102ème jour

Jeudi 24 juillet 2008.

Je suis réveillé de bonne heure ce matin. En revenant de faire ma toilette, je prends la décision soudaine de sortir Akitsu.
Le ciel est chargé de nuages, mais j'ai une envie impérieuse de prendre la route.
Il est peu après 9h30...

Je vais aller à Bolungarvik.
La route est goudronnée jusque là-bas. Je n'ai donc aucune excuse pour ne pas y aller...
Ce sera juste un aller-retour, car Bolungarvik est un cul-de-sac. Il y a bien quelques routes supplémentaires au-delà, que j'aimerais "faire", mais elles sont de mauvaise qualité, non revêtues. Alors ce sera pour la prochaine fois, quand ils auront rajouté du goudron, dans quelques années...

Donc, peu après Isafjördur, on traverse ici Hnifsdalur, qui est plus ancien qu'Isafjördur. Les maisons ne sont pas belles, et l'ensemble a un aspect plutôt sale.

La route 61 conduisant à Bolungarvik est protégée par quelques édifices. Il faut savoir que de nombreuses avalanches ont eu lieu ici par le passé, et ont tué! Et que les risques demeurent extrêmement élevés!

Voici Bolungarvik, au pied du Tradarhyma, 638 mètres!

Zoom sur Bolungarvik. On aperçoit la route 629 en arrière-plan.

Le phare de Bolungarvik. J'aime beaucoup les peintures des phares Islandais, le jaune et l'orange.

Un peu avant la ville, en contrebas de la route, j'aperçois ces maisons anciennes servant de musée.

Depuis la plage.

La plage en enfilade. Il y a plein de canards en train de s'y baigner, ou de se nourrir (?) .
Je ne vais pas jusqu'au village, et fais demi-tour devant la plage.

Arrivée à Isafjördur.

Et son énorme cratère éventré. J'espère qu'un lecteur pourra m'apporter une explication sur la géologie de cette montagne qui m'intrigue énormément.

Vers le fond du Skutulsfjördur. Mon campoing-hôtel est un peu plus loin à droite.

Bon, ces quelques kilomètres m'ont donné envie de poursuivre. C'est décidé, je quitte Isafjördur.
Je ne mets pas longtemps à plier bagages, et c'est avec une joie non dissimulée que j'entends vrombir Akitsu à la première sollicitation, comme toujours d'ailleurs!

C'est ici qu'elle vient de passer trois journées, telle que vous la voyez, la pelouse du terrain de camping étant derrière moi, et l'entrée de l'hôtel un peu plus loin à gauche.


Il est 11h45. Me revoici sur la route.

Contournement du Skutulsfjördur. Isafjördur le long de la montagne Eyrarfjall, 724 mètres.

Un joli navire de plaisance est à quai.

Sortie du Skutulsfjördur peu avant Arnarnes.

Coup d'oeil arrière vers le fond du Skutulsfjördur.

Zoom sur cette avancée de terre caractéristique d'Isafjördur, fermant en partie le fjord, et sur laquelle se trouve, entre autres et fort logiquement, le port.

Depuis Arnarnes, vue vers la côte en direction de Bolungarvik et ses montagnes à avalanches.

La route débouche sur l'Isafjardardjup. C'est quoi, cette bête-là? En fait, c'est un immense fjord, de plus de 40 km de longueur et d'environ 8 km de largeur, et sur la rive Sud duquel s'enfoncent toute une série de fjords, qui sont ceux que je vais contourner. Les fjords de l'Ouest ont un peu la forme d'une tête d'écrevisse avec ses pinces, et ce grand fjord sépare la tête de la pince droite.

Je ne longe que très peu de temps l'Isafjardardjup, et pénètre très vite dans le fjord suivant, l'Alftafjördur, à l'entrée duquel se trouve le village de Sudavik, dont voici le port.

Et l'église!

Vers le fond de l'Alftafjördur, des montagnes encore bien enneigées se réflètent dans les eaux du fjord.

De superbes montagnes ferment le fjord.

Si je les traversais, j'arriverais au fond du Dyrarfjördur, contourné l'autre soir -dimanche soir, en fait-, celui sur lequel se trouve Pingeyri. Quoi, vous y perdez votre latin? Menteurs!

