout. Je n'en parle pas souvent, mais elles sont bien là!

Ah, cette photo, pas terrtible non plus, a pourtant un but. Celui de vous démontrer que la couleur de l'eau provient le plus souvent de celle du ciel. Regardez bien, c'est flagrant, et ça a attiré mon regard. A gauche, ciel bleu, eaux bleues. Au centre, nuages blancs, eaux blanches. Et à droite, nuages gris, eaux grises et sales! C'est tout ce que je voulais dire.

Encore un qui m'a bien fait rigoler. Mais ils sont toujours comme ça, ceux-là. Ils se précipitent sur la moto quand j'arrive, m'accompagnent de gauche à droite en sifflant et chantant pendant que je roule, et si je m'arrête, se posent quelque part et continuent à chanter. Il n'a pas arrêté de chanter le temps que je suis resté, en tournant sa tête dans toutes les directions. Un vrai bonheur. Et il est parti quand je suis parti. Adorable petit oiseau!

Beaucoup de fermes le long de la mer. De grandes, très grandes fermes. Ici, c'est Karlsstadir.

Les montagnes au loin sont en fait de l'autre côté du fjord suivant!

Il commence à apparaître, ici, au niveau de Bérunes. C'est un village, en fait, plusieurs fermes, dont certaines offrent camping, hôtel, etc.

Cette fois, les montagnes ont un tout autre aspect. Elles ont un aspect de montagnes!

Je viens de me payer une énorme averse, qui m'a fait du bien, -je m'en moque, j'ai mon pantalon de pluie! Or, l'eau qui tombe du ciel est très froide. En arrivant sur le goudron chaud -dix-douze degrés quand même...-, eh bien que se passe-t-il? La route fume.

C'est de toute beauté. Cette route fumante, ces montagnes avec leurs cache-cols de nuages changeant en temps réel. Je ne m'en lasse pas tellement c'est magnifique. qaund je pense au motard Allemand, qui me disait justement que cette partie était très monotone... Tu m'étonnes, il ne regarde que la route, c'est pour elle qu'il est venu. Le pauvre!

Admirable!

Soudain, en regardant sur ls côtés, je vois de la lave solidifiée. C'est trop évident.

Et en regardant de plus près, je me rends compte que je suis dans une zone où une intense activité volcanique a eu lieu. D'ailleurs, un car de touristes s'est déversé devant ces formations gigantesques en bordure d'eau.

Le Berufjördur.

Alors, si ce n'est pas de la lave, ça, je veux bien être changé en... Non, finalement, non, on ne sait jamais. En tout cas, ça ressemble parfaitement aux formations que j'ai vues à la "Chaussée des Géants" en Irlande du Nord!

Très très très ressemblant! Celles-ci sont très accessibles, depuis la route. Le site est immense, l'éruption a dû être épouvantable.

Ah si, encore une forme de vaisseau, que je retrouve sur les montagnes en fond de fjord.

Le château maudit...

La montagne de King Kong

Et encore d'autres champs de lave. C'est vraiment énorme, tout ce qu'il y aurait à faire, dans ce coin!

Et ce château aux dimensions démesurées, avec trois enceintes fortifiées successives. Presque imprenable. Aucune armée n'a jamais réussi à l'enlever...

Et la route redevient gravier! En fait, toute la partie terminale, la cuvette du fjord, est en gravillons, non goudronnée.
C'est une immense ferme, je pense qu'il s'agit de Hvannabrekka. Et je pense que "Brekka" veut dire "ferme", car je le retrouve à chaque fois en fin de mot, sur les pancartes près des fermes justement!

La base du château-fort dont je parlais plus tôt.

J'arrtive presque au fond du Berufjördur.

Le village de Berufjördur.

Et la minuscule église de Berufjördur

Magnifique descente en graviers. Vitesse limitée à 80 km/h. Pas besoin de me mettre de tels panneaux, je suis loin du compte!

Jeux de lumières...

Et voilà, j'y suis, au fond du Berufjördur. Le vaisseau terminal du Berufjördur n'est qu'une suite ininterrompue de murailles. C'est le Fossarfell, qui pointe à seulement 642 mètres!

Je passe sur la rive Sud. Vue vers la rive que je viens de longer.

Les cimes de la rive opposée, que je ne pouvais voir!

En plein vol...

Toute la famille se sauve en courant. Pas moyen de voler, il faut rester près des petits! Eh eh, fallait pas en faire....

Je remonte maintenant le Berufjördur vers la mer.

Bon, si toutes les routes à gravier étaient comme celle-ci, ça irait encore. J'arrive à rouler à 50-60. Ce n'est pas le rêve, mais ça va!

Zoom sur la précédente, juste sur la partie du bas.

Et maintenant, sur la partie du haut. Terribles murailles, comme je le disais.

Regardez la carte, et vous comprendrez. En fait, le Berufjördur forme une baie sur cette rive, c'est la Fossarvik, qui est fermée par le fameux château aux trois murailles dont je parlais plus haut.

