104ème jour

Samedi 26 juillet 2008.

Je prends mon temps ce matin. Il y a foule aux sanitaires, c'est un vrai défilé. J'attends que la masse des touristes reprenne la route, et ils partent assez tôt finalement. Tant mieux!

Je démarre vers 9h45. Je commence par traverser la belle plaine agricole du Heradsv¨tn.

C'est une très belle plaine, mais savez-vous pourquoi? Car en fait, je n'aime pas trop les plaines! Elle est juste belle parce qu'elle est entourée de montagnes!

Montagnes que, d'une façon ou d'une autre, je vais devoir contourner. Là-bas, au bout de cette route.

Sur ma droite, la route n° 1 qui contourne ce magnifique massif montagneux, puis le traverse par une superbe vallée, la Oxadalur -superbe sur la carte, car je vois que cette vallée est entourée de monts de plus de 1200 mètres d'altitude! Ici, c'est l'altitude des glaciers!

Ou par la gauche, par le côté mer. En longeant le Skagafjördur, puis en traversant le Tröllaskagi -nom de cet énorme massif, évidemment rempli de méchants trolls!

C'est l'option que je choisis.

Vous avez remarqué? Non?

Le ciel est entièrement bleu. La contrepartie: le vent. Il se lève, et est de plus en plus violent. C'est un vent du Sud, qui apporte de la chaleur. En plus, je l'ai dans le dos, ce qui est fort agréable. Les cyclistes que je double doivent apprécier. D'ailleurs, je suis obligé de prendre mes photos à toute vitesse et de repartir pour les distancer, car ils arrivent déjà dans mon rétro!

La petite église de Hof, sur ma droite.

J'arrive très vite au delta du Heradsvötn, qui me fait penser aux amis d'Amiens, et à la baie de Somme. C'est plus petit que la baie de Somme, mais c'est plus majestueux aussi -montagne oblige....

Le Skagafjördur est très large -environ 15 km-, mais je vois très bien les montagnes de la péninsule du Skagaheidi, à gauche -à l'Ouest donc- que je n'ai pas contournée non plus, faute d'une route asphaltée. Quel dommage!

Le pont traversant les deux bras du Heradsvötn, et la route 75, en provenance de Saudarkrokur. Là, j'aurais pu y aller, c'est une route goudronnée. Mais c'était ça ou celle que j'ai prise, il fallait choisir! J'ai pris la plus courte, et celle qui longe la plus haute montagne.

C'est une région agricole, je vous l'ai dit. Les fermes se succèdent presque sans discontinuer.

Encore une magnifique montagne, avec cet immense échancrure! Quel phénomène géologique a bien pu conduire à cette forme.

Au loin, la pointe du Skagaheidi.

Les moutons sont sur le pas de la porte. Cette maison semble abandonnée.

Drangey. Drangey est une île islandaise aux falaises abruptes. Elle est située au milieu du fjord Skagafjörður. L'île est le vestige d'un volcan vieux de 700 000 ans, et est en majorité faite de tuf volcanique.

Les espèces d'oiseaux sur Drangey sont variées, mais les plus courantes sont des oiseaux de plongée: le guillemot, pingouin et le macareux. Le guillemot niche dans les falaises, tandis que le pingouin préfère le plus souvent des fissures profondes sous les falaises. Le macareux, quant à lui, creuse des trous au bord des falaises.

(Texte copié depuis Wikipedia)

En arrière-plan, les falaises de Pordarhöfdi. C'est un bloc rocheux relié à la côte par deux étroites bandes de sable noir, un lac entre les deux bras de sable! Très curieux, géologiquement parlant.

Comme les fermes semblent insignifiantes au regard de la taille des blocs de roche qui les protègent, ou les menacent, selon l'humeur des trolls qui les habitent!

J'aime rouler ici. D'abord parce que la route est goudronnée. Oui, ça vous étonne sans doute que je revienne sans cesse sur ce sujet, mais c'est un point -c'est même LE point- qui m'a le plus chagriné dans ce pays. J'en veux aux Islandais d'avoir fermé tant de portes à Akitsu, et à son pilote! D'un autre côté, ils m'on fait économiser de l'essence... Tout n'est pas négatif!

Donc, avec tout ça, je ne sais plus ce que je disais. Ah oui, j'ai beaucoup de plaisir à rouler ce matin, d'abord parce que je peux consacrer 90% de mon attention sur les paysages -aucun stress de conduite-, ensuite parce que le ciel est bleu, et enfin parce que je retrouve un environnement accidenté!

Encore une belle montagne tabulaire, qui se poursuit sur la droite par une montagne en arc de cercle du plus bel effet, et que la photo ne transmet pas, lon s'en faut, à sa juste valeur! Une montagne que j'aimerais pouvoir gravir, incontestablement!

Un des deux bras de galets-cailloux-sable reliant ce gros rocher à la terre ferme! J'ai aperçu un gros 4x4 à l'autre bout! Les Islandais, amoureux de la nature.... C'est un truc qui me fait un peu rigoler, quand je les vois tout écraser avec leurs monstres! Vous savez, la loi Islandaise interdit de rouler en dehors des routes ou pistes. Mais elle n'est pas respectée, et vous ne pouvez pas imaginer le nombre d'endroits idylliques -au niveau de la nature- dégradés, pollués par les traces laissées par d'énormes pneus qui ont bien saccagé les sites!

Le Skagafjördur toujours, et les montagnes de la rive Est du Skagaherdi derrière, à 15 km d'ici. Entre les deux, l'île de Malmey. Une dizaine de km2, 156 mètres d'altitude.

Troupeaux de chevaux dans un décor féérique.

Qui s'enfuient à l'approche d'Akitsu, toujours aussi délicate avec les animaux!

La route commence à s'infléchir vers l'Est. Je sens que j'arrive dans la zone des fjords. Le but de ma journée!

Bingo! Splendide.

Emerveillement. Grandes lignes droites, belle descente vers les eaux du fjord.

Que je vais contourner en traversant une superbe plaine.
Pourquoi est-elle belle? Parce qu'elle est... entourée de... montagnes! Bravo!

L'activité principale de toute la région est essentiellement l'agriculture. Il y a de très nombreuses fermes, ainsi que de nombreux élevages de chevaux.

En fait, ce fjord, c'est un peu compliqué. C'est d'un côté une baie, la Haganesvik, dont le contenu se nomme le Hopsvatn. Puis une péninsule miniature. Et au-delà de cette péninsule, c'est le Miklavatn. Un lac d'eau de mer. Il s'agit bien d'un fjord, mais presque qu'entièrement encerclé dans sa partie extérieure par deux bandes de terre-cailloux-sable.

La route longe donc le Hpsvatn, puis traverse la petite péninsule, et se retrouve au fond du Miklavatn, qu'elle va longer entièrement sur l'autre rive.

Les montagnes de l'autre rive du lac-fjord sont époustouflantes de beauté. Il y a ici de quoi passer plusieurs semaines de vacances ne serait-ce qu'en randonnées!

Très bel éperon rocheux, sur ma droite, à l'approche du fond du fjord, près de Bard.

La longue ligne droite longeant le Miklavatn.

Une vallée extraordinaire part sur ma droite, entourée de ce genre de montagnes. La chaine montagneuse est entièrement constituée de blocs rocheux au sommet desquels se trouvent des entonnoirs tels que celui-ci, formant de nouvelles vallées! Encore de fantastiques formes, issues de mouvements géologiques totalement inconnus pour moi. mais à nouveau de formidables terrains d'exploration!

Je viens de contourner le Miklavatn, et voici l'aspect de la fameuse vallée dont je vous parlais ci-dessus, avec ces fameuses montagnes! Cette vallée est la Flokadalur.

Voilà. Je viens de terminer le contournement du Miklavatn. Vous voyez ici une des bandes de terre le bouchant presque entièrement, ce dont je vous parlais précédemment.

Vue vesr le fond du Miklavatn.

