82ème jour

Vendredi 4 juillet 2008.

Les paroles des premiers campeurs me réveillent. Encore des Français...

Mais ce n'est pas grave. je suis heureux de partir, ce matin!

A 8 heures, je démarre la moto. Il fait bon. J'ai chaud.

Je viens juste de quitter le Centre et, à ma gauche, le Skaftafellsjökull comme je ne l'avais pas vu lors de mpon arrivée sous la pluie avant-hier! Quelle splendeur, dans le soleil levant!

Juste à côté, le Svinafellsjökull.

Et derrière moi, le Skeidararjökull.

Du même endroit, sans le zoom.

Un peu plus loin, sur la route n° 1, un parking -goudronné, celui-là- exhibant un morceau tordu du pont détruit par le Jökulhlaup de 1996.

Svinafellsjökull

Skaftafellsjökull

Les points culminants d'Islande, retenant le Vatnajökull!

Le pont sur la Skeidara. Le nouveau. Au fond, le Skaftafellsjökull, encore.

Le pont de la Skeidara, vers l'Ouest.

La Skeidara et le Skaftafellsjökull, encore.

Akitsu sur le pont!

L'Ouest Américain, maintenant. C'est le Lomagnupur, à 767 mètres.

Le Skeidararjökull recouvert de brumes. La route n° 1 passe à ses pieds, mais au large, bien sûr.

C'est un véritable monstre, un énorme chapeau, vous savez, du genre de ceux que portaient les femmes sur les plages dans les années cinquante...

Et à droite du chapeau.

Sur les botrs de la route, beaucoup de mares. Et aussi énormément de moucherons. Qui me font penser aux midges. Ils n'y en a pas autant que de midges, mais ils sont bien plus gros! En tout cas, au bout de deux photos, mon visage est entouré! Je démarre avec un immense plaisir.

Je vous le disais. J'ai l'impression de rouler dans le Far-West. Incroyable.

Le paysage est tellement immense que j'ai l'impression de rouler au ralenti, un peu comme un cycliste, alors que je roule à 80-90...

Les montagnes défilent très très lentement. le glacier se déplace avec une extrême lenteur sur ma droite.

Je pense qu'il s'agit de Nupsstadur.

Coup d'oeil arrière. Dans la brume, les glaciers réfléchissent une intense lumière, et en deviennent invisibles, ou presque.

Traversée de la Djupa, dans un paysage superbe.

Au loin, ces immenses murailles minérales. A droite, à gauche, de la lave, de plus en plus de lave.

Ces formations sont admirables. Le terme de muraille n'est pas exagéré, loin s'en faut!

Vers l'arrière, le chapeau de plage, et les glaciers...

La Brunna maintenant. Paysage dantesque. sable noir, torrents glaciaires, formations géologiques aux formes insensées. Tout y est.

Au loin, Nupar, au pied des murailles.

Zoom maxi sur Nupar. Au premier plan, des fleiurs dans les laves.

La Brunna vers le Nord-Ouest.

Les laves à perte de vue. Elles sont recouvertes de mousse.

Ici, le Hverfisfljot, aux flots impétueux et chargés de limon!

J'entre maintenant dans une région absolument recouverte de laves à perte de vue, sur de nombreux kilomètres.

Le cataclysme ayant engendré ça fut forcément d'une échelle inimaginable!
Il s'agit de l'explosion du Laki, en 1783. C'est une des éruptions les plus énormes de l'histoire de l'humanité, et de très loin la plus dévastatrice de toutes celles ayant eu lieu en Islande. Pendant plus de dix mois, de la lave incandescente a été expulsée simultanément de 4 à 5 cratères à plus de mille mètres d'altitude, illuminant toute la région! Difficile d'imaginer... le champ de lave a une épaisseur moyenne par endroits de 12 mètres, et est formé d'une strate de 12 km3 de lave recouvrant une surface d'environ 565 km2...
La mousse qui recouvre les blocs de lave est épaisse, d'une couleur vert clair avec quelques taches de marron, et arrondit l'ensemble. Les aspérités tranchantes de la lave sont gommées, effacées par l'épaisseur de cette couche végétale. De même, les derniers instants de chaque bloc ou groupe de blocs de lave sont comme effacés par le végétal, un peu comme si quelqu'un avait versé une crème épaisse sur l'ensemble. J'aurais aimé voir cette lave brute de forme, telle qu'elle s'est figée au bout de son mouvement...

