97ème jour

Samedi 19 juillet 2008.

Réveillé à 7h30, je réussis tant bien que mal à me lever peu avant 8 heures.

Discussion avec le proprio qui me montre son installation d'eau chaude. L'eau coule à près de cent degrés continuellement. Il n'utilise qu'un tout petit peu de ce qui coule, le reste va dans la nature! Sauna en été comme en hiver, salle surchauffée quelle que soit la saison -il a ouvert la porte, ouaaaahhhh, quelle chaleur-, jakuzzi toujours plein d'eau très chaude! Il chauffe toute sa maison avec ça. Gratuit! Il laisse souvent les portes ouvertes, peu importe!

De son terrain, on voit très bien le Snaeffelsjökull, de l'autre côté du Breidafjördur. C'est lui qui me disait que d'ici 10 ans, il n'y aurait plus rien à voir, à la vitesse à laquelle la glace disparaît d'année en année...

Retour sur la route principale.

La ferme Hrisholl, en contrebas de ce superbe cône.

Le fond du Berufjördur.

Encore un qui vient au plus près pendant que je fais mes photos, et qui n'arrête pas de siffler. Adorable.

Bjarkarlundur, sur la 60 que je viens de reprendre. Cette ferme a un terrain de camping, une station d'essence, des bungalows.... Je suis content de ne pas avoir couché ici, c'est plein de camping-cars, et le terrain de camping est également plein! Finalement, j'étais beaucoup mieux à Reykholar.

Par contre, cette fois, je n'ai plus le choix pour l'essence. Je suis obligé de céder à leurs méthodes, et d'acheter une carte N1 à 3.000 ISK...

Le goudron s'arrête peu après. Et je commence ma visite des fjords du Nord-Ouest par le Porskafjördur.

Détail de la route. Bon, ça va, j'ai vu pire. Néanmoins, ça ne vaudra jamais le goudron, et l'attention est de tous les instants, car la qualité du revêtement est très changeante, de belles portions alternent avec des portions dures, cassantes, des nids de poule, de grosses couches de gravier, des dénivellations. Bref, on n'est jamais tranquille, et laisser les yeux traîner sur les eaux du fjord ne serait pas sérieux!

Avec ça, les nuages de poussière des voitures qui me doublent ou croisent. heureusement, il y en a peu!

Je viens de passer le fond du fjord, et attaque l'autre côté. La route s'élève en corniche, et le spectacle prend de l'ampleur!

En contrebas, j'aperçois un groupe de cygnes. Des moutons sont également sur la même plage, tout près. Par conséquent, pour approcher facilement les cygnes, je vous conseille très fortement le déguisement mouton.

Car les cygnes sont des oiseaux très farouches, qui se sauvent à la moindre alerte! Ils se dirigent vers l'eau parce qu'ils m'ont aperçu, et très franchement, je suis loin au-dessus d'eux!

La route fait un grand virage à 180 degrés. Derrière moi, le Porskafjördur, en direction de sa sortie sur l'immense Breidafjördur.

Le fond du Porskafjördur que je viens de contourner.

Après avoir traversé la petite péninsule encadrée par les fjords Porskafjördur et Djupifjördur, me voici parvenu à la belle descente vers le Djupifjördur.

Très impressionnante au départ, car elle plonge littéralement vers les eaux du fjord. Au fond, à gauche, la petite tache blanche est celle du Snaefellsjökull, où j'étais avant-hier!

J'aperçois déjà le fond du fjord, la route étant loin d'aller vers son embouchure. Pour cela, il y a une petite route que je ne prends pas.

Un pêcheur à la mouche. Truites?

A nouveau, comme pour le Porskafjördur, après le contournement du fond de ce fjord, la route s'élève rapidement en corniche.

On la voit qui s'attaque à la montagne, la Brekkufjall, afin de franchir cette nouvelle petite péninsule et atteindre le fjord suivant. Le passage est délicat, voire difficile. En effet, la pente est très forte, aggrémentée d'une très belle épingle à cheveux, le tout sur un chemin très caillouteux et, surtout, pourvu d'une grosses couche de graviers. Les boules....

Au loin, le Fuji-yama... euhhh, pardon, le Snaefellsjökell, comme vous le savez!

J'en suis exactement à 106 km de distance en ligne droite! Oui, oui, c'est vrai. Je sais que ce chiffre paraît incroyable. Prenez une carte et faites vos mesures. C'est extrêmement impressionnant!

Sur la ligne d'horizon, ce sont les montagnes de la côte Nord de la péninsule de Snaefellsnes qui apparaîssent.

Et cette montagne tabulaire, au loin, c'est tout simplement la bordure Nord de la petite péninsule de Reykjanes, sur laquelle j'étais hier soir, sur l'autre bord, au camping de Reykholar.
A ne pas confondre avec la grande péninsule de Reykjanes, au Sud de Reykjavik, là ou il y avait les fissures et la géothermie!

