106ème jour

Lundi 28 juillet 2008.

Réveil à 8h30 Encore la chaleur. La grosse grosse chaleur! Lourd, très lourd, mais soleil en plus.
Impossible de rester sous la tente. De toute façon, j'ai décidé de partir, donc...

Je vais faire mon plein, trouver une bonbonne pour mon réchaud -camping-gaz, la marque difficile à trouver! je l'ai trouvée à la station-service, pas la N1 mais l'autre. Dans les 600 ISK, alors que la station N1 de Olafsvik, sur la péninsule de Snaeffelsness, me la proposait à plus de 1.200 ISK.... J'avais refusé, et bien fait!- et un dernier tour en ville avant de défaire la tente.

La tente est vite démontée, je suis tellement pressé de me barrer de ce camping! Tiens tiens, mon voisin daigne me parler maintenant. Ils sont de Keflavik, et sont en vacances bien sûr. Oui, c'est super ici. Oui, on reste là, c'est super! Mmmouaih... Chacun ses goûts! Surtout quand il faut se battre pour conserver son espace minimum, au détriment du voisin! Dommage que les gens aient de tels goûts, les proprios ne sont pas prêts d'apporter des améliorations! Les douches, parlons-en, pendant que je suis sur le chapître "camping". Deux seulement pour un camping de cette taille, ça frise le retrait de la carte "camping", surtout que ce sont les douches de la piscine, très moches, de l'autre côté de la route, avec la porte des WC ne fermant plus, et communes avec ça (je déteste laver mes parties intimes devant les autres, j'aime avoir un minimum d'intimité dans ce domaine)... Enfin, franchement, je ne comprends pas les gens qui donnent de bonnes notes, quelque chose m'échappe... Serais-je difficile, moi qui ne demande même pas de coin cuisine?

Au revoir, donc, et bonnes vacances!

Sur les quais, un beau paquebot de luxe est arrivé. J'ai toujours admiré ces garnds bateaux, surtout lorsqu'ils sont à quai, là où on peut les comparer avec des objets-référence, tels des immeubles ou autres bâtiments! Par contre, je ne voudrais pas faire de croisière. D'accord, on voit les terres depuis la mer, ça change. Mais à part ça? Ambiance relations humaines, promiscuité, efforts et tenues... Et sentiment -bien justifié- d'être entre les mains de quelqu'un, et de ne pas maîtriser son destin! Non, on ne pilote pas, on est prisonnier, on suit le mouvement. Liberté zéro. Décidément, ce n'est vraiment pas pour moi! Le pire, c'est que c'est cher... Ce qui n'arrange pas leur cas! Mais ce qui leur permet de trier la clientèle. Finalement, ce sont surtout ceux qui n'ont rien à faire qui peuvent se le permettre...

Quoi, qu'est-ce que j'ai dit? Ben, ce que je pense. C'est tout!

Il est plus de onze heures. Je vais à Myvatn, et ce n'est vraiment pas loin.

Je connais déjà le début, la partie longeant l'Eyjafjördur, pour l'avoir parcourue hier. Du coup, vous aussi!

En fait, la 1 contourne le Vadlaheidi, traverse un petit plateau, pour déboucher en bas de la vallée de la Fnjoska, vous savez, la rivière traversée hier près de Laufas. C'est d'ailleurs ici qu'arrive la 835 non goudronnée qui partait de là-bas, sur la route de Grenivik.

Je prends quelques photos. Un couple de cyclistes arrive, venant de la 833, sur ma droite. Ils parlent Français. Ce sont des Belges. Très belle rencontre. Ils sont jeunes instituteurs, et ont donc deux mois de vacances. Lui enseigne la géo. Il me dit qu'avec les phots qu'il prend et es voyages qu'ils font, il lui est bien plus facile d'apporter du plaisir à ses élèves et de leur faire aimer la géographie. Un professeur très intelligent, comme j'aurais aimé en avoir un. Heureux élèves qui l'auront comme pédagogue! Ils vont aussi vers Myvatn, on devrait se revoir...

