109ème jour

Jeudi 31 juillet 2008.

La première partie du trajet sera la même pendant plusieurs jours. Je pars de mon camping Fossholl situé à Godafoss, et je roule vers le lac Myvatn. Arrivé au lac, il y a deux itinéraires pour rejoindre Reykjahlid, l'un contournant le lac Myvatn par le Nord, et l'autre par le Sud. L'itinéraire est plus court de 4 km par le Nord, et ne traverse aucun hameau, ce qui n'est pas le cas de l'autre, plus long donc, et aussi plus lent, puisqu'il comporte plusieurs limitations à 50 km/h. J'arrête l'itinéraire de cette première carte à l'arrivée au lac, la carte suivante étant une carte détaillée du lac, sur laquelle vous verrez mon trajet autour du lac, ainsi que mes randonnées.

Réveillé vers 8h30, mis torse nu, ouvert les aérations et rendormi! Me suis réveillé à 11h45...

Parti à 14 heures du camping, jsute après douche!

Elle est pas belle, la vie, hein? Et je rappelle à tous, tout ça pour... 6,85 euros (avec la douche qui est sans aucune limitation de durée..., sinon 5,25 €)!
Qui a dit que l'Islande était chère?

Je vous disais que ça crépitait, hier soir, le long du lac Myvatn... C'est partout comme ça, les protège-mains, etc.

Je passe devant le camping de mes nouveux amis. Ils sont là! Un petit arrêt. Ils me disent de revenir manger ce soir.
Il reste plein de spaghettis, et du gâteau! Comment refuser? Je rigole! Une bonne nouvelle.

Ma visite aujourd'hui, elle est très simple. Hverir et namafjall. C'est tout près de Reykjahlid, juste le col de Namaskard à passer. Presque, un coup d'accélérateur pour Akitsu, et nous y sommes déjà...

Vous connaissez aussi. J'y suis passé hier soir, juste pour faire deux-trois photos!

Visite en deux temps. D'abord, je pose Akitsu au parking du col, justement. Un chemin monte au coeur de Namafjall. Appareil-photo en bandoullière, quelques gorgées d'eau avant de partir, et hop!

D'entrée de jeu, c'est absolument le genre de décor que je suis venu chercher dans ce pays. Irréel. Des couleurs incroyables. Et... C'est chaud, bon sang, ça brûle en-dessous. La terre bout! Il ne faut pas s'écarter du chemin. Les panneaux sont clairs. Des touristes ont subi ici de graves brûlures. La terre peut aussi s'effondrer, des cavités s'ouvrir! Mais il y a évidemment toujours des andouilles -excusez le terme, mais c'est le plus gentil que je puisse trouver pour ces gens-là- pour y aller qaund même. C'est ainsi qu'au lieu de voir un terrain vierge, non foulé par l'homme, je vois un peu partout ces traces de chaussures enfoncées dans la terre... J'espère qu'ils se sont brûlés, au moins!

Derrière moi, la montagne Dalfjall, et le sentier qui conduit jusqu'au Leirhjukur. J'espère le faire un de ces quatre, si je suis courageux, ce qui n'est pas gagné, car je sens que je deviens de plus en plus fainéant depuis que c'est Akitsu qui me porte!

Oh, terres magnifiques, paysages Martiens!

Que dire devant ces merveilles, ou ces horreurs, c'est selon? Voilà où il ne faut pas aller, c'est évident!

Un des sommets du Namafjall.

Coup d'oeil arrière.

Autour de moi. Le rouge, l'orange, le jaune et le noir sont les couleurs dominantes, avec tous les intermédiaires possibles et imaginables!

Le chemin est extrêmement facile. Il monte un peu, c'est certain, mais très franchement, ce n'est rien. Par contre, je bénéficie toujours de ce temps incroyablement chaud. Par conséquent, le sol est parfaitement sec. S'il pleuvait, je pense que ce serait la galère. Parfois, je sens une certaine élasticité, et il n'est pas difficle d'imaginer des anfractuosités sous mes pieds, le son le prouvant aisément. Je reste sur le chemin, très sage.

Encore regard vers l'arrière. On entrevoit un bout du chemin parcouru.

Là-bas, les feux de la Bjarnarflag, déjà évoquée hier. Dans le lointain, le lac Myvatn -le centre et le Nord, et le mont Vindbelgiarfjall.

Au fond, je pense qu'il s'agit du Blafjall (1.222 m) et au premier plan, les solfatares au sommet du Namafjall.

