112ème jour

Dimanche 3 Août 2008.

La première partie du trajet sera la même pendant plusieurs jours. Je pars de mon camping Fossholl situé à Godafoss, et je roule vers le lac Myvatn. Arrivé au lac, il y a deux itinéraires pour rejoindre Reykjahlid, l'un contournant le lac Myvatn par le Nord, et l'autre par le Sud. L'itinéraire est plus court de 4 km par le Nord, et ne traverse aucun hameau, ce qui n'est pas le cas de l'autre, plus long donc, et aussi plus lent, puisqu'il comporte plusieurs limitations à 50 km/h. J'arrête l'itinéraire de cette première carte à l'arrivée au lac, la carte suivante étant une carte détaillée du lac, sur laquelle vous verrez mon trajet autour du lac, ainsi que mes randonnées.

Réveillé à 10h15.... Quand le soleil ne chauffe pas la tente, je dors!

Le temps est donc assez maussade, mais j'ai connu pire! Je prends tout mon temps, décidé à ne partir, une fois de plus, que cet après-midi.

Il est 14h45 lorsque j'arrive à destination.

Mais... encore ici! A Namafjall. Eh oui, les amis, quand on aime....

J'avais décidé de revenir sur cette terre avec Akitsu, de façon à ce qu'elle puisse, elle aussi, savourer cette incroyable route, au milieu d'un terrain tout aussi incroyable.

Et j'avoue que c'est le pied! Le chemin est ok, un peu bizarre quand même en ce sens que "ça sonne creux". Pourvu que ça ne s'effondre pas sous les roues!
Et toujours ces couleurs incroyables, ces boursouflures lépreuses -la terre souffre beaucoup ici. Au loin, le Myvatn.

Le Vindbelgiarfjall, gravi l'autre jour.

Et les sommets du Namafjall, tout autour de moi.

On distingue Akitsu sur le petit parking.

Une des pointes que l'on voit de loin, sur la route n°1, en venant d'Eglisstatdir.

Le "no man's land... "

Avec, en arrière-plan, l'immense champ de lave du Vogahraun.

La descente vers le champ de solfatares de Hverir est assez vetigineuse. Heureusement qu'Akitsu ne voie pas ça, elle aurait le vertige!
En tout cas, c'est assez glissant, et je ne voudrais pas descendre avec des chaussures aux semelles lisse!

La vue sur la plaine couverte d'anciennes laves est saisissante.

Sur l'autre fersant, vers l'Ouest, c'est le lac Myvatn, les fumerolles de la station, et le Vindbelgiarfjall au Sud-Ouest.

Vers le Nord, le Hlidarfjall.

Vers l'Est-Sud-Est, la route n°1 qui file vers Egilsstadir.

Décidément, j'aime beaucoup ce coin, et je ne me lasse pas de ce panorama à 360° que je trouve vraiment remarquable!
Regardez ces cratères au loin, dans l'immense Vogahraun. Et en bas, les solfatares.

Avez-vous déjà vu des images de la grande tache de Jupiter? Les couleurs sont ici analogues!

Après la Lune, après Mars, voici donc Jupiter! Yes! Voyages aux confins de la Terre....

Je retourne maintenant vers Akitsu.

Les couleurs sont toujours aussi irréelles.

Vers le Nord et le Hlidarfjall.

Un Polonais auto-stoppeur me demande de le prendre en photo avec son appareil. Echange de bon procédés...
Je constate que les cheveux blancs contrastent fortement avec l'environnement!

Vers le Krafla. Au premier plan, les parties minérales plus résistantes à l'érosion, qui forme comme des cornes de dinosaure ou de rhinocéros sur les crêtes!
On distingue en contrebas à gauche la route n°1 montant vers le Namaskard.

J'aime ces zones couvertes de peirres de toutes tailles. L'homme n('est pas venu "arranger" le paysage, et ce n'est pourtant pas mal du tout!

Les plaies sur la terre sont nombreuses et impressionnantes!

Un groupe d'Italiens passe rapidement. Il fait froid, voire même très froid, et les gens ne traînent pas.

Cool, Akitsu m'a bien attendu. J'avais un peu peur qu'elle fuie les fumées nauséabondes, elle est tellement délicate!

Mais tout compte fait, c'est une baroudeuse, et en plus, elle n'aime pas trop rouler toute seule. tant mieux!

Sur le chemin du retour vers Namarskard.

Une fois en bas, zoom vers le sommet sur lequel je me trouvais tout-à-l'heure.

Retour vers Hverir. Je vais jeter un coup d'oeil, essayer de retrouver ma batterie!

Encore une excuse...

Et ça bouillonne toujours autant....

Il y a nettement moins de monde aujourd'hui.

On aperçoit à droite le chemin redescendant du sommet, celui que je vous signalais comme "glissant".

Maintenant, je vais aller voir la fissure. Vous savez, ce sont les phénomènes géologiques qui m'impressionnent également!

En route vers la fissure, la grande, celle qui porte le doux nom de Grjotagja.
Derrière moi, les fumerolles des "usines géothermiques" de namafjall.

Et devant moi, cette superbe route -complètement défoncée par le phénomène de "tôle ondulée", que vous ne voyez pas sur cette photo.
En face de moi, prenant toute la largeur, l'incroyable Hverfjall, mon volcan préféré.

Ah ah... Une fissure!

Vue d'ensemble.

La fissure courant dans le champ de laves, qu'elle soulève sur son passage.
C'est très impressionnant! On peut la suivre à la trace sans aucun problème.
Facile...

