108ème jour

Mercredi 30 juillet 2008.

La première partie du trajet sera la même pendant plusieurs jours. Je pars de mon camping Fossholl situé à Godafoss, et je roule vers le lac Myvatn. Arrivé au lac, il y a deux itinéraires pour rejoindre Reykjahlid, l'un contournant le lac Myvatn par le Nord, et l'autre par le Sud. L'itinéraire est plus court de 4 km par le Nord, et ne traverse aucun hameau, ce qui n'est pas le cas de l'autre, plus long donc, et aussi plus lent, puisqu'il comporte plusieurs limitations à 50 km/h. J'arrête l'itinéraire de cette première carte à l'arrivée au lac, la carte suivante étant une carte détaillée du lac, sur laquelle vous verrez mon trajet autour du lac, ainsi que mes randonnées.

 

Discuté avec un cycliste Allemand qui prenait son petit déjeûner sur une table du camping, et en profitait pour se faire une bronzette. Il est arrivé en avion à Akureyri, et veut se faire le tour par l'Est. Il n'a que 15 jours, et veut terminer son voyage en se faisant le marathon de Reykjavik avant de reprendre son avion de retour.

Ces sportifs sont des fous! Aïe aïe aïe, pourquoi se faire tant de mal?

Bon, je lui souhaite un bon voyage, mais je connais ce genre de personnes. Il va faire un bon voyage, c'est évident. A fond -adonf, comme ils disent- dans son trip, la tête dans le guidon!

Je pense que vous me connaissez suffisemment pour savoir que je ne vais pas me fatiguer comme ça.
Je pars à 12h45, et je n'ai pas encore déjeuné, c'est vous dire si je me presse! Mais j'ai bien fait perdre une demi-heure à mon marathonien de voisin, le pauvre!

Allez, en selle. Pas besoin de lui donner un coup de cravache, à Akitsu. Toujours prête, répondant au huitième de tour!
Mais comme je ne pousse jamais les rapports avec un moteur froid, la longue longue montée vers le col se fait doucement, à 60. En me retournant, j'aperçois la cascade comme je ne l'avais pas encore vue, à savoir dans son environnement global. Regardez.

On voit parfaitement la cassure dans le terrain. la partie gauche de la cascade est encore cachée par ce rocher qui avance -rappelez-vous, celui menaçant de s'écrouler au-dessus de ma tête. Au-delà, on voit le fleuve dans son lit que l'on devine large. Au premier pla, on distingue le pont à droite, la station service à gauche, le restaurant tout à gauche, le camping se situant encore plus à gauche, mais juste là.

Voici donc à quoi ressemble cette large vallée. Les montagnes sont ici bien érodées, certainement très très vieilles. Les paysages sont assez jolis à l'oeil, mais pas grandioses non plus. Par contre, il y a un élément très important. Les monts, comme évoqué ci-dessus, paraissent assez plats. Ils le sont, oui et non. Car ce que l'on ne voit pas du tout, ce que l'on ne peut imaginer, c'est la taille, l'ampleur du paysage visible. Comme il n'y a aucun arbre, pratiquement rien pour accrocher le regard, on perd toute notion de grandeur. Pas de référence visuelle de comparaison. Tu vois le sommet de la prochaine montagne, et tu penses que tu seras de l'autre côté dans cinq minutes.

Grave erreur de jugement. C'est immense. C'est pour ça que je parle de longue longue côte! Chez moi, une belle côte, quand elle fait 500 mètres....

Ici, la photo est toujours prise du même endroit. Je voulais vous la montrer de façon à ce que vous puissiez apprécier l'immensité visible! On distingue, on devine le cours de la grande rivière, on devine la cascade à la grosse tache blanche. La montagne n'est plus qu'une petite courbe de niveau, large certes, mais pas bien haute!

