94ème jour

Mercredi 16 juillet 2008.

Il a fait très froid cette nuit, et je ne serais pas surpris que la température soit passée en négatif, ou tout près de zéro! Cela m'a réveillé deux-trois fois. J'ai aussi été réveillé par un bruit très étrange, et j'ai mis un moment avant de comprendre. C'étaient des cavaliers. Ils ont du rentrer au camp vers 1 heure ou deux heures du matin! Et c'est le bruit des sabots qui résonnait curieusement, et que j'ai entendu de très loin: sans doute le fait d'être couché par terre, les oreilles près du sol. La ferme fait également centre équestre!

Réveillé vers 8h30, je démarre à 10h45... De plus en plus lent!

J'ai bien aimé camper ici, finalement. On aurait dit un campement, genre oasis de bédoins, dans le désert. Et cette image est d'autant plus réaliste que le groupe de Hollandais s'est installé en carré sur les 2/3 du camp. Lorsque j'ai quitté la salle des fêtes vers minuit-minuit et demi, le ciel était tout bleu, il y avait une forte rosée, et la luminosité était très belle. Toutes les montagnes étaient roses dans le lointain, c'était très joli. Mais je n'ai pas eu le courage de ressortir avec mon appareil-photo, et je ne le regrette pas... J'en garde quelques unes comme ça, dans ma tête!

Peu après le départ, une fois sur la route 54. Un village de deux maisons, une église...

Au fond, les volcans.

Sur ma droite, celui-ci, encore tout rouge... Il y en a un peu partout. Celui-ci se trouve peu après le croisement avec la route 55 sur ma droite.

Le nombre de randonnées à faire dans ce pays est proprement hallucinant, et il est bien évident qu'une vie entière d'ermite n'y suffirait pas! Il va falloir faire des choix, mes petits amis, si vous voulez venir ici!

Au loin apparaît le Fuji-Yama.... Pardon, le Snaefellsjökull. Par-dessus le champ de laves du Eldborn. Finalement, ce petit volcan -en comparaison des autres- a craché une quantité énorme de lave!

Ces montagnes pointent à moins de mille mètres, et pourtant, ce sont d'énormes masses minérales!

Dans le champs de lave, le volcan rouge.

Il y en a d'autres un peu plus loin. J'aimerais beaucoup aller les voir de plus près, mais j'ai également des choix à faire, comme tout le monde.

Au loin, j'aperçois un immense mur naturel, très rectiligne. Une énorme barrière rocheuse. Ce pays est absolument couvert de curiosités géologiques, un vrai livre ouvert. Si vous voulez travailler dans cette branche, vous devez absolument aller en Islande, vous ne serez pas déçu (e)(s).

Très loin, sur ma droite -donc vers le Nord- une immense montagne rouge.

Je m'approche maintenant d'un nouveau complexe volcanique -je le pense, car les différents monts consituant l'ensemble sont disposés en cercle les uns face aux autres. Et si vraiment c'en est un, alors la moitié de la cuvette a disparu.

Une fois de plus, moi qui aime les montagnes, je ne suis pas déçu! Rien que ça justifiçe le voyage. Si j'étais alpiniste, si j'avais le temps et la forme physique pour ça, ce sont des morceaux de choix que j'aimerais conquérir.

L'ensemble de ce que je pense être un volcan. regardez bien au-dessus de la ferme à droite, on voit très bien les restes d'une immense cuvette.

Eh bien, mes p'tits loups, les bords de la cuvette sont encore de monstrueuses parois!

Regardez-moi ça un p'tit peu. Une fois de plus, je suis bouche bée devant cette magnifiscence.

Sur ma gauche, presque en arrière maintenant, l'Elborg, que je suis allé voir hier soir de plus près! On reconnaît sa forme très caractéristique de cône coupé en deux par la tranche, comme si un géant samouraï lui avait tranché la tête.

Je viens de contourner le monstre dont je vous parlais, et vous en fait un petit zoom de l'autre bord. Et j'aperçois avec stupéfaction que cette paroi que je trouvais grandiose ne constitiue que le premier rempart de protection. En arrière, bien plus haut, se profile un véritable mur d'enceinte, dont je me demande s'il n'est pas finalement inviolé!