J'oublie de faire une photo! Tellement la conversation était intéressante et enrichissante. Pas grave.

La route suit une très belle vallée, entre les flancs de deux très belles montagnes, assez élevées, mais aux formes très arrondies, très certainement usées par des milliers de siècles ou même davantage... Mais qui donnent à la vallée un aspect fort agréable.

Là-bas, c'est la vallée qui va vers le Nord du Latraströnd, et que suit la 835. J'aurais aimé la remonter, et poursuivre sur la F899, qui suit la Flateyjardalsheidi, et très bien décrite ici. Mais toujours ce terrible handicap, pour moi, que sont ces sales routes... Une fois de plus, dommage!

J'arrive très vite à Godafoss, la fameuse cascade des dieux. Pourquoi?

Vous le saurez en temps utile!

Il y a un petit camping ici. C'est Fossholl. Il me plait bien. Les toilettes sont très propres. Il y a une boîte pour mettre des sous si l'on veut. Serait-ce gratuit? Je vais voir au restaurant, juste à côté. Oui, bien sûr, vous pouvez vous installer. C'est 650 couronnes. Non, il n'y a pas de douche. Connexion pour un ordinateur? Oui, vous pouvez venir ici, à l'accueil, là, dans le fauteuil. Oui, c'est du Wi-Fi.
Vous me connaissez, ce sont des mots qui me parlent. Mais en plus, l'accueil est extrêmement chaleureux, sympathique.
- Mais pourrais-je avoir la possibilité de prendre une douche ailleurs, moyennant paiement bien sûr?
- Ah, je ne sais pas. Demandez au "manager", il est là-bas, en train d'étendre le linge.
- Oui, c'est possible, à condition de la prendre entre 11h et 16 heures. Ce sera 200 ISK Electricité? Oui, vous pouvez vous brancher là-bas. Non, gratuitement, bien sûr.

Voilà. C'est comme ça qu'il faut me parler! Mes p'tits amis, voici un camping que je prends, et que je vais garder! Je suis un peu loin de Myvatn, j'irai voir demain comment c'est là-bas, mais je sens que je vais me faire quelques allers-retours... Mais je connais ça, non?

A 13 heures, je suis installé. En arrière-plan, le restaurant, dans sa belle peinture jaune. Superbe.
J'entends nettement le bruit que fait Godafoss, pourtant assez loin. Mais ça va, c'est mieux que le métro, non?

Ah, vous préférez le métro? Ah bon, je suis surpris, mais... chacun ses goûts, n'est-ce-pas?

Ce que je vois de Godafoss depuis ma tente, enfin presque, depuis la route 843 qui passe à 50 mètres de la tente! On aperçoit la chute au fond à gauche, sur la photo. La chute au premier plan est petite, mais puissante. C'est la Geitafoss.

Justement, la route 843... Enfin, 844 au début, puis 843 plus au Sud, après le pont. La carte est un peu fausse sur ce point. Parlons-en un peu, de cette route. Elle longe la Skjalfandafljot, la rivière de Godafoss, qui est issue de l'immense Vatnajökull (vous connaissez ce glacier, je vous en ai assez parlé). De l'autre côté du fleuve, une autre route, la 842. Deux routes le long d'une rivière, ce n'est pas Islandais. Quelle profusion! En fait, il y a beaucoup de fermes tout le long du fleuve, et de chaque côté.

Or, au bout de cette route -enfin au bout est un grand mot....- il y a une cascade très intéressante, dans un superbe décor basaltique. Et cette cascade m'intéresse beaucoup. Mais les routes y conduisant ne sont pas goudronnées. Pire, au bout, je dois emprunter la F26 sur 3 kilomètres...

Mais je suis de bonne humeur, il fait beau, les routes sont sèches, je ne sais pas de quoi demain sera fait, et je n'ai pas envie de passer mon après-midi sous la tente. Alors? Eh bien, je vais essayer, et on verra bien!

Donc, me voici sur la 844, celle qui passe devant mon camping et qui arrive pile sur la Godafoss.

La superbe et large Skjalfandafljot, aux eaux un peu laiteuses, caractéristique des eaux issues d'un glacier, et qui charrient de nombrexu minéraux!

Dommage, l'environnement me plait moins. Vous savez bien pourquoi! Un peu plat... Enfin, la rive opposée, la rive Ouest, est adossée au bas de la montagne. C'est assez joli. C'est la rive sur laquelle je suis qui est vraiment sur terrain plat.

Quelques petits monts pointus, aux formes volcaniques. Les berges et le lit de la rivière sont couverts de champs de lave, particulièrement visibles autour de Godafoss. Mais je vous montrerai ça plus tard.

Vous pouvez voir les fermes qui longent la rive opposée.

Et aussi sur cette rive.

Il y a même un bosquet de l'autre côté, assez rare dans ce pays pour être signalé!

La route n'est pas trop mauvaise, j'ai vu pire. Mais ce ne sera jamais aussi bien que du goudron. Tu roules, tu t'habitues doucement, tu commences à regarder autour de toi, et la route te rappèle soudain à son bon souvenir! Une série de violentes secousses te réveillent et te font comprendre que tu viens de te manger une série de trous plus gros que les autres... Et voilà, mon p'tit loup, je te l'avais dit, quand tu es sur une route non goudronnée, tu n'as pas le droit de regarder le paysage.

Quelle guigne!

Ici, je croise un cycliste à qui je fais bonjour, comme toujours. Il répond gentiment, mais poursuit son chemin. je le comprends bien. S'arrêter, pour un cycliste, c'est casser le rythme, et il faudra le retrouver ensuite. Admirables cyclistes!

Finalement, il y a plus de km que prévu, car je n'avais pas vraiment bien regardé. Je pensais avoir une grosse vingtaine de km jusqu'à la F26. Erreur, mon p'tit bonhomme. Grosse erreur! Il y en a 22 pour arriver au pont franchissant la Skjalfandafljot. Ici. D'ailleurs, vous voyez, je viens de parcourir les 22 km de la 844, et la route se poursuit sur cette rive vers Svartakot, en devenant la 843. Les mystères des numéros de route. Cela dit, j'adore la numération Islandaise, à mon avis parfaite, un exemple pour tous les pays!

En ce qui me concerne, je dois passer sur l'autre rive, et poursuivre sur la 842 -en face-, toujours vers le Sud, toujours en longeant la rivière, sur encore une vingtaine de km.... Ensuite... ben c'est simple, c'est la F26, la dure F26, qui traverse l'Islande vers le Sud-Ouest. Le fameux Sprengisandur, un des grands axes Nord-Sud.

Du sable noir de lave sur les bords de la Skjálfandafljót que je suis en train de traverser.

Et un petit coup d'oeil arrière vers le pont que je viens de franchir!

La route 842 est un peu plus mauvaise que la 844.

Ben... On va faire avec! Je ne vais pas abandonner maintenant, quand même! Je n'ai jamais été si près!
Ici, je croise deux motards, alors que je suis arrêté en train de faire la photo. Je leur fais un bonjour, réponse presque obligée... Ils me regardent d'un air assez ahuri! J'aurais aimé qu'ils s'arrêtent, qu'on discute un peu, surtout qu'ils en ont pratiquement fini avec la mauvaise route. Je ne sais pas s'ils viennent de se faire la F26. Bon, ce sera pour une autre fois! Sans doute jamais, d'ailleurs, car les motards, en Islande, sont vraiment du genre "crâneurs"! Je ne parle pas des Islandais. Eux, c'est le genre "frimeurs": grosses bécanes, sur la route n°1. Ne sortent sans doute qu'en été. Remarque, c'est compréhensible. Non, je parle des touristes en moto. J'aimerais leur parler, à ceux-là. mais ils sont du genre "bouche cousue". Pourtant, les renseignements de ceux qui traversent seraient tellement utiles pour les autres, tous ceux qui n'osent pas, comme moi.

