98ème jour

Dimanche 20 juillet 2008.

Ci-joint une vue vous permettant de me situer sur l'île, à la demande de ma fille.

8h20.... Aïe, mais c'est déjà tard!

Mais c'est dimanche, et il n'y a pas grand monde debout à cette heure matinale. Tant mieux, j'aime bien être seul le matin, c'est agréable!

Je viens de finir de plier. Prêt à partir. Une petite photo, pour une fois, d'Akitsu au départ. Elle se plaint de ne jamais être photographiée le matin! OK, c'est fait.

Une maison au camping. Dunhagi 1933 est inscrit sur la façade.

je décide de poursuivre le long du fjord jusqu'à la fin du goudron.
Une langue de sable avec plein d'oiseaux. Des sternes sur le bord de la route. je vois les petits, qui sont de grosses boules de duvert marrantes, qui marchent un peu partout. J'ai très bien vu le tir d'une des mamans qui m'attaquait. Heureusement, le jet était mauvais! Par contre, j'ai lu aujourd'hui que pour se défendre des attaques d'oiseaux, il suffisait de brandir un bâton au-dessus de sa tête, et ils attaquent le bâton. Possible, mais la réception d'excréments reste possible dans ce cas!

Bon, le goudron ne va pas bien loin...

Petite photo vers le fond du fjord, rive opposée. Il y a une piste aussi, mais de très mauvaise qualité -dixit la garde-chiourme du camp hier soir!

Je retrouve la route 62, qui passe en 63 lorsqu'elle part vers Bildudalur.

Coup d'oeil arrière sur cette route 63. On devine sans difficulté la plongée vers le fjord Talknafjördur que je viens de quitter. le plateau est une terre minérale complètement désolée et désertique où il ne fait sûrement pas bon vivre. D'ailleurs, il n'y a rien ni personne! On roule sans s'arrêter -sauf moi..., et on est pressé de quitter l'endroit!

De plus, si vous regardez bien, on voit également la route 62, celle qui vient du Patreksfjördur, dont on devine également parfaitement la plongée de l'autre côté de la route, et photographiée hier soir! Ici, on ne contourne pas les fjords, on joue à saute-moutons par-dessus les montagnes qui les enserrent!

Voilà, je passe le col, et... Whaaahhh. Quelle vue! L'Arnafjördur, et l'entrée vers ses sous-fjords -deux grands, chacun en ayant ensuite plusieurs... des ramifications, en somme, figure très présente dans la nature, et qu'on retrouve en regardant les cartes des côtes des pays de l'Europe du Nord, ou les doigts de nos mains! D'autant plus remarquable que l'on distingue parfaitement Audkula, en face, sur l'autre versant, et la route qui grimpe dans la montagne. C'est à 12-13 km d'ici à vol d'oiseau, mais.... à 85 km de piste par la route, qui contourne les fjords à droite! C'est fascinant de revoir ça pour moi maintenant. Je n'y avais pas prêté attention au moment où j'ai fait la photo!

Et la petite ville qui se trouve à l'embouchure du Sudurfirdir -c'est le poignet de la main qui part à droite, vers le Sud-Est exactement- s'appèle Bildudalur.

Le magnifique versant râclé par les glaciers que je peux admirer pendant la descente.

En face, de l'autre côté du Sudurfirdir, l'Arnolfsfjall, terminé par le phare de Langanes, à la pointe de l'éperon.

Je viens de traverser Bildudalur, et j'ai envie de rouler un peu le long de l'immense fjord Arnarfjördur, qui débouche vers la haute mer.

Beaucoup de gravillons. Je continue un peu. On voit très bien l'élargissement du fjord vers le large.
Ici, il fait entre 5 et 6 km, le double à son extrémité Ouest.