Aucun moyen de stationner ailleurs que sur la route. Regardez les traces de pneus laissées par un véhicule passé un peu plus à droite...

De plus, il n'est pas possible d'aller marcher dans cette immensité, car l'espace est fermé par une clôture. Terrain privé? Contre les hommes ou contre les moutons?

La forme en "v" caractéristique de l'érosion par l'eau, torrent ou rivière. Un modèle du genre, assurément!

Ces superbes falaises ont-elles un jour formé le rivage? Je serais assez tenté de le penser!

Je pense que le nom de ce rocher, qui est en fait le promontoire terminal de la falaise, est le Prestbakkaheidi, 268 mètres.

Un magnifique bloc, entouré des produits de sa propre érosion.

Et la plaine de sédiments est ici le Brunasandur. Le rivage est toujours à plus de 20 km!

Le Orrustuholl, de l'autre côté de la route, un promontoire rocheux formant île dans le sandur recouvert de laves.

Akitsu devant le bout de la falaise.

Vers l'avant, le bout de la falaise étant à ma droite, un peu en arrière.
Est-ce vous suivez tous? Non parce que, pour ceux qui auraient perdu le fil de la discussion -plus exactement du monologue-, n'hésitez pas à questionner!
Les bâtiments -bergerie- donnent une idée de l'échelle.

Zoom vers le sommet de la falaise. La nature est capable de nous sculpter n'importe quoi!

Vus vers l'Est, les champs de lave que je viens de traverser. Et toujours ces petites mouches qui s'agglutinent autour de ma tête. Et c'est le genre de mouche très "collante". Par exemple, à 80-90 km/h, celles qui étaient posées sur la bulle à l'arrêt ne sont pas décollées par le vent de la vitesse! Elles ont des crochets aux pattes, ou bien de la colle glue! Je les déteste.

Il n'y a pas de lave près de la falaise. Et des fermes se sont installées.

Celle-ci s'est installée au pied d'une superbe cascade, la Fagrifoss.

En général, dans les cascades Françaises, cette partie est le traditionnel "voile de la mariée".

A gauche de la cascade, que l'on aperçoit dans la partie droite de la photo.

Zoom vers le sommet de la falaise. Encore de bien curieuses sculptures.

C'est une très belle chute d'eau.

Le vent joue avec le filet d'eau comme un enfant jouerait avec une corde accrochée à un arbre. C'est très amusant de voir cet objet liquide et mouvant -forcément- se déplacer latéralement comme un solide.

Akitsu, qui n'aime pas les cascades, a carrément tourné la tête. J'étais seul. Mais vous savez ce que c'est avec les hommes. Ils s'agglutinent. J'ai vu des voitures passer, me doubler sans s'arrêter -je faisais des photos de loin depuis la route. Il n'y avait alors personne. Et s'il n'y a personne, c'est que, forcément, ce n'est pas intéressant! Maintenant, comme elles voient des gens déjà stationnés, elles s'arrêtent. C'est rigolo. Le même phénomène dans une rue piétonne, devant les devantures, ou les restaurants. Si une personne s'installe à une terrasse de café, il y a des chances pour que d'autres y viennent. Et plus il y aura de monde, plus ils seront nombreux à vouloir y venir. A contrario, une terrasse vide a de fortes chances de le rester... Pour le commerçant, il peut être intéressant de payer des gens juste pour qu'ils servent d'attrape-clients. Un peu comme les attrape-mouches...