Allez, je passe, j'ai des choses finalement plus intéressantes à vous racontrer que les humeurs des motards, et surtout à vous montrer!

Myr, une quinzaine de km plus loin. Quelques fermes, dernières habitations avant d'entrer dans les Hautes Terres, comme ils disent ici.

Et début de la F26.

Et comme toujours dans ces cas-là, avec moi, plus de photo! Dès que je suis absorbé par la conduite, inquiet, très concentré, j'oublie de faire des photos. Du moins, je ne m'arrête pas en faire. Donc, rien, pas une image de cette fameuse F26. Ici, ce sont les dernières centaines de mètres de la 842. Là-bas, le petit lac Isholsvatn.

Et j'arrive finalement au parking de la fameuse cascade, plus facilement que je ne le pensais. Je suis content de moi, et d'Akitsu.

L'endroit est incroyable. En fait, la Skjálfandafljót a creusé son passage dans la roche, en formant un superbe défilé. On aperçoit au fond toute la vallée que je viens de suivre jusqu'à Godafoss. Au premier plan, l'autre côté de la rivière. Comme on voit bien les strates de la roche, et cettet couche de lave lisse qui recouvre la surface sommitale.

Le parking est en fait sur une hauteur. La descente vers le rebord rocheux du défilé serait dangereuse à effectuer sous la pluie. Aujourd'hui, c'est sans problème, mais il faut faire attention. On distingue à peine le chemin dans ce pierrier.
Il encore facile ici. Mais on devine le trou en avant...

Au fond, on voit les maisons de Myr. Au premier plan, la grande cassure!

Au bord du trou, la Skjálfandafljót réapparaît. Ce n'est plus la même rivière, large et relativement paisible que je viens de longer sur plus de 40 km. Impétueuse, plus grise et plus blanche aussi.

Mais, on dirait que ce sont des colonnes de basalte qui forment l'autre rive, non?

Oui, c'est bien ça. Fantastique. Comme c'est beau! C'est la récompense de mes efforts.

Je suis encore en haut du chemin. Admiratif. Sur ma gauche, le grand virage terminant le défilé. On distingue sur le plateau quelques maisons de Myr.

Sur ma droite, j'aperçois enfin la cascade. Le basalte se poursuit jusqu'à elle.

Puissante.

Retour sur le basalte qui se trouve en face de moi. On verra la cascade ensuite. Chaque chose en son temps. Profitons de chaque spectacle, pour n'en perdre aucune miette! Et dans l'ordre où il se présente. Ménageons le suspense. Savourons doucement.

Voilà. Je viens d'arriver sur la berge. Enfin, sur la terrasse de lave dominant le lit de la rivière glaciaire.

Zoom sur les colonnes pliées et formant une sorte d'écusson. Comme c'est beau.

Regardez la colonne détachée. On dirait le glaive recourbé d'un soldat Romain!

Sur ma gauche, une fois de plus, le virage que fait la rivière pour sortir du défilé. En face, on voit nettement la strate basaltique posée sur un socle plus ancien. Une couche de lave?

A droite, la couche de basalte se poursuit. Les colonnes sont coincées entre deux autres couches différentes. J'ai besoin d'un géologue. Je ne sais pas expliquer, puisque je ne connais rien! La seule chose que je peux faire, c'est au moins vous montrer que le minéral peut aussi être beau.
Mais vous le saviez déjà, non?

Et j'arrive finalement en face de la cascade. Ne croyez pas que ce soit si facile. Je marche sur la lave. Et ce n'est pas si simple.
Regardez la quantité de matériau transportée par l'eau! Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas transparente!

La cascade en elle-même n'est pas très haute, ni très large. C'est son environnement, son décor, qui est superbe.