Vue d'ensemble vers l'arrière.

Et maintenant, je vais vous en faire quelques grossissements.

A chaque fois que vous grossissez l'image, vous apercevez un nouveau niveau de fortifications.

Grimper à l'assaut de tels géants requiert sûrement beaucoup de courage et, surtout, de ténacité.

Et une nouvelle fois ces formes pyramidales qu'affectionnent tant les montagnes Islandaises.

Le Snaefellsjökull, bien sûr. Vous ne pouvez pas vous tromper, c'est le seul glacier de la péninsule du Snaefelsnes

Du même endroit, mais en me retournant. En ombres chinoises, deux cyclistes que je viens de croiser et saluer. J'ai dit "bravo", et ils ont répondu "merci". Français? Je ne le saurai jamais! Si vpus faites bien attention, vous devriez reconnaître encore le Eldborg, toujours visible.

Sur ma droite, faisant suite à la grande paroi que je vous montrais. Encore une très belle barrière rocheuse.

Et à nouveau l'immense montagne rouge, dans le lointain.

Et droit devant moi, à l'horizon, la calotte glaciaire du Snaefellsjökull.

Que voici au zoom.

Je suis émerveillé par toutes ces montagnes. Il y en a partout, toutes plus belles et plus imposantes les unes que les autres. A ma gauche, c'est la plaine côtière, et la mer.

Rien que pour explorer ce massif, plusieurs semaines seraient nécessaires. Les pentes et les sensations que doit ressentir un grimpeur dans un tel ensemble doivent être inouïes.

J'ai du mal à m'en détacher. Si je pouvais marcher avec des bottes de 7 lieues, sûr que je laisserais Akitsu une heure ou deux pour grimper un peu! Mais à mon allure, autant planter la tente de suite à ses pieds!

Eglise de Faskrudarbakki. Comme souvent en Islande, les très grosses fermes ont leur propre église.

Un nouveau massif montagneux dans le lointain. Je le prends en photo pour la muraille du premier plan, elle-même très imposante. Vous savez, je suis en train de longer la côte vers l'Ouest. En même temps, je longe une suite pratiquement ininterrompue de chaînes montagneuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres.

Est-ce une caldeira, ou du moins les restes d'une caldeira? Si oui, alors je n'ai pas de mot. Un géant.

Le glacier est de plus en plus détaillé.

Donc, celui-ci sur ma droite.

Cette très belle montagne-table lui fait suite. Je vais donc la longer, puis la doubler -forcément qu'à l'allure où elle se déplace, je pourrais tout-à-fait la dépasser à pied aussi. Et même vous, si vous partez maintenant.

Détail sur celle se trouvant sur ma droite. Je pense qu'il s'agit de l'Ellidahamar

Sa forme est très spéciale, et je le reconnaîtrais très facilement. Il possède un coeur de pierre que l'érosion n'arrive pas à entamer, comme vous pouvez le voir.

La table qui lui fait suite pourrait servir de modèle tant sa forme est parfaite. Un plaisir pour le regard.

Je ne vous le dirai plus, vous le connaissez bien maintenant, en tout cas presque autant que moi.

Le coeur de pierres... Un peu comme si quelqu'un avait commencé la construction d'un énorme ouvrage, sans l'avoir terminé. Mais si ça se trouve, il est en cours de fabrication. Il manque peut-être des crédits?

Zoom sur la partie gauche de la précécdente.

Un peu plus loin, la route tourne à gauche pour se rapprocher du littoral. On reconnaît la montagne dont je vous parlais tout à droite de cette châine.

Et la table, que je vais longer plus loin, car la route va tourner à droite pour suivre le continent. Et nous aussi, puisqu'Akitsu n'aime pas se baigner!

Une ferme, deux-trois maisons, une église, comme très souvent en Islande.