Le mont qu'Akitsu va se "faire" est bien plus érodé que celui devant lequel se trouve la cascade. Et pourtant, tenez-vous bien. Pour parvenir à la vallée suivante -où se trouve Laugar, que je vous ai montré hier- il faut plus de dix kilomètres! Cinq kilomètres de montée, et cinq de descente. C'est absolument énorme. Et c'est pour ça que je dis, et je répète, que les paysages défilent ici au ralenti. En moto, à 60-70, t'as l'impression d'être en vélo -impression... juste pour les yeux, sinon, c'est très confortable, je vous rassure. En vélo, tu dois avoir l'impression de marcher.

Comme j'ai fait quelques photos hier, je roule... sans m'arrêter, au grand plaisir de ma compagne.

La Laxa. Qui se jette elle aussi, comme la Skjalfandafjlot, dans le Skjalfandi, près d'Husavik.
La Laxa est superbe, avec ses belles eaux, son superbe débit, ses dizaines d'îles parsement son lit. Elle sort du Myvatn. Elle a été saupoudrée de lave lors des éruptions volcaniques, qui ont formé ces îles. Je décide de manger ici. Au bord d'une rivière, je repense une fois de plus aux nombreux après-midi de pêche passés avec mon grand-père!

Mais notre rivière était bien plus calme! Juste énervée lorsqu'ils ouvraient les portes du barrage pour laisser filer l'eau douce vers la mer, lorsque le niveau était un peu trop élevé!
Ici, la Laxa est puissante. Et superbe.

Quelques mouches, permettant de vérifier le nom du lac -lac aux mouches-, mais rien d'insurmontable, faute de quoi je me serais enfui!
Au Nord, le Vindbelgjarfjall.

Vindbelgjarfjall à nouveau. Cette fois, je contourne le lac par la route Nord, que je ne connais pas. Beaucoup de signes apparents du volcanismes autour de moi. Ici, ce peudo-cratère de lave, devant le Vindbelgjarfjall. Un pseudo-cratère a la forme d'un cratère de volcan magmatique. Mais il n'y a rien en-dessous! Ils ne sont pas le résultat d'un magma ascendant, mais d'une coulée de magma horizontale arrivant sur une nappe d'eau. En passant sur l'eau, la lave incandescente explose!

Il valait mieux ne pas être ici au moment des explosions, ce devait être apocalyptique! Au fond, les agriculteurs parviennent à faire du fourrage.

Akitsu devant le lac Myvatn.

Les berges du lac sont bordées de petites plages de sable noir, ou viennent les canards et les cygnes, en grand nombre ici. Il paraît que le lac Myvatn abrite la plus grande quantité d'espèces de canards au monde!

Encore le Vindbelgjarfjall, dont l'altitude est de 529 mètres.

Ah, un cygne, un! En fait, il y en a beaucoup, mais ils se déplacent également beaucoup et vite. Je suis venu de nombreuses fois, mais je ne les ai pas toujours vus.

Un peu plus au Nord, au niveau de la route -enfin, la route.... plutôt le mauvais chemin- menant à Vindbelgur.

Le Hverfjall, bein sûr, mon préféré!

Quelques uns -...- parmi les milliers de canards.

Au fond, le dôme rhyolitique du Hlidarfjall.

Reykjahlid, la ville du lac Myvatn. Les points blancs sont des cygnes sur Myvatn.

La zone entre la route et le lac lui-même. Un peu partout se cachent des pseudo-cratères -arrière-plan-, parfois recouverts de végétation .

Le champ de lave au Nord du lac, le Eldhraun. Au fond, les maisons de Reykjahlid.

A nouveau le Hverfjall, maintenant au Sud-Est, avec le Eldhraun au premier plan.

Eldhraun et Hlidarfjall.

