80ème jour

Mercredi 2 juillet 2008.

A 9 heures, je suis en route! Le plein d'essence avant de partir, c'est plus prudent ici. Il y a toujours un peu de vent, mais rien de comparable avec la veille. Il pleut un peu, mais quelques gouttes! Je vois la tente de mon cycliste Allemand, il va sans doute retourner à la piscine. Il a fait des excursions à Skaftafell, il m'a montré des photos. Il est extêmement sportif, et rien ne lui fait peur, et il nh'hésite pas à aller visiter un musée, à prendre une route défoncée, à faire un circuit non précisé dans les bouquins. De plus, il m'a avoué transporter 45 kilos sur son vélo, ce que je considère comme une limite maximum. Projeter un vélo chargé de 45 kilos vers l'avant dans une côte avant vent contraire nécessite d'avoir une force herculéenne. Il ne paraît pas très fort, mais il l'est! J'ai bien cru comprendre, à un moment, qu'il était coureur cycliste professionnel. je n'ai pas relevé sur le coup, dommage, mais je suis presque certain d'avoir bien compris.

A propos du plein d'essence. Il y a deux stations à Höfn, les deux sont au même prix, au centième près. Si ce n'est pas de l'entente commerciale, je veux bien être pendu! Non, je ne veux quand même pas être pendu, je retire. Au vu de mon ticket, j'aurais consommé avant-hier plus de 6 litres aux 100. Ce n'est absolument pas normal, car je n'étais pas chargé, et je ne roulais pas à 150... Je soupçonne donc cette pompe de ne pas être juste!

A la sortie de Höfn, et bien que j'avais décidé de ne pas faire de photos -circuit déjà fait avant-hier-, je ne peux pas résister à vous montrer ces volcans en activité. Une terrible odeur de souffre flotte partout, et des scories continuent à tomber autour de moi....

Mais NON, je rigole.... Ce sont les nuages, les magnifiques nuages qui composent une partie non négligeable du paysage!

A 454 km de la capitale...

Cette grosse ferme est très visible depuis la route.

Très mal entretenue, elle a un aspect très sale, en réalité.

Celle-ci n'est plus entretenue du tout!

Bon, finalement, je respecte ma propre volonté, je scotche mes mains sur le guidon et je ferme les yeux, seul moyen pour ne pas prendre de photos...

Et c'est ainsi que, 80 km plus loin, je retrouve le Jökulsarlon.

Tout a changé, les icebergs ne sont plus du tout disposés de la même façon, tous les petits qui se trouvaient dans la partie Est du lac ont disparu!

Akitsu a reconnu le lieu, puisqu'elle s'est placée au même endroit!

Le ciel est gris, mais curieusement, je trouve le lieu bien plus magique. Sans doute cette ambiance lugubre accompagnant ce ciel lugubre...

Un seul iceberg au centre, rien autour. Je n'en reviens pas, mais la tempête d'hier a fait du nettoyage.

Le courant qui passe devant moi est assez violent. Je vois des icebergs passer assez vite sous mes yeux, en direction de la mer toute proche, comme vous le savez.

Il prtend des notes sur Akitsu?

Vous pouvez voir que tout le monde est en tenue hivernale. Il ne fait pas plus de 9 degrés...

Dans certaines parties, le lac semble vidé de ses occupants! Bien qu'il soit d'une superficie assez faible, ce lac glaciaire atteint l'énorme profondeur de 200 mètres, ce qui paraît in vraisemblable quand on le voit comme ça.

C'est bon, j'en ai assez vu. Direction la plage, pour voir s'il y a quelques glaçons à mettre dans mon apéritif!

Oui, il y en a, et même pas mal!

Je crois que la tempête est cause de cette profusion. Quel spectacle!

Et il en passe d'autres sous mes yeux. J'aperçois un phoque pendant deux secondes, qui replonge aussitôt.

Quelques personnes marchent parmi ces glaces, un peu comme des zombies! Puis, peu à peu, les appareils-photos et les caméras sortent des poches.

Akitsu, bien petite près des voitures.

Les premiers moments sont absolument fantastiques. Je m'arrêt, je regarde ces blocs de toute taille en train de fondre comme des malades. Et ça goutte de partout, à plein régime. Vu la température extérieure, je n'en reviens pas de voir comme ça fond.

