95ème jour

Jeudi 17 juillet 2008.

Réveil à 9 heures! Et moi qui voulais partir de bonne heure! Car j'ai décidé hier soir avant de m'endormir que j'irai ce matin faire la 570 sans mes bagages, depuis le temps que je veux me faire une piste -enfin, ce n'est pas une "Fxxx", il n'y a aucun gué à passer- de l'intérieur. Je reprendrai mes affaires au retour, car il est hors de question de passer une seconde nuit dans ce camping!

Il est dix heures pile lorsque je pars. Le temps est très beau. La montagne juste derrière le camping est éclairée de façon extraordinaire, et parait bien moins lugubre de cette façon qu'hier soir. C'est le Stapafell, et il ne fait "que" 526 mètres d'altitude! Mais comme toujours, d'un seul tenant! Un beau morceau!

La piste commence tout près d'Arnastapi, et je suis aussitôt dans l'ambiance.

C'est vraiment dommage que je sois en contre-jour devant ce superbe spectacle. La totalité de la côte Sud de la péninsule de Sneaffelsnes s'étale sous mes yeux émerveillés.

La pente est raide, mais Akitsu s'en joue comme d'une petite bosse. Elle aime grimper, c'est sûr. Moi aussi, tant que je n'ai pas besoin de pédaler... Et là, c'est bien le cas. Confortablement assis dans mon fauteuil, la poignée très faiblement ouverte, tranquillement. Le bonheur, quoi!

A peine quelques centaines de mètres plus loin, une pancarte m'indique une curiosité. Sönghellir. La grotte qui chante. Elle est tout près, deux cent mètres environ. C'est jouable, malgré mon casque, mes gants, mon gros blouson, sous un soleil de plomb!

Elle est couverte d'inscriptions, certaines très très vieilles. Mon flash répond très mal, je ne peux pas photographier tout ce que je voudrais.

Ce lieu est absolument magique. Bon, heureusement que j'avais gardé mon casque, faute de quoi je me serais ouvert le crâne en rentrant. L'ouverture est très petite, et il faut rentrer accroupi. Mon casque a encaissé les deux chocs, coup sur coup! Ouf!

Il fait sombre, très sombre, totalement noir tout au fond. La grotte est petite, du moins ce que j'en vois!

Alors maintenant, l'écho. Il est tout simplement inouï. La résonnance est fabuleuse! J'aurais vraiment aimé écouter de la musique dans ce lieu!

Lisa y est venue en 1749. Rendez-vous compte!

L'entrée de la grotte.

Je remonte vers Akitsu, presque en nage tellement j'ai chaud!

Vers l'Est. Au premier plan, le champ de laves que je traverse. Au second plan, la baie de Breidavik avec ses sables roses. Derrière, l'avancée de Budir et le Budaklettur. Ensuite, la baie de Budavik, dans laquelle j'ai vu les phoques hier. Puis toute les montagnes de la partie Sud de la péninsule. Je vous le disais, un panorama incomparable!

La couche de gravillons est assez épaisse, mais en même temps, elle est plutôt bien tassée, de nombreux véhicules ont du se charger de ce boulot! Je m'approche du glacier.

Je la vois qui serpente dans le champ de laves.

Mine de rien, ça grimpe assez dur. Derrière moi, l'océan, du côté d'Hellnar, où je suis allé hier soir.
Le bleu foncé, c'est la mer.

Le bleu, de ce côté, c'est le ciel.... Ne riez pas, car tout-à-l'heure, ce sera à nouveau la mer.... de l'autre côté de la péninsule, puisque cette piste la traverse de part en part.

Coup d'oeil en arrière sur le Stapafell. On aperçoit Anarstapi en bas, et ses falaises.

Le Stapafell.

Juste à droite du Stapafell, sur la côte, c'est bien sûr Hellar.

Encore le Stapafell. C'est une très belle montagne.