Quel superbe massif. J'adore définitivement les montagnes Islandaises. Elles ont une structure très spéciale, mais ce sont des monstres dans leur style très particulier, qui se s'élancent d'un seul trait depuis le sol.

Je longe maintenant un lac, situé entre la mer et les montagnes. Les fermes sont au pied des montagnes, quelques unes sont près de la côte.

Je surveille mon compteur, car d'après mes calculs, je ne devrais plus être très loin de la ferme Ytri-Tunga. Je relève la tête et... La pancarte sur ma gauche. Oui, c'est bien ça! A une seconde près, je loupe le chemin conduisant à la ferme. J'aperçois un camping-car là-bas. Demi-tour, c'est bien là.

Le chemin est caillouteux, et la couche de graviers est épaisse. Il passe la ferme que je laisse sur ma gauche, et se termine sur un parking en cercle. Ce sont des Français du 61 -L'Orne, en Normandie- qui ont le camping-car. Je m'apprête à partir vers la côte après avoir laissé mon casque et mes gants sur le guidon, quand un jeune homme au fort accent se met à me parler. Il vient d'arriver avec son épouse. Ce sont des Canadiens, de Québec, à l'accent tellement adorable! Ils viennent de passer une semaine avec des amis dans le Sud, avec un gros 4x4. Leurs amis sont repartis, ils ont pris l'avion pour venir dans le Nord, et viennent de relouer une voiture pour une semaine. Incroyable, ces Canadiens!

Je descends sur la plage. Il fait bon. A peine un souffle de vent. Si ce n'étaient les montagnes -le glacier du Snaeffelsjökull au fond-, je me croirais en Vendée.

Décidément, il fait tellement que je me dis que ma pause restaurant se fera ici. Je retourne à la moto chercher le nécessaire!

La couche de goémon est importante. Il est beau et frais, et me rappèle mon enfance, lorsque j'allais à la pêche avec mon oncle et mon grand-père sur la corniche de Croix-de-Vie en Vendée. Quelle merveilleuse odeur d'iode.

J'aperçois les Canadiens là-bas. Ils sont en train de photographier. Cool, ce doit être le bon endroit!

Yes! Ils sont là, en train de m'attendre... Ou plutôt en train de se faire bronzer...

Voilà pourquoi je me suis arrêté ici. Les guides mentionnent ce lieu, et je l'ai lu aussi sur le site de France-Islande.

Non, ce ne sont pas des rochers! Ce sont trois phoques couchés sur des roches affleurant la surface.

En toile de fond ers la tetrre, la si belle masse montagneuse!

Ah. On daigne me dire bonjour...

Ici, un autre est couché comme le sont parfois les chats. Vous savez, dns une position incroyable. Et des canards sont juste à côté!

Là-bas, sur la plage, on distingue des gens. Ils sont près du parking.

Oui, à gauche aussi, c'est un phoque, et non un rocher comme je l'ai cru au départ!

Ah, c'qu'on est bien, quand on est sorti d'son bain... En plus, un huitrier-pie fait le guêt!

Celui-ci s'avance en douceur parmi les autres, dont la robe ressemb le à celle de grosses limaces. Lui, il est complètement différent! Un jeune (?) ou une autre espèce (?).

Et ces majestueuses montagnes derrière la plage. Comme c'est beau ici aussi!

Un petit nouveau qui arrive, pour se hisser sur le rocher le plus élevé!

Et voilà! Ouf, je vais pouvoir dormir un peu!

Mais si, t'es beau toi aussi!
Je suis toujours ébahi par cette position tenue par les phoques, qui semble bien défier les lois de la pesanteur! Mais comment font-ils? J'ai essayé de bouquiner dans cette position mais, ma foi, je ne tiens que 5 secondes, à peine le temps d'ouvrir le livre, et je ne la trouve pas confortable! Quel est le secret?

Ah! le bonheur à l'état pur! Séquence "joie de vivre" dans la communauté des phoques!

Et pendant ce temps, je mange, devant eux, sans faire de bruit, sans bouger. petit à petit, ils s'habituent à ma présence.

On s'approche doucement...