Bon, c'est vrai, ce n'est pas simple, et à moins d'apprendre la carte par coeur, il faut l'avoir sur ses genoux... L'exploration de ces montagnes est encore un superbe morceau d'Islande à découvrir, qui mériterait à elle seule tout un été! La majorité de ces montagnes pointe entre 700 et 800 mètres, quelques unes atteignent et dépassent légèrement les 900 mètres. Bref, tout ça pour dire qu'elles sont toutes à moins de mille mètres de hauteur, et sont toutes de formidables massifs extrêmement impressionnants, une fois de plus. Je sais, je vous l'ai déjà dit, eh bien, je le répète, car il y en a qui lisent à toute vitesse -si si, j'ai des noms...- et qui sautent des lignes. Dommage pour les autres!

Le ciel est menaçant, comme vous pouvez le voir.

Il y a plusieurs fermes au fond du fjord.

Je pense qu'il s'agit du Pverfell, 922 mètres. Ah, ça vous est égal? C'est bien la peine que je fasse des recherches!
Admirez les effets de l'érosion aquifère -j'espère que mon Français est correct... aquifère ou aquatique?-, c'est-à-dire dûe à l'eau en provenance de la fonte des neiges au printemps. Cette roche doit être assez tendre pour être emportée et creusée de la sorte. De vrais canyons, mais verticaux! Un jour, cette montagne sera lisse -de loin, car ce sont quand même de gros cailloux- comme je vous en ai montré quelques unes!

Détail sur les canyons creusés dans la roche par les torrents printaniers.

Les fermes sur la rive Est -les fjords débouchant dans l'Isafjardardjup -dur dur...- sont tous orienté NE-SO, presque Nord-Sud. Leurs rives sont donc à l'Ouest ou à l'Est.

Le Lambadalsfjall, 957 mètres, qui est, je pense, le point culmminant des fjords de l'Ouest. Allez voir la description de cette journée pour voir son autre face!

Je viens de contourner le fjord, comme les plus perspicaces l'ont deviné. Et je vous fais une petite photo de la rive que je viens de parcourir.

Une des fermes en bas de pente.

Au premier plan, une famille de canard fuyant le méchant homme. Tout au fond, avec de la neige, ce sont les montagnes situées sur l'autre rive de l'Isafjardardjup, à savoir le Snaefjallaströnd. Attention, rien à voir avec le Snaeffelsness!

Zoom sur Sudavik. Derrière, la pointe du Snaefjallaströnd. Encore plus loin, à l'horizon, la péninsule inhabitée du Hornstrandir.

Et voilà ce que ça donne en taille réelle!

Sudavik se trouve près d'une superbe vallée, la Sauradalur, qui vaut certainement quelques randonnées!

Une fois contournée la pointe de Kambsnes, un magnifique panorama s'offre à mes yeux émerveillés. Un parking y a même été aménagé. Des gens sont en train d'y pique-niquer.

Ici, l'Eyrarfjall, 481 mètres seulement. Mais quelle prestance, quelle classe! C'est le mont qui ferme la rive Est de l'Alftafjördur que je viens juste de longer.

Vers le fond de l'Alftafjördur.

En face de moi, Sudavik, bien sûr. Vous l'aviez bien deviné! Et le Dvergasteinsfjall, 856 mètres. Une autre montagne époustouflante, aux formes extraordinaires. Encore un défi aux alpinistes, je pense!

Akitsu sur le parking du point-de-vue, face à l'Isafjardardjup et aux montagnes plus arrondies du Snaefjallaströnd.

J'entre maintenant dans le Seydisfjördur. Ah, ça vous dit quelque chose? Ben oui, c'est le même nom que le fjord dans lequel on arrive en Islande par le ferry! Ils sont agaçants, les Islandais, à nommer plusieurs lieux de façon identique! Quoi? Nous aussi? En France? Ah oui, c'est vrai pour certaines petites villes. Mais pas pour des lieux géographiques aussi importants, du moins je ne crois pas. En tout cas, nous n'avons pas deux fjords portant le même nom, nous! Quoi? On n'en a pas un seul? Ah oui, c'est vrai... Ceci explique sans doute celà.

Cette montagne à la forme caractéristique est la pointe séparant le Seydisfjördur du Hestfjördur, s'appèlle le Hestur, et fait 536 mètres d'altitude. Et comme toujours, une élancée vertigineuse d'un seul tenant depuis le point zéro.

Une petite église et son cimetière près de cette ferme sur les rives du Seydisfjördur.

