137ème jour

Jeudi 28 août 2008.

Le grand jour.

Je suis réveillé par les bruits de mes voisins de camping qui commencent à plier bagages.

Près de moi, deux filles en voiture, de Berlin. Un peu plus loin, un couple de Français en 4x4, de l'Allier. Ils couchent dans leur voiture.
Beaucoup d'Allemands sur le terrain de camping. Je dirais 75% des campeurs.
Tous les gens qui sont ici sont venus avec leur propre véhicule, forcément.

Je me lève tranquillement. Pliage de la tente. Je prends tout mon temps. J'ai tout mon temps. Le bateau part à 16 heures, je n'ai que 25 bornes...

Le ciel est couvert. Pas un souffle de vent. Il fait bon. Enfin... 12 degrés.

Je pars vers 9h-9h15. Assez tôt finalement. Envie d'en finir, je pense!
Egilsstadir. Puis la 94. Direction Seydisfjördur, Bakkagerdi.
Je suis surpris en voyant Bakkagerdi, mais... ça me sort aussitôt de l'esprit.

Je siffle. Je suis heureux, comme hier. Je suis surpris aussi de ne pas encore attaquer les virages. Dans mon souvenir, on passe de suite à l'assaut de la montagne, car pour atteindre Seydisfjördur, il faut passer un col assez élevé. Mais je n'y prête pas plus attention que ça.
Puis, au bout d'un moment, je vois une pancarte que je hais: "fin du goudron".

Je ralentis. Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar? Il me semblait bien que tout était goudronné! A moins qu'ils soient en train de refaire la route.
Mais c'est vraiment étonnant. Je continue, je peste, je râle...
Je continue encore et encore. Et c'est toujours plat. Quoi, deux-trois buttes, mais ce n'est pas la montagne. Je devrais aller vers la droite. Je roule vers le Nord.
Je regarde mon compteur, j'ai déjà fait 30 km.

Pas possible, mec. Arrête maintenant et demi-tour, tu as certainement raté quelque chose!
Un tracteur arrive. Je l'arrête. Il me confirme que je dois retourner sur mes pas. Combien de km? Je dirais 25 environ ....

Je me serais giflé. Je me traite de tous les noms. Puis je me raisonne: cool, mec, ce n'est pas le moment de t'éterver, de crever sur cette sale route, ce serait un comble!
Non, pas aujourd'hui!

J'approche d'Egilsstadir à nouveau, mais depuis l'autre rive! Le pont traversé ce matin, qui conduit à Fellabaer, où j'ai dormi. L'aérodrome en face!
Il est 10h50. Et je suis à la même distance de Seydisfjördur que lorsque j'ai quitté le camping. Bravo, Jef, vraiment bravo! C'est toi le meilleur sur ce coup-là!

Et finalement, j'arrive au croisement avec la route 93. Juste une petite pancarte. Je ne dois pas être le seul à qui ça arrive!
Mais c'est bien de ma faute, inutile d'accuser les Islandais. De plus, j'aurais pu réagir plus tôt, au lieu de continuer comme je l'ai fait!

Voilà, les amis. Le gars qui ne voulait plus faire de "gravel roads", eh bien, il s'est rajouté, pour se faire plaisir, 50 kilomètres, dont au moins 25 de gravier, le dernier jour, quelques heures avant d'embarquer. Pas mal, hein?

Effectivement, ça grimpe de suite. Et je me retrouve de suite sous la pluie, et le froid.
Je passe le col dans un brouillard épais, avec une température de 7 degrés sur le thermomètre d'Akitsu...


Ouf, plus que la descente vers Seydisfjördur. La température remonte. La ville est sous les nuages, mais c'est mieux que dans le brouillard. Dans la descente, peu avant la pancarte, des mecs sont là avec une énorme caméra.... Radar! Là, pour le coup, ce sont des fumiers... Parce qu'essayer de prendre quelques touristes à ce petit jeu le jour du départ, c'est vache. Je ne suis pas contre les radars, mais pas de cette manière. Sympa pour nous souhaiter "bonne route". Ce n'est pas une façon de dire "au revoir" à des gens qui sont venus chez vous, parce que, à priori, ils vous aiment bien!