On vient me voir de plus près... Le regard n'est pas très franc, observez bien comme il est biaiseux...

Alors, qui observe qui maintenant?

Pendant ce temps, un autre se prélasse dans le goémon, tout près du bord!

La vie de phoque ne semble pas trop mauvaise non plus, n'est-ce-pas?

Je me suis mis à siffler l'air de la chanson "A la claire fontaine... que je m'y suis baignée". Et voilà que ça réveille mes phoques. Tous redressent légèrement la tête -très légèrement, faut pas trop se fatiguer non plus- et ouvrent les yeux! Le temps de la photo, pas une seconde de plus! Merci les amis.

Bon, c'est pas tout ça, les gars -et les filles, je ne sais pas faire la différence....-, mais la mer monte, et vous n'êtes pas très nerveux!
Quand je vois ces tas de goémon, je suis émerveillé. Nos rochers sont devenus presque sans vie, le goémon est grillé, quand il en reste! Je me souviens être tombé plus d'une fois sur les rochers sans me faire mal grâce à cette épaisse couche que nous avions aussi. Un enfant maintenant se blesserait sérieusement en cas de chutet!

Les fermes sur le littoral.

Vers le bout de la péninsule du Snaeffelsnes, et le Snaeffelsjökull que l'on distingue, avec son chapeau blanc.

Ytri-Tunga, la ferme aux phoques.

Bon, ben... Salut, hein!

Ah c'qu'on est bien, quand on est dans son bain....

Le Fuji Yama... Hummmm non, le Snaeffelsjökull...

Dernier regard sur cette belle plage. Direction le glacier maintenant!

Il y a des cygnes sur ce lac. De superbes cygnes sauvages. Que c'est beau!

Plusieurs se font suite, les montagnes se reflétant dans leurs eaux. La taille des fermes vous donnent une vague idée de la taille des montagnes au pied desquelles elles sont adossées.

La mer est sur ma gauche.

Il s'agit ici d'un zoom sur les montagnes de la photo précédente.

Quelle pyramide splendide. Une forme presque parfaite.

Détail sur la pointe...

Le pied de la montagne semble très nourricier, car de nombreuses fermes se sont installées tout du long, sur toute la péninsule.

Une très longue ligne droite dans la plaine. J'ai du mal à obliger Akitsu à s'arrêter en plein élan pour faire cette photo! Il y a ces petites fleurs blanches un peu partout, les mêmes qui poussaient en Irlande sur la tourbe. La fleur ressemble un peu à celle du coton. C'est magnifique, dans le vert des prés.

Au loin, j'aperçois ma route qui va prendre de l'altitude pour contourner ce bastion et poursuivre vers la pointe.

Une cascade tombant des hauteurs. Remarquez, l'inverse serait très curieux, quoi que. Il y a une cascade en Islande, je ne sais plus laquelle, qui permet d'observer ce curieux phénomène où, lors de grosses rafales de vent dans le bon sens, l'eau est repoussée vers le haut... Mais je vous rassure, elle finit toujours par retomber!

Zoom sur le Snaefellsjökull. A droite, la route 54 continue vers Olafsvik, sur le littoral Nord de la péninsule. Pour ma part, je vais à gauche, sur la 574, vers Anarstapi.

Au croisement avec la 574, vous pouvez admirer cette cascade. C'est la Bjarnarfoss.

La montagne en arrière est très impressionnante, et attire mon regard. Elle est entièrement lisse. Enfin.... comme si quelqu'un avait broyé la roche et déversée en un immense tas de graviers avec une immense pelle mécanique. Ou bien un dieu s'est amusé avec ses mains et en a déversé le contenu comme ça!

Je fais un zomm sur cette pointe acérée qui ressort.

La voilà. Une partie plus dure qui a su résister à l'érosion environnante! Oh, fantastiques montagnes Islandaises!