Je vois maintenant que la côte est escarpée. J'aimerais continuer jusqu'au bout, mais ces fjords de l'Ouest ont une particularité qui me déplaît. C'est le nombre très limité de stations d'accueil, de terrains de campings. Les étapes sont plutôt longues entre deux terrains de campings -du moins comme je les aime-, et comme les routes ne sont pas ou très peu asphaltées, les moyennes s'en ressentent terriblement. En fait, je suis extrêmement surpris par l'absence presque totale de touristes. A part les Islandais qui sont aussi en vacances, et qui ne dédaignent pas les lieux. Mais les touristes étrangers sont vraiment absents! Avec, pour conséquence, des terrains de campings complètement déserts, comme celui de Patreksfjördur hier soir, et qui se trouvent donc être complètement inhospitaliers! Il n'y a personne, pas même une cabine de réception.

Je roule jusqu'à la première ferme -enfin, une toute petite maison, et je ne sais pas de quoi vivent les gens qui habitent ici, mais c'est habité!
Sur la plage de gros galets, il y a plein de canards, des eiders, je pense.

J'effectue donc un laborieux -très laborieux- demi-tour, avec mon chargement, dans le gravier, sur ce chemin -je ne vais quand même pas lui donner le nom de "route", ce serait trop l'honorer... Au premier plan, le phare de Langanes que l'on distingue.

La ferme dont je vous parlais, et dont l'entrée m'a été utile pour tourner Akitsu, qui ne m'aide pas beaucoup dans ces cas-là. Madame aime beaucoup rouler, les virages ne la gênent pas, mais elle déteste rebrousser chemin, et c'est toujours la galère pour l'y contraindre!

Sur le "chemin" du retour. Reconnaissez que je ne raconte pas d'histoires!

J'ai vu pire, c'est vrai, mais quand même, si c'était goudronné, ce serait le bonheur! Je sais que certains veulent que ça reste ainsi. Chacun ses plaisirs! En face, la falaise du prochain sous-marin que je vais cette fois contourner. Bildudalur se trouve un peu plus loin à droite, caché par la montagne.

L'église de Bildudalur. La prochaine station d'essence, selon mes cartes, se trouve à Pingeyri. Environ 100 km. Je devrais normalement y parvenir, mais avec un brin d'inquiétude. Or, il y a une station ici à Bildudalur, qui n'accepte que les cartes, et qui semble fermée. Et ce n'est pas une station N1, dont j'ai deux cartes... Un peu pénible! J'avise quand même une petite boutique à côté. La dame que je questionne me confirme l'utilisation obligatoire de cartes. Comme je lui demande quelques renseignements sur l'état de la route, elle me dit que la montagne est difficile à traverser, que la route n'est pas bien entretenue, et qu'elle l'a toujours vue en mauvais état, les autorités ne semblant pas décidées à l'arranger régulièrement. Aussi, elle décide de m'ouvrir la station pour que je fasse le plein, ne voulant "surtout pas que vous tombiez en panne d'essence dans la montagne"! Vraiment très gentil de sa part. Mais d'un autre côté, ses remarques m'inquiètent quelque peu!

On verra bien. Il fait encore beau, c'est l'essentiel. Je viens de contourner la baie -ou plutôt le mini-fjord- de Bildudalur, que voici.

Bildudalur à l'entrée et le long de son petit fjord.

Voilà. Le contournement est terminé.

Une nouvelle aventure commence. J'adore découvrir des paysages pour la première fois de ma vie, et j'avoue que je suis servi depuis quelques semaines!
La route est toujours goudronnée, mais je sais que c'est la fin, et donc le début de l'inconnu -en Islande, l'état de la route est une donnée supplémentaire apportée à l'aventure du voyage!
Ici, le long du Sudurfirdir.

Et un petit coup d'oeil en arrière. Des moutons parcourent la grève. Bildudalur n'est plus visible, caché par le promontoire!

En face, de l'autre côté du fjord.

Des débris de barque. Le mouton fait semblant de ne pas me voir...

La zone n'est pas désolée. Quelques fermes longent le fjord, de loin en loin. Ce n'est pas la foule, je vous rassure!