Parmi mes paysages préférés. Vous savez, je vous mets des photos, mais en petite taille, comme ça, c'est malheureux.
De plus, j'ai beaucoup de mal à choisir, tout me plait...

Un chemin de rêve, à condition de ne pas devoir le suivre pendant 50 km...

Y aurait-il eu un bombardement ici?

Le lac Myvatn au fond, mais c'est ici sa partie Sud.

Vers le Sud-Ouest. On reconnaît -non, je reconnais. Enfin, peut-être certains d'entre vous reconnaissent aussi- le Vindbelgiarfjall.

En arrière-plan, le Hlidarfjall, qui me nargue chaque jour, enfin, à chacun de mes passages à Myvatn. J'aime ce mont, j'aimerais le gravir. Vais-je le faire? Toujours mon côté fainéant...

Du même endroit, sans zoom. C'est vers le Nord. Myvatn est à ma gauche. Et je marche vers l'autre côté, bien sûr.

Vers le Sud, dans mon sens de marche. La montagne sombre au second plan est le flanc du volcan Hvertfjall, ce cône superbe. Lui, par contre, je vais me le faire, c'est sûr!

Myvatn, Vindbelgiarfjall.

Un des sommets du Namafjall, qu'on voit de très loin sur la route. Complètement extravagant!

Et tout autour de lui, et de moi...

Vers l'Est, la route n° 1 qui part vers Eglistadir, pour plus de 100 km de déserts de laves!

Vers l'Ouest. Je répète. Myvatn, Vindbelgiarfjall. Au second plan, la route "une" qui file vers Reykjahlid.

Vers le Sud.

Vers le Nord.
La grosse tache jaune sur le flanc de la montagne est une coulée d'or pur. On a le droit d'aller en prendre une fois pendant le séjour en Islande. Pas plus de un kilo par personne. C'est de l'or absolument pur. Bien sûr, l'info est confidentielle. Il faut présenter sa pièce d'identité. J'hésitais à vous en parler, mais comme vous êtes sympas!

Derrière, le Hlidarfjall qui continue à me narguer!

Nors-Est. Le chemin vers le Dalfjall, présenté dès le début de cette balade. On le distingue encore très bien. Au fond, les fumées sont celles de la station de géothermie du Krafla, juste en-dessous du lac de cratère Stora-Viti.

Vers le Sud.

Absolument incroyables, ces boursouflures. Les blessures profondes de cette montagne sont apparentes en surface. Et les minéraux à structure plus dure ressortent sous forme de pic. Plus exactement, la matière les entourant a été dissoute par l'érosion. On aperçoit un superbe cratère en arrière-plan, dans le champ de laves.

J'arrive sur l'arête sommitale. Bon, ça fait terrible, dit comme ça. mais ce n'est pas un 8.000 mètres, je vous rassure!

Néanmoins. En fond, au fond, les touristes dans le champ de solfatares de Hverir, où je vais aller ensuite.

La roche complètement brûlée, décomposée, érodée, sur un des sommets du Namafjall.

Le parking de Hverir au fond à gauche. Au pied du Namafjall. Regardez sur la carte.

Quelques photos sur les pierres dans les solfatares. Splendides minéraux. Tête de mort?

Je suis resté une dizaine de minutes à les admirer. Il y en a de toutes sortes. Elles sont superbes -les pierres. Avec un microscope, j'imagine toutes sortes de joyaux!

En haut à gauche, on ne s'en rend pas bien compte, mais c'est le champ de laves recouvrant le sol au pied du Namafjall.

Voilà...

Je suis à un croisement ici. De chaque côté, un chemin redescend. A droite, vers le parking du Hverir et les champs de solfatares du bas. Et à gauche, vers mon parking du Namaskard. Je prends à gauche. Je reviendrai, j'aime cet endroit!

Là, pour le coup, sous la pluie, c'est très certainement dangereux!

Tout autour de moi, les zones de souffrières sont nombreuses, les couleurs irréelles.

La route n° 1 vers Eglistaddir.

Encore! Franchement inutile, celle-ci.

Des pointes de minéraux plus durs, non érodés, se dressent tout au tour de moi dans la pente. Je suis en extase!

On voit les arêtes plus dures se dessiner dans la pente.

Plus bas, tout en bas même, le parking du Hverir. Ne bougez pas, j'arrive!

Une bien belle descente... On distingue légèrement les souffrières dans la pente, à gauche.

Je ne m'en lasse pas.

Encore une petite pour la route!

Et sans le zoom, juste pour voir comment ça fait.

Le chemin que je viens de monter, ici au début de la marche.

Au loin, vers le Dalfjall.