Une superbe ligne droite. La montagne tombant dans la partie terminale du Seydisfjördur est bien érodée. Le Seydisfjördur forme un "S" allongé dans sa partie ternale.

Je décide de manger ici, car je commence à avoir une petite faim.

Sur ma gauche, vers le Nord, le Hestur. Il pourrait presque faire une île. Comme sa partie terminale n'est pas bien élevée, la route, au lieu de le contourner, va sauter par-dessus sa langue terminale et se retrouver d'un seul coup au milieu du fjord suivant, le Hestfjördur.

Au loin, au Nord, les montagnes du Snaefjallaströnd. Ici au zoom, bien sûr!

Akitsu. Derrière elle, la rive Ouest du Seydisfjördur.

Arrivée dans l'Hestfjördur, occupé par quelques familles de cygnes. Beaucoup d'oiseaux, eiders et autres espèces de canards, barbotent dans les eaux de ces fjords, pleins de vie animale.C'est très agréable.

La route est belle, et j'arrive rapidement au fond de l'Hestfjördur. Plus j'avance dans ces fjords, et plus je constate que l'altitude des montagnes les encerclant faiblit. Les points culminants des montagnes entourant les fjords Seydisfjördur et Hestfjördur sont respectivement de 646 m (Hattardalsfjall) et de 640 mètres (Valahnukur).

Du fond de l'Hestfjördur apparapit le Hestur sous un angle différent, le faisant ressembler à la cheminée d'un paquebot. Les deux rives de l'Hestfjördur sont les restes complètement affaissés et érodés d'une ancienne vallée glaciare, du moins est-ce la conclusion à laquelle je parviens en les voyant.

Tout le monde s'envole à l'approche d'Akitsu, qui n'a vraiment jamais été une bonne chasseuse! Au contraire, c'est l'amie des bêtes. Sauvez-vous, du monde arrive.... Comment voulez-vous que je fasse des photos de la vie animale avec elle?

Détail sur le Hestur, majestueux.

Regardez comme sa forme change selon l'angle.

Un vrai régal pour les yeux. J'ai vraiment adoré ce mont tout le temps que je l'ai eu sous mon regard émerveillé!

Encore des cygnes sur l'autre rive.

Vers la sortie du Hestfjördur.

Avec un zoom sur le Snaefjallaströnd.

Plus je m'approche de la sortie du fjord et donc de l'Isafjardardjup -ben oui, vous savez bien que je retombe toujours dans celui-ci- et mieux je vois l'île de Vigur, habitée.

Je passe donc la pointe Hvitanes, puis la grande ferme du même nom, à l'entrée du fjord suivant, le Skötufjördur.

Habité par des moutons appartenant très certainement au groupe de fermes de Hvitanes.

Elle a retiré les manches de son manteau, mais elle le garde quand même sur les épaules, à cause des soirées encore fraîches. Je la comprends. Vous pouvez voir qu'elle a même dégraffé le col. Je crois pouvoir affirmer sans me tromper qu'il s'agit de laine Islandaise, très certainement!

Vous ne la voyez sans doute pas, mais entre la route et la montagne, il y a l'eau du Skötufjördur. La rive Ouest s'y réflète totalement. L'altitude de cette rive oscille entre 450 et 600 mètres. Les sommets sont arrondis. C'est moins grandiose!

Quelques fermes au fond du fjord.

Dont j'attaque l'autre rive, retournant une fois de plus vers l'Isafjardardjup!

Sur l'autre rive, Hvitanes, passée tout-à-l'heure. En arrière-plan, Hestur, toujours aussi majestueuse!

Zoom sur Hvitanes.

En face, de l'autre côté de l'Isafjardardjup, les montagnes du Snaefjallaströnd, que vous commencez à connaître maintenant, depuis le temps qu'on s'en éloigne, puis s'en rapproche à nouveau, sans jamais les toucher.

Zoom maximum vers l'Ouest, une fois sur l'Isafjardardjup. Au premier plan, l'île de Vigur. Au loin, les caps des fjords que je viens de longer, avec, tout au bout, celui derrière lequel se trouve Bolungarvik! Seulement 15 kilomètres, alors que je viens d'en faire plus de 100... Ici, c'est le bateau qui est le plus rapide!

Ögurnes, à la pointe. Restes d'une habitation bien connue dans les sagas Islandaises.