Et la baignoire! Absoluement envoutante, la baignoire. Là, en bas, devant mes yeux! Il s'y forme des vagues, des remous, des retours... Un spectacle à elle toute seule!

La caverne creusée, la masse de gros cailloux à l'intérieur, ce sont des indices sur la puissance extraordinaire que doit avoir cette rivière lors de la débâcle.

Et à nouveau la baignoire. Vous voyez les vagues?

Là, c'est en amont de la chute. Plusieurs différences de niveau, mais très faibles. Il n'empêche, ça doit accélerer un peu la vitesse!

Vu du dessus, la rivière après la fameuse "baignoire".

Au premier plan, les blocs de lave. Enormes. Fendus. Un jour ou l'autre, ils descendront... Pas question de monter dessus!

Là-bas, le chemin vers le parking.

Un beau débit quand même! On est fin Juillet!

La croûte terrestre est ici extraordinaire, car je pense qu'on peut vraiment parler de croûte!

Essai d'une vue d'ensemble du site. Au loin, la vallée par laquelle je suis venu, et au fond de laquelle coule la rivière vers la mer. Elle se jette dans le Skjalfandi, près d'Husavik.

Le parking est au sommet de cette butte à gauche. On voit très bien la lave. La belle lave bien coupante!

La couche des colonnes de basalte.

Où l'on revoir ensemble le plateau recouvert de lave, les différentes couches minérales, la cascade et la baignoire.

Tout le terrain est recouvert par ce champ de lave. C'est le Sudurarhraun.

Le tourbillon central dans la baignoire.

Qui évolue sans cesse. Un véritable maëlstrom.

Regardez la coulée de lave, de l'autre côté de la cascade, juste au-dessus des orgues basaltiques.

Le flot se resserant dans le creux, avant de plonger!

Quleques végétaux parviennent à pousser dans cet environnement hostile.

Devant moi.

Et derrière. Partout, à perte de vue, des blocs de lave, coupants comme des rasoirs. Si tu tombes, tu as des chances de te couper, ou de déchirer ton pantalon!

La nature offre de ces spectacles, parfois, assez extraordinaires! Admirez la couleur des eaux, les contrastes entre les trois éléments que sont le minéral, le végétal et l'eau!

Le chemin remontant vers le parking.

L'ensemble du site. Au loin, le Dyngjufjöll???

Remontant la colline. Du caillou. Que du caillou.

Le chemin...

A peine visible. Juste un peu plus orangé.

Pourquoi est-ce que je trouve ça beau? Hein? Surtout moi qui n'aime pas l'abstrait!
Ne serait-pas finalement tout simplement parce que nous appartenons à la nature, et que ça, c'est elle, vraiment elle. Dans son apreté. Dans sa nudité. Sans aucun arrangement.

Brute de forme!

Les vallées vers l'Est.

Et ma vallée vers le Nord.

En remontant vers le parking! Un parfum de Lune, quoi que... La mousse s'accroche et, à ma connaissance, il n'y a pas de mousse sur la Lune.
Donc, juste un parfum... d'Islande!

Et quand bien même personne ne vient balayer, c'est beau!

Akitsu, patiente, indifférente, sur son parking.

Au loin, la Skjalfandafljot reprend un cours plus calme. Les molécules d'eau font corps à nouveau. Prochaine étape violente, la Godafoss!

La F26, brute de forme. Cette fois, je prends le temps de m'arrêter, de la photographier.

Méchant contre-jour à droite. Mais ça vous donne une idée de ce début de piste, que je trouve assez roulant. Mais je ne connais pas la suite, et sur ces pistes, justement, chaque kilomètre est une découverte. Les pistes sont ici comme la météo et la température. Très changeantes. Elles jouent au yoyo avec le pilote!

Et je retrouve ma belle (...) 842.

Entre Myr et le pont permettant de rejoindre la 843-844.

A gauche, je retrouve le champ de laves.

Au loin, un nuage. Ce n'est rien, juste une voiture qui arrive! Discrétion impossible...
J'ai le temps de rabaisser la visière du casque, comme les cavaliers dans les tournois, juste avant la joute!

Storuvellir, Laekjarvellir, au niveau du pont.

Et le pont. Je ne traverse pas, je vais poursuivre sur la 842. Comme ça, j'aurai fait les deux rives. Surtout que je n'aime pas trop revenir par la même route, et que ça ne me coûte rien, à peine un kilomètre ou deux de plus, une misère!

Elle est meilleure. Et ma vitesse augmente insensiblement, puis sensiblement... je termine à 90/100...
Incroyable. Qui l'eut cru?

A tel point que je n'ai même pas envie de m'arrêter.

Au niveau paysage, c'est moins bien que l'autre côté. Pourquoi? Tout simplement parce que l'autre rive est plate, alors que celle-ci est adossée à la montagne. Donc, vue depuis l'autre bord, cette rive a du relief, et est par conséquent plus photogénique. Alors, ça vous va, comme explication? Faut vraiment tout vous expliquer!

Et me voici revenu sur la route n° 1. La Skjalfandafljot à nouveau, traversant l'immense champ de lave.

Fossholl. le restaurant, en jaune. Le camping, derrière les toilettes publiques, à droite, aussi en jaune.

Et pour clôre cette belle journée, le cadeau du chef.

Godafoss dans la lumière vespérale. Godafoos en petit arc de cercle, difficile à photographier. Mais belle, tellement belle elle aussi!

Puissante aussi.

Entourée de falaises de lave, et aussi de basalte.

Tout le monde photographie, bien sûr!

Coup d'oeil vers Fossholl depuis Godafoss. Et la Skjalfandafljot après son grand saut!
Derrière une cascade, le lit de la rivière est creusé. La puissance du courant jouerait-elle un rôle dans la profondeur des berges, ou est-ce tout simplement parce que la roche est ici plus tendre qu'ailleurs?

Coucher de soleil sur les vallées en direction d'Akureyri.
Voilà ce que je vois à l'horizon depuis ma tente!

La lave au milieu de la rivière, depuis le pont.

La même, sans le zoom. La Skjalfandafljot file vers la mer, vers Husavik!

Et moi, je file vers ma tente, ici, à Fossholl. Je suis encore avec Akitsu, car les photos que je viens de faire de Godafoss, c'est depuis le parking se trouvant sur la route n° 1. Vous pensez bien que je n'allais pas aller à ce parking à pied depuis la tente! Quel fainéant... Il y a environ.... 300 mètres!

Au camping, je croise un gars, un cycliste, qui me dit bonjour -en Anglais. je réponds poliment, mais devant mon air étonné, il me dit que nous nous sommes rencontrés cet après-midi, sur la route qui passe ici. Je me souviens, c'est le cycliste salué alors que je parfais vers la cascade. Il est Polonais, et vient de la F26, qu'il a faite en 5 jours. Il me dit qu'il en a bavé, mais que c'était fantastique! Ils disent tous ça, et je les comprends. On efface toujours les moments durs. de plus, ils ont la joie d'avoir réussi un exploit, il faut voir comme leurs yeux s'éclairent quand ils en parlent! Bravo à toi, cycliste. En plus, il semble frais comme un gardon. Incroyable! Il me dit qu'il est arrivé en Islande voici cinq semaines, mais qu'entre-temps, il est parti deux semaines au Canada, avec son vélo, rouler autour des grands lacs. Mais en avion d'abord! Il y a des gens qui voyagent énormément!

Ce soir, au programme, une petite séance d'Internet au restaurant.

Et vous savez quoi? Je suis heureux comme un pape. Non, comme un poisson dans l'eau. Car je ne voudrais pas être pape! Ni poisson dans l'eau non plus, finalement, au rythme auquel les hommes vident les rivières, ou pêchent les poissons.

605 photos. 144 km

Depuis le départ, 14.548 km
Depuis le départ, 35.236 photos
Compteur Akitsu, 28.559 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 137 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 332 photos


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