De toute façon, ce n'est pas mon problème. Je passe à 50, et c'est tout!
Je suis transi, mais je m'en moque complètement, car je suis arrivé.

Ouf, il est bien ici. Mon bateau. Le Norrönia. Fantastique! Je ne me suis pas trompé de date, c'est déjà ça!

Je fais le plein d'essence, puisqu'il me reste un peu d'argent. J'irai à la banque plus tard, car il y a la queue.
Je vais à l'office de tourisme avec mon PC car je sais qu'il y a Internet en WiFi.
Comme il fait bon! Il est déjà midi. Je m'installe à une table. A tout hasard, je vais demander à la fille à quelle heure a lieu l'embarquement.
Elle me répond: "Mais c'est commencé. A 11h30. Ne traînez pas!". Je réponds: "J'ai bien au moins deux heures devant moi, non?". Ce à quoi elle me répond: "Non, à peine une heure..."

Aïe. Je lis mes mails rapidement, mais comme je dois aller à la banque, puis me débarasser de ma monnaie, je sors assez vite.
Je change mes dernières couronnes Islandaises et demande des couronnes Danoises -pour les îles Féroé.
Je vais dans la boutique à côté dépenser mes dernières pièces.

Un petit zoom depuis le parking de la banque. Un beau morceau...

Je m'avance un peu sur la rive Sud du fjord, pour le prendre de plus loin. Superbe!

Bon. ben y'a plus qu'à, comme on dit.

J'ai bien tout fait. Allez. Direction l'embarquement.

Les guérites pour l'embarquement. Je passe en 5 minutes. On aperçoit au fond la longue queue des camping-cars.

A 12h45, je suis dans la queue, derrière un groupe de motards. Il y a des jeunes employés payés pour canaliser les véhicules arrivant des guérites. Ils sont 5 ou 6. Une petite blouse permet de les distinguer. Pas sympathiques du tout. Ils ne font pas leur travail. J'avance, ne sachant pas du tout quelle file je dois prendre. Aucun ne me regarde. Ils m'ont vu, mais ne bronchent pas, continuent à discuter entre eux. Très désagréables. Des voitures et des camping-cars sont alignés sur plusieurs files. A ma droite, la route conduisant manifestement au bateau. Sur cette route, à moins de cent mètres, il y a un groupe de motards. Je recule, et me dirige vers eux. Ce sont des Allemands. Je leur demande si je dois continuer, ou bien si je dois rester avec eux. Ils me répondent aimablement que la file pour nous est bien ici. Je recule et me mets derrière. Les autres andouilles ne m'ont pas dit un mot.

Ce sont des choses qui m'énervent. Nous avons payé nos billets. Nous sommes corrects, souriants. Nous n'avons pas à être traités de cette façon. Je suis beaucoup moins râleur que je ne l'étais. Mais il y a des choses anormales, et celle-ci en est une. J'enverrai un mot à la compagnie pour leur expliquer. Ce n'est pas une façon d'accueillir des clients.

Le Norröria sous un autre angle.

Akitsu dans la file, parmi les autres motards. En face de moi, cette voie est utilisée par les chariots de manutention débarquant la marchandise du Norrönia. Ils ont largement la place de passer. Un des conducteurs roulait en hurlant comme un malade contre nous -les motards-, disant que nous devrions être sur le trottoir. Du grand n'importe quoi!
Les chariots sont dans un état de délabrement inquiétant. L'un d'entre a des roues prêtes à tomber, des pneus éclatés... J'ose espérer que le bateau n'est pas dans cet état. Mais très franchement, quand je vois les contrôles auxquels sont soumis les véhicules des particuliers, il me semble que ces engins qui portent de lourdes charges devraient être inspectés...