Et vers le Namafjall. Le chemin que je viens de descendre.

Elle est belle, celle-là. Une magnifique brûlure au 3ème degré -je n'en suis pas certain, je ne suis pas spécialiste en ce domaine- et mal soignée -ça, j'en suis sûr-, qui s'est infectée.

J'ai de la chance, il ne pleut pas, et ça ne fume pas. Mais d'autres fument autour, et j'ai droit aux odeurs particulières que vous connaissez bien -oeufs pourris...

Je reprends Akitsu pour descendre au parking de Hverir. On va s'appocher un peu.

Vous reconnaissez maintenant le sommet du Namafjall.

On aperçoit au loin vaguement la route n°1 descendant du Namaskard.

Arrivé sur les lieux du crime. Les brûlures sont ici gigantesques.

Il vous manque les sons et les odeurs. J'ai les sons sur des petits films vidéo, s'ils supportent le voyage. Je n'ai pas les odeurs, je le regrette, car c'est vraiment important. Je vous suffère de casser des oeufs et de les laisser pourrir.

Ou bien, achetez des boules puantes. Vous serez dans l'ambiance. Il faut s'en imprégner!

Je suis piégé par ce soleil et les contre-jours. C'est vraiment trop dommage. Il faudra que je revienne par mauvais temps, pour en refaire quelques unes!

Là, il faut imaginer le gargoullis, le "grllllloolllrllrllrchchchcheeee". Allez-y, encore.

Oh la belle bulle. Un peu comme à Geysir, mais beaucoup plus facile à photographier!

Elle est énorme, celle-ci!

On dirait le casque d'une créature en train de sortir des enfers.

Tentative avortée, la créature retourne au fond.

Et hop, retour à l'envoyeur.

Encore une très belle!

Pffflouccchhhhh.

Ah, là-bas, dans le coin, c'est complètement différent. Pas du tout le même rythme, ni les mêmes couleurs.

C'est fascinant. Dommage, il y a du monde. Je suis devant, et je ne peux pas rester éternellement ici.

Arrêt sur image. Mouvement. Ombre et lumière.

Mince. Changement de pellicule, celle-ci est pleine...

Je reprends!

Au loin, c'est la grosse bouillonnante, la marmite. Là, c'est comme dans la casserole, quand ça bout et que vous ne coupez pas le gaz. Les bulles sont énormes. mais non photographiables du dessus, à cause du soleil en pleine figure. Et d'ici, c'est au zoom, avec un soleil de 2/3... Pas follichon.

De plus, les grosses bu-bulles sont en partie voilées par la vapeur qui s'échappe de l'énorme trou!

Ici, personne ne met le pied. C'est dommage, ce serait rigolo!

A côté, c'est une zone beaucoup plus calme. Les enfants des monstres. Ils apprennent à faire les bulles. Il y en a plein, surpopulation. Mais elles sont toutes petites. même pas de bruit. Très silencieuses. Gentilles bulles.

La grosse marmite, vue de plus loin! Enfin non, du même endroit, sans zoom.
Ah, ce zoom. Si je ne l'avais pas!

Quelques clichés sur le contenu de la marmite.

Explosion de colère. La masse de liquide déplacée est telle qu'elle forme des vagues à la surface du bouillon.

Café noir.

J'avais pourtant dit "à feu doux".

Tu ne peux vraiment pas les laisser tout seuls, hein!

Bon. Changeons un peu de quartier.

Ah, un bus vient de décharger une nouvelle fournée de touristes!

Celle-ci est profonde. Je ne vois pas grand chose, mais ça fait du bruit et ça sent... pas bon!

Beaucoup plus calme, ici. Floc. Floc. Pof. Floc.

Paf.

Ploc Floc plof cloq clof flof....

C'est complètement irréel, ce lieu!

Un énorme trou, après la zone orangée!

Les flancs du namafjall.

La N° 1 vers Namaskard.

Sous ce promontoire, les marmites sont profondes.

Très profondes. Insondables. Et personne ne marche ici, dommage, ce serait encore plus rigolo.

Ahhhhhhhhooooooooooo......... Puis plus rien! Disparu. Mangé.

Oh combien de touristes, et d'enfants de touristes,
Qui sont venus joyeux sur les chemins d'Islande,
Combien ont disparu, tels des anarchistes,
Dans un grand trou sans fond, ça, je me le demande!

Elle a fait beaucoup de photos, elle aussi. Peut-être autant que moi. Je la retrouvais au-dessus de tous les trous...

Très jolie bouilloire. Mais où est passé le couvercle?