A nouveau les montagnes bordant la Flokadalur, de l'autre côté du Miklavatn. On aperçoit légèrement les eaux du Hopsvatn.
Je me permets d'émettre une nouvelle hypothèse concernant ces énormes excavations que l'on voit dans ce massif montagneux.
Je pense que les habitants étaient fatigués de contourner ce fjord, et ont voulu faire une digue. Où prendre les matériaux? Eh bien, sur place, évidemment. Mais ils ne voulaient pas dénaturer la beauté des monts. Le seul moyen a donc été d'aller chercher les cailloux plus haut, de façon à ce que ça reste agréable à l'oeil.

Quoi? Ma théorie ne vous plait pas?
A moi non plus, d'ailleurs! Je manque d'inspiration, en ce moment, j'aurais pu trouver mieux!

Si vous regardez bien, vous devriez distinguer -deviner- l'autre banc de terre, à gauche, en provenance de l'autre rive!

Sur l'autre rive,

Non, ce n'est pas un volcan... Quoi que? Au loin, les montagnes du Ttröllarskagi.

Cette fois, c'est l'Océan Glacial Arctique que je vais longer. Je vous rassure, la température est bonne, je ne suis pas gelé du tout!

La route est un plaisir pour une moto, et aussi pour les yeux. Je savoure pleinement ces moments de pur bonheur, dont je dois une très grande partie à la présence de l'asphalte sur le chemin!

Les montagnes que je longe sont de véritables monstres, extrêmement érodés, et qui s'élancent d'un seul tenant vers le ciel. Il y a des sentiers de randonnée qui les traversent. Je ne vous cache pas que ce ne doit pas être une partie de plaisir!

Et voici le Siglufjördur. Mais la route ne le longe pas sur la première partie. Un tunnel a été creusé. Il s'agit du Strakagöng, 830 mètres de longueur, lugubre et froid, comme tous les tunnels. Lorsqu'on en sort, la récompense est là.

Une route existe encore, la 793, qui traverse la montagne. Un Islandais me l'a très fortement déconseillée. Mais je n'avais vraiment pas besoin de son avis. Elle n'est pas goudronnée -évidemment-, est étroite, et est très sinueuse. Bref, un superbe chemin de randonnée, assurément. Pas une route pour Akitsu! Enfin, si, peut-être, mais pas avec le piètre pilote que je suis!

Arrivée à Siglufjördur. Je suis séduit dans la minute même.

Très belle petite ville, au fond du fjord de même nom, entourée d'un superbe cirque montagneux!

En ville.

Et autour de la ville. Tout au fond, il y a des travaux. Enormes. En fait, les Islandais sont en train de creuser un tunnel, qui permettra de relier Siglufjördur à Olafsfjördur. Mais l'Islandais rencontré sur le terrain de camping hier soir m'a dit qu'ils rencontraient d'énormes problèmes dans sa construction!

Le Siglufjördur, vers la mer.

Je vais à l'office de tourisme. La jeune fille questionnée est incapable d eme dire s'il y a une station d'essence en ville. Très surprenant! Je questionne un jeune homme sur le bord de la route. Lui au moins, il sait, et me la montre de suitet! Cool.

Akitsu vient de se remplir le gosier.

Au même endroit! Je me suis juste retourné, la moto est derrière moi! Je décide de me remplir aussi le gosier, et précisément ici. Je descends sur le rocher, au bord de l'eau. Un enchantement! Le spectacle est époustouflant de beauté. Ce fjord, et cette petite ville, sont parmi mes préférés! Je ne suis pas prêt d'oublier ce repas, avec les canards en train de plonger sous mes yeux en quête de nourriture eux aussi, et ces montagnes plongeant dans les eaux transparentes du joli fjord.

Il fait bon, je suis bien, c'est calme. Une ville où on aimerait vivre. Sauf que, vu les superstructures de protection que j'ai vues, les avalanches doivent y être nombreuses, et certainement dangereuses. Donc, c'est sûr, l'hiver doit y être long et rigoureux! Mais ce doit également être d'une très grande beauté.

J'aimerais aller faire un tour en bateau sur le fjord.

Comme celui-ci. Mais bon, ce n'est pas bien grave!

Un vieux bateau dans le port. Vous savez, cette ville a été autre fois extrêmement dynamique. A cause de la pêche au hareng. Il y a un superbe musée. Je ne l'ai pas visité. Vous en trouverez une très belle description ici.