Vue vesr l'Est. En face, c'est le glacier du Drangajökull, au fond du Kaldalon.

Le hameau de Ögur.

A nouveau le Drangajökull.

Une petite plage et quelques estivants quand même, qui ont tous gardé leurs manteaux. Vous l'avez compris, les moutons occupent la grève, et ne sont dérangés par personne. je vous le disais, les fjords de l'Ouest, même au plus fort de l'été, sont désertés par les touristes.

La côte est très peu accidentée, et me fait un peu penser au bord d'un très grand lac. Ce ne sont plus vraiment les paysages de fjords comme je les aime!

Je suis vraiment maintenant en face du Drangajökull. Ce glacier ne fait que 850 mètres d'altitude! Toute l'Islande! Imaginez quand même. Beaucoup moins haut que la plupart des monts du Massif Central, et ce glacier fait entre 150 et 200 km2.

Voilà, au zoom maximum pour moi. Je suis trop loin pour avoir du détail, mais on voit quand même les brisures de la glace dans la pente! Celà dit, je vous avoue être un peu déçu, car je m'attendais à du grandiose. Je sais, je suis difficile. Mais très sincèrement, entre cette bordure de fjord arrondie et les montagnes des fjords autour d'Isafjördur, reconnaissez qu'il y a un monde, et que le spectacle n'est pas le même. Pas même comparable! Ce sont deux mondes différents.

Et la montagne est tellement majestueuse, c'est toujours elle qui me fait craquer. Dès que je passe en zone de collines ou, pire, en zone de plaine, je déchante tès vite. Ma drogue, en matière de paysage, c'est bien la montagne!

Ögur, un peu plus loin. Hameau de quelques fermes au fond d'une petite baie que vous voyez ici.

La route continue le long de cette côte plate et très calme. Quelques rides sur l'eau à cause d'un petit vent, mais vraiment rien de bien méchant, bien au contraire. L'Isafjardardjup fait ici un virage à 90 degrés vers le Sud, et se termine par deux doigts crochus, un peu comme une pince en train de se fermer. Les deux parties de la pince sont bien sûr deux nouveaux fjords, le Mjoïfjördur -tiens tiens, encore! Cette fois, c'est le troisième qui porte ce nom, ça commence à bien faire!- et l'Isafjördur -le nom de la ville que j'ai quittée ce matin!

Comme le grand fjord s'incline vers le Sud, il est très protégé de la pleine mer! C'est pourquoi tout est si calme.

Malheureusement pour moi, en plus de perdre le superbe paysage des hautes montagnes, je perds la qualité de la route...

Voilà... Pas bonne du tout, cette route. Beaucoup, vraiment beaucoup de nids de poule. Pas très profonds, heureusement, mais je ne peux plus lever les yeux!

J'entre maintenant vraiment dans le Mjoïfjördur, qui n'a rien à voir avec son homologue de l'Est, mille fois plus joli! Le pauvre, il n'a pas de chance. Il y a de gros travaux sur la gauche. En fait, les Islandais sont en train de terminer une digue qui va permettre de traverser ce fjord et passer directement sur la péninsule suivante. Ce ne sera pas un mal, et vous ne manquerez rien, surtout si la route reste dans cet état, ce qui risque de se produire!

Bref, j'approche du fond du fjord avec un grand plaisir, et je prends la décision de ne pas poursuivre. En effet, j'ai une nouvelle alternative, que je n'avais absolument pas envisagée au départ. Compte tenu du mauvais état de la route, d'un paysage beaucoup plus monotone que je ne l'envisageais -les altitudes sont maintenant descendues entre 300 et 400 mètres, et j'aurais dû m'en douter si j'avais mieux regardé les courbes de niveau-, et d'un ciel qui se charge à nouveau de nuages, je ne vais pas remonter l'autre rive.

En effet, la route 61 poursuit dans la montagne, passant un col et rejoignant en 11 km le fond du fjord suivant, l'Isafjördur, dont les rives ne pointent plus qu'à 300 mètres de hauteur! C'est la 633 qui fait le tour de la péninsule.

Là-bas, je la vois. OK, c'est ce que je vais faire! Je ne verrai pas Reykjanes, une zone de petite géothermie. pas bien grave, il y a beaucoup mieux à Myvatn.

La descente vers le fond du fjord.

Et la superbe route, pas mal défoncée, en tout cas bien trop à mon goût. Akitsu tressaute, mais ce n'est pas de plaisir!