Un tronc d'arbre git parmi les glaces.

Certains sont franchement énormes. J'en vois un en pleine mer, secoué par de très fortes vagues, qui doit être bien plus gros que celui-ci. Il semble bloqué par sa taille, et touche forcément le fond.

Les formes, les tailles, la consistence des glaces sont d'une diversité sans limite.

Je me retourne. Au fond, les glaciers, d'où ils viennent!

La mer est assez grosse. Et j'ai cette nouvelle chance, celle d'assister cette fois à une marée descendante.

Au loin, vers le Sud, vers le Breidamerkurjökull.

Dans les embruns maritimes. Vision d'un autre monde.

Mesdames et messieurs, nous venons donc de nous poser au centre de cette planète nommée "Islande" par les habitants de ce monde.

Et le spectacle de la marée descendante est d'une beauté....

Le flot descendant du lac est rapide et puissant. Il passe à toute vitesse entre les énormes digues de protection de la rivière construites par les hommes et leurs machines. Il se jette en mer, à l'embouchure -normal, hien?

Mais la mer est houleuse, violente, grise, sale, en colère. Les vagues du large explosent contre ce flot descendant, générant de puissants mouvements de contournement par la plage. Il ne faut pas marcher sans regarder, car une série de vagues plus puissantes que les autres arrivent régulièrement sur la grève, à contre-courant, et avec force puissance, entrainant dans leurs sillage des glaces de toute taille, qu'elles remettent parfois à l'eau!

C'est dantesque. Mais c'est merveilleux. je savoure pleinement ce spectacle, je ne peux en détacher mes yeux.

Je ne suis pas le seul. Certains ont sorti l'équipement. Ils ont raison, c'est le moment d'en profiter, et un pied m'aurait été fort utile.

Tiens, une petite baleine s'est échouée! La pauvre, je crois que ses jours -ses heures?- sont comptés...

Un paquebot en difficultés dans la houle. Trop tard, on ne peut plus rien pour lui...

Je déambule un peu comme un halluciné, complètement abasourdi par ce spectacle grandiose.

Cette vague s'est arrêtée à 2 cm de mes chaussures. J'étais accroupi. Je la voyais venir dans mon objectif. j'ai résisté à l'envie de fuir, je suis resté. Jusqu'au bout. Elle s'est arrêtée. Un grand souvenir.

Difficile de rendre compte du mouvement avec une peinture...

Mais ça bouge fort.

Très fort même! Je ne voudrais pas aller nager ici, je ne tiendrais pas 5 minutes!

La pluie revient, de plus en plus forte. Je me résouds finalement à partir.

En remontant de la grève, je croise les Français de Clermont-Ferrand, qui étaient près de moi à Höfn. Ils n'ont pas bougé de leur camping-car hier, pendant la tempête, et avaient bien raison!

Les dépôts apportés par les glaces. C'est inimaginable. Ce secteur est en évolution continuelle, et à une vitesse fantastique, très élevée, au regard de la vitesse habituelle à laquelle la nature nous habitue. C'est ainsi que depuis un siècle, le glacier a reculé de près de 4 km, et continue à se retirer. En 1967, lors de sa construction, la mer se trouvait à 500 mètres du pont. En 1998, la distance était de 350 mètres. Vous vous rendez compte? Au début du siècle dernier, la Jökulsa envoyait environ 9 millions de m3 de sédiments à la mer annuellement. De forts courantst envoyaient ces sédiments de chaque côté de la place, vers l'Est comme vers l'Ouest. Mais depuis que le glacier recule, le lagon s'est formé et la quantité de sédiments envoyés en mer a fortement diminué. La côte n'est plus en équilibre avec les courants, qui continuent à éroder le rivage, alors que ce dernier ne reçoit plus la différence que le glacier lui envoyait. C'est ainsi que la côte va continuer à s'éroder jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre soit atteint! Cette érosion a été de 750 mètres entre 1904 et 1998, soit 8 mètres par an en moyenne....