Une auberge "Lions"? La chaîne de restaurants que l'on voit en France?

Je poursuis vers le fond du fjord.

Je vous confirme que je suis tombé sous le charme de ce lieu, de ce fjord, de cette ville.

Encore une énorme excavation dans la partie haute de cette montagne!

De nombreuses maisons sont disposées en étage sur les flancs de la montagne. Un peu mal situées en cas d'avalanche, je trouve. Mais les infrastructures se trouvant sur les hauteurs doivent y mettre pour en détourner le cours!

Des gens prennent le soleil sur les bancs publics. Un petit orchestre est en train de se préparer. Sans doute une petite fête ce soir.

Le camping est ici, mais comme souvent, il n'y a pas de réception. Par conséquent, je ne sais pas si je peux avoir l'électricité, Internet... Dommage, vraiment dommage, car je comptais rester ici ce week-end.

Et j'aurais mieux fait!

Les maisons en sortie de ville.

Et le fjord en sortie de fjord....

Après la traversée du tunnel, je retrouve la route côtière. Je vous l'ai dit, Siglufjördur est un cul-de-sac.

On aperçoit ici l'entrée du Miklavatn. Au loin dans la brume, c'est la pointe du Skagaheidi. On voit même l'île de Malmey entre les deux!

Puis la dernière ligne droite vers le fond du Miklavatn.

Et je quitte le goudron une nouvelle fois. Bon sang de bon sang, que c'est pénible. C'est la route 82, qui contourne le Olafsfjardarfjall, qui pointe à 1.054 mètres, et le Hreppsendasulur, 1.052, effectuant un énorme crochet vers le Sud pour ensuite remonter au Nord vers Olafsfjördur.

Comme vous pouvez le constater, c'est une vallée agricole.

La route, dans toute sa splendeur! Pénible, très pénible. Dommage, quel dommage!

Car la vallée est absolument splendide, et c'est un enchantement.

Comme je roule en contre-jour, les couleurs son complètement écrasées!

Mais c'est extrêmement beau. Ici, le lac Stifluvatn. Je pourrais assez facilement avancer que ce lac constitue en fait la fin d'un grand fjord qui se terminait autrefois avec le Miklavatn!

Vers l'arrière, pour vous montrer en fait le flanc de la barrière rocheuse qui, je pense, a été rabotéé, il y a fort longtemps, par un énorme glacier! Le lac Stifluvatn au premier plan.

Vue encore plus flagrante. Franchement, je veux bien être pendu -non, finalement, je ne le veux pas- si ce n'était pas un glacier, puis un fjord!

Oh, la belle, la splendide, la superbe, la magnifique route que voici!

Des vallées s'ouvrent de toutes parts. Ce massif montagneux est un ravissement pour mes yeux.

Il y a des fermes tout au long des vallées.

Au loin, ce sont des neiges éternelles, je pense. Je suis certain qu'il s'agit ici d'un petit glacier, sans doute le Einstakafjall. ce sont les cimes du Tröllaskagi. Ceux qui veulent se faire un massif montagneux accessible en Islande peuvent venir ici, il y a de quoi s'occuper quelques semaines!

On voit encore le Stifluvatn à l'horizon.

Prasastadir.

Essai de peinture-dessein sur la photo... Histoire de m'amuser un peu!

Je suis ici au pied du Hreppsendasulur. la route fait un coude d'environ 120 degrés! Je repars vers le NE, après avoir roulé SE

Coup d'oeil arrière.

Comme vous pouvez le voir, ça grimpe pas mal! Celui-ci, c'est le Moafesshyrna, 1.042 m.

Et sur le côté droit d'Akitsu, un trou. C'est la vallée Hvarfdalur.

Vraiment superbe, à tout point de vue -sauf la route en elle-même, mais ça, vous le savez déjà.

Ensuite, dans cette partie remontant vers le Nord, le paysage est complètement différent.
Curieusement, il n'y a plus de fermes, pas une seule.
Curieusement, j'aime beaucoup moins. C'est bien plus aride -ce qui en général ne me dérange pas, au contraire même.
Non, simplement, les montagnes sont moins majestueuses, ou plus lointaines.