Coup d'oeil arrière vers le Mjoïfjördur. Et j'attaque le col.

Une pancarte annonce 12% de montée, et des limitations de vitesse descendant à 20 km/h! Quand les Islandais demandent de rétrograder à cette vitesse, c'est que ça va mal... Sinon, la vitesse sur ces routes est de 80 km/h!

Je monte vers un plateau désertique. Enfin, pas tout-à-fait, car il y a des moutons, qui se sauvent à l'approche d'Akitsu. Ils ne doivent pas entendre souvent de motos dans le coin. En effet, le nombre de motos en Islande -touristes compris- ne représentant qu'une infime partie du nombre de véhicules roulants, et le nombre de touristes dans les fjords de l'Ouest ne représentant qu'une infime partie des touristes roulants... Vous avez compris, je n'en ai pas vu une seule!

Sur ma droite, uen très belle vallée.

Qui part vers le Sud-Ouest. Je peux y voir un profond canyon, que vous pouvez distinguer sur cette photo. Une superbe vallée de randonnée, c'est garanti! C'est la Bessadalur, et partir dans cette direction signifie passer à 800 mètres d'altitude, et redescendre vers Dynjandi... Ah, ça vous rappèlle quelque chose? La belle cascade. C'est, et j'en suis absolument certain, un très très très beau trek envisageable!

J'arrive au col. je vous fais un zoom en arrière. pourquoi? Pour vous montrer la digue en cours de construction sur le Mjoïfjördur. Au loin, c'est l'Isafjardardjup, et bien sûr ls montagnes du Snaefjallaströnd.

Me voici maintetnant sur le plateau. La route est toujours aussi mauvaise. Je sais que certains me diront que c'est une belle route. Chacun ses goûts en la matière, et je respecte ceux des autres. Pour ma part, et je vous l'ai déjà dit cent fois, ce n'est pas du tout ce que je suis venu chercher en Islande, mais je dois bien faire avec, parfois!

Et j'amorce la descente, qui promet d'être diffcile. la même pancarte qu'en montant. 12 % de pente, et 20 km/h... Je sens que, là-bas, c'est le "trou" de l'Isafjördur. Ce ne peut être que ça!

Une assez longue descente, qui serait très belle si la route l'était!

Et voici l'Isafjördur. Exactement comme je le pensais. Rives en forme de collines. Pas de regret. La route le surplombe un peu avant de virer à 180 degrés pour descendre sur la rive.

J'amorce le virage...

Et je me retrouve dans le sesn opposé, vers le fond du fjord.

Effectivement, c'est une très belle descente... Dans laquelle je dois être très attentif! Et en plus, il s'arrête faire des photos, le gars! Trop fort!

Ben oui, si je ne m'envoie pas de fleurs, qui le fera, hein?

Ouf. je suis en bas. Un petit coup d'oeil en arrière. Ah ben oui, en effet, c'est une belle pente!

Et vous savez quoi? Goudron. Je suis sur le goudron à nouveau! Vous ne pouvez pas savoir le bonheur!
Non, vous ne pouvez pas savoir ce que ça représente pour moi.

Une très belle rencontre au fond du fjord.
Martin le Hollandais et Karine la Suisse, qui se sont rencontrés en Islande voici maintenant neuf ans, et qui ne se quittent plus! C'est leur quatrième voyage dans ce fabuleux pays, et on peut les comprendre, si en plus il y ont rencontré l'Amour!

Pendant que nous discutons, un paquet de mouches nous entoure... Sales bêtes!
Martin et Karine vont s'arrêter ici. Ils vont se faire un camping sauvage.

Merci les amis, pour ces bons moments passés à discuter ensemble. Donnez-moi de vos nouvelles, racontez-moi la suite, ça me fera très plaisir!

De l'autre côté du fjord, j'aperçois la 61 descendant du col. Vue d'ici, elle paraît bien sympathique... Une qui cache bien son jeu!

Oh bonheur de rouler sur le macadam! Akitsu s'envole, et je la laisse faire.

Le paysage est plat. Je fais deux-trois photos, et nous roulons, nous nous laissons aller, nous nous dérouillons les jambes...

Je l'ai arrêtée en plain élan, la pauvre!