Whouahhh. Fantastique. Je ne peux pas vous décrire ce que je ressens, mais je suis en symbiose totale avec le paysage, avec le lieu. C'est magique.
Je suis totalement seul, je n'ai encore croisé personne, juste un van stationné en bas de la piste.
Lorsque je coupe le moteur d'Akitsu, quelque chose attire mon attention. Je regarde et je ne vois rien.
Et puis soudain, je comprends. Le silence. Le silence absolu, total. Pas un seul cri d'oiseau, pas un seul mouvement, rien.

Le téton du Snaeffellsjökull est un gros téton, bien plus que je ne le pensais!

J'ai dépassé les pentes descendant sur la mer. Je ne vois plus que l'océan à perte de vue.

Et ça monte toujours, mais un peu moins maintenant. J'ai l'impression que j'arrive sur une sorte de plateau.

Je suis désormais plus haut que le Stapafell, dont je ne vois plus que la pointe. la piste s'élargit. Elle disparaît presque dans le paysage.
Et c'est ce qui est magique.

A ce moment précis, j'ai dépassé le stade de l'émerveillement. J'ai l'impression de faire partie du paysage, d'en être! Je ne suis plus un homme qui pense, réfléchit, analyse... Non, pas du tout. Je suis. Un point c'est tout. C'est la première fois, dans tous mes voyages, que je ressens cette plénitude totale.

Pourtant, je viens de dépasser une voiture stationnée sur le bas-côté. Il n'y avait personne. sans doute des gens partis sur le glacier, qui se trouve sur ma gauche.

Détail sur le glacier, et les oreilles de chat. Je l'ai déjà dit plusieurs fois. cette configuration d'un sommet avec deux oreilles comme ça, je l'ai très souvent vu en Norvège du Nord, et aussi plusieurs fois en Islande.

Coup d'oeil arrière. la voiture que je viens de dépasser. Des gens ont ouvert le coffre. En bas, la côte et, curieusement, Hellnar qui apparaît.

Voilà la route d'un motard radieux qui a atteint ce qu'il recherche. Devant moi.

Sur ma droite. A nouveau, la péninsule réapparaît! Quel spectacle!

Pendant que je prends mes photos, la voiture que j'ai dépassé arrive à ma hauteur. Ce sont deux jeunes Français, qui s'arrêtent pour me dire bonjour. Ils roulent au pas, n'ayant pas de 4x4. Ils sont comme moi, émerveillés.

Montagnes lunaires? Montagnes Martiennes?
Non. Tout simplement montagnes Islandaises! Incroyables montagnes Islandaises.

La grande plaine longée hier. On voit distinctement les lacs dont je vous parlais, et qui se trouvent entre la mer et les montagnes. Prodigieux!

Pendant que je prends ces photos, je vois mes deux Français qui reviennent. Ils s'arrêtent à ma hauteur et me disent qu'ils ont fait demi-tour, car il y a une terrible côte à grimper qui leur fait peur. Ils préfèrent ne pas prendre de risques. Leurs paroles m'inquiètent un peu, vosu vous en doutez. On verra. Arrive alors un énorme 4x4 Islandais, qui s'arrête prendre des photos. Peu après, un engin mécanique monstrueux, avec une remorque sur laquelle se trouve une grosses cabine, du genre bureau d'accueil d'un chantier. Rien ne les arrête, ces Islandais! je me dis que s'ils descendent avec ça, je dois pouvoir monter... Je suis obligé de mettre Akitsu sur la lave, car ils ne peuvent pas passer, leur engin dépassant largement de chaque côté.

J'en profite pour questionner l'Islandais avec son énorme 4x4, s'il est déjà venu. Oui, aucun problème pour la moto. Oui, une petite côte. Partez devant, je vous couvre, et si vous tombez, je vous ramasserai et vous monterai! Sympa. Et très sérieux, avec ça!

Et effectivement, il m'attend, et reste derrière moi pendant toute la montée. Je m'arrête faire des photos, il s'arrête aussi pour en faire. la classe!

Oui, effectivement, ça grimpe sec. mais Akitsu, comme toujours, aime bien les côtes, et ça ne la dérange pas du tout. La route a fait un angle à 90 degrés, et je monte plein Ouest, vers le glacier. Ce qui fait que la totalité de la péninsule de Snaefellnes est excatement dans mon axe.