Un Allemand vient faire quelques photos. Comme il me dit poliment "bonjour", nous discutons un peu. "Bonjour" est le seul mot Français qu'il connaisse. Il voyage seul -environ 60 ans- avec une voiture de type "kangoo", mais je me souviens qu'il s'agissait d'une Fiat. Nous discutons une dizaine de minutes sur l'Islande.

D'autres fermes un peu plus loin.

Une autre cascade un peu plus loin, moins visible. En effet, j'étais à nouveau arrêté -comme d'habitude...-, et c'est en me retournant que je l'ai vue. C'est ce que je vous disais un jour. Vous pouvez faire dix fois le même voyage, ce ne sera pas le même...

La voilà dans son environnement.

On distingue encore la Fagrifoss

Avec de bons yeux...

Bon, ok, pour ceux qui ne voient pas...

Julien, je sais, trop de photos....

Stakkarsleiti.

Le cheval Islandais est un cheval très nerveux, toujours en mouvement. Je les ai souvent observés.

Loin derrière, on voit encore très bien -bon, je sais j'exagère, mais c'est seulement à cause de la brume- les glaciers du Vatnajökull. Au second plan, détaché de la falaise, le promontoire du Orrustuholl, la route passant entre les deux.

La preuve! Il s'agit bien sûr du point culminant d'Islande, le Hvannadalshnukur, à 2.120 mètres. Alors forcément, un immeuble de plus de deux kilomètres de hauteur se voit de loin, surtout qu'il s'élève d'un seul bloc de deux kilomètres, depuis le niveau zéro!

Quand même, j'en suis à près de 70 km de distance... Je vous disais que dans ces paysages immenses, on a l'impression d'avancer au pas.

Je m'approche maintenant de Kirkjubaejarklaustur. Vous pouvez dire Klaustur....

Coup d'oeil arrière avant d'entrer en ville...

Bien grand mot! Mais bon, c'est un petit centre. Et il y a une grande station d'essence, avec une serveuse aimable comme une porte de prison -du moins celle à qui j'ai réglé la note!
Je vais dans le centre pour voir l'Office de Tourisme. Il y a le "i" sur un bâtiment, mais j'ai très franchement hésité avant d'entrer. On dirait l'entrée vers des toilettes! Un petit escalier descend, les marches et l'entourage sont en état de délabrement... J'entre, un jeune homme est là. C'est son job d'été. Il parle parfaitement bien l'An glais, beaucoup mieux que moi, peut-être mieux que certains Anglais! Toujours est-il que c'est bien plus agréable à l'intérieur qu'à l'extérieur, mais très franchement, je ne crois pas que la fréquentation du centre soit importante compte tenu de son seul aspect extérieur!

Je suis ici à environ 60 km -à peine- du fameux "Landmannalaugar", qu'il faut voir! "T'es allé en Isalnde et que t'as pas vu Landmannalaugar?" diront ceux qui y sont allés.... Bref, c'est quand même, au vu des photos que j'ai regardées, admirées, consultées sur d'innombrables sites et guides touristiques, un site assez fabuleux, particulièrement concernant les incroyables couleurs des montagnes! Je ne me sens pas capable d'y aller avec la moto. Il y a un gué, et plus de 50 km de pistes, non merci! Je voulais savoir s'il connaissait des gens qui accepteraient de m'y conduire. Non! OK. Mais il y a le bus, qui vient tous les jours ici à Kirkjubaejarklaustur. Il reste 3 heures là-bas, et vous revenez le soir. Le coût? 50 euros... Whahh! Là, pour un bus, c'est cher, très cher! Si vous voulez, vous y allez demain, vous plantez votre tente là-bas, et vous reprenez le bus le lendemain, c'est aussi possible! Le prix? 25 euros par deux! Logique.

Rester ici tout l'après-midi. Il n'y a rien. C'est plat. Il y a plein de petites mouches. Je ne m'en sens pas du tout l'envie. Alors, non, tant pis!