A l'entrée du Fossfjördur, un petit aérodrome. Cet avion doit rendre de grands services, diminuant les temps et les distances de façon extraordinaire! Mais pour Akitsu et moi-même, c'est justement l'inverse que nous voulons. Chacun ses priorités!

Le nuage de poussière est très significatif. Le goudon a disparu. Place au gravier.
Ceci dit, je vous garantis que j'ai roulé sur des routes goudronnées dégageant un nuage de poussière à chaque passage d'un véhicule. Ces goudrons sont très spéciaux. On roule beaucoup plus sur des cailloux que sur du goudron, mais ils sont quand même liés ensemble, ce qui donne la stabilité. Il est évident que je les préfère encore au gravier, mais il se trouve qu'une route goudronnée de cette façon est une formidable râpe pour nos pneus, qui s'usent à une vitesse....

L'éperon d'une de ces fantastiques montagnes tabulaires. Akitsu n'a pas rangé son rétro en bas.... Ici, j'ai doublé un cycliste qui en bavait sur les cailloux. Je dois reconnaître qu'Akitsu est tout-de-même nettement plus confortable.

Au fond du Fossfjördur, une petite cascade formant une mare d'eau transparente, émeraude, dans laquelle l'envie de se baigner est forte. Mais c'est de l'eau trop fraîche!

Du fond du Fossfjördur, voici la montagne tabulaire dont je vous montrais l'éperon plus haut. C'est le Dufandalsnupur, normalement!

C'est vraiment magnifique. J'adore ce fjord.

Le terrain d'aviation est maintenant presque en face de moi, puisque je suis presque à l'autre bout du Fossfjördur.

Descente dangereuse... vers la sortie du fjord.

Heureusement, la route est sèche. Mais je ne voudrais pas avoir à la parcourir sous la pluie avec Akitsu!

Un nouvel aperçu sur la superbe montagne arrivat dans le Fossfjördur de l'autre côté. On devine la route qui la contourne dans sa partie inférieure.

Arrivée sur le Sudurfirdir, avant de m'engager dans le fjord suivant.

Embouchure -si je puis dire. Oui, je peux le dire!- du Reykjarfjördur.

Ce fjord ne s'enfonce pas profondément dans les terres, et je suis vite arrivé au fond. En effet, il doit faire dans les deux kilomètres, c'est vous dire!
Vue vers l'embouchure du Sudurfirdir dans l'Arnarfjördur, vers le Nord-Ouest.

Et vers la sortie du Reykjarfjördur.

Akitsu ne semble pas trop mécontente.

Cette péninsule de hautes montagnes (point culminant à 998 mètres) est celle que je dois franchir, et dont me parlait la patronne de la station d'essence.
Pyngeyri se trouve de l'autre côté, à peu près au centre.

Entrée dans le Trostanfjördur. Admirez encore cet impressionnant sous-marin, le Nordfjall. Pour ma part, je suis complètement ébahi par ces montagnes.
Lui non plus n'est pas profond. mettons entre 3 et 4 kilomètres, pas plus. Cette fois, la route s'enfonce dans les terres, ou plutôt à l'assaut des terres.

Beaucoup de gravier, sans doute mis récemment! Heureusement que des voitures ont déjà commencé le travail de tassement, car lorsque la couche est juste posée, c'est l'enfer!

On aperçoit en bas les fermes au fond de Trostansfjördur. Le paysage se découvre, car on prend de la hauteur.
La montagne la plus éloignée est celle de Bildudalur!

Vous ne me croyez sans doute pas, alors il faut encore que j'apporte des preuves! Voilà, au zoom. Bildudalur!
Pratiquement 30 km par la route, et seulement 12 à vol d'oiseau!

je vous disais que je mélevais! Personne ne veut me croire, c'est vraiment pénible.
Au premier plan, on aperçoit un nouveau fjord. C'est le suivant, le Geirpjosfjördur, long et très étroit, se terminant un peu en queue d'anguille ou de serpent.
Au-delà, c'est la suite de l'Arnarfjördur, dans sa partie Nord, qui, quant à elle, se termine vraiment en queue de poisson, par deux petits fjords. Regardez la carte, vous comprendrez.