Il a dû sauter...

Pas très virulent, pour un si grand trou.

Mmmouaiiiisss....

Bien gentillet.

Ah, petite explosion.

Oh, comme elle est belle. Doucle épaisseur à ouverture rapide.

Celui-là, il sort avec son scaphandre. Déjà plus intelligent. Mais ça ne suffira pas, il va éclater lui aussi.
Pauvre vieux!

Belle explosion pointue, bien droite! Je lui mets un 18 sur 20, c'est mérité, surtout par rapport à ses copines!
Médaille d'or des jeux de ce trou.

Surréaliste.

De grandes portions sont asséchées, ou en phase d'assèchement. Elles revivront lors des prochaines pluies, car, je vous le répète, la terre est ici brûlante. Et ça ne se voit pas forcément!

Encore un très joli bassin. Mais curieusement, personne ne vient tremper son petit -ou son gros- popotin...

Qui se cahe ici. Je vous avoue que je n'ai pas cherché à savoir!

Mets la bain dans le jet de vapeur bouillante. Oui, c'est très rigolo.
Les enfants, touchez voir, que je fasse une belle photo!

Mais que font donc les parents? Eh, ça m'exaspère!

Ah ah. On regarde de loin, là, hein? Vous avez vu un peu, le trou?
Tu tombes là-dedans, à mon avis, tu dois avoir du mal à t'en sortir, et en plus, ça doit faire mal, les brûlures, l'acide sulfurique...

Le chemin que je n'ai pas pris en haut du Namafjall aboutit ici.

La plus grosse du site. Le bruit est assourdissant, on l'entend de partout. Une turbine d'avion. Non, j'exagère un peu, mais c'est vraiment très intéressant. Pchiiiiiitttttttt en continu.

Une zone absolument d'enfer. Aux couleurs extraordinaires.

On voit à peine le nuage de vapeur sulfureuse. Il part sur la droite.

La même, vue en contre-jour.

La lave, fissurée, blanchie par les émanations de vapeurs d'eau mélangée à de l'hydrogène sulfuré.

Dans le champ de lave, un pseudo-cratère fissuré.

Je vous laisse examiner le terrain avec moi.

Bon alors! Sont-ils vraiment allés faire les photos sur Mars?


Ou bien juste venus ici...

Quoi? Déjà 18h30? Incroyable!

Retour vers le parking. Je ne vais pas faire attendre les amis Allemands au camping.

Et en Français, s'il-vous-plait!

Voilà, vous savez tout!

A l'approche de Reykjahlid. Au fond, le Namafjall que je viens de visiter.

Devant les tentes de mes amis, un magnifique champ de laves. Enorme. Fissuré.

On aperçoit le centre du bourg de Reykjahlid.

Et l'église au milieu des laves.
"La coulée du Krafla (Leirhnjukur) qui a détruit le village en 1729 a encerclé l'église et s'est arrêtée pile dans le cimetière. A l'époque, les paroissiens y ont vu un miracle mais en fait l'église était bâtie sur une petite butte. L'église actuelle qui date de 1972 a été bâtie sur les fondations de l'ancienne."

Texte pris sur ce très joli site.

En arrière-plan, le splendide volcan Hverfjall, que je photographie sous tous les angles. Je l'aime, celui-là....

Bon, place au repas. Je rentre l'appareil-photo, et vais pour aider Jörg, qui est en train de faire cuire l'eau, alors que Jutta pèle des oignons.
Non, ils me connaissent. Assieds-toi, Jef!
Otto se joint à nous.

La soirée est formidable. Mais il fait encore plus froid qu'hier. Nous sommes tous les quatre fatigués, un peu gelés. L'air de l'Islande?

Rentré à minuit et demie au camping de Fossholl.

Il fait 8 degrés.
Fort brouillard le long de la route.
Je n'y vois goutte!
Complètement frigorifié!

Sous-vêtements chauds, plongeon dans le duvet.
Ah, c'qu'on est bien, quand on est... bien au chaud à la maison, au fond du grand lit douillet.

Et on est déjà le 1er Août -au moment où je me couche, oui!
Trois mois et demi que je suis parti, pas vu le temps passer!
Finalement, je trouve que 4 ou 5 semaines de congés annuels, c'est beaucoup trop peu!
Et quand je pense qu'ils veulent toujours faire plus, avoir plus de rendement, gagner plus, fabriquer plus....

Quelle misère!

955 photos. 113 km

Depuis le départ, 14.914 km
Depuis le départ, 37.372 photos
Compteur Akitsu, 28.925 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 137 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 343 photos

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