En repartant, je me dis que je vais essayer à la ferme-camping de Efri-Vik, à 5 km du village. Voici l'entrée. Arrivé sur place, je sonne, comme indiqué s'il n'y a personne. Pas de réponse, personne ne vient. Juste à côté, des bulldozers, des pelleteuses, plein d'ouvriers. Un vrai chantier de constructions. Ils sont en train d'aggrandir. mais à cette saison, ces travaux juste à côté, c'est tout simplement affreux. Et comme personne ne vient, je ressens subitement une très grande envie de partir d'ci. C'est presque une fuite...

Au Sud de Kirkjubaerklaustur s'étend toute une zone de pseudocratères appelée Landbrot, formés pendant l'éruption du Laki en 1783 à cause de l'explosion de vapeurs restées prisonnières sous la lave.

En revenant de la ferme, regard vers le Nord. On reconnait encore le petit Orrustuholl, puis les séries de falaises, jusqu'aux glaciers que l'on voit toujours, à droite!

Nyibare, le long de la route n° 1 que j'ai retrouvée -je ne l'avais pas perdue...

La Skafta coule au pied des falaises, cachée par les monticules du Landbrot.

Des cascades tombent d'un peu partout.

Le Landbrot. Il ne devait pas faire bon s'aventurer dans la région en 1783...

Sur ma droite, la F206 conduisant à Laki. Mais il y a aussi la 206 conduisant à Holt, se trouve le splendide canyon de la rivière Fjadra, le Fjadrargljüfur.

Sur la 206 conduisant au canyon.

Au loin, une énorme boule de basalte...

Le canyon se devine à droite. Beaucoup de gravier sur cette route, mais ça va, en faisant attention...

Pour une fois que c'est en Français...

Le chemin grimpe la colline. Très agréable. Mais un peu loin du canyon. Il faut à chaque fois se rapprocher des gorges, avancer sur un des promontoires, doucement, avec précaution, pour découvrir l'ampleur du site.

On y parvient finalement très vite. Et je peux vous assurer que c'est grandiose.

Avancer sur ces promontoires est très impressionnant! Je ne suis pas allé au bout de certains d'entre eux. Le passage est étroit, très étroit, et, à gauche comme à droite, vous avez le vide...

Comme toujours en photo, c'est le genre d'endroits très difficile à retranscrire! Trop profond, et en même temps trop grand. Je n'ai pas assez de recul, mais j'en ai quand même trop...

Ici, une vue vers le Nord-Ouest, d'où arrive la rivière! On retrouve la forme des très grandes tables, comme je vous les ai si souvent montrées dans les fjords de l'Est.

Voilà un endroit typique. J'avance l'appareil photo, mais pas le pied! D'autant plus qu'il s'agit de roches friables, juste retenues entre elles par cette couche d'herbe.

A ce propos, le sol est très épais, et marcher sur cette herbe est comme marcher sur un trampolin. C'est fantastiquement agréable. Mais attention. Il y a dans cette herbe des millions, des dizaines de millions de grosses araignées avec un gros abdomen -je dis ça pour mes fils, ils adorent... Donc, attention, si vous voulez vous allonger! je ne sais pas si elles piquent, mais je vous aurais prévenu (e)(s). J'ai posé ma lourde veste à un endroit où j'étais obligé de repasser -il fait lourd, le ciel est laiteux, la luminosité blanche, les couleurs mauvaises. En la reprenant, il y en avait deux desuus! Je peux vous dire que j'ai secoué... Et c'est alors que je les ai vues. partout, il y en a absolument partout, c'est incroyable! peut-être se nourrissent-elles des millions de petites mouches?

Très très impressionnant!

Je ne suis pas allé au bout de celui-ci, à cause de la première partie... En plus, c'est très humide, il a plu ces derniers jours, et ça glisse par endroits. Et glisser ici signifie "dernière glissade"! Interruption définitive du récit.

Vous voyez ici l'aigle impérial laissé par la civilisation des Zhjtrolls lors de leur disparition au cours de la 49ème dynastie.

Détail sur l'aigle.

Je suis allé au bout de plusieurs avancées quand même... Presque à quatre pattes!