En face, la route empruntée précédemment, et descendant vers le Djupifjördur.

vers la sortie du Djufifjördur. Au premier plan la pointe Sud de la bare rocheuse du Djupifjördur, derrière, celle de Reykjanes, et tout au fond, le Skardsströnd, que je n'ai pas visité!

Traversée de la petite péninsule. La ferme de Brekka.

La descente vers le fjord suivant, le Gufufjördur.

Gufudalur.

L'église de Gufudalur.

Cettet fois, la route ne traverse pas la montagne -le Skalanessfjall, 384 mètres-, mais la contourne en suivant le littoral.

Le Snaefellsjökull est toujours visible, dans le Sud-Ouest.

Coup d'oeil arrière sur l'embouchure du Gufufjördur.

En arrière sur la route.

Et les petites îles découvertes par la marée basses sur la côte Ouest du Gufufjördur.

Arrivée dans le Kollafjördur. De nouveaux grands vaisseaux de guerre se découvrent! Les pointes de Baejarnes, Svinanes et Skalmarnes.

Zoom sur Baejarnes.

Au-dessus de ma tête, les pointes du Skalanesfjall. 430 mètres seulement, mais une forteresse quand même, comme d'habitude!

Encore un splendide panorama. Je décide de manger ici.

Vers le fond du Kollafjördur.

De l'autre côté, la belle masse du Baejarnesfjall, qui culmine à 438 mètres.

Le fond du fjord. C'est marée basse, et une grande plage est découverte, sur laquelle se promène un petit groupe de moutons.

Les algues sont sèches et plutôt rouges. Ici, vous voyez la façade que je viens de longer.

La sortie du fjord en contre-jour.

Et je retrouve le goudron ici. Allez savoir pourquoi!

Au fond du fjord, sur ma droite, je vois la piste F66 qui part traverser la péninsule et rejoindre le fjord Isafjördur.

Klettur en bas.

Je vous ai dit que j'avais retrouvé le goudron, mais j'aurais préféré rester sur la terre battue.
Décidément, il n'est jamais content, le garçn!
Non, c'est tout simplement parce qu'ils viennent de déverser un grosse couche de graviers juste sur la portion qui part à l'assaut de la montagne suivante, en plein dans l'épingle à cheveux! Décidément, ils sont bizarres, ces Islandais!

Heureusement, ce ne sera pas long...

Au-dessus de ma tête, les pierres m'observent. J'avais bien senti mleur regard dans mon dos! Et ce ne sont pas quarante siècles qui me contemplent, selon la formule Napoléonnienne bien connue devant les pyramides égyptiennes, mais peut-être des milliers...

Ils sont tous là, assis sur leurs gradins, chacun à sa place. Bien plus assidus à leur boulot que les députés dans le fameux hémicycle.... Bien sûr qu'ils ont vu la route se construire. Et d'autres choses encore! J'aimerais bien vivre aussi longtemps qu'eux...

Le Kvigindisfjördur. Je ne fais que le voir de loin, la route principale ne faisant que passer sur les hauteurs. Une route y conduit cependant.

Et c'est la descente vers le fjord suivant. ben oui, je ne m'amuse pas, comme certains pourraient le penser. C'est du boulot, de passer comme ça d'un fjord à l'autre. Epuisant. Enfin, tant qu'Akitsu ne dit rien!

Alors cette fosi, la configuration côtière est un peu différente. Ce fjord est en forme de queue de poisson, et se termine donc par deux sous-fjords (la queue). Vous voyez ici la moitié de la queue de poisson, et vous apercevez la seconde. la première n'a pas de nom. la deuxième s'appèle le Vattarfjördur. Et le corps principal du poisson, qui part à gauche vers le grand Breidafjördur, se nomme le Skalmarfjördur.

Le Vattarfjall.

Et, encore au-delà de la queue de poisson, j'aperçois déjà le fjord suivant, le Kerlingarfjördur. La route principale épouse les contours de la queue de poisson. Une route secondaire, la 609, va au bout de la péninsule du Skalmarnes, car il y a quelques fermes et une église.

La descente vers le Skalmarfjördur. En face, une route longe cette rive du Svinanes.

A l'horizon, un zoom sur les prochains navires de guerre surveillant les entrées des fjords suivants!

Admirez l'éperon du Skalmarnesfjall. En fait, il est relié à la terre ferme et sépare le Skalmarfjördur -au premier plan- du Kerlingarfjördur -juste derrière.

Le Skalmarnesfjall.