Et là, elle écarte la croûte terrestre sans faire trop de traces. Alors un conseil: regardez où vou mettez les pieds, car il y a largement de quoi se péter une jambe!
De plus, des fissures, il y en a plein. Ce n'est pas Grjotagja, ici, mais une autre, plus petite, plus discrète.

Si je vous dis que c'est profond, vous pouvez me croire! On peut s'y glisser entièrement, sans aucun problème...

Pour mesurer l'écartement, les Isalandais utilisaient autrefois des piquets en fer. Cette méthode obsolète a disparue, les GPS ayant prtis la relève.
Quoi qu'il en soit, ici comme ailleurs, la vitesse d'écartement moyenne est encore de deux centimètres par an, ce qui est, à mes yeux, considérable!

Au loin, le chemin permettant de conquérir le Hverfjall.

On aperçoit ici la fameuse tôle ondulée. Et la route est bien faite avec de la lave pilée, ce qui ne doit pas arranger les pneumatiques non plus!

Zoom sur le fameux chemin du Hverfjall. On aperçoit des gens en train d'en faire le tour.

J'arrive à un parking. Il est là pour la grotte et la source d'eau chaude! C'est ce que les touristes viennent voir.
Alors que le phénomène le plus hallucianant ici, c'est la fissure, du moins à mes yeux!

Donc, vous avez sous les yeux l'entrée de la grotte de Grjotagja. Et au-dessus, les énormes plaques de vieille lave écartées comme des jouets par des puissances occultes considérables!

Au pied de la grotte, je ne suis pas très rassuré. On hésite un peu à pénétrer sous ces dalles énormes qui semblent à peine tenir en équilibre.

Au fond -quelques mètres seulement en-dessous de la fissure-, une eau limpide, transparente et très chaude.

Mais elle est moins chaude que je ne le pensais. Les guides touristiques disent qu'autrefois, les Islandais s'y baignaient, amis que sa température a augmenté ces dernières années. J'ai entendu dire qu'ils continuent à s'y baigner, et je veux bien le croire, car j'ai trempé ma main, et... ça va. Je sais que c'est le pied qu'il faut tremper pour "tester"!

Je ressors, un peu soulagé de me retrouvé à l'air libre. le climat sous la pierre est quelque peu opressant!
Je préfère grimper au-dessus, je m'y sens plus libre!

Elle est énorme. Beaucoup moins large qu'à Pingvellir, c'est certain. Mais je la trouve malgré tout plus imposante!

Et elle en impose vraiment. En fait, l'écartement au fond est étrangement moins large qu'au fond.
Enfin, c'est variable. Mais je peux vous garantir que c'est profond, très profond!

Ici, elle est bien plus large. C'est très irrégulier. Et ça dépend très certainement de la nature du terrain à chaque emplacement où les forces se sont exercées, s'exercent encore!

La grotte est quelque part là-dessous...

On aperçoit quelques arbustes au fond.

Ici, le sol était trop dur! Mais c'est comme l'eau, qui doit passer coûte que coûte!
Ici, ça s'écarte, il n'y a rien à y faire, d'une façon ou d'une autre, les plaques se séparent!
Si ça ne vient pas du premier coup, ça se déchire, ça s'écarte plus loin. Mais ça le fait, car ça doit le faire!

Grandiose. Je suis scotché.

En toile de fond, le Hlidarfjall d'un côté.

Et le Hverfjall de l'autre!

Evidemment, je ne m'approche pas trop près. Je n'ai pas envie de descendre....

Enfin, si, mais sur les dalles extérieures. Retour sur le plancher des vaches, ou plutôt des moutons, par ici.
Vue générale sur un côté de la fissure, et sur l'entrée de la grotte au premier plan.

Je remonte sur la fissure, mais un peu plus loin, pour essayer de vous faire une belle photo plus générale.
J'aimerais mettre une jambe de chaque côté, mais alors là, j'en suis absolument incapable.
D'une part parce que je ne suis pas aussi souple qu'une fille -qui y parviennent bien mieux que nous...-, mais encore parce que mes jambes sont, et de loin, beaucoup trop courtes!

Vers le Sud

Vers le Nord

Je pense que celle-ci vous donne une bonne idée de la fissure de Grjotagja.

Akitsu sur le parking de lave pilée. Au loin, les fumerolles des usisnes de Namafjall.

Une dernière sur l'entrée de la grotte de Grjotagja.
Franchement, vous rentreriez là-dessous, en voyant ce qu'il y a dessus?

Sur le chemin du retour, je passe une nouvelle fois au camping de Reykjahlid, voir si Otto est toujours ici.
En passant, un attelage Islandais comme on en voit assez souvent! Le pire, c'est qu'ils osent d'aventurer sur les pistes avec ça!
On se croirait parfois en Amérique! Je pense que certains Islandais sont extrêmement riches, mais que bien d'autres sont extrêmement pauvres!
Comme partout, en fait!

La moto et la tente d'Otto.

Je le réveille avec le bruit de la moto! Il était en train de se reposer, mais il me dit avoir entendu le moteur depuis la route.
Je m'excuse, mais il me dit être content de se lever, et que de toute façon il m'attendait.
C'est un plaisir de boire un cappuccino, et de discuter un peu.

Je ne tarde pas trop, désireux de ne pas rentrer trop tard.

Salut Otto, j'espère qu'on se reverra un jour. Bonne route!

 

 

482 photos. 122 km

Depuis le départ, 15.308 km
Depuis le départ, 38.318 photos
Compteur Akitsu, 29.319 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 137 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 342 photos

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