Je rencontre ici un monsieur d'environ 65 ans, voire plus. Il est Norvégien. Il habite Bergen. Il est photographe. Il a déjà publié un livre sur l'Islande, il y a 22 ans! Il me dit avoir vu un groupe de cavaliers descendre les gorges à cheval, dans l'eau. Le spectacle vu du bas me plairait également.

Evidemment, pas question de longer de si près! Je voulais passer quelques mètres plus haut, mais le sentier que je suivais était un sentier de moutons. Et très franchement, je ne suis pas passé là où ils passent! J'ai fait un détour.

J'ai bien pensé aller à saute-moutons de promontoire en promontoire, mais avec ma lourde veste et l'appareil-photo, j'ai trouvé que c'était un peu juste...

Sur le chemin du retour. A l'horizon, toujours l'immense champ de laves laissé par le Laki!

Admirez l'arche naturelle à gauche. Elle est superbe, et de taille importante!

Il faut bien observer pour repérer l'arche. On voit bien sûr le bas de la falaise de l'autre côté.

Entretemps, d'autres visiteurs sont arrivés.

Je vais essayer de faire quelques photos depuis le pont, pour avoir une autre perspective du canyon. je ne vpois aucun chemin permettant d'accéder à la rivière, tout est malheureusement clôturé!

Vers le champ de lave, le canyon étant à ce moment dans mon dos!

Les personnes en haut de la falaise donnent une certaine idée de la grandeur du site.

Retour sufr la route n° 1. J'ai mangé près du canyon et j'ai discuté une nouvelle fois avec le Norvégien. Il m'apprend que je peux joindre Landmannalaugar sans avoir à traverser une seule rivière, et me le prouve sur la carte. Il me reste donc un petit espoir d'atteindre ce site exceptionnel!

Ici, je suis monté sur un petit tas de lave. En regardant vers l'Est, d'où je viens. On voit toujours le petit rocher de Orrustuholl.

Vraiment immense!

Une énorme enclume est visible vers le Nord-Ouest!

Et le canyon d'où je viens est en face, cette partie sombre. Oui, je sais, il faut le savoir. Je le sais!

Il y a un peu de circulation aujourd'hui sur la route n° 1. JUe pense que je vais en avoir de plus en plus, les touristes débarquent plus nombreux de semaine en semaine.

Derrière Akitsu, le canyon, l'enclume, la lave...

Quelques kilomètres plus loin, l'aspect de la lave change. En fait, il y en a moins, et les morceaux sont beaucoup plus pointus.

Laufskalavarda.

D'autres pseudocratères comme dans le Landbrot plus au Nord.

La masse rocheuse de Hjörleifshöfdi apparaît dans ma ligne de mire. Une table rocheuse de 231 hectares, à 222 mètres d'altitude, dans le Sandur, tout près de la route, pas très loin de la mer dont on se rapproche de plus en plus.

A droite, vers le Nord!

Un bord de Hjörleifshöfdi. Impressionnante falaise de plus de 200 mètres de hauteur!

L'autre côté du vaisseau...

Des lupins ont été semés tout autour.

Ce temps laiteux m'enlève toutes les couleurs. Il fait sombre, c'est très curieux!

Vik, très facilement reconnaissable grâce à cette île, Reynisdrangar, qui lui fait face!

On reconnait tout à gauche Reynisdrangar.

Le champ de lave, parsemé d'herbe et de fleurs. On dirait une immense pampa.

Vision surréaliste vers Vik.

Les superbes falaise que la route n° 1 suit en approchant du village.

Et voilà.

La petite église. A droite, tout prtès du terrain de camping.

Le ciel est bien noir!

J'y suis. Camping pas terrible au niveau des sanitaires, eau tiède seulement, quand ce n'est pas complètement froid. Mais une grande salle commune, toujours ouverte. De l'électricité sur le terrain. Les propriétaires -que des femmes- sont extrêmement gentilles. C'est le camping sympa, beaucoup de passage, ambiance agréable de randonneurs, trekkeurs, cyclistes, qui mangent dans cette grande salle. J'aime beaucoup. Toutes les nationalités sont là, surtout Allemands, et Français, quelques Anglais.