Je reprends mon véhicule, vers l'Ouest. Il pleut. Néanmoins, je cherche le chemin -je ne sais pas s'il est carossable ou seulement réservé aux piétons- que je sais exister, et qui conduit au lac glaciaire suivant, le le Breidarlon. Il pleut bien maintenant, la pluis cingle mon casque, ou mes lunettes, c'est selon. En effet, comme je ne vois rien avec le casque, je lève la visière, et je ne vois bientôt plus rien non plus, mes lunettes étant recourtes de gouttelettes...

Enfin, je trouve la fameuse route que je cherchais. Elle me semble carossable. Tès caillouteuse, je m'y engage pourtant, avec armes et bagages, et sous la pluie... Je ne me reconnais plus!

Le jeu en valait la chandelle! Mon objectif est mouillé, je l'essuie sans cesse avec mes gants. C'est une situation horrible pour un photographe.

Regardez ce fantastique phénomère. Un effondrement du glacier a eu lieu en arrière de la moraine frontale, en forme de demi-sphère. On dirait le cratère d'une bombe!

Fantastique! Je ne vois pas le lac, mais je le devine. Le chemin s'arrête sur un petit parking -deux voitures seulement!- et il faut parcourir environ 300 mètres en descentes parmi des éboulis, des sémiments morainiques!

Et il apparait. La glace est ici bien plus bleue que celle du Jökulsarlon.

On voit beaucoup mieux le front glaciaire. Et il n'y a personne.

Une fois de plus, un immsense spectacle. Malheureusement bien gâché par cette mauvaise météo!

Je m'avance jusqu'à la berge. Fabuleux. Encore un grand moment. Malheureusement, une pluie de plus en plus fournie me fait fuir, appareil-photo trempé!

Entre-temps, deux autres véhicules sont arrivés. je vois un gars descender avec son appareil protégé sous un vêtement, et remonter au bout de cinq minutes. J'ai eu de la chance. Non, vous avez eu de la chance d'avoir ce petit témoignage!

Pauvre Akitsu, bien frêle dans cette immensité!

Retour sur la route n° 1

Arrivée sur la route n° 1. Coup d'oeil arrière.

Quelques km plus loin, le Kviarjökull. Il semble moins pleuvoir. J'y vais? Je n'y vais pas?
Allez, j'ai le temps, j'y vais!

Une seule voiture au parking. Deux ou trois sentiers descendent et montent sur d'énormes monticules de sédiments, en direction du glacier. La pluie recommence, mais je ne suis pas venu ici pour rien!

Le voilà. Le front arrivant au lac en est éloigné d'une grosse distance. Les glaces charriées ici sont particulièrement chargées de sédiments. Elles sont noires et bien en retrait. Il semble que ce glacier soit en gros recul, mais je dis ça uniquement par l'observation visuelle, sans aucune autre analyse!

La pluie redouble. Les photos sont complètement brouillées par l'eau. L'atmosphère est triste, très triste.

Je pars. Dernier regard arrière, mais on ne peut imaginer le lieu. On aperçoit juste au-dessus de la photo une moraine délaissée. Elle est énorme!

Juste après avoir repris la route principale... Ces montagnes Islandaises, des silhouettes de papier découpé!

Un peu plus loin, le Holarjökul

Qui va disparaître dans les années à venir, sans doute, compte tenu du recul. La rivière qui s'en écoule est la Hola...

Il pleut nettement maintenant. je ne m'arrête plus.

Petite éclaircie, et vestiges d'un château Cathare au loin. Franchement, on dirait vraiment les restes d'un château-fort! Ah, montagnes Islandaises, je vous trouve très belles...

Celà dit, ce n'est quand même pas une déclaration d'amour. Je ne veux pas rester près de vous, ni vous emmener nulle part non plus...

La pluie redoubloe de violence, et passe franchement au niveau supérieur. Ce sont désormais des trombes d'eau qui s'abattent sur moi. J'ai bien mis mon pantalon de pluie, mais comme un idiot, je n'ai pas mis la veste de pluie. Je sens l'eau qui commence à s'insinuer en moi. Il me reste une quinzaine de kilomètres à parcourir. Il est donc totalement inutile de faire une pause pour sortir la protection du sac, il est maintenant trop tard, le mal est fait...