Je surplombe désormais la totalité du Trostansfjördur, ici vers sa rive Est.

Et ici sa rive Est, avec la vallée Norddalur que la route 63 va suivre plein Est, en s'éloignant du fjord.

Bon, pendant que j'y suis.... Cadeau! Quelle vue, hein! J'ai un peu raté le panorama, mais ça donne une excellente idée du spectacle qui vous attend si vous venez. Et en plus, vous aurez du soleil, alors!

Akitsu tient à poser devant le fjord, ne la contredisons pas!

Un autre zoom vers Bildudalur. On distingue même la petite route que j'ai suivie et qui contourne la pointe.

De nouveaux monstres apparaissent face à moi. La Norddalur passe à leurs pieds. Je m'incline respectueusement en passant, ne voulant pas les vexer.

Un désert de pierres, triste et lugubre, car le temps devient lentement maussage et plus froid. Les nuages ne sont plus des nuages, mais une masse gris-noir, informe, qui ne me dit rien qui vaille. Pourtant, la météo était favorable.

Les monts au pied desquels la route passe sont extrêmement imposants. J'imagine sans aucune peine la puissance terrible des vents qui doivent parcourir cette vallée en hiver. Ce doit être terrifiant! Ils ne sont pourtant pas très élevés, aux environs de 700 mètres. Mais vous savez maintenant que l'altitude, ici, est sans commune mesure avec celle de nos montagnes.

Toute l'enfilade des sous-marins de guerre rangés dans la rade....

La traversée du désert minéral.

Les piquets de la route, ainsi que les poteaux transportant l'électricité, sont les seuls témoins de l'activité humaine. Ah oui, la route aussi, j'allais l'oublier!
Comme vous pouvez voir, la neige est ici tout près, alors que je ne suis peut-être qu'à 300 mètres d'altitude, et encore, ce n'est même pas certain!

Chez moi, en Vendée, le point culminant est aux environs de 300 mètres. Le jour où il y aura de la neige dessus en Juillet, je pense qu'il fera très très froid au Nord!

J'arrive au croisement avec la route 60. A droite, je rejoins Flokalundur, vous savez, la ferme-camping dans laquelle j'ai dû acheter une nouvelle carte d'essence N1, à 8 km seulement J'ai fait 122 km. Cette petite boucle représente donc 130 bornes, pas mal, non? En tout cas, je ne retourne pas là-bas, mais je continue ma visite des fjords. Je prends donc à gauche, forcément, car il n'y a pas d'autre choix!

Mais que vois-je soudain, qui pointe le bout de son nez? Le fjord-aiguille/anguille/serpent...

Le Geirpjosfjördur. Sur ma gauche.

La route commence à descendre. Ben oui, je vais rejoindre les fjords suivants, et les longer. je redescends donc au niveau de la mer, soit l'altitude 0 mètre -pour ceux qui ne savent pas!

Apparition du Dynjandisvogur, partie Sud du bras Nord de l'Anarfjördur. Compliqué à expliquer, très simple sur la carte!

Une petite cascade passe sous la route.

Route qui se trouve être en très bon état. A mon avis, elle vient juste d'être refaite, avec un excellent gravier de couleur rouge.

Une fois encore, je suis content de passer après le tassement!

En arrivant sur le fjord, on aperçoit la fameuse cascade Dynjandi. Certains disent que c'est la plus belle d'Islande.

Arrivée sur le fjord.

La cascade au zoom. Si mes étapes n'étaient pas si grandes, j'irais évidemment voir cette cascade de près. mais je n'en ai pas le temps. J'aperçois le chemin, il a l'air assez long. Je pense qu'un arrêt de deux heures est nécessair. Dommage de passer sans y aller, mais que voulez-vous! De plus, je vous l'ai dit -enfin, je ne suis pas certain, finalement- qu'une zone de mauvais temps est signalée, et je ne veux pas rester coincé au fin fond d'un fjord dans un camping sans électricité et sans Internet pendant une période pluvieuse!