Sur la partie gauche, une longue chaîne de montagnes assez pointues qui se terminent par la mer, que l'on devine sur la ligne d'horizon.

La route a été refaite il y a deux jours seulement. Le jeune homme m'ayant renseigné sur la station-service m'a prévenu. Mais il m'a dit que ce devrait être bon aujourd'hui, car pas mal de véhicules ont roulé dessus et ont tassé le tetrrain. Et c'est vrai!

Heureusement que je n'ai pas fait cette portion avant-hier, je crois bien que j'aurais été bloqué, car je les connais, les Islandais, quand ils rajoutent du gravier sur une route! Ce n'est pas une couche de 5 cm qu'ils étalent, mais plutôt 20 ou 30, voire davantage! Et la roue avant d'Akitsu, là-dedans, c'est tout simplement le lotto...

On voit mieux maintenant l'échancrure terminale dans laquelle s'insèrent les eaux du fjord.

Une longue, longue descente. Je croise une jeune fille, très souriante, seule, en vélo. Elle a un chargement terrible, et je la plains! Mais elle est manifestement extrêmement heureuse!

Olafsfjördur.

Dont la rive Nord est ravissante, avec des montagnes tetrriblement belles et grandioses! Il y a une route, mais je n'y vais pas. Elle n'est pas goudronnée, et j'en ai ma claque, des routes non goudronnées! Vraiment! Une fois de plus, c'est tellement dommage, et ce sera, j'en suis absolument certain, ma seule déception Islandaise. Mais je n'ai pas le choix.

Le panneau d'entrée en ville.

Sur le port. Il y a des pêcheurs à la ligne.

Akitsu qui, comme d'habitude, n'admire même pas le joli panorama!

Sur l'autre rive, j'aperçois quelques fermes à l'entrée de cette très belle vallée, entre des montagnes encore plus majestueuses.

Malgré tout, je n'ai pas envie de rester ici, le village est beaucoup moins joli que Siglufjördur, que je commence à regretter!
Je suis heureux car j'ai retrouvé le goudron, sur la route 82. Au bout de cette rive, il y a un tunnel, qui permet de passer dans le grand Eyjafjördur.

Que voici. Au centre, l'île de Hrisey. Elle est habitée par environ 200 personnes!

En face, les montagnes de la péninsule du Latraströnd, qui culminent aux alentours de mille mètres. Je ne pourrai pas visiter cette péninsule non plus, faute de route goudronnée.

C'est un grand fjord, environ 60 km d'un bour à l'autre. Il est plutôt large -25 km à son embouchure- mais sa largeur moyenne est entre 6 et 10 km, ce qui est déjà important!

Le fjord fait un virage, sa forme ressemblant un peu à celle d'un boomerang.

Dalvik. Je pense que c'est ici que je vais camper. Les informations en ma possession sur ce camping sont excellentes, et j'ai envie de me poser.

L'arrivée à Dalvik est superbe. Cette région m'enchante dans sa totalité, et je suis vraiment heureux d'être allé voir cette péninsule. A vrai dire, les routes majoritairement goudronnées m'ont décidé. J'avais un peu peur de la transversale, mais bon, c'était acceptable!

Encore beaucoup de fermes à Dalvik.

Mais aussi un port!

Vous ne me croyez pas?

Et quoi de plus joli qu'un port en eau salée avec des sommets enneigés en arrière-plan, hein?

Je vais voir le terrain de camping. je suis déçu. Les toilettes ne sont pas superbes, ni très propres. Le bâtiment est un peu vieillot. La réception est à la piscine, qui se trouve à plus de 300 mètres, Internet est un PC à la piscine, cher, et qui ferme à 17 heures, et il n'est pas si bon marché que ça... Bref, je ne resterai donc pas ici non plus!

Décidément, il est écrit que je poursuivrai jusqu'à la grande ville!

En sortie de ville, le fjord fait son virage de boomerang. La route traverse la rivière Svarfadardalsa, qui se jette ici dans le fjord, au bout de la Svarfadardalur. J'aurais visité cette vallée si j'étais resté ici.