Le Stapafell est maintenant loin et bien en-dessous de moi. On distingue la route au centre.

Zoom sur la plage rose de la baie de Breidavik.

Vers les sommets environnants. Admirez les jeux d'ombre avec les crêtes. Non, ce n'est pas une peinture sortie de mon imagination, mais une montagne sortie des forges de Vulcain!

Cherchez le végétal....

Zoom sur le glacier.

Je pense être au sommet maintenant, compte tenu de cette grande descente, qui m'inquiète bien davantage que la montée. Mon Islandais est parti devant, c'est donc bien ça. Je suis soulagé, et un peu surpris par la réaction des Français. Mais assis dans l'habitacle d'une petite voiture, l'impression devait être énorme. De toute façon, ils ont eu raison de faire demi-tour s'ils ne le sentaient pas.

Cette partie rocailleuse a été plus difficile à négocier avec Akitsu. La route est vraiment à flanc de la montagne.

Et j'aperçois la mer de l'autre côté. Maintenant, je sais que je vais avoir une belle descente, avec de délicats passages. Et la descente, vous le savez, ce n'est pas ce que je préfère, loin s'en faut!

C'est parti... Au fond, le glacier dont je m'éloigne maintenant.

Un petit coup d'oeil en arrière. C'est bien ce que je pensais, il est en train de me surveiller, le Snaefellsjökull, avec son air de ne pas y toucher. Comme c'est un volcan en sommeil, je n'aime pas trop l'avoir sur mes fesses, et j'ai maintenant envie de me dégager de son emprise. Mais sans faire trop de bruit, pour ne pas le réveiller!

Là-bas, c'est le Breifafjördur, immense fjord, je dirais plutôt un golfe.

Et au loin, dans la brume, ce sont les fjords de l'Ouest, mes prochaines étapes!

Une très belle descente, que je négocie tout en douceur, très calmement.

Je laissse Akitsu glisser à son rythme, enfin, je la bloque entre deux rapports quand même.

Coup d'oeil sur ma gauche. J'aperçois Olafsvik.

Les nuages commencent à s'amonceler au-dessus de la tête du volcan-glacier. Je ferais bien de ne pas trop traîner, car j'ai quand même du boulot. Je dois retourner au camping, déplier la tente, et trouver un autre camping, de préférence celui de Stykkisholmur.

Et ça devient bon, j'approche de la côte. Il reste sans doute encore deux-trois virages à négocier. je me méfie toujours, avec la montagne, car tu crois parfois en avoir terminé, et tu as encore une passe difficile à traiter.

Effectivement, ce n'était pas terminé!

La dernière pente. pas facile de s'arrêter là-dessus. Un petit coup sec sur le frein avant, et tu te retrouves le derrière par terre, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire!

Olafsvik et sa belle plage.

pas beaucoup de place libre pour étendre ma serviette aujourd'hui. je m'en doutais, avec ce beau temps, que la plage serait remplie!

Je fais un break à l'office de tourisme, après avoir rempli le réservoir d'Akitsu, que je ne voulais surtout pas remplir à la pompe près du camping, certainement gérée aussi par l'hôtel. J'estime leur avoir donné assez d'argent, à ces bandits! Je croyais y trouver Internet, mais ils m'envoient à l'hôtel à côté. Super sympa. La fille à l'accueil me dit de m'asseoir où je veux, de me brancher où je veux, c'est en accès WiFi, et c'est gratuit. Là, je dis "bravo" et merci beaucoup. Je peux enfin donner de mes nouvelles à tout le monde, et les rassurer sur mon sort. pour le site, on verra ça quand il pleuvra. Pour l'instant, il fait beau, donc je roule! Du coup, je passe quelques coups de téléphone, et le temps passe vite...

Je reprends la 574 pour faire le tour de la péninsule du Snaefellsnes. La route est belle, je trace. 90/100, il y avait longtemps.