L'église de Reykjahlid. Je suis ici au niveau de la petite route conduisant au camping de Hlid, là où sont Jörg et Jutta.
Je décide d'aller voir s'ils sont ici avant de faire ma randonnée vers Viti.
En les cherchant dans le camping, je tombe littéralement nez à nez avec Otto. Vous savez, le motard Allemand en Yamaha blanche, rencontré près de Varmahlid! C'est vraiment incroyable. Et nous voici partis à discuter, chacun racontant à l'autre ses "aventures"! Il me dit être ici pour plusieurs jours.

Jutta m'aperçoit et vient à notre rencontre. Elle se met à discuter avec Otto. Je rejoint Jörg. Dix minutes plus tard, Jutta est encore en grande conversation avec Otto. Elle n'arrête pas de parler. Jörg est impassible, il la connaît bien, et reste très calme. Je ne sais pas ce qui pourrait l'énerver. Nous convenons de nous retrouver ici, après avoir leur avoir demandé ce que je devais emporter.

Je les laisse, et file vers Viti. Ou Stora-Viti.

Sur la route n° 1, peu après avoir quitté Reykjahlid, au bout de la ligne droite, sur la gauche, avant la montée au col de Namaskard, se trouve un lac d'un bleu extraordinaire, du genre lagon de Polynésie. Il y a ici une usine géothermique. Son nom est Bjarnarflag. Les eaux sont interdites à la baignade pour cause de "hot spots" sous la surface. En arrière-plan, le Hlidarfjall.

La terre est chaude, voire très chaude, tout autour. J'approche ma main. Oui, ça , chauffe!

Les couleurs sont indescriptibles!

Comme des blessures qui se sont infectées, et du fait ne guérissent pas!

Je retourne sur la route. Il y a un beau parking au Namaskard, offrant un superbe panorama vers l'Ouest, sur le lac Myvatn et les monts l'entourant.

Ici vers l'Est, sur les pentes du Namafjall.

L'eau creuse ses sillons dans cette montagne bizarre.

A mes pieds, le petit bassin d'eau bleue de la station géothermique de Bjarnarflag, et la belle ligne droite filant vers les rives du lac, et vers Reykjahlid.

Toujours les pentes du Namafjall, qui m'attirent énormément.

On dirait un chemin. Si oui, je dois absolument y aller un de ces jours.

Après le col, sur la droite, se trouve la zone géothermique de Hverir/Namafjall. Je passe. Juste après, sur la gauche, une route conduit à Krafla.
Elle suit la Hlidardalur, et longe le Dalfjall.

Un chemin parcourt cette montagne, qu'il faudrait bien que je fasse aussi. Mais il est long, une dizaine de kilomètres jusqu'au volcan Krafla. Ce n'est pas que je ne peux pas les faire, mais c'est la distance "aller" seulement. et il faut bien revenir à la moto... On verra!

Justement, au fond, le voilà, le Krafla.

Toujours le Dalfjall, sur ma gauche.

La route est toujours au mileiu de champs de laves.

Cette petite rivière descend de l'usine géothermique du Krafla. L'eau est chaude! Sa température baisse au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de sa source.

Ces montagnes aux couleurs et aux formes étranges me passionnent.

La centrale géothermique du Krafla, Kröflustöð. L'eau rejetée est chargée en silicium, ce qui lui donne cet aspect laiteux.

Détail sur le l'eau. En fait, elle est claire, c'est le fond qui a cette couleur.

Des tuyaux passent partout.

Vers l'Ouest. Le plus haut, derrière, est le Hlidarfjall.

Je passe devant un premier parking, celui conduisant dans le champ de lave récente du Leirhnjukshraun. Je poursuis vers le deuxième parking, qui correspond en même temps à la fin de la route. Je suis agréablement surpris, ne pensant pas arriver en moto jusqu'ici. En effet, le parking est exactement situé sur la lèvre supérieure du cratère Stora-Viti.

Que j'atteins en deux temps trois mouvements! Au loin, le sommet du Krafla.(650 mètres). Je pensais qu'un sentier permettait d'y accéder, mais non. Il y a bien un large chemin pour véhicules, mais il est réservé au personnel de l'usine. Dommage, car la vue depuis le haut doit y être absolument imprenable.