Vue arrière sur Dalvik.

La 82 fonce maintenant plein Sud, direction Akureyri. Elle s'éloigne du fjord que l'on ne voit plus que de très loin, quand on le voit! C'est dommage.

Zoom arrière sur Hrisey et son village au Sud.

Paysage le long de la route 82. Il y a une grosse circulation, et je me fais klaxonner plusieurs fois pendant que je prends mes photos!
J'ai beau leur dire que c'est pour vous, ça ne semble générer aucune émotion particulière!

Sur la partie droite, ce sont les hautes montagnes du Tröllaskagi, qui dépassent les 1.400 mètres!

Ici au zoom. Des glaciers, forcément, à cette altitude, en Islande!

Et c'est l'arrivée à Akureyri. Je trouve facilement le camping. Il est bondé, surpeuplé. C'est la ville dans le camping. Je me renseigne pour aller à l'autre, celui que tout le monde me recommande. et vous savez quoi? Il est fermé, réservé pour 8 jours par tout un groupe! Impressionnants, ces Islandais. C'est la deuxième fois que ça m'arrive, mais il s'agit ici d'un immense camping qui a été réservé!

Je n'ai donc pas le choix. Je trouve une place finalement bien située, près des sanitaires et de la réception. Car au moins, ici, il y a une réception! Je suis entouré d'Islandais en vacances. Personne ne répond à mon salut, ou à peine! Mais je commence à être habitué à ce trait des Islandais. J'ai franchement un peu de mal à m'y faire! Sincèrement, dans les campings, je préfère être à côté de jeunes touristes étrangers en vacances. On peut parler, rigoler, c'est la bonne humeur. Les Islandais se renferment complètement, font des barrages avec leurs caravanes qu'ils installent généralement en carré, et s'en servent un peu comme les murs d'une forteresse. Je ne suis pas quelqu'un de méchant, et quand j'arrive dans un endroit, comme on me l'a appris lorsque j'étais petit, je dis bonjour avec un sourire. Quand les gens ne vous répondent pas, ou vous regardent comme si vous étiez un Martien ou avec des airs d'abrutis, j'avoue que ça m'agace... J'ai pratiquement vu tous les Islandais un peu comme ça sur tous les campings! Suis-je malchanceux? Est-ce un hasard? Je l'espère...

Je range ma moto le long de la tente.

Je pars en ville, je me paye des hot-dogs dans un self, et je trouve un café-internet super sympa, dans lequel j'ai juste besoin de prendre une consommation. Connexion sans fil, débit parfait. Cool. je passe une bonne soirée.

Lorsque je rentre au camping, je ne peux plus mettre la moto là où j'avais décidé. Mes voisins Islandais ont installé des sièges, signifiant clairement que ça ne leur plaisait pas! Heureusement, je peux la placer de l'autre côté.

Ici, en Islande, une caravane de 7-8 mètres de long et un énorme 4x4 paieront le même prix qu'une moto. Enfin presque. On paye un tarif généralement par personne -sauf les enfants. Par conséquent, je prends vraiment très peu de place, mais j'ai l'impression d'être tout juste toléré, supporté. Décidément, tout n'est pas rose!

Heureusement, j'ai une grande abside, et j'avais spécialement choisi cette tente pour ça. Ainsi, en cas de mauvais temps, je peux manger à l'intérieur sans aucun problème. Et en cas de besoin d'isolement aussi. Je sens que je vais toujours manger dans ma tente, ici. Mais ça ne me dérange pas.

Ce soir, je regrette quand même de ne pas être resté à Isafjördur. Je ne me comprends pas toujours moi-même! J'ai pourtant le temps, et je suis sorti de la zone des fjords de l'Ouest, où les distances séparant deux bons campings étaient très importantes! Mais à Siglufjördur, il y avait un petit super-marché, et il y avait de quoi randonner pour plusieurs jours! Ce sera mon grand regret Islandais...

524 photos. 256 km

Depuis le départ, 14.308 km
Depuis le départ, 34.456 photos
Compteur Akitsu, 28.319 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 138 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 331 photos

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