J'arrive enfin au camping de Skaftafell. Je suis trempé. Il y a plein de monde sur le parking, plein de monde dans le centre... En effet, la réception du camping est au même endroit que le centre touristique du Parc National de Skaftafell. Je vois des Français que je reconnais bien, car je les avais vus sur le bateau -ils étaient dans un transat près de moi pendant tout un moment, au départ d'Ecosse. Un petit signe de tête. Wow! Plein de Français ici, j'entends notre langue partout.

Je prends directement deux nuits. Je demande si je pourrai brancher mon PC et m'installer à une table dans une salle. Oui, à la cafétéria à côté. OK.

Il pleut toujours, mais moins fort. Je vais visiter le camping avec Akitsu pour choisir un emplacement. La fille m'a montré les emplacements des blocs sanitaires sur un plan. Je déchante très vite. Un cordon protège la pelouse, empêchant tout véhicule de s'installer près de sa tente. Et le terrain n'est pas fameux. Bosselé, difficle de voir un coin très plat. La route est couverte de gravillons, mais sur une épaisseur allant croissant à mesure que j'avance vers le fond du camping. Ah, les sanitaires du milieu. Quoi? Fermés? Des ouvriers. En rénovation... Mais nous sommes le deux Juillet, ce n'est quand même pas très sérieux! La saison touristique bat son plein, la rénovation aurait dû se faire en mai, juin éventuellement.... Je vais au bout. Je vois le camping-car des Auvergnats, tout au fond. Ils aiment vraiment la solitude. Je m'arrête et.... c'est avec une volonté énorme et la totalité de mes muscles que je réussis, alors que je pensais qu'il était trop tard, à redresser Akitsu! En effet, la masse de gravillons est telle -et ce sont pour la plupart des galets ronds, sédiments glaciaires oblige..- que la béquille s'y enfonce comme dans du beurre. Je vais dix mètres plus loin, et... re-belote! Il ne manque plus que le dix de der... Ouf, j'y arrive. Akitsu est en sécurité, et je respire. Je vais visiter les sanitaires. Vieux, mais propres. Je tourne le robinet d'eau chaude et j'attends.... Que de l'eau froide! Désillusion. Miroir aux alouettes. Tu arrives au Centre, c'est nickel, très haut de gamme, la grande classe. Mais les campeurs sont les vaches à lait du Centre, et en même temps les "laissés pour compte", car le Centre est entièrement gratuit, ce qui est très bien! Je reviens au départ. Je vais visiter les sanitaires. Très grande salle, récente, un peu l'usine -une dizaine de portes minimum. Propreté irréprochable, sauf les boîtes à papier qui débordent. Je tourne un robinet, eau tiède. C'est mieux. Partout des écritaux en 4 langues, y compris le Français, indiquant qu'il est interdit d'utiliser les prises de courant pour recharger des appareils. Il faut aller au centre, 200 ISK la recharge! Arnaque? Pas d'électricité sur le terrain.... Douches? Oui. Deux douches, qui servent en même temps de toilette aux handicapés -d'une pierre deux coups, ces toilettes devant être obligatoires- pour tout le camping. Ridicule, quand on sait que l'écrasante majorité des campeurs sont des randonneurs... Et 200 ISK pour 5 minutes... Désillusion... Je décide de m'installer le plus près possible de ce bloc. Je baisse la cordelette pour passer Akitsu et la béquiller sur l'herbe, cent fois plus stable que ces bordures pleines de gravillons. Un comble! De plus, sous l'herbe et autour, beaucoup de gros cailloux. On est sur le matériau du glacier, c'est clair. Internet? Oui, au centre, deux PC. Oui, je peux connecter mon PC par WiFi. 300 ISK les 20 minutes. Code et clé d'accès à chaque fois. Bien choisir sa durée, car si vous transférez des fichiers et que ça coupe pendant le transfert, pas de chance... Non, on ne peut pas payer à la durée réelle, c'est comme ça, à prendre ou à laisser. ON ne discute pas, ici. Ce sont des employés, pas de responsable, turn-over important -vous ne revoyez pas les mêmes le lendemain... Désillusion. Et à la cafétéria, je ne peux pas me brancher... Je ressors du Centre. En passant, je vois que la grosse poubelle est pleine et déborde... Il y a plus d'employés à l'intérieur pour vendre tee-shirts et autres babioles que pour s'occuper des pauvres campeurs qui sont les seuls à payer quelque chose! Désillusion, quand tu nous tiens... Je regrette, j'aurais dû aller au camping à la ferme de Svinafell, un peu avant Skaftafell. Quel dommage!