Cool, mec. Du calme. Ce n'est pas ton problème... Peut-être pas. Peut-être que si.

Un type vient enfin, en voiture, faire signe aux motos d'avancer. Ouf! Je me dirige vers Akitsu, il m'interpèlle, et me dit "non". A mon regard, il me crie "Hantsholm seulement". Je comprends. Je débarque aux îles Féroé, je rentrerai à la fin, puisque je sortirai dans les premiers...

D'accord. Je vais donc assister à l'embarquement de centaines -oui oui- de véhicules. Je suis le seul motard restant. Comme personne ne s'occupe de moi, je décide d'avancer vers le bateau pour me rendre bien visible auprès de celui qui envoie les véhicules depuis les files d'attente vers le bateau. Il a un talkie-walkie en mains, gueule dedans, et lève la main, pointant son engin vers le premier de la file qu'il désigne. Si le véhicule ne réagit pas immédiatement, il crie plus fort. C'est vraiment minable. J'ai envie d'aller lui mettre une baffe. Il mâche son chewing-gum ostensiblement, je le lui ferais bien avaler! Par moments, comme il fait vraiment froid, il s'installe dans sa voiture perso, et ressort au bout d'un moment pour relancer la file quand il en reçoit l'ordre. Moi aussi, j'ai froid. Et en plus, je ne travaille pas. C'est incroyable.

J'ai bien aimé voir les petits kayaks passer devant ce monstre.

Finalement, on me fait signe vers 15h00... Vous imaginez, le temps que j'ai passé sur le trottoir, au lieu d'être bien au chaud en train de surfer...

Un beau tas d'incompétents, en tout cas. Merci du cadeau. Un service commercial compétent, ne serait-ce qu'au niveau des cabines visant les billets et nous donnant les cartes d'embarquement, aurait du me dire un truc du genre : "Vous avez vraiment le temps pour Torshavn/Féroé, vous embarquerez en dernier. Vous pouvez venir vers 14h30". Par exemple.

Il n'y a pratiquement personne qui descend aux Féroé. Je dirais que 98% du bateau va à Hantsholm, au Danemark.
D'ailleurs, il me vient une idée. Je me demande si je ne pourrais pas rester sur le bateau, et descendre à Hantsholm. J'en suis presque certain.

Je vais quand même aller voir les Féroé!

Lorsque je pénètre dans le bateau, je me retrouve là où sont rangées toutes les motos.... A mourir de rire! Deux heures d'attente supplémentaires pour ça...
Enfin, pas exactement, je reconnais qu'ils ne peuvent pas savoir exactement où seront placés les véhicules qui ressortent à Torshavn, et la moto doit être derrière ces véhicules, pas derrière ceux qui vont à Hanstholm. Mais pour une moto, je suis sûr qu'ils avaient des solutions, un endroit où me mettre.
Les motos sont rangées entre deux barres métalliques, et attachées à ces barres. Il ne reste que deux emplacements libres.
Et vous savez quoi? Ces deux emplacements sont précédés d'une bosse assez haute, qui correspond juste à la roue d'Akitsu! Si je passe la bosse, ce que j'ai fait, je me retrouve coincé la roue avant dans le mur du fond, avec impossibilé de ressortir. J'ai été obligé d'appeler à l'aide. J'ai montré le truc au pauvre gars de service. Je dois dire qu'il s'est montré très correct, et a fait ce qu'il a pu. Mais c'était vraiment lamentable. J'ai vraiment été verni jusqu'au bout, avec cet embarquement! Pas étonnant que ces deux emplacements ont été laissés vacants par les motards. J'ai envie de HURLER. Akitsu est mal attachée, pas protégée entre les deux montants. Si une corde se détache, elle partira parmi les véhicules. Aucune sécurité. Un vrai scandale.