Stora-Viti. Environ 300 mètres de diamètre. Il est né d'une violente explosion en 1724. Ses eaux proviennent de la fonte des neiges. Il est magnifique. Je vais en faire le tour, j'ai bien le temps. Certains touristes arrivent, prennent quelques photos, et repartent à toute vitesse dans leurs véhicules.
Pressés, car leur carnet de rendez-vous est énorme!
Bon, celui-là, c'est fait. C'est quoi, après, chérie?

Bon, je vais faire le tour par la droite. Pourquoi par la droite? J'ai vu que ça grimpait de suite, et qu'après, je n'ai que du plat et/ou de la descente. Donc, je commence par le difficile, et après, je n'aurai plus qu'à me laisser glisser. Logique, non?

En fait, c'est très facile. Et surtout très court. Un peu déçu, sur ce coup-là....

Non, je plaisante! Mais c'est vrai que c'est facile.

Par contre, et là je suis sérieux, tenez vos gosses par la main. A moins que vous ne vouliez vous en débarasser.
C'est simple. Vous avancez un peu en vous penchant. le môme va vous suivre en faisant de même. Lorsqu'il est arrivé à votre hauteur, hop, Juste une petite poussette dans le dos.

Belle pente, hein?

Je vous l'ai dit, radical. Si, en plus, il ne sait pas nager, c'est gagné! Venez tard le soir, quand il n'y a plus personne.
Il faut quand même être discret, on ne sait jamais, des gens pourraient le sauver!

Depuis le temps que je rêve de marcher sur la crête d'une montagne! C'est fabuleux. J'adore.
La vue est superbe, et de tous les côtés. Attention à ne pas regarder de tous les bords en marchant, quand même!

La récompense. Grandiose, non? Et tellement facile.

J'aperçois l'usine de Kröflustöð au loin.

Et la route 863 redescendant vers Namafjall.

La zone géothermique du Leirhnjukur. Ce sera la promenade de l'autre parking, un autre jour.

Les coulées noires du Leirhnjukur, datant de 1984.

De l'autre côte du cratère, j'aperçois une zone géothermique. Les odeurs d'oeufs pourris sont bien présentes, et tellement caractéristiques!

Sur mon chemin de ronde!

Whouahhh. Derrière le cratère Stora-Viti se trouve une très jolie mare.
Et, cerise sur le gâteau, le chemin y descend.

Comme c'est beau. Très franchement, les zones géothermiques sont mes zones préférées, compte tenu des couleurs absolument fantastiques, des fumerolles, des bouillonnements de toutes sortes...

La descente est vertigineuse, et, pour le coup, très certainement dangereuse par temps humide!
Donc, attention, par rapport à ce que je disais au début.

La baignoire aux belles eaux turquoise.

Derrière cette plate-forme se trouve le cratère de Stora-Viti. Donc, un petit conseil. Ne pas s'y précipiter les yeux fermés!

Depuis plusieurs jours, le temps est exceptionnel. Grosses chaleurs. Je pense que le site doit être couvert de fumerolles par temps pluvieux. Aujourd'hui, je ne me rends pas compte que c'est brûlant. Mais ça l'est. Des pancartes vous avertissent de ne pas marcher en-dehors du sentier, et sur le sentier, d'éviter les zones p)lus brunes!

La température du sol peut atteindre 80 à 100 degrés, vous imaginez?
En fait, effectivement, je sens la chaleur sous mes pieds, c'est très impressionnant.

J'entends des gargouillis dans les profondeurs.

Le petit lac est composé d'eaux brûlantes. C'est un énorme hot pot. Interdiction totale de s'y tremper les pieds, ou quoi que ce soit d'autre. Des crodes empêchent le passage. Il y a des traces de pas. Toujours quelques andouilles!