Il y a un camping au pied de la chute, mais sans aucun confort. Deviendrais-je difficile? La chute d'eau, telle que je la photographie ici, ne représente qu'une petite partie de l'ensemble, composé en fait de 7 chutes, chacune d'elles ayant son propre nom, et le tout faisant un dénivellé de 100 mètres. Dynjandi signifie "étourdissant".

L'entrée du fjord suivant apparaît déjà, le Borgarfjördur. Je suis ici aucentre de la queue de poisson. Un motard Islandais vient me dire bonjour alors que je prends cette photo. Il est avec un copain que je croise peu après. C'est leur ballade dominicale. ben oui, c'est dimanche aujourd'hui. Et les véhicules qui me croisent ou me doublent sont pour la plupart des Islandais. Comment le sais-je? C'est simple. Les touristes ne louent pas de voitures avec caravanes, il me semble. Or, ce sont de tels attelages que je vois aujourd'hui!

Dynjandi à nouveau, dans son ensemble rocheux. C'est la robe de mariée. On distingue en-dessous une autre des cascades du groupe.

Vue sur la rive Nord de l'Arnarfjördur.

Vers le fond du Borgarfjördur.

En roulant, j'aperçois des lacets dans la montagne, qui m'inquiètent un peu. C'est sûrement la rtoute dont me parlait la dame ce matin, difficile et dans laquelle il vaut mieux ne pas tomber en panne d'essence! Et tout ça en gravillons. Aïe aïe aïe.

Au fond du Borgarfjördur. je me rends compte que ce n'est pas ma route, ouf. Je suis soulagé, car celle-ci me semble bien difficile.

Sur l'autre rive.

Dynjandi, qui se trouve de l'autre côté de l'autre fjord, reste tout de même extrêmement bien visible. Malheureusement, je devrais utiliser ici un pied de façon à faire une photo bien nette, ce que je ne fais jamais. Sinon, il me faidrait une semaine pour faire chaque journée, au rythme de mes photos. On voit un peu les autres cacscades faisant partie de l'ensemble, et il est facile d'imaginer que la balade pour tout voir doit prendre du temps. A faire absolument à mon avis, si vous avez à la fois du temps et du beau temps -ah ah....

Pour vous donner une idée de la route. Ceci vous permettra de comprendre pourquoi je râle et je réclame du bitume. Je ne vois pas l'intérêt et ne comprends pas le plaisir que l'on peut avoir à rouler là-dessus! En tout cas, vous savez maintenant pourquoi il ne faut pas quitter la route des yeux. Certains préconisent que là-dessus, il vaut mieux rouler très vite, genre 80-100 km/h. C'est limité à 80. De plus, si je roule à 80, je ne regarde plus du tout la nature qui m'entoure. Or, il se trouve que je suis venu pour elle, pas pour la route!

Moutons sur la plage.

Vue arrière. La petite tache blanche à droite est bien sûr la cascade Dynjandi.

Et je retrouve l'Arnarfjördur. En face, ce sont les montagnes des fjords longés ce matin.

Hrafnseyri. Grande ferme. C'est ici que la route tourne à 90 degrés.

Et attaque la montagne par une superbe ligne droite. Au fond, l'Arnarfjördur que je quitte. Bildudalur est de l'autre côté. C'est fait, j'ai contourné ce splendide fjord et ses satellites. cette route aurait bien mérité deux journées, si les infrastructures étaient là! Mais ce n'est pas le cas.

Zoom sur l'Arnarfjördur.

La route s'élève, et c'est bien celle que j'attendais. Mais je suis soulagé, car elle est en très bon état.

Une surprise m'attend pendant la montée. De gros camions-citerne -c'est pourtant dimanche après-midi- me rattrapent et me doublent, dans un énorme nuage de poussière, et avec une vitesse incroyable. Ces types-là sont des chauffards, il n'y a pas d'autre mot. C'est à cause d'eux que les routes sont abîmées, mais celà leur est complètement égal, ils ne roulent pas avec leur propre véhicule, ils ne font pas les routes, ils ne les payent pas, et ils ne risquent rien!