Je contourne ensuite le Mjoifjördur. Tiens, un autre! J'ai déjà visité un Mjoifjördur, qui m'a laissé de grands souvenirs. rappelez-vous, celui avec une superbe descente à 18 % sur de petits gravillons, mais d'une grande beauté, dans les fjords de l'Est.

Et je retrouve une route de gravillons!

Un peu de verdure le long de ce petit fjord.

De l'autre bord.

J'aperçois là-bas la superbe bordure du Kerlingarfjördur, la Skalmarnesfjall.

La route de terre battue est sympa, et je me surprends à rouler d eplus en plus sereirement. Au loin, à nouveau le Snaefellsjökull.

Le Kerlingarfjördur que je remonte. A droite la Skalmarnesfjall. Au fond, l'isthme le Skalmarnes à la côte.

Et arrivée dans le fjord suivant, le Kjalkafjördur. Plus loin, le gardien du Vatnsfjördur. C'est là-bas qu'arrive le ferry partant de Stykkisholmur, dont je vous parlais hier. Ce qui vous donne une idée de la route qu'il évite quand même, pour 3 heures de trajet! mais je ne regrette pas d'avoir fait mon chemin par la route, c'est ce que je suis venu chercher!

Et, juste au-dessus de ma tête, le Litlanesfjall, 423 mètres en forme de pyramide. Majestueux!

Descente le long du Kjalkafjördur. Une magnifique, grandiose descente, que j'ai beaucoup aimée.
Parmi quelques arbustes.

Au fond du fjord, une belle cascade.

Et après avoir contourné le fond du fjord, c'est à nouveau reparti sur l'autre rive.

Petit coup d'oeil en arrière, pendant que je suis arrêté!

L'autre bord du Kjalkafjördur, que je viens de contourner, et le Litlanesfjall vu de plus loin! A l'horizon, tous les fjords que je viens de contourner...

Zoom sur le Litlanes.

Le Vatnsfjördur et sa pointe Est.

Entrée dans le Vatnsfjördur.

Et je retrouve le goudron un peu plus loin, pour l'arrivée au fond du fjord et à la ferme Flökalundur.
Camping, station d'essence, boutique... Encore une ferme qui tourne bien.
Le jeune homme qui me reçoit est très sympathique. C'est 1.000 euros pour le camping. Je lui demande comment est la route qui conduit à Latrabjarg, la très fameuse falaise aux oiseaux, une sinon la plus célèbre d'Islande. Il me dit que des touristes lui ont fait part ces jours de son très mauvais état.

OK. Je ne mets donc pas longtemps à me décider. je n'irai pas sur cette péninsule. Je vérifie sur la carte. les montagnes ne sont pas élevées -entre 300 et 450 mètres. Les oiseaux ne m'intéressent pas plus que ça. J'ai un regret pour les macareux, qui y sont en très grand nombre! Mais il faut parfois faire des choix. Dommage pour les macareux.

Du coup, je ne suis pas du tout obligé de rester là, bien au contraire. La route est désormais goudronnée. Le temps est splendide, profitons-en.

Je fais le plein... Et hop, erreur! Il n'y a qu'une seule pompe. La carte N1 me demande le numéro de pompe. Je saisis le chiffre écrit devant moi en gros caractères, le "2". Je vais pour me servir, et là, je comprends.... Le "2 est pour le diesel, et le "1" pour le "SP 95".... Bingo. Perdu! Je vais voir le p'tit gars. Il me dit que ce n'est pas grave, je dois juste attendre une demi-heure ou une heure... Et voilà. Je vous l'avais dit, une carte, c'est la perte de la liberté! Déjà, je dois me réapprovisionner chez eux, mais en plus, il ne savent même pas gérer les erreurs rapidement! Vous pouvez aussi acheter une deuxième carte, et utiliser le reste de celle-ci plus tard. Ben voyons! Je ré-essaye, des fois que.... "Error". Il me dit que c'est normal, c'est la suite logique. Je suis donc contraint, pour repartir maintenant, de racheter une deuxième carte. Je vous avais dit que je les haïssais. Je persiste, confirme et signe!

Sur ma droite, la 60 traverse le massif et file sur Pingeyri. J'y vais aussi, mais je veux suivre les fjords! Je prends donc la 62.
Je longe le Vatnsfjördur, et passe devant le débarcadère du ferry en provenance de Flatey, à Brjanslaekur.

A l'embouchure du fjord se trouve une magnifique plage de sable. Quelques moutons. C'est splendide!

En face de la plage, je vois très bien, au loin, les montagnes de la côte Nord du Snaefellsnes, à près de 60 km d'ici!
Flatey, entre les deux, que l'on aperçoit sur la photo.

Hésitation, réflexion, analyse de cette nouvelle situation. Moutons, je vous adore!