Je vois du ciel bleu tout près, et le vent vient dans la bonne direction. Je vais donc attendre un peu avant de monter la tente, et je me mets à manger mes céréales sous la pluie. Puis je constate que, contrairement à ce que je pensais, la partie bleue du ciel s'éoigne... OK. La pluie est faible, je monte maintenant, car si jamais il me revient une averse comme la précédente, je ne serai pas clair.

Je monte -la tente, que voulez-vous que ce soit d'autre?- sous la pluie. Je mange sous la tente, c'est mieux. Café chaud. Ma veste est littéralement trempée, bien plus que je ne le pensais. Je ne m'en rendais pas compte en roulant, je n'avais absolument pas froid! Je vais au centre me réchauffer, et égoutter. J'assiste à la vidéo réalisée à la suite du dernier Jökulhlaup -1996- qui a bouleversé le sandur et détruit le grand pont, entre autres. Très impressionnant. Ce sont malheureusement des cassettes, et la qualité est très mauvaise. Par contre, c'est très instructif. Par ailleurs, l'exposition, sous forme de panneaux latéraux, est extrêmement intéressante, pleine d'informations sur les particularités géologiques de la région.

16h30. Il ne pleut plus, enfin... Presque plus. Je vois le glacier tout près, le Skaftafellsjökull.

Il m'attire. Je vais marcher un peu, ça va me faire du bien. De plus, n'ayant pas d'électricité, je ne peux pas brancher le PC!

Ah, l'Islande et ses paradoxes! Pas de goudron sur une grande majorité du réseau routier, mais les sentiers sont goudronnés.... Je sais, c'est pour les handicapés!

Mais alors, où est le sentier pour les autres? Je rigoooole..... Quoi, ce n'est pas marrant?

Ce qui me frappe -à part le fait que le sentier soit goudronné-, ce sont les odeurs des fleurs. Il y en a partout, toutes sortes de plantes. C'est magnifique, très bien fait. Ce qui prouve bien qu'en Islande, on peut tout faire pousser si l'on veut.

Je suis très impressionné par les glaciers. Je l'ai toujours été.

Le long du chemin, de superbes traces de laves.

Un bloc est tombé sur le chemin. Il vaut mieux ne pas être là lorsque ça tombe, sinon...

Emerveillement.

Fascination!

Les gouttes de pluie continuent à tomber sur mon objectif. Pénible.

Désintégration. Erosion. Attraction terrestre....

Une personne donne l'échelle. Nous ne sommes paés nombreux sur la zone. Il fait froid ici.

Un vent glacial pénètre sous ma veste anti-pluie, que j'ai cette fois emportée.

L'autre glacier que l'on devine au loin est le Svinafellsjökull. Ce que je vous disais, Svinafell est à moins de dix kilomètres. Et je pouvais venir faire mes randos sans problème, parking et Centre étant bien plus construits pour les randonneurs et visiteurs que pour les campeurs!

le lac glaciaire du Skaftafellsjökull.

Zoom sur le front glaciaire. Bien chargé en sédiments lui aussi, comme on l'aperçoit en avant.

Le torrent qui dévale vers le lac.

Le front des sédiments.

On devine le courant dans le lac.

Sédiments déposés...

C'est énorme, immense. De loin, tout paraît si petit!

Il est recommandé de ne pas marcher dans le sable noir, qui peut être en fait du sable mouvant. Prudent, je ne marche que dans les pas des autres!

Au loin, au-delà du lac glaciare, le Svinafellsjökull.

Le cimetière des icebergs en train de mourrir. La mer est loin, il n'y a pas ici de mouvements maritimes comme au Jökulsarlon. Tout se passe dans le calme, mis à part le courant généré par le torrent glaciaire qui dévale de la moraine.