Et en fait de trois murailles, chaque muraille est en fait un concentré de murailles très rapprochées!

La baie se termine par une petite plage de sable fin. En face, la rive du Berufjördur longée précédemment.

Sans commentaires... Comme s'il n'y avait pas assez de gravier comme ça!

Vue arrière vers le fond du Berufjördur. Au premier plan, c'est la baie Fossarvik.

Les sommets de la rive opposée. Le mon King Kong et compagnie...

Petits, petits, petits....

Eyjölfsstadir. Il y a un camping, mais j'avais décidé d'aller à Djupivogur.

Bon, je ne sais vraiment plus où donner de la tête, moi. Vers où on va? A gauche ou à droite?
Il y a de la circulation sur le fjord, cet après-midi, bien plus que sur ma route, et c'est tant mieux!

Et je retrouve le goudron sans graviers!

Sortie de fjord.

Sous les averses, parfois violentes, malgré le soleil. J'aime beaucoup. la seule chose qui me gêne, c'est de devoir essuyer sans cesse l'objectif!

Coup d'oeil arrière vers King-Kong.

En sortie du Berufjördur se trouve cette splendide montagne, d'un seul jet. Le Bulandstindur, 1.070 mètres! Les nuages persistent à s'accrocher à ses flancs.

Framnes

Les eaux limpides et calmes du Berufjördur

Non, ce n'est pas le mur d'une maison... mais une muraille bien naturelle!

Je viens de quitter la route n° 1, qui passe là haut. Je viens de tourner à gauche pour aller à Djupivogur, où je devrais bien trouver un camping.

Au loin, cette grosse pelle mécanique, comme on en voit si souvent dans les montagnes Islandaises!

Arrivée à Djupivogur.

Eglise de Djupivogur

Le port de Djupivogur. C'est adorable. Je suis instantanément conquis par ce petit village de pêcheurs.

Au loin, ce sont les montagnes qui font face à la mer avant l'entrée dans le Berufjördur.. Vous vous rendez compte? En fait, au bout de cette muraille se trouve le phare près duquel je discutais avec les motards Allemands ce midi!

L'hôtel Framtid. Cet hôtel gère également le camping que je viens de trouver. Et croyez-moi, c'est un camping, une fois de plus, comme je les aime! Tout simplement fantastique. D'une propreté époustouflante, avec cuisine, salle-à-manger, salon... Une pelouse tellement extra qu'on pourrait sormir dessus sans aucun matelas. Et parfaitement plate. Un rêve de camping.

Internet? Oui, en WiFi, à l'hôtel, avec votre PC, quand vous voulez....

Le prix? 750 ISK, soit... 6 euros! OK madame. Servez-moi donc deux nuits pour commencer...

Voilà. La tente est montée. Il est 17 heures. Café, Krisprolls, Nutella, je l'ai bien mérité.

J'ai eu des vues plus jolies... Mais je vous garantis que j'en ai aussi eu de plus moches!

Fantastique!

Sous mes yeux!

Après ma petite collation, je grimpe sur les rochers surplombant le camping. Oui oui... C'est facile!

Du haut, j'aperçois même le fjord suivant! En fait, la vue fait un 360 degrés, c'est un fantastique panorama!

Regardez la carte, il est indiqué!

Le phare que je disais moche est près de la pointe, là-bas!

Mon hôtel, à deux ou trois cent mètres.

Les fleurs sur le rocher.

Mon emplacement vu du rocher!

La même, sans le zoom!

Vers le Berufjördur. Vous reconnaissez sans doute King Kong...

Décidément, je suis tombé complètement amoureux de ces montagnes Islandaises.

Il est 23 heures. Je suis d ans le salon, à deux pas de ma tente que je vois. Vous connaissez donc le paysage que j'ai sous les yeux, le petit port, la montagne en face.

Une fois de plus, je suis comblé de joie. Demain, repos. Vacances. Dans ce site de rêve, je vais peut-être faire une petite grimlpette, pour changer? On verra bien. En tout cas, j'ai bien fait de partir ce matin sous la pluie!

Je suis extrêmement heureux de la façon dont j'ai préparé ce voyage, puisqu'il va en crescendo dans la beauté, la grandeur, la sauvagerie des paysages. Et c'est ce que j'escomptais, sans en être certain!

C'est avec une joie non dissimulée que je vais rejoindre ma tente, mon duvet et mon bouquin, et que je vous quitte!

 

Monotone, que disait l'Allemand.... Bof, que disait le Français....
Terrible, disait Jef...

Qui croire? Le mieux, c'est d'y aller vous-même, et de me raconter.

 

Au fait, vous savez quoi? 75ème jour, ça signifie que je suis exactement au milieu de mes vacances! Car j'avais prévu en gros 150 jours.
Franchement, ça passe à une de ces vitesses, je n'en reviens pas.

 

1143 photos. 130 km

Depuis le départ, 11.094 km
Depuis le départ, 22.554 photos
Compteur Akitsu, 25.105 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 148 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 301 photos

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