Comme toujours dans ces plaines d'Islande, l'immensité est là. En roulant à 80 km/h, vous voyez les montagnes avancer lentement dans votre champ de vision. Et ma foi, je n'aimerais pas faire le chemin à pied, car il doit paraître bien long! C'est le genre d'endroit ou tu dis "Chérie, on est arrivés, regarde, c'est là-bas", et 4 heures plus tard, elle te répond "Dis-moi, on marche sur un tapis roulant qui tourne en sens inverse, ou quoi? On n'a pas avancé d'un pouce!". C'est ça aussi, l'Islande....

Bjarnasfoos à nouveau, mais sous un autre angle, permettant de mieux apprécier la chute!

Une fois ce massif contourné, me voici face à une nouvelle plaine. Et une nouvelle montagne, de celles que je préfère entre toutes. Les montagnes couronnées colorées!

La nouvelle plaine qui se termine à Anarstapi.

Les plus grosses roches ont dévalé la pente. L'herbe arrive à pousser par endroits jusqu'à la muraille sommitale. Quelle merveille!

Une autre terrible pyramide se dessine dans le lointain!

Le glacier du Snaefellsjökull, avec ses mamelons pointus. Un Islandais me dira deux jours plus tard qu'il le voit régresser d'année en année à une vitesse incroyable, et qu'à ce rythme, il est certain que dans dix ans, il n'y aura plus rien!

Connaissez-vous le livre "Voyage au centre de la terre" de Jules Verne. Un livre que j'ai lu plusieurs fois, et qui m'a fait rêver, rêver.... Pour aller au cenhtre de la terre, le personnage principal se rend en Islande et descend par le cratère d'un volcan. C'est celui-ci! Si vous n'avez pas lu ce livre, alors courrez le chercher à la bibliothèque de votre ville, ou achetez-le! C'est une pure merveille.

Un champ de laves apparaît maintenant, absolument magnifique, près de Budir. C'est le Budahraun (Hraun = champ de laves)

La route s'élève, permettant de découvrir l'immense plage de cette baie, et la plaine qui la jouxte. On reconnait la superbe montagne colorée que je vous présentais plus haut.

D'ici, on découvre la péninsule du Snaeffelsnes dans son intétgralité. Au second plan, le petit monticule est le Budaklettur, le volcan près de Budir. Je voulais y aller, mais ce sera finalement pour un autre voyage!

La montagne surveillant Anarstapi, et qui fait la pointe Sud de la péninsule, juste au-dessous du glacier.

Me voici donc arrivé à Anarstapi. Ville minuscule, le camping est facile à trouver. On le voit de loin. Un chemin de très mauvaise qualité en fait le tour. Les sanitaires sont de très mauvaise qualité, sales, en partie cassés. Le camping est moche, voire très moche. Pas de réception. Je questionne un couple de jeunes en train de monter leur tente. Ce sont des Belges, mais ils ne parlent pas le Français. La réception est en fait à l'hôtel juste à côté. Le gars est à peine aimable. Oui, il y a l'électricité sur le camping, allez voir, car je n'y suis jamais allé, me dit-il! Incroyable, je crois rêver! Je retourne voir. Il reste une prise. Je dois par contre monter la tente près du "cagibis" -il n'y a pas d'autre mot- servant de sanitaire! Et le prix. 1500 pour une tente! Quoi? Le plus cher de toute l'Islande. Une femme me dit que c'est le même prix, quel que soit le nombre de personnes. Je n'ai donc pas de chance, mais c'est comme ça. Plus 450 pour l'électricité. Soit une facture de 1950 ISK (16 euros) pour un camping minable, sans eau chaude, sans douche -elle est en morceaux..., d'une hygiène en-dessous des normes -deux des quatre WC sont inutilisables tellement ils sont sales! Je n'ai pas le choix. C'est un parc national à partir d'ici, il n'y a donc aucun autre camping, sauf du côté Nord de la péninsule. Je prends, mais je note.... Donc voilà, mes amis, évitez à tout prix ce camping, c'est une horreur!

Pourtant terriblement bien situé, il pourrait, à peu de frais, être excellent! Les propriétaires sont des andouilles, c'est très dommage. D'ici, vous avez la totalité de la côte Sud de la péninsule sous les yeux. La vue est imprenable, un des meilleurs panoramas d'Islande, pour ma part!