Il n'y a plus personne ici. Je suis tout seul avec les véhicules. Le gars qui m'a aidé est parti en courant, en parlant lui aussi dans son talkie-walkie. Du coup, je sors mes affaires vite fait, car il est 15h30... Et le départ a lieu à 16 heures. Et je ne voudrais pas me retrouver enfermé dans la soute aux bagnoles... J'en oublie mon caméscope. Et je monte, inquiet, sur le bateau.

Je me suis pourtant vraiment levé du bon pied, ce matin! Mais quand ça s'imbrique mal...

Enfin, je peux reprendre mon rôle de client-passager-vacancier insouciant, et mon appareil-photo. Merci les gars.
Il n'y a plus de neige sur les hauteurs autour de Seydisfjördur, comme il y en avait en Juin.
Au premier plan, le grand bâtiment au toît rose foncé, c'est la banque, à côté de la station d'essence.
Les deux boutiques visitées sous pluie battante le jour de mon arrivée, et en vitesse le jour de mon départ!

Le fond du fjord de Seydisfjördur. La taille de ces bateaux est vraiment énorme. On domine le paysage comme si on était en rando dans la montagne!

A peine le temps de souffler que, déjà, je sens que ça bouge. Oui, c'est bien ça. On s'en va.

Si je regarde ma montre, il est 15h40... On s'en va plus tôt que prévu! Et il va vite, le bougre. Je n'en reviens pas.

J'avais mis bien plus longtemps à longer les rives du Seydisfjördur avec Akitsu. On aperçoit déjà la sortie du fjord.

Il fait un froid de canard, le vent est glacial. En fait, à terre, c'était supportable, mais je n'avais quand même pas chaud lorsque j'attendais d'être appelé sur le parking. Par contre, dès que le bateau s'est déplacé, j'ai de suite senti l'air du large. Et là, c'est une autre chanson. Les gens ont mis les capuches, rajouté un blouson. Je ne vais pas tenir ici, malgré la veste de moto. Je vais rentrer à l'abri sur le pont, dans la partie vitrée que vous voyez là.

Ici. Je suis bien, le spectacle est très agréable, j'en profite pleinement. Quand j'ai vraiment envie de faire une photo, je sors sur le pont, puis je retourne aussitôt dans mon fauteuil.
J'entends les conversations. Les gens sont tristes. Pas moi. J'exulte... Je sais, ça peut paraître bizarre, incongru, mais c'est ainsi. J'explose de joie intérieure!

En arrière, déjà loin, l'entrée -ou plutôt la sortie, pour nous- du Seydisfjördur.

Alors que nous dépassons déjà l'éperon Sud du Mjoifjördur.

Les nuages s'accrochent aux proues des vaisseaux de ligne Islandais, j'ai nommé les têtes des fjords!

En regardant défiler les entrées des fjords de l'Est, je me souviens de mes premiers jours dans ce beau pays. Vous vous souvenez sûrement des "vaisseaux" dont je vous ai abreuvés pendant une semaine... Le Mjoïfjördur, que j'ai tellement adoré, mais qui m'a donné bien des sueurs froides, avec sa descente à 18%. Fantastique.

De l'autre bord de cet éperon Sud du Mjoifjördur -appelé le Neskaupstadur- se trouve le Nordfjördur. On y parvient après la traversée d'un tunnel très étroit, à une seule voie. Un gros camion avait dû faire une marche arrière... J'avais discuté avec des camping-caristes Français ici. Il y avait un terrain de camping fermé. Je revois parfaitement le lieu.

La page se tourne.

Le voilà, le bout de la route. La sortie vers la pleine mer. Souvenirs, maintenant!

Je ressens des bouffées d'allégresse. Ma joie est énorme. Ouf, enfin, j'y suis. Pourvu que la mer soit belle. Demain, les îles Féroé, et dans une semaine, la Norvège!

Ensuite, c'est un découpage de fjords que je n'ai pas vus, car ils sont difficilement accessibles. Regardez la forme de celui-ci.