De l'eau brûlante coule dans les petits canaux, mais il ne m'est pas difficile de voir que la situation est exceptionnellement sèche, aux traces d'humidité visible autour.

Un désert brûlant, qui fume et gargouille. C'est tout simplement prodigieux.

De très gros bouillonnements sortent d'ici. Malheureusement, ils sont en pleine zone de contre-jour.
Le soleil me gêne!

On en voit sur cette photo.

Une énorme bulle là-bas. Si j'avais emporté ma casserole... Pas de regret, je n'en ai pas!

Là, c'est complètement différent. ce sont plein de petites bulles qui apparaissent sur toute la surface.
C'est hallucinant de voir combien ces points d'eau réagissent de façons différentes.
Gros bouillonnements, bruits de succion, bruits rapides, bruits très lents, agitation frénétique, ou très faéible.
Et les couleurs de l'eau sont aussi de toutes sortes! Chaque trou a sa spécificité, son ryhtme, ses bruits.

On aperçoit un peu la fumée.

Une belle plage de boue noire. Mais un monstre se cache sous la surface...

Ah, encore une grosse bulle!

Au loin, la coulée de lave du Leirhnjukur datant de 1984. Autant dire hier!

Un beau petit cratère.

A sec. Dommage, car je verrais plein de fumée. Sans eau, il n'y a aucun témoin visuel permettant d'apprécier la température.

Mais je ressens la chaleur, et il y a des odeurs provenant des endroits qui fument.

Toute une zone de minuscules cratères.

J'adore le petit cône, là-bas. Dommage que la fumée n'en sorte pas.

On voit encore la baignoire là-bas. Le chemin menant au sommet du Krafla se trouve là-bas, mais il est barré par une cordelette.

La trace que vous voyez est celle provenant du sommet du cratère Stora-Viti, qui se trouve à droite. Ce qu'on voit, c'est le sommet du cône du cratère, sur lequel j'étais juste avant. La zone géothermique est juste derrière ce monticule, et à droite.

On voit un peu mieux la topographie des lieux. Les lèvres du cratère à gauche. Je viens de traverser cette petite zone géothermique, et le chemin nous fait contourner le petit mont à droite, pour rejoindre le cône Est.
Le petit carré blanc à droite est en fait le toît d'un camping-car, sur le parking devant le cratère.

Le voilà au zoom.

Maintenant que je reprends de la hauteur, on comprend un peu mieux. Cratère Stora-Viti à droite, baignoire bouillante à gauche, en face le chemin descendant du cratère, en bas la zone brûlante! En fait, la baignoire se trouve au creux d'un superbe petit cratère.

Bien visible sur cette photo.

Encore mieux!

Fantastique, ce deuxième cratère derrière le gros. J'arrive maintenant à nouveau au bord du cratère, mais de l'autre côté. En fait, il y a uen zone d'effondrement entre les deux, là où se trouve jsutement la zone chaude.

Quelqu'un se trouve sur le chemin de ronde où je me trouvais précédemment.

Et je retrouve Stora-Viti. Comme il est beau. Et ces couleurs donnent vraiment envie de se baigner!
Derrière, le Leirhnjukur et sa coulée de lave bien noire.

J'ai bien regrimpé, finalement! Même pas rendu compte...

Au-dessus de la baignoire, on aperçoit un grand tuyau descendant des hauteurs. Il y en a un peu partout là-bas dans la montagne, et j'avoue que ce n'est pas très esthétique.

Retour vers le parking.

Une superbe no man's land derrière moi. J'adore ces zones désertiques, où personne ne marche jamais.

La croûte formant la crête du cratère, de l'autre côté, est très particulière.

Ici, à gauche, se trouve la partie effondrée. Combien de cataclysmes se sont déroulés pour former tous ça?

En arrière de la crête Ouest se trouve une nouvelle zone fumante.

Avec des effets de couleurs toujours aussi fabuleux.