Il est rempli d'Islandais en vacances. Ils semblent le trouver bien, mais j'ai remarqué que les Islandais sont très peu regardants quant à l'hygiène et la qualité de leurs campings. En fait, sur ce genre de campings, je vois très peu de touristes, surtout des autochtones. Je ne sais pas si je dois généraliser à partir de ma petite expérience, je ne crois pas, du moins, je l'espère!

Dans la soirée, un Français est venu me parler -il a vu ma plaque d'immatriculation- pour me demander comment est le camping. Je ne me suis pas privé pour le dissuader de s'y installer. Il est reparti. Cool, ils ont perdu 1.500 ISK grâce à moi! Voilà qui compensera un peu le prix de ma place...

La vue derrière moi vers ce bastion fortifié! Je vous l'ai dit, le cadre est d'une magnifiscence! Mais à cause de ce camping, je vais repartir demain matin, c'est clair! C'est pourquoi je ne vais pas aller randonner à Budir. Ils me font perdre plusieurs randos, car je comptais rester deux jours ici, tellement le nombre de balades à faire est important et intéressant.

Par contre, il n'est que 17 heures, et le temps est superbe. Je vais donc visiter les environs immédiats, pour rentabiliser au mieux le temps qui m'est imparti.

Le téton sommital du Snaeffellsjökull.

Je prends Akitsu et pars à Hellnar, le village situé juste à côté, à quelques kilomètres à peine. Ici se trouve le Centre d'Information du Parc National. Il est très bien fait, mais l'accueil est très froid. Le parking est indécent! Il ne m'est pas possible d'y risquer la moto. Je dois rester ici, en pleine pente, sur la route! Par contre, les photos sont très belles, notamment des paysans Islandais de la région, en noir et blanc, du début du 20ème siècle.

On voit au fond toute la péninsule. Comme à Anarstapi, le panorama est imprenable. Je voulais visiter le Centre avant sa fermeture. Maintenant, je redescends au parking que l'on devine en bas de la côte -sinon, c'est le plongeon..., car j'ai vu en y passant un très joli site naturel à visiter.

En passant, l'église de Hellnar sur la colline.

Me voici donc au parking. Il y a ici de superbes falaises. Les couleurs blanches sont dues au guano. Eh oui, elles sont occupées par des milliers d'oiseaux, et le bruit qu'ils font est effrayant. Rien qu'en regardant cette photo, ce vacarme me revient instantanément aux oreilles, comme si j'y étais!

Au loin, de l'autre côté de la baie, on reconnait la belle montagne colorée que j'ai longée tout-à-l'heure!

Derrière moi, le bastion d'Anarstapi.

Un sacré morceau aussi, celui-ci!

Descente vers la falaise. A pied, avec mon chargement: appareil-photo, caméscope... C'est très escarpé, évidemment.

On dirait les pages abîmées d'un bouquin. Je n'ai jamais vu de telles formations, mais c'est, une fois de plus, d'une très grande beauté naturelle!

Je ne parviens pas à vous reproduire le site sur photo. Il s'agit en fait d'une vaste cavité, comme une cathédrale, ayant plusieurs entrées et sorties vers l'océan, et même sur la colline, sous forme d'arches. C'est un site absolument superbe.

L'eau est absolument transparente. On l'entend pénétrer au fond, et on l'imagine ressortant de l'autre bord.

Et toujours, en toile de fond, la péninsule du Snaeffelsness.

Le mille-feuille, vu par-dessus.

Les oiseaux sont bien là. Quelle vie! Comme s'ils étaient punis, le dos au mur, sur quelques centimètres d'espace! La promiscuité, les cris... Le stress doit y être au maximum!

Vue vers le parking, et le tout petit port.

Derrière moi, la forteresse-phare.

Enfin, une vue de l'arche. Sur la droite, une cavité débouche comme une cheminée sur la colline.

Vers le Sud-Ouest de la péninsule. Au-delà de cette falaise, la côte est à nouveau plate. Elle est formée de la lave qui a dévalé les pentes du Snaefellsjökull.