Le paysage est grandiose. je traverse un éorme champ de lave, celui du Neshraun, recouvert d'herbe et non de mousse. Là, partout, il y a des sentiers de randonnée, des tats de choses à voir. mais à cause de ce camping, je ne peux pas.

Puis la route se rapproche des volcans et s'éloigne de la façade maritime.

Un peu partout, des cônes de toutes les couleurs, du rouge au noir. C'est invraisemblable.

Ici, le cratère du Saxholl. Comme j'aurais aimé le gravir, si j'avais un peu plus de temps.

Il est facile, en plus! Je vois des gens en descendre.

Je vois un énorme nuage en ttain de se former sur les pentes du Snaefellsjökull, qui masque complètement le glacier! Je suis heureux de l'avoir traversé ce matin!

Les cratères volcaniques du Holaholar, toujours dans le champ de lave du Neshraun.

certainement encore de bien belles randonnées. Vous pouvez passer plusieurs jours dans ce coin si vous avez un peu d etemps devant vous, il y a vraiment de quoi faire!

La pluie me rattrape, et même bien. Je traverse une très belle averse, et bien que roulant à 100, j'ai du mal à m'écarter de la bourrasque, que je vois très distinctement remonter vers le volcan. Le vent est très violent depuis que j'ai quitté la façade Nord de la péninsule. En fait, je roule ici sur la partie la plus à l'Ouest, et les vents y passent avec force, ce qui me semble logique.

Ouf, passé. J'ai évité la partie noire de la douche!

Au loin, deux formations géologiques curieuses.

Et voici la façade Ouest du Snaeffellsjökull. Ce n'est qu'une immense coulée de lave. On voit très distinctement les différents flots de matière qui se sont écoulés du monstre!
Jamais je n'ai vu ça sur aucune montagne. L'épaisseur des coulées est gigantesque, et tous ceux qui étaient en-dessous ont forcément été changés en statues de pierre....

Et l'orage se déchaîne sur le volcan. je ne voudrais pas être là-haut en ce moment!

Une vielle ferme abandonnée. Il y en a plusieurs à visiter sur cette côte.

Et que vois-je à l'horizon? Hein? Comment?

Le Stapafell, oui, vous avez raison, c'est bien lui. Anarstapi est à son pied. J'arrive!

Encore une superbe coulée de lave, extrêmement bien visible.

Un petit lac en approchant du Stapafell.

Ici, le Stapafell juste avant la route descendant à Hellnar.

Lorsque j'arrive au camping, il est déjà 15h30! Et vous savez quoi? je n'ai toujours pas mangé!
Et vous savez quoi? J'ai faim!

En même temps, je vois l'orage traversé tout-à-l'heure qui remonte à toute vitesse vers Anarstapi. On dirait presque une tornade!
Du coup, je mange mes céréales tout en pliant la tente! Et je fais vite, vous pouvez me croire, car je n'ai aucune envie de me retrouver avec une tente trempée.

Ouf, réussi. Tout est rangé. maintenant, je peux terminer mon repas tranquillement. En même temps, l'orage s'est comme volatilisé en approchant de la mer. Violence des phénomènes météorologiques, je comprends que des prévisions à ce niveau soient impossibles!

Je reprends la 54 jusqu'à Budir, partie de routet déjà effectuée hier soir dans l'autre sens.

La superbe montagne de ryolithe.

Fantastiques coloris d'une montagne Islandaise!

Les fermes de Gröf.

Le Budaklettur dont je vous ai parlé hier soir.

Ici en gros plan, le contour du cratère, qui se trouve bien sûtr au sommet! Encore un que j'aurais bien aimé escalader, surtout qu'un sentier y a été aménagé!

La plaine de Breidavik.

La baie de Breidavik. Au premier plan, le champ de laves du Budahraun.

Zoom sur la baie et ses plages. Je tourne à gauche, je prends la 54 qui va vers la côte Nord due la péninsule, que je traverse donc deux fois aujourd'hui.

La route s'élève rapidement, et passe en "gravel road" très vite. Une route gravillonnée, comme je ne les aime pas, avec une bonne couche de gravier pas tassé!

On aperçoit le belle cascade de Bjarnarfoss, photographiée hier dans la soirée.