Et ça bouillonne quand même. Je ne sais pas ce que c'est, mais j'ai entendu un bruit, et je vois ce bouillonnement au zoom maximum. Je n'ose pas m'approcher, les forces en jeu ici me dépassent à un point tel que je sais rester le petit que je suis!

Quelques pierres....

Lunaire. Mais en même temps terriblement beau!

Comme vous le voyez, je m'éloigne de la langue glaciaire. Je remonte sur les dépôts sédimentaires des années passeés.

On voit un peu mieux le petit lac formé au front du glacier, à mesure que je monte sur les anciennes moraines.

Au loin, c'est le Svinafellsjökull

Enormément de pierres sont éclatées, broyées. Sous l'action du poids de la glace? Ou sous l'action d'immenses pelleteuses? Je n'en sais rien.

Le végétal s'implante.

Une quantité incroyable. C'est superbe.

Je pourrais en faire des milliers de photos. Et je trouve ça joli. C'est de l'art naturel.

Qu'en pensez-vous?

Non, je vous le garantis, je n'ai pas passé mon temps à le faire.

Vers Svinafell

Skaftafellsjökull

Skaftafellsjökull

Détail sur les agencements de la glace. Les crevasses sont innombrables.

Ces petits cratères se trouvent en marchant vers le Sandur

Svinafell

Retour vers le camping.

Une île...

Je repasse devant cette magnifique formation géologique;

Basalte?

Skaftafellsjökull. Il y a des panneaux avec des chiffres. Il y manque les explications qui, un jour, s'y trouvaient certainement...

Ce matériau ne peut que s'être décollé de cette cavité, non? Mon explication. Une poche de minéraux de consistence complètement différen te a été enfermée pendabt le refroidissement de la lave. L'érosion ouvre la poche, le contenu s'en échappe. J'ai bon, ou pas?

Il ne pluet plus. le soleil arrive, et illumine le glacier.

Des visiteurs s'y dirigent. Ils ont bien choisi leur moment. Je suis fatigué, j'ai froid, je n'ai pas le courage de retourner. Pire, une poche de buée se forme entre mon objectif et le filtre protecteur. Je ne peux presque plus photographier.

C'est la dernière pour ce soir. J'espère que cette poche d'humidité va se résorber. Je n'ai pas étét très prudent avec mon appareil sous la pluie... Il est 19 heures. J'ai faim....

Je vais ensuite au Centre essayer de transférer un peu de matière sur mon site, pour vous, amis lecteurs. Aimablement, une des employées m'installe une table et me donne une chaise, pour me permettre de prendre du courant. Quand même! La foule est partie, c'est bien plus calme maintenant. Je prépare mes fichiers, sauvegarde mes photos du jour, et paye une connexion de 20 minutes -tu payes, et tu obtiens un code et une clé. Connexion OK. Réception et envoi de mails, ok. Mais transferts FTP impossibles! 300 ISK juste pour les mails, merci du cadeau. Confirmation de la désillution. Quand on fait payer un service très cher -plus haut prix trouvé depuis le départ de France-, le service se doit d'être à la hauteur, à savoir impeccable. Ce n'est pas le cas!

Direction la tente. Lecture de documentation sur l'Islande. Et... dodo! Après un très coup coup de vent. J'ai vraiment cru que ça reprenait comme hier. Mais sans pluie. Les rafales ont été fortes, brusques, soudaines, pendant au moins deux heures. En fait, j'ai cru à plusieurs reprises que c'était terminé. Et ça revenait avec une soudaineté stupéfiante, sans aucune montée progressive en puissance. Calme absolu; et d'un coup, d'un seul, très puissantes rafales qui te secouent la tente dans tous les sens pendant 5 à 10 minutes, pusi à nouveau plus rien! Mortel sur une bécane, rigolo à l'abri sous une tente...

La buée a disparu de l'objectif! Ouf.

Allez, un petit cadeau pour la route....

Au premier plan, le Skaftafellsjökull, et le Svinafellsjökull tout à droite. Le soir, après la pluie...

Le Skaftafellsjökull.

 

802 photos. 142 km

Depuis le départ, 11.515 km
Depuis le départ, 25.896 photos
Compteur Akitsu, 25.526 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 144 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 324 photos

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