151ème jour

Jeudi 11 Septembre 2008.

12 photos. 302 km.

Ce matin, je prends tout mon temps au petit déjeûner avec Jörg et Jutta, sachant que j'ai peu de km à parcourir.
Je resterais bien, mais il n'est pas question de m'incruster.
Merci pour votre chaleureux accueil. Et bon courage pour la reprise....


Je pars vers 10h30. Il fait très beau, la température est délicieuse.
Je reprends les autoroutes, mais je suis bien plus confiant qu'hier pour mon pneu, l'un des fils de Jutta m'ayant dit que je pouvais rouler sans problème!

Je rejoins Karlsruhe, puis je descends vers la Suisse, longeant à distance la vallée du Rhin côté Allemand.
J'ai noté ma sortie de l'autoroute A5, en direction de Strasbourg. Je vais faire la connaissance d'un scooteriste habitant près de Strasbourg, avec lequel je corresponds de temps à autre sur Internet. Un de mes fidèles lecteurs, ce qui me fait très plaisir.

Malheureusement, je me perds à la sortie de l'autoroute. Les Allemands sont très décevants en matière de signalisation! Aucune pancarte "Frankreich", rien sur les ponts permettant de traverser le grand fleuve! Je me trompe et me dirige sur Offenburg, la direction opposée. Sans carte, c'est évidemment preque "mission impossible"!

Il y a un Office de Tourisme, je devrais pouvoir y trouver une carte routière!
Oui, j'en ai une, mais vraiment pas chouette... Je questionne des passants. Heureusement que je n'ai pas l'obstacle de la langue.

Par contre, autour de moi, c'est absolument splendide. Pour une fois dans ce voyage, ce n'est pas la nature la plus belle, mais bien la ville!
Comme c'est beau. Comme c'est propre!

Pour le coup, je suis abasourdi par tant de beauté. Les Allemands sont quand même assez extraordinaires.

Qu'en dites-vous? Je ne suis pas venu pour ça, mais au moins, je ne regrette pas le détour, ni mon erreur.
Un jour, je visiterai l'Allemagne tranquillement, au rythme de ses petites villes, au coeur du pays, car voici le genre de cités que j'adore!

Après plusieurs erreurs, je me rapproche du but. Je passe le Rhin, j'arrive en France!
Je suis déçu... Forcément! En quittant une ville comme Offenburg, aussi belle, il est difficile de faire mieux. J'atteris dans la banlieue de Strasbourg, les zones industrielles, les faubourgs. C'est laid. C'est triste. Des graffitis. Même le pont sur le Rhin est moche. L'entrée en France, dans mon pays, n'est vraiment pas mise en valeur, loin s'en faut.

Je ne dirais pas que j'ai envie de faire demi-tour. Non, pas du tout. Les panneaux sont en Français, les gens parlent Français, ça me fait tout drôle, et ça me plait!
Je rentre dans un magasin demander mon chemin. On me répond dans ma langue, c'est tellement facile.

Génial! Sauf que, par trois fois, on me renvoie dans une direction, puis à nouveau dans une autre, pour retourner d'où je viens. Le temps passe, ma patience aussi.
La fatigue aussi. Et le ciel s'en mêle lui aussi. Gris, sombre. Je n'ai plus envie de chercher, je veux partir d'ici au plus vite. Je prends ma décision d'un seul coup.

Il me manquait un élément essentiel à cette adresse, mais n'ayant pas pu regarder mes mails chez Jörg, je n'ai pas eu l'info en temps utile. C'est de ma faute.
Claude et son épouse m'attendaient, la table était servie. Je ne le savais pas, faute de quoi j'aurais insisté dans mes recherches.

Je me suis enfui de cette ville, presque comme un voleur.
Et aussitôt, j'ai aimé rouler. Je suis en France. La nationale 420. Comme c'est beau. De plus, le temps s'améliore. Plus je roule, et plus les nuages se disloquent, s'évaporent.
Le soleil revient. Avec la chaleur. Comme c'est bon. J'ai faim. Je me pose enfin!

C'est ici que je me désaltère. Et reprends quelques forces!

Puis je repars en direction de Saint Dié. Je fais le plein d'essence, mon premier plein en France depuis si longtemps. C'est un moment que je savoure pleinement!
Les paysages sont superbes, mais je n'ai ni le courage ni l'envie de m'arrêter faire des photos. Je profite du paysage, j'enchaîne les virages, c'est un vrai régal.

J'arrive finalement dans le petit village de mon frère et de sa femme. C'est un très beau pays. Mon frangin en est tombé complètement amoureux, et n'a aucune envie de revenir en Vendée. Je le comprends. La montagne, c'est tellement plus beau que la mer!
C'est aussi la campagne, ici. Le calme. La nature.
Ce qui n'empêche pas les problèmes de circulation, même pour Akitsu, qui n'est pourtant pas bien grosse... Ici, les paysans sont en train de "décharger" une cargaison de vaches dans un pré, bloquant la petite route. Ce n'est pas grave. J'attends tranquillement, complètement heureux.

La voici. Superbe. Couverte de vigne vierge. Perdue au milieu de la forêt Vosgienne.

Personne n'est là. Peu importe. Je monte la tente dans le sous-bois, comme convenu. Le sol respire la santé, les odeurs sont généreuses, la végétation est pleine de vie.
Dommage, le sol est légèrement en pente, je n'ai pas trouvé de coin totalement plat. Pour le coup, si je n'aime pas le plat pays, j'aime le sol plat...

Merci à Akitsu de m'avoir porté jusqu'ici. Peu l'auraient fait. Elle l'a fait!

Ils arrivent plus tard. Quelle joie de les revoir tous. Ici, je sens bien que le voyage est terminé. Plus qu'une petite ligne droite!
Superbe soirée.

J'ai eu l'idée de regarder un peu les cassettes que j'ai filmées durant ce voyage. Pour la première fois. Je les découvre avec eux. Et c'est bien!

Depuis le départ, 19.076 km
Depuis le départ, 43.703 photos
Compteur Akitsu, 33.087 km

Moyenne quotidienne depuis le départ - 126 km
Moyenne quotidienne depuis le départ - 289 photos

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