141ème jour

Lundi 1er Septembre 2008.

Le mois de Septembre. Le mois de la rentrée. Déjà...

Îles Féroé. Bonjour.
Au programme ce matin, ma première sortiesur ces îles!

En effet, il ne pleut pas. Ayant loupé la balade d'hier, je décide de tenter ma chance, d'autant plus que la météo pour les prochains jours est plutôt mauvaise!

Il est dix heures. Je pars pour la journée, j'emmène à boire et à manger. Si tout va bien, j'aurai fait le tour des îles du Nord d'ici ce soir!

Mon itinéraire est en bleu sur la carte. Avec les flèches jaunes.

Il y a de la circulation. C'est vrai que c'est lundi. D'ailleurs, j'ai été réveillé par les voitures ce matin, qui passent à quelques mètres de la tente. Je ne suis plus habitué.
Hoyvik. Arrivée le long du Kaldbaksfjördur. Au fond, on aperçoit l'entrée du Tangafjördur. Là-bas, en face, c'est donc une autre île, Esturoy.

Hvitanes. J'aime beaucoup les maisons. Les couleurs. Ces villages me plaisent. Ils sont jolis, agréables à l'oeil. De dimensions humaines.

Je viens de traverser le tunnel permettant à la route 50 d'atteindre Kollafjordur. On aperçoit à gauche l'autre alternative, qui est la route 10, l'ancienne route qui contournait la montagne par les hauteurs.
Au fond, la vallée suivie par la route 40, qui va vers Kvivik et Vestmanna. Pour ma part, je veux aller voir Saksun, Eidi et Gjogv pendant qu'il ne pleut pas. Je dois donc remonter le Kollafjördur et rejoindre le Sundini, séparant Stremoy d'Eysturoy. Par conséquent, au rond-point, je vais tourner à droite et longer la rive Nord du Kollafjordur.

La petite ville de Kollafjördur. Une très jolie église au toît d'herbe, et aux murs de bois peint en noir. Elle est superbe, mais je ne veux pas la visiter maintenant, désireux d'emmagasiner d'abord un maximum de paysages. la nature en priorité, comme toujours avec moi. On distingue l'entrée du Sundini à gauche. De l'autre côté, c'est Eysturoy.

Au bout du Kollafjordur, je m'engage dans le Sundini, que l'on voit ici vers le Nord.

Hvalvik à hauche, et Streymnes à droite, blottis au fond d'une baie située au milieu du Sundini.

Pour aller à Saksun, il faut traverser le joli village de Hvalvik, sur la route 592. Passage étroit entre des maisons au cachet du plus bel effet!

Même Akitsu admire, c'est vous dire!

Il fait sombre. Le taux d'humidité doit dépasser les 90%... La route est une merveille. Je retrouve un plaisir à rouler que je n'avais certes plus depuis longtemps!
Ce n'est que du bonheur. Il y a possibilité de s'arrêter partout. Dès qu'un panorama se profile, il y a un parking, souvent même aménagé. Très franchement, de ce point de vue, le plaisir du motard est absolument total. Merci aux ïles Féroé pour ce réseau routier parfait! Islande, viens voir, et copie...

la vallée est toute aussi somptueuse. Je suis sous le charme. Et je suis heureux d'être sorti malgré cette mauvaise météo.

Je dirais même que les nuages apportent ici une note de beauté, venant parachever l'oeuvre de Dame Nature!

Lorsque j'arrête le bonheur, c'est le silence qui, habituellement, me surprend le plus. Du moins était-ce souvent ainsi en Islande.
Ici, aux îles Féroé, il y a autre chose. Il y a une musique. Il y a des musiques, innombrables. Ce sont les sons du ruissellement. Car il y a toujours de l'eau en mouvement quelque part. Un ruisseau coule presque sans bruit, des gouttes tombent, une petite cascade tombe de quelques centimètres, ou de quelques dizaines de mètres, en espaliers... Il n'y a pas de limite à l'imagination de la nature!

Saksun. C'est très certainement magnifique sous le soleil. Mais je sens très nettement que ça va se gâter pour moi sous peu!

T'as voulu voir Saxsun, eh bien t'as vu Saxun... Encore, ne nous plaignons pas trop, je m'attendais à pire, en attaquant cette côte! Malgré tout, j'ai l'impression de manquer quelque chose, pas vous?

Une bien belle maison, là-haut, sur la colline.

Inutile de s'attarder, d'autant plus que cette humidité pénètre sous les manches de ma veste!

Des oies sauvages sont en train de brouter l'herbe. J'avais vu un petit troupeau à l'aller. Je n'avais pas vu celui-ci!

Elles s'arrêtent lorsque je m'approche, prêtes à partir. J'éteins le moteur de la moto, une ou deux râlent encore un peu, histoire de me montrer leur mécontentement, puis elles reprennent trnaquillement leur repas. Dans les autres pays, elles filent directement!

Retour à Hvalvik, puis direction Streymnes et Oyrarbakki, que voici. le village est situé sur Eysturoy, de l'autre côté du Sundini. Il y a un pont permettant de franchir de détroit séparant les deux îles.

Je traverse ensuite un nuage dont je ressors bien mouillé! Pour apercevoir cette fois la rive Ouest du Sundini, vers Streymoy.

C'est tout ce que je verrai d'Eidi. Le reste est dans la purée de poix!

La preuve... A droite, la route 662 permet de traverser cette péninsule, dans la montagne. Malheureusement, ça grimpe, et comme je suis déjà dans les nuages! Comme d'habitude, d'ailleurs!

La plus grande prudence est de rigueur... Ami motard, évite de débouler à 80 sur ces routes, tu pourrais être surpris! Prends ton mal en patience.

Tu es dans le FFF. Le Funny Feroier Fog, ou, si tu préfères, le brouillard Feroyen rigolo. Parce que ces rencontres sont amusantes!

Mais ne t'énerves surtout pas dans le FFF, beaucoup plus stressant. Le Fucky Feroier Fog, ou, si tu préfères, le putain de brouillard Feroyen.
Ne t'énerves pas, parce qu'il change vite, très très vite. Alors, restes patient, et peut-être découvra-t-il une part de son voile?

Je fais une pause. J'ai faim. Pendant que je mastique mon muesli, ce jeune homme -ou cette jeune fille?- s'approche pour tailler une bavette... Les animaux ne sont pas farouches, sur ces îles.

Mais c'est que ce pourrait être joli, ici.. Je n'ai pas bougé d'un mètre. Mais la brume, elle, se déplace sans arrêt. Pas assez à mon goût!
Sous mes yeux qui auraient pu être ébahis, le Funningsfjoerdur.

C'est devant ce merveilleux panorama naturel que je me suis installé pour me nourrir, pauvre de moi!

La descente de la 662 vers Funningur. Une très belle descente, mais un peu gâchée quand même...
Je suis venu ici pour voir Gjogv. Il faut prendre la route 632 à gauche, qui suit une jolie vallée, malheureusemnt ruinée sous une pluie qui commence à tomber.

Au bout de 9 kilomètres, on aperçoit les maisons du petit village. Mon objectif est mouillé, plein de grosses gouttes qui empêchent de faire la mise au point.
Les affaires semblent bien compromises pour le reste de la journée!

Regardez la maison miniature, recouverte d'herbe comme il se doit. J'ai trouvé ça vraiment marrant...

Et le célèbre petit fjord de Gjogv..
Je suis déjà bien mouillé, et comme un idiot, je n'avais pas mis mes vêtements de pluie!

De toute façon, Gjogv est un cul-de-sac, il me faut faire demi-tour. Si je regarde la carte -et c'est ce que je fais!- je constate qu'il est plus rapide de continuer par le Funiningfjordur pour retourner à Torshavn.
Ben oui, je vais rentrer. Rouler sous la pluie ne m'intéresse pas particulièrement. Même pour vous faire plaisir. Non. C'est non.

Je rentre à la maison.

Funningur, le long du Funningurfjorden. Certainement une jolie perle sous le soleil. Mais bien terne aujourd'hui!

Je l'ai appelé, et tenez-vous bien! Il est descendu et s'est posé tout près de moi. Il avait envie de tailler une bavette!
Dès qu'il s'est trouvé à portée de voix, il m'a dit ceci: "C'est con, hein?". Ce à quoi j'ai répondu: "Ouais. T'as raison! Je m'tire d'ici". Et lui: "J'te comprends. J'ferais la même chose".
J'aime bien les moutons des îles Féroé. Ce sont les plus sympas que j'ai vus depuis le départ de ce voyage!
En plus de ça, ce sont aussi les plus beaux!

Une éclaircie de quelques secondes, pendant que je discutais avec le mouton! Funningur, donc.

Le Funningsfjördur se termine en pointe, et ma journée se termine en jus de boudin. Chacun sa fin. Il pleut maintenant vraiment fort.

Voila. Ce que je disais. En pointe. Coup d'oeil arrière vers la route 662 que je viens de parcourir.
Je range l'appareil photo pour de bon. Sur la pancarte, Torshavn est à 50 km.

Lorsque j'arrive au camping, je dégouline! Mais la cuisine est bien chaude. Veste, pantalon et chaussette s'installent sur le radiateur, pendant que leur propriétaire s'installe sous une cascade d'eau brûlante.
Et revitalisante.

Bon, je crois que j'ai bien fait d'y aller. Mais il était temps de rentrer.

Je suis resté travailler très tard sur le PC. Lorsque je suis retourné à la tente, vers une heure du matin, il pleuvait à torrents.
Sous la tente, c'était sensationnel. Une excellente berceuse.

Vive les îles Féroé.
Bienvenue au mois de Septembre.
Je crois bien que ça commence à sentir l'automne....

 

360 photos. 155 km.

Depuis le départ, 16.365 km
Depuis le départ, 42.754 photos
Compteur Akitsu, 30.376 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 116 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 303 photos

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