Comme un monstre marin antédiluvien, avec ses cornes façon dinosaure ou rhinocéros... Je pense qu'il s'agit du Bardsneshorn, sous toutes réserves.

Ils s'éloignent doucement, au rythme du navire qui s'en écarte lui aussi. Il est 16h30.

Une dernière série de photos. Les gens rentrent, il fait vraiment froid.

Voila. Il ne reste plus qu'un récalcitrant. Il y en a toujours un!

Je retourne à l'abri. Je regarde encore le spectacle tant qu'il y en a . Puis je vais dans le bateau. Cinquième étage... Pont n° 5. C'est là que j'étais à l'aller. J'y étais bien.

Je retrouve ma place. Je m'installe, je sors le bouquin. Le gros livre de poche de 500 pages. Un policier. En Allemand. J'en ai lu environ 250 pages.
Je lis sans interruption. Je ne lève la tête que pour manger un "Krisprolls", ou un gateau de type "choco-BN", mais à la vanille, ou têter ma bouteille de coca...

Vers minuit, je me rends compte que je ne suis toujours pas allé voir ma cabine. 2637. J'aurais du y aller plus tôt, les gens doivent dormir, je vais avoir du mal à repérer mon numéro.
Je trouve facilement le dortoir qui me concerne -je me souviens très bien de la topographie du bateau, de l'endroit où sont les ascenceurs, les toilettes... Il y a du monde en train de dormir. J'essaye de voir mon numéro, mais je crois bien qu'ils sont effacés. Peu importe, je prendrai la couchette qui sera libre. De toute façon, il n'est pas question que je me couche maintenant. Je voulais seulement repérer mon emplacement exact, qui est juste à côté de celui que j'avais à l'aller!

Je retourne au pont 5. Il n'y a presque plus personne. Un type est allongé sur deux chaises. Quatre ou cinq personnes sont en train de jouer aux cartes.
Et moi, et moi et moi....

Je termine mon livre! Je lis de plus en plus vite, je n'en reviens pas. Et j'ai de moins en moins de mal, du vocabulaire me revient en masse, surtout du langage courant. Ce bouquin m'a fait un bien fou en ce qui concerne la langue Allemande. Chouette!

Bon, ce n'est pas tout ça, mais il faut que je dorme un peu. D'abord, vérifier les horaires. Je débarque à 8h30. Ah, mais c'est 8h30, heure des îles Féroé! Est-ce la même heure que l'Islande? Pas sûr. Le steward du point "Information", le même qu'au mois de Juin, je le reconnais, me renseigne. Plus une heure par rapport à l'Islande! Je n'aurai plus qu'une heure avec la France. Donc... donc c'est simple, je débarque à 7h30 heure Islandaise. Aïe, mais ça me fait encore une heure de moins à dormir. Du coup, il est... 3h30. Il y aura une annonce une heure avant l'arrivée. Merci.

Je n'ai pas de réveil. On verra bien. Si je ne me réveille pas, je débarquerai au Danemark... Il me reste donc à peine 4 heures à dormir.

Une couchette du bas est libre. Cool, pas de gymnastique pour grimper dans le lit. Je suis bien. Le bateau tangue très doucement, c'est vraiment fort agréable. Malgré tout, j'ai du mal à m'endormir. Tellement d'événements ces dernières 48 heures. Je n'étais plus habitué à bouger! Parti de Fossholl hier en fin de matinée. Et me voici dans l'Océan Atlantique.
Mes pensées se bousculent dans ma tête, et ne me laissent pas de répit, et...

ET.... zzzzzzzZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzZZZZZZZ............

 

144 photos. 79 km.avec Akitsu. Et... Il y a 500 km à vol d'oiseau entre Seydisfjördur en Islande et Torshavn aux îles Féroé. Mais ce n'est pas moi qui conduit...

Depuis le départ, 16.202 km
Depuis le départ, 42.359 photos
Compteur Akitsu, 30.213 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 118 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 309 photos

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