Il y a beaucoup de fermes le long de cette côte. Je viens de contourner la péninsule. Ici, Raudsdalur.

A gauche, de superbes plages de sable blond! Ou presque. C'est magnifique, et ça change du sable noir. En fait, c'est bien plus lumineux!

Et le Snaeffellsjökull au-delà des vagues! Il est à 75 km... Regardez cette brume en mer, au-delà de la petite île.

Cette côte s'appèle le Bardaströnd. J'adore vraiment ce magnifique front de mer.

Au niveau de Vadall, la route contourne une vaste baie. Et j'ai à nouveau droit à quelques tonnes et beaucoup de centimètres de gravier frai sur la belle route goudronnée. Mais ils sont fous ces Romains, heuuu, pardon, ces Islandais!

Inri Mulli. Juste après le contournement de la baie. Il n'y a plus de fjords maintenant.

Ces pointes en avant sont des avancées montagneuses séparant non pas des fjords, mais des baies. Peut-être de belles plages?

La montagne que je longe est une nouvelle merveille!

Au loin, un nouvel et monstrueux bastion avancé!

Admirez cette énorme coulée de pierres sur cette montagne! Je n'aurais pas voulu me trouver ici lorsque l'avalanche s'est déclenchée!

Il y a quelques sternes qui m'attaquent ici, mais j'ai mon casque! Ah ah...

Le bastion dont je vous parlais plus haut! C'est le Haukabergsfell, 573 mètres.

C'est ici que la route 62 quitte la côte! Elle va traverser le doigt inférieur du trident des fjords de l'Ouest.

Un canyon creusé par cette rivière. Tout est beau, partout où vous posez le regard.
Je passe en 5 minutes, alors que des jours n'y suffiraient pas!

Le Breidafjördur se dessine derrière moi. Ce sera ma dernière vision de la péninsule du Snaeffelsnes. On tourne la page...
La route traverse le plateau, pas très joli.

Et débouche sur l'Ösafjördur, le bout de la botte du grand Patreksfjördur.

En bas, à gauche, c'est la route 612, celle qui conduit à Latrabjarg, et que je ne prendrai pas.

En bas de cette montagne, la route 612.

Après être descendu sur les rives de l'Osafjördur, la route remonde vers un petit col.
Et là, je découvre à nouveau la magie offerte par certains cols!

Regardez bien ces deux photos. Elles sont prises exactement du même endroit.
Celle-ci vers le Sud-Est

Et celle-ci vers le Nord-Ouest.

Et la petite ville de Patreksfjördur qui apparaît en bordure du fjord de même nom.

Voilà. C'est ici que je vais sans doute camper.

C'est mignon.

Des peintures de pêche sur ce mur.

mais le camping est minable. Abandonné, seul, en plein vent. Pas un chat.
Vraiment aucune envie de monter ma tente ici.

Allez, Akitsu, la journée n'est pas terminée. On va filer au prochain fjord.

Adieu, Patreksfjördur. ce fut court, mais beau!

Traversée du plateau séparant les deux fjords.

Apparition du Talknafjördur. Une très belle descente, mais bien goudronnée. C'est du gâteau!

Et la petite ville de Talknafjördur fait son apparition le loong du fjord de même nom.

Vers la sortie du fjord.

Pendant la descente vers le fjord.

Et voilà. Vers l'embouchure.

En approche de la petite ville.

Finalement, le camping est à l'autre bout de la ville. Très propre, très bien.
Il y a du monde, pratiquement que des Islandais.
C'est samedi soir, il y a ceux qui sont en vacances, et ceux qui sont en week-end.
La responsable est un vrai garde-chiourme. Elle est responsable, et elle le fait voir. Elle est rigolote, avec son carnet de souches à la main. Elle parcourt le camping sans arrêt.
Pas grave, au contraire. Comme ça, tout est parfait.

La cuisine est la plus incroyable cuisine que j'aie jamais vue sur un terrain de camping. Le luxe total.
Absolument inimaginable. Beaucoup mieux de bien des cuisines de particuliers.
Je peux m'y installer pour trier mes photos, et je ne m'en prive pas.
Une seule ombre au tableau: le soleil, qui me gêne énormément pour bien voir les photos.
On ne peut pas tout avoir, je vais me contenter du soleil!

Et voilà.

Encore une journée sacrément remplie, mais il le fallait, car ça m'étonnerait beaucoup que ce beau temps continue...
La météo annonce jusqu'à mardi, se couvrant progressivement à partir de dimanche soir. C'est bien pour ça que je ne veux pas traîner!
Je voudrais terminer ces fjords de l'Ouest avant que la pluie ne revienne!

541 photos. 222 km

Depuis le départ, 13.318 km
Depuis le départ, 32.555 photos
Compteur Akitsu, 27.329 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 137 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 336 photos

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