J'avais prévu d'aller au Kaldalon, vous savez, là où se trouve le glacier que je vous montrais tout-à-l'heure. Mais son environnement peu montagneux, et surtout le fait que la route 635 qui y mène est non goudronnée m'en dissuadent totalement. Je n'y vais pas, et poursuis donc sur la 61, direction Holmavik

Une quarantaine de km sur le plateau, pour traverser le Steingrimsfjardarheidi -ouf.... Plus une dizaine de bornes pour rejoindre Holmavik sur le Steingrimsfjördur. Il y fait froid, très froid même. Un vent glacial. Mais on s'en moque, Akitsu et moi. Nous fonçons dans le vent. Le paysage est assez joli, puisque nous longeons une très belle rivière montagneuse aux eaux bien bleues, qui descend en de multiples petites cascades. Il reste encore des traces de neige. Mais à part ça, des pierres à perte de vue, à gauche, à droite, devant, et derrière forcément -bien que je n'aie pas regardé, mais comme je venais de les passer, je suppose qu'elles étaient ensuite derrière, non?

Je m'arrête pour photographier cette belle hutte de pierre au toît d'herbe, perdue dans ce désert minéral Je suis seul. Non?

Non, pas loin de cette maison, un type est en train de pousser un petit rouleau manuel, pour tasser, je pense, l'accotement qui me semble très récent, fait de terre et de pierres! Il fait un vent glacial, je le répète, il fait sombre, et il est tout seul. Je ne voudrais pas être à sa place, mais il a l'air tout-à-fait content de lui. Tant mieux!

Quelques petits lacs emplissent de minuscules dépressions. Très certainement de l'eau issue de la fonte des neiges.

J'amorce ensuite une belle descente, sans problème pour nous sur ce goudron. Nous ralentissons à peine. La vallée traversée est jolie, je me force juste à faire cette photo!

Des cygnes se sauvent à notre approche. Il y en a un peu partout.

C'est assez vert, en raison des nombreuses fermes le long du fjord.

La zone est agricole. Mais je suis toujours heureux de voir le goémon sur la berge, c'est signe que je longe l'eau de mer, tellement plus vivante et animée que l'eau douce!

Holmavik. L'égise sur la colline.

Un vieux bateau sur le port.

Quelques maisons.

Et peintures naïves. Très jolies. J'aime bien ce style, certainement peint par des enfants.

Le bistrot, mais pas Internet. Je suis obligé de demander où se trouve le camping. En fait, je suis passé devant. Il est près de la route principale. En face de la station N1.

Alors pour info, les enfants, il n'y a AUCUNE station d'essence entre Isafjördur et Holmavik sur la route que je viens de suivre. Sauf à Reykjanes, où je ne suis pas allé. ce qui fait quand même une bagatelle de plus de 200 km. Je m'en doutais, et j'ai bien fait de faire le plein à Isafjördur à mon retour de Bolungarvik.

Ouf, me voici installé. Il est 18h15.

J'ai quand même très bien roulé, finalement!
Toilettes et lavabos sont au centre d'information, qui est fermé, mais dont une porte reste toujours ouverte pour les campeurs! Heureusement, je l'ai su par la fille qui m'a accueilli à la piscine. En effet, il faut payer à la piscine. C'est très curieux, en Islande! Et comme il y a des lavabos d'eau glacée et de vieilles toilettes sur le camping, si personne ne t'en parle, tu t'en contentes! Ils ne disent rien. J'ai questionné, en leur demandant pourquoi je n'avais pas d'eau chaude! Et les sanitaires du centre d'information sont parfaits!

Ensuite, la fille a accepté de me donner une table et une chaise dans le hall de la piscine, et la possibilité de brancher le PC. C'est ainsi que j'ai pu recharger mes batteries, être au chaud, et sauvegatrder mes photos, jusqu'à 21 heures. J'étais au milieu des chaussures, et les Islandais quittant la piscine étaient tout surpris de voir ce type en train de pianoter sur un PC parmi les rangées de chaussures...

Quand je suis retourné à ma tente, elle était entourée de voitures et de caravanes d'Islandais... Pas grave!

Content de la retrouver, ma petite tente! Par ce froid!
En face, de l'autre côté du fjord, un immense nuage gris a tout recouvert, le ciel, le fjord et les collines.
On verra bien ce qu'il en adviendra demain!

 

473 photos. 267 km

Depuis le départ, 13.795 km
Depuis le départ, 33.799 photos
Compteur Akitsu, 27.806 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 135 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 331 photos


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