En contrebas se trouve la route et, au loin, les fjords. Splendide. Dommage que la luminosité ne soit pas là. Il est 15h30 à peine, et il fait déjà sombre. C'est absolument incroyable qu'il fasse si sombre certains jours en islande, à cette époque de l'année. Mais j'ai plusieurs fois remarqué à quel point la lumière change, vite, très très vite, en qualité comme en quantité. On peut passer de lumineux à sombre en quelques minutes.

Une merveille de route. Heureusement qu'elle est en très bon état, car autrement, ce serait difficile.

Oups! Et voici l'autre côté. Le Dyrafjördur, et le mont Sandafell sur lequel on voit cette petite route.

La descente est vertigineuse, et terriblement impressionnante. Inutile de vous dire que je freine Akitsu avec tous les moyens mis à ma disposition! Regardez cette épingle plus bas, et tout ça avec ce gravier, ça ne me dit rien qui vaille.

C'est évidemment en serrant les fesses que je négocie cette plongée vers le Dyrafjörden!

Et en prenant le maximum de précautions. Doublez-moi, ça ne me dérange absolument pas.

Les montagnes qui m'entourent sont d'une rare beauté. Quel dommage que le ciel ne soit pas de mon côté.

Terribles, elles sont terribles. Je suis muet d'admiration.

 

 

Je vous l'avais bien dit. Muet!

Et c'est l'arrivée vers Pingeyri. Quelques fermes sont installées ici en haut de la vallée.

Les dernières pentes. je suis soulagé, vous pouvez me croire sur parole!

Le Dyrafjördur vers l'Est, et donc vers le fond. La mer est à l'Ouest, de l'autre côté. Je dois donc le contourner, mais je sais que je retrouve le goudron, et ça, c'est pour moi le grand bonheur, la libération, la fin des soucis, un nouveau départ vers le plaisir de la route, la joie de regarder autour de moi, la liberté... Et j'en passe!

Dernières pentes glissantes....

Derniers virages dangereux....

Voilà, c'est fait, j'y suis. Pingeyri. Son église. Je vais voir le terrain de camping.

C'est triste. Mais c'est sans doute le ciel gris et sombre qui me fait cet effet! Il n'est pourtant pas tard. Un grand soleil devrait briller ici, pour donner à ce lieu sa vraie grandeur.

Je zoome vers le fond du fjord. Au loin, les montagnes sont encore bien enneigées. Et la vue de la neige me fait presque frissonner. C'est le Lambadalsfjall, qui culmine à 957 mètres.
Allez, ma décision est prise, je continue. Car il se pourrait bien que la pluie arrive, et, en regardant la carte, je vois qu'Isafjördur est tout-à-fait à ma portée. Là-bas, j'aurai Internet, j'aurai l'électricité. C'est parti!

Vers le fond du Dyrafjördur. A cause de ce plafond bas et triste, de ces couleurs ternes, je ne vois pas les fjords à leur juste beauté aujourd'hui! Et comme je vous l'ai déjà dit, je passe tout simplement trop vite. C'est vraiment malheureux, compte-tenu des nombreux jours à ma disposition.

Mais c'est la vie. Il n'y a pas mort d'homme, ce n'est donc finalement pas bien grave.

Toujours ces impressionnantes murailles, partout.

Akitsu est en pleine forme et roule comme une malade. Vous pensez bien, puisque je lui ai fésormais lâché la bride. J'en suis malade de devoir l'arrêter si souvent pour les photos, particulièrement maintenant. Elle a déjà fait le tour du fjord, vous vous rendez compte!

En face, on aperçoit Pingeyri.

Pingeyri.

La route 60 quitte maintenant le fjord et passe à l'attaque de la péninsule suivante en traversant la montagne. Cette vue arrière vous permet d'apercevoir Pingeyri pour la dernière fois.