L'immense plaine apparaît dans toute sa grandeur. le panorama est superbe!

Ma belle route 54...

Vue arrière sur le Stapafell, eh oui, encore lui, sous un autre angle!

Dernière vision sur cettet côte Sud de la péninsule.

La baie de Budavik, où se prélassent très certainement les phoques d'Ytri-Tunga!

Je retrouve le goudron pour une petite portion.

Et à nouveau les graviers! Pour la descente vers l'immense Breidafjördur, comme ce midi!

Au fond, les fjords de l'Ouest, bien sûr!

Derniers virages.

Olafsvik sur ma gauche. Pour ma part, je tourne à droite maintenant!

la façade Nord de la péninsule est complètement différente! C'est une façade de fjords qui se suivent. Au niveau du paysage, c'est plus agréable que de suivre une grande plaine.

Sur ma droite, les montagnes du centre de la péninsule. Pour les randonneurs et alpinistes, il y a de quoi s'occuper pendant plusieurs années rien que sur cette péninsule!

Un cratère absolument parfait. Sans doute le plus beau depuis mon arrivée en Islande. C'est surtout la hauteur du cône qui est géniale! Jules Verne aurait dû prendre celui-ci comme point de départ vers le centre de la terre! Eblouissant. Avez-vous vu ce canyon-fissure au premier plan? Quand je pense au nombre de jours d'aventure qu'il serait possible de vivre dans cette péninsule! Pas la peine de se lancer dans la grande traversée du pays. Déjà rien qu'ici...

Regardez tout ce qu'il y a à voir, rien que sur cette photo! Des terrasses, des vallées, des crevasses, des cônes derrière lesquels je devine un cratère...

Très loin au-dessus des fermes de Tröd, une immense caldeira effondrée. Que de montagnes à explorer!

Le lac devant Mavahlid.

Encore une montagne de ryolithe.

L'histoire géologique de ce pays est un livre énorme!

On aperçoit la route en bordure de mer qui va contourner ce nouveau vaisseau! Eh oui, ça y est, je les retrouve, ces énormes navires pointés vers le large, gardant les entrées de fjords, et que j'aime tant!

En me retournant, j'aperçois encore une formation monstrueuse! Trois cônes les uns à côté des autres. Superbe!

Vue arrière au-dessus du lac. Regardez encore ces immenses gradins naturels! Le contour d'une très grand cratère?

Vers le sommet de cette montagne, encore des barrières naturelles, sur deux niveaux.

Sur ma droite, une très belle plage de sable noir. J'ai été obligé de poser Akitsu de ce côté, la route penchant dans le mauvais sens pour mettre la béquille en place! Ici, elle est en équilibre instable dans du gravier.

Du même endroit, on aperçoit le petit lac.

Quelques centaines de mètres plus loin, au sommet d'un superbe côte. Vue arrière sur le Snaefellsjökull.

Que voici.

Au zoom, vous devriez reconnaître ses tétons sommitaux.

Vers l'avant, un nouveau groupe de bâtiments de guerre, aux formes aussi diverses que les vrais.
Et c'est bien normal. Un torpilleur ne peut avoir la même forme qu'un sous-marin ou un porte-avions!

Le porte-avions, on sait duquel il s'agit!

Mais celui-ci est vraiment très particulier! Encore une de ces fabuleuses montagnes tabulaires Islandaises, que l'on retrouve sous toutes les tailles et sous toutes les formes.

L'avant du porte-avions. En arrière, un sous-marin de la dernière génération, avec son éperon éventreur!

La baie de Latravik. Je pénètre dans le Grundarfjördur.

N'est-ce pas proprement incroyable de voir une telle montagne? Et vous savez quoi? J'aimerais marcher sur son plateau, tout en haut, et en faire le tour!

Et celle-ci, c'est le Kirkjufell, la montagne-église, 463 mètres de haut, d'un seul bloc. La montagne-église.