Je vais voir de plus près. Je suis la trace d'un petit chemin, non fermé à la circulation.

Du souffre.

Enorme, c'est vraiment énorme!

Encore du souffre.

Il y en a partout.

Je ne voudrais pas tomber là-dedans! Mais que c'est beau. Je suis extasié!

Et la pente est raide, croyez-moi sur parole.

Vue vers le Sud, la route 863. Tout au fond, le Hlidarfjall.

Là, pour le coup, la descente est difficile. Je ne suis pas certain que je passerais par temps pluvieux, du moins pas sans bâtons de marche, à mon avis indispensables pour ce passage très délicat!

Mais pour aujourd'hui, c'est un chemin de rêve.

J'avance sur le petit promontoire, et je m'asseois. C'est froid, pas question de brûler mon derrière, j'y tiens!
Et je reste ici un bon moment, d'abord à bombarder comme il se doit, puis l'appareilo-photo sur les genoux, à regarder, à admirer, à rêvasser devant ce site naturel exceptionnel.

Zoom sur le bord opposé.

Vers le Sud.

On voit très bien -pas très bien?- Myvatn, et les pseudo-cartères sur le lac.

A mes pieds.

La suite du chemin de crêtes.

Dans mon dos.

Dans la pente, des formations me faisant un peu penser aux cheminées de fée. La formation de ces structures doit relever du même phénomène. Cette partie qui s'élève est très certainement plus dense, et a mieux résisté à l'érosion.

Une énorme pierre de lave, que je n'aurais pas aimé me prendre en pleine figure!

Et voilà. La boucle est bouclée. Me voici déjà revenu au point de départ.

Encore une balade qui valait le déplacement.
Une famille Française est en train de se restaurer près de la moto. On idscute 5 minutes. C'est le début de leur voyage. Ils sont particulièrement heureux, à cause -ou grâce- à la météo exceptionnelle.

Retour sur la route. Elle forme une digue par-dessus le champ de laves jusqu'à la route n° 1 que l'on devine, perpendiculaire.
La société exploitant le site de géothermie a emménagé un parking pour permettre à tout un chacun d'admirer leur entreprise.
Le panorama est superbe, mais l'usine... Cependant, il faut bien admettre que c'est beaucoup moins destructeur que des barrages, pour fabriquer l'électricité!

Les montagnes descendant vers Namaskard. J'espère parvenir à trouver une solution pour faire cette randonnée, car ils sont vraiment superbes!

Le champ de lave sur la partie Est de la route. D'énormes plaques soulevées et cassées.

En fait, les champs de lave se suivent et ne se ressemblent pas forcément. J'aime beaucoup celui-ci, ainsi que celui se trouvant au pied de Reykjahlid, que je vais aller photographier un de ces jours.

La rivière chaude en sortie de processus.

Le champ de lave le long de la Hlidardalur. Au fond, le Namafjall.

Plein Sud vers le Ludent.

Arrivée sur la route n°1. Je traverse et vais sur le parking de Hverir/Namafjall.

Vue sur le champ de solfatares. Grandiose.
Pas question de visiter maintenant, juste respirer les bonnes odeurs!

Et ça bouillonne très très fort. ici, juste à côté du parking.

Le Namafjall en arrière-plan. Gros contre-jour. la montagne est en fait jaune-orangée!

La une repartant vers Reykjahlid, ici dans les virages du Namaskard.

Les mini-vallées et mini-canyons creusés par les eaux pluvieuses dans le Namafjall.

Trop d'la balle...

Bon, il est 18h10, pas question de retarder la soirée.

Ce soir, il y a restaurant sous la grande tente du camping.

Je retrouve mes amis comme convenu. Personne ne veut de mon aide, tout le monde a compris combien je suis nul en cuisine. Il est vrai que je ne m'en suis jamais caché!