Ah, ben non, c'était l'avant-dernière fois....

Traversée de la zone montagneuse sur une route parfaite. la moyenne change. Un vrai plaisir.
Et la descente vers le fjord suivant est déjà là...

Le Önundarfjördur.

Vue vers le Nord-Ouest et la sortie du fjord.

De l'autre côté du fjord -que l'on traverse sur un pont dans sa partie terminale- se trouve une montagne splendide.

Une pyramide comme je les aime, presque parfaite!

La rive Nord de l'Önundarfjördur. Au loin se trouve Flateyri. J'en prends la direction pour faire quelques photos, mais je reviens de suite sur mes pas. Je suis pressé d'arriver, ce soir.

Flateyri se trouve donc dans mon dos. Je vais prendre à gauche -puisque je viens de la droite!

La route 60 attaque la montagne, mais ne va pas bien loin sur elle. En effet, elle a jugé plus facile et plus sage de lui rentrer dedans que de lui passer sur le corps.
Vous avez sans doute compris. C'est un tunnel qui va me conduire vers le prochain fjord. C'est assez rare en islande, tellement courant en Norvège.

Ce tunnel est très particulier. En fait, il se divise en trois branches. Une branche va au centre de la montagne. Du centre, une branche va vers Sudureyri, et une autre va vers Isafjördur. dans la première partie, le tunnel est à une seule voie, mais il n'y a que les usagers d'un sens qui doivent laisser le passage. C'est ainsi que tout le monde me laisse passer pour rejoindre le centre du tunnel. Cool.... Celà dit, "tout le monde" est un grand mot, car je n'ai croisé personne! Ensuite, je tourne à gauche dans le tunnel, direction Sudureyri.

Sortie du tunnel, vue sur le Sugandafjördur. Magnifique! Seul le temps ne l'est pas, les nuages sont de plus en plus sombres, et ça sent vraiment la pluie.

Par conséquent, je fonce...

la route est superbe, et j'arrive bientôt dans ce village de pêcheurs.

L'église de Sudureyri.

Les taggueurs de Sudureyri sont passés par ici.

Bon. J'ai voulu voir Sudureyri, j'ai vu Sudureyri.... Demi-tour. Car c'est un cul-de-sac, bien sûr!

On aperçoit le tunnel au bout de la route, 15 km plus tard.... Et vous savez quoi?

Non?

Il... PLEUT! Horreur... Malheur....

Ouf. Le tunnel me sauve. je suis à l'abri. Mais il fait un froid glacial. Et on n'y voit... goutte!

Je rejoins la bifurcation à l'intérieur. Je prends à gauche. Plus que 8 km, ça va le faire...

Sortie de tunnel. Il pleut aussi. J'avais un petit espoir. En effet, vous savez, parfois, d'une vallée à une autre....

Il y a un premier terrain de camping, en bas du tunnel. Il ne me plait pas. Je continue vers la ville, il doit y en avoir un autre.
Un jeune homme me renseigne à la station service. En fait, il y est. C'est un Hollandais, super sympa.

J'y fonce, car la pluie est très faible, et j'ai hâte de monter ma maison.

Et voilà. C'est fait. En fait, c'est le camping de l'hôtel Edda. Nous avons nos toilettes -très propres- et lavabos dans les toilettes. Nous pouvons prendre des douches à l'hôtel, moyennant quelques couronnes. C'est parfait, ça me plaît beaucoup. Je suis enchanté des décisions prises le long de la route, je ne voudrais pas être à Dynjandi avec cette pluie.

Et vous savez quoi?

Internet gratuit, sans fil, quand je veux et 24 heures sur 24 si je veux, confortablement installé dans les fauteuils de l'hôtel.

Pour moi, c'est le confort absolu, l'idéal, la perfection....

Le bonheur!

 

740 photos. 210 km

Depuis le départ, 13.528 km
Depuis le départ, 33.295 photos
Compteur Akitsu, 27.539 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 138 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 340 photos

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