Moins propre que le précédent, mais quelle différence! Pour moi, y'a pas photo!

Un jeune homme arrive dans le coin où je suis, pensif, avec son gros sac à dos, et regardant le ciel. Je lui dis de monter sa tente tout-de-suite... En effet, c'est très noir là-bas, et il va pleuvoir. Il me dit que oui, mais que ce ne serait pas la première fois qu'il se prendrait une averse. Il est souriant, et me semble très gentil!

Je vais faire un tour en ville, et des courses. Je repère un café-restaurant qui fait Internet avec Wi-Fi. Mon rêve!

Il y a là un gars en vélo à trois roues, de Tchéquie. Il ne parle que l'Allemand, et n'a pas trop envie de parler... Dommage.

Au camping, j'entends une moto s'approcher de ma tente, puis plus rien. Puis, on m'appèle en Français. Je sors. C'est le motard. Michel, un Italien qui ne parle que quelques mots de Français, mais c'est tellement joli... Il voulait savoir où était le propio. Les dames sont parties se promener...

On discute au moins 20 minutes. En Anglais. C'est son premier jour. Il est arrivé en avion à Reykjavik, a récupéré sa moto -une belle BMW 1200 GS comme je les aime- qui est venue par bateau, et le voilà déjà ici. Il n'a qu'une semaine. Il est de Turin. Je devine que le temps -les heures qui défilent- est très impoirtant pour lui. Il doit avoir un boulot important en terme de stress, responsabilités. Il est formidablement sympathique. Le genre de personne cultivé, correct, poli, respectueux des autres. Bref, de l'éducation, du savoir-vivre. Il me dit avoir laissé sa femme et sa fille sur la Côte d'Azur, elles détestent le froid. Il vient tout juste d'avoir 50 ans.
Je le laisse monter sa tente.

Je m'installe sous la mienne avec le PC. Ah, de l'électricité! Et gratuite qui plus est, car la fille de la dame qui m'accueille me dit au téléphone ne pas me faire payer, vu que c'est juste pour un PC. Quelle gentillesse, j'aime beaucoup ça. Génial. Je peux travailler, recharger mes batteries, trier mes photos, bien chez moi dans ma maison! Sensationnel.

Michel part au restaurant. On discute encore un bon moment avant qu'il ne parte. Puis je m'attable également, mais chez moi, dans ma chambre. Repas de roi, et surtout repas de joie. Une bonne bière avec ça, petit cadeau que je me suis offert au super-marché. Il tombe quelques gouttes, mais rien de méchant. La pluie cesse aussi vite qu'elle a commencé... Je n'ai plus envie de ressortir comme je le voulais. J'irai demain sur Internet.

Beaucoup de mouvement sur le camping. Des gens arrivent. Un groupe dans le local commun, beaucoup de rires. C'est agréable.

Et finalement, j'éteins le PC à 2h30, heure Islandaise! Fatigué, mais tellement heureux! Même à cette heure, des Allemands passent près de la tente en parlant tout haut...

La seule chose qui me dérange un peu, c'est que le camping est situé assez près d'une haute falaise occupée par un tas d'oiseaux. Décidément, je n'aime pas les oiseaux! J'ai entendu deux "flocs" sur la toile, si vous voyez ce que je veux dire. Et le guano ne représente pour moi aucun intérêt! Ils font un de ces bruits. Surtout une espèce, qui a le même cri qu'un chien en train de respirer fortement après une course. C'est ainsi que j'ai l'impression qu'un chien est en train de tourner autour de ma tente. Enervant de réalisme.

Mais tout ça ne m'empêche pas de m'endormir dès que j'ai mis le bonnet sur mes yeux... Ai-je vraiment terminé mon geste? Je n'en suis pas très certain....

 

585 photos. 162 km

Depuis le départ, 11.677 km
Depuis le départ, 27.230 photos
Compteur Akitsu, 25.688 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 142 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 332 photos

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