Pour le coup, le repas est absolument somptueux, Jörg et Jutta ont bien travaillé. Une salade en entrée, comme je n'en ai pas mangé depuis plus de trois mois. Quel délice! C'est ce que je leur dis. Comme je m'alimente très mal, et que je mange finalement toujours les mêmes choses, la moindre nouveauté est une fête! Puis derrière cette succulente salade, une énorme platée de spaghettis. Dieu que c'est bon! Otto est venu nous rejoindre avec sa propre tambouille. Il m'apporte une cuillère pour enrouler mes spaghettis. Je me sers aussi de mes mains, mais heureusement, ici, ça ne gêne personne!

Je ne suis pas terrible sur cette photo. Je la garde quand même, Jutta et Jörg étant parfaits!
On voit que j'ai un peu froid, malgré la veste!

Puis tout le monde adore les gâteaux que j'ai emportés, sans parler des bières. Un festin de rois.

Nous sommes heureux tous les quatre. la soirée passe à grande vitesse. Seul un vent glacial nous dérange. Tout le monde va chercher des vêtements supplémentaires.

Otto, Jutta et Björg.
Les photos sont prises à 0h40, nous sommes un peu gelés, et surtout je crois fatigués! Sauf Jörg, en pleine forme. Mais il est habitué au froid. Il fait des treks en solo dans la neige en hiver! Cette fois, je parle en Allemand, et je retrouve tout mon vocabulaire. Normal, c'est la langue de la soirée.

Otto est ingénieur en usine. C'est un inventeur également. Il s'intéresse passionément à la géothermie, et surtout au creusement de puîts dans la roche. C'est dire que le site de la station l'a intéressé. Son but: parvenir à creuser à 13 km de profondeur, pour récupérer la chaleur de la terre. Il dit que c'est la solution pour l'homme, le futur. Il a aussi déposé des brevets pour une voiture ne consommant pratiquement rien. Je n'ai pas tout compris. Il habite dans la Ruhr. Son plus beau voyage: 7 mois en solo en vélo en Nouvelle-Zélande, avec une partie à l'entrée de l'hiver. Très dur, mais les plus beaux moments de sa vie! Tous les mêmes, ces voyageurs!

Jörg et Jutta sont de la Forêt Noire, près de Stuttgart. Je suis invité à passer chez eux lors de mon retour. Finalement, c'est une excellente idée, à laquelle je pense souscrire. Mieux, c'est à 300 bornes de chez un de mes frères. Rentrer en France par la Forêt Noire puis les Vosges, c'est un superbe parcours. Vendu!

Rentré à 2 heures du matin à Fossholl. Cette fois, je n'avais pas envie de chevaucher mon fidèle coursier. Après la chauffe du moteur, la vitesse s'est un peu accélérée, et j'avoue avoir un peu dépassé les limites, tellement j'étais pressé. Oh, pas beaucoup. 110/120... Pour la première fois, mes phares ne me servent pas qu'à me faire voir, mais aussi à voir moi-même. Je pouvais encore rouler sans, mais limite-limite...

Crépitement de moucherons en longeant le lac, le bruit est très net. J'en ai bien tué plusieurs milliers. Et je ne le regrette même pas. L'homme est cruel, quand même!

Température 12 degrés en arrivant. Descendue à 10 sur les cols.

Soirée mémorable dans ce camping de Hlid. Pas de PC ce soir. J'arrive gelé. Il ne fait pas très froid, mais comme un idiot, je n'avais pas pris mon sous-vêtement chaud, et j'ai retiré la doublure de la veste depuis ces grosses chaleurs. Je suis donc rentré en grelottant. Sitôt dans la tente, j'enfile les super-sous-vêtements. Whouaah! Quel bien-être. Immédiat. Puis je plonge dans le duvet!

Qu'est-ce qu'on est bien! Franchement, je ne voudrais donner ma place à personne!

541 photos. 135 km

Depuis le départ, 14.801 km
Depuis le départ, 36.417 photos
Compteur Akitsu, 28.812 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 137 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 337 photos

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