La petite plage de sable noir juste au pied du parking.

Je retourne maintenant à Anarstapi. En arrivant sur la route principale, je ne peux résister à l'attrait de cette montagne-phare du bout de la péninsule.

Zoom vers les hauteurs. Une pointe plus dure, qui résiste davantage aux vents et aux gelures de l'hiver, pour le plus grand plaisir de mes yeux!

Au loin, la petite chappèle de Hellnar.

Quelques zooms sur le Snaefellsjökull et ses mamelons, ou plutôt ses têtons.

Budir et le Budaklettur, et la péninsule longée aujourd'hui.

Arrivée à Anarstapi par le Nord, cette fois. Sur ma gauche, le bas de ma forteresse, celle qui veillera sur moi cette nuit!

Vers son sommet.

Tout en haut. La végétation y est montée, jusqu'au sommet. Comme je vous le disais, une très belle citadelle.

La lave solidifiée en bas de la montagne!

Et voilà. Anarstapi, mon nouveau domicile.

Une statue à l'Islandaise, près des falaises d'Anarstapi. On la voit depuis le camping. Elle est constituée des pierres prises sur place. Très joli.

Un joli sentier conduit vers les falaises. je décide d'aller voir de plus près avant de retourner à la maison.

Les falaises sont vraiment superbes. Elles sont constituées, à leur base, de colonnes de basalte du plus bel effet!
Et constellées du blanc du guano déposé par les oiseaux, du plus mauvais effet...

Une grotte naturelle, du sable noir. Toute la beauté de l'Islande.

Détail sur la roche. Quelles forces gigantesques ont créé ces structures?

De l'autre côté, vers l'Est.

Je n'ose trop approcher du bord, certainement friable.

En tout cas, cette corniche est vraiment superbe, et je suis heureux d'être venu jusqu'au bord.
De toute façon, je sais que j'ai loupé des milliers de sites, car tout est beau sur cette île. Pratiquement!

Vers la statue de pierres.

Il y en a partout. J'aime beaucoup leur chant. Ils sont sympas, vous tournent autour à distance, se posent de préférence sur un monticule, ou un poteau, et chantent.

Rappelez-vous de l'arche de Vik, à Dyrholaey. On en fait tout un plat sur tous les sites traitant de l'Islande. Pour ma part, celle-ci est beaucoup plus jolie!
Encore une merveille naturelle.

Et comment trouvez-vous cette petite île surgie du fond de l'océan? Incroyable, n'est-ce-pas? Encore un prodige de Dame Nature!

Et plus loin, ces chapeaux de basalte, comme de petites tours de garde. Un festival de grâces naturelles, ce petit morceau de littoral Islandais.

Le premier est un chapeau à la mode des années 50... Le second est plutôt du genre haut-de-forme british.

Je plonge l'appareil-photo vers le bas de la falaise. Comme c'est beau, une fois encore. Un photographe pourrait bien passer sa journer à longer ce rivage, et remplir plusieurs cartes-mémoire...

Non, ce ne sont pas des alumettes!

Mais des troncs d'arbre, ce qui vous donne une idée de la taille des galets! Ces troncs proviendraient de Sibérie, après avoir passé des mois, voire des anneés en mer. Ce bois est absolument imputrescible. Les Islandais ont beaucoup construit avec ces trons d'arbre.

Le terrain de camping.

Dernier regard vers la péninsule, avant de rentrer sous la tente.

 

Encore une journée mémorable, une de plus! C'est sans arrêt, ici. Ce soir, la seule ombre au tableau est celle du camping. Heureusement, la beauté des lieux compense!

 

547 photos. 101 km

Depuis le départ, 12.764 km
Depuis le départ, 31.228 photos
Compteur Akitsu, 26.775 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 136 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 332 photos

Page précédente: Péninsule du Snaeffelsnes
Page suivante: 95ème jour


Depuis le 06/06/2005 Visites:852738 Aujourd'hui :226 Maintenant:6 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)