Celle-ci fait 725 mètres. Elle précède les montagnes du Helgrindur (les portes de l'enfer), à 988 mètres, dotées de cols recouverts de neiges éternelles, et de corridors où soufflent de terribles vents! Je vous l'ai dit, les montagnes de cette péninsule sont à elles seules un paradis de grande sauvagerie!

Ce mont de 725 mètres que la route contourne très sagement à sa base -et c'est bien ce qu'elle a de mieux à y faire- est un véritable colosse! C'est le Kistufell.

Hellnafell, peu avant d'arriver à Grundarfjördur.

Grundarfjördur. Cette petite ville est de loin la plus jolie que je vois depuis que j'ai débarqué en Islande, selon mes critères très personnels. Très propre, très belles maisons aux couleiurs vives et nettes, belles pelouses, larges avenues très bien signalisées, un village où j'aimerais m'installer. Et l'impression que j'en ai eue, immédiate, se confirme au fur et à mesure que je roule.

A l'entrée de Grundarfjördur, Kirkjufell. Vous comprenez maintenant pourquoi elle s'appèle la montagne-église?

Incroyable, cette Islande est invraisemblable! Non mais, vous avez vu cette montagne?

J'avais dit que j'aimerais marcher sur son sommet...

Une CX. Ma voiture préférée, celle avec laquelle j'ai fait tant de km. Un confort que je n'ai connu dans aucune autre! On n'en voit plus en France, ou presque, et j'en trouve une ici! Mais ce n'est peut-être pas si surprenant, car Grundarfjördur fait partie des ports Français d'Islande!

Au loin, le port de Grundarfjördur.

L'église.

Un hôtel. Des gars dehors en train de discuter. Ils ont des têtes sympas. Je viens d'aller voir le camping. Du moins, je voulais aller le voir. Mais j'ai laissé tomber. Il est relégué dans les fins fonds du village, au bout d'une route de gravier sur laquelle je n'ai aucune envie de rouler. la fausse note de la ville, c'est le camping! Quand même pas de chance! Allez, je file. Je retrouve la route principale. Une rue à droite. Elle devrait reconduire au petit hôtel...

Je ne sais pourquoi, enfin, si! J'ai envie de m'installer ici ce soir. Une envie soudaine, impérieuse. Je m'arrête. Les gars arrêtent de discuter.
Vous cherchez quelque chose?
Oui, j'aimerais savoir si je peux planter ma tente sur votre pelouse, là, juste derrière l'hôtel.
Il y a un camping, là-bas. Nous acceptons les tentes que lorsque le camping est plein.
Il est minable, ce camping. je ne veux pas planter ma tente là-bas. Par contre, ici, je trouve vraiment super.
...
Le premier, un gars qui ressemble à Thierry Lhermitte dans "le père-Noël est une ordure" demande à l'autre, en Islandais.
C'est OK, mais ce sera 400 ISK pour participer aux frais d'utilisation des toilettes, lavabos et douches de l'hôtel. Oui, vous pouvez saisir sur votre PC, il y a une salle pour ça, avec prise électrique et tout ce qu'il faut. Vous pouvez laisser la moto sur la piste cyclable, là, devant la pelouse!

OK pour moi.

Et voilà, les amis! Un site superbe, mais un camping de rêve pour moi! Comparé aux autres tordus-voleurs d'Anarstapi.... C'est propre, c'est chauffé, il y a cuisine, lingerie, salle TV... A un prix.... 3,20 euros! Je pourrais passer un mois ici pour 100 euros, vous vous rendez compte? Quand je vous dis que le camping est le meilleur mode de logement! Pour explorer toute la péninsule de Snaeffellsnes, ce serait même une très bonne base!

Ils ont même Internet Illimité en WiFi pour 300 ISK, quelle que soit la durée, ce qui est extrêmement correct comme tarif!
Il y a plein de Français à l'hôtel. Très franchement, je crois que les touristes Français sont bien les plus nombreux en Islande!
Il y a aussi quelques Allemands. Et des Espagnols.

Je soir, je suis pleinement heureux, car tout est parfait.

 

499 photos. 123 km

Depuis le départ, 12.887 km
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Compteur Akitsu, 26.898 km

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