Europa2014 : 10 aout

Voyage Europa 2014
Dimanche 10 août 2014 - J025 - 291 km - 238 photos (8.036-7.296/32.259-29.264)
Vers le sud de la Roumanie

Il y avait un couple de français dans la pension. je fais leur connaissance ce matin, alors qu'ils attendent leur petit déj'. Ils sont de Poitiers, autant dire des voisins. Aussi motards, mais c'est trop dur pour le dos de la passagère, qui me dit "déguster" aussi en voiture. Très sympas, nous discutons un moment, mais je les laisse, ne voulant pas qu'ils mangent leur omelette froide (et très appétissante, soi dit en passant...).

J'aime beaucoup cette photo, alors je me fais un petit compliment, ça fait toujours plaisir.

Brume du matin égaie le pèlerin.

Ah, ces ponts suspendus pour piétons, comme je les aime !

Le débit était assez puissant, et il y avait des pêcheurs de l'autre côté, jetant sans cesse leurs lignes dans le courant.

La même, un peu plus loin.

Les églises, forcément.

et les meules de foin. C'est la Roumanie !

La DN15 longe un grand et magnifique lac de barrage depuis les hauteurs, offrant de très nombreux panoramas. Comme, de plus, les roumains ne se gênent pas pour s'arrêter un peu n'importe où, il m'est très facile de faire des photos.

Au zoom, le même lac vu depuis différents points de vue.

Mon préféré.

Les traditionnelles meules de foin.

Descente jusqu'au barrage.

Puis ma route passe ensuite par les très étroites gorges de Bicaz.

Enormément de monde sur la route, tout le monde stationne un peu n'importe où. Je fais pareil.... Ce qui rend la circulation bien difficile, mais permet quand même de faire quelques pas histoire d'immortaliser quelques vues.

Elles sont spectaculaires en profondeur. Dommage que je passe justement un dimanche !

En roulant....

Puis la route reprend de la hauteur. Ici, passage d'un joli col.

La chaleur est intense, je cherche un coin à l'ombre pour me reposer et manger. Mais les places sont très rares. Finalement, j'en trouve une dans la descente, en partie au soleil, mais il y avait aussi un peu d'ombre providentielle, et finalement, c'était parfait. Je me suis fait de bons sandwichs au gruyère (qui commençait à fondre quelque peu...), puis un grand bol de café, puis un petit somme (ah, Mygoo, quel bonheur pour ça !).

Puis je consulte ma carte et opère un grand changement : je n'irai pas en Moldavie. Je me suis aperçu que Titi n'avait pas la carte, ce qui constitue un gros handicap en soi. De plus, j'ai lu à plusieurs reprises que la Moldavie n'était pas très conseillée en ce moment suite aux événement russo-ukrainiens. Et il faut bien admettre que ça me "prend le chou" de passer des frontières où l'on n'est que moyennement accueilli. Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas envie d'y aller, et s'il y a une chose que les voyages m'ont apprise, c'est bien celle-ci : quand on ne le sent pas, il ne faut pas y aller. Dont acte !

Du coup, je ne remonterai pas autant vers le nord que je l'avais prévu.

Retour dans les vallées.

Ici, on parle roumain ET hongrois. Notez qu'il n'y a absolument aucun lien entre les deux langues ! Voyez déjà la différence du nom du village. Et le au-revoir hongrois (le premier mot) et roumain (le deuxième, très proche de l'italien).

La route est ici très propre, aucune différence avec la France, et c'est un grand plaisir que de rouler. Notez également que si je râle après l'état des routes, c'est tout simplement parce que je suis français... Car en fait, si l'on aime voyager, on doit accepter les différences, et la route fait partie du jeu. Sinon, on reste chez soi. Veuillez donc prendre mes remarques telles qu'elles viennent, en tant que ressenti immédiat, et basta. Car sans la route, même mauvaise, je ne pourrais pas voir tous ces beaux paysages, ni rencontrer tous ces gens.

A noter qu'ici, les gens sont extrêmement aimables, répondent avec joie aux saluts, ajoutent un mot gentil quand ils le peuvent, et parfois même en français. L'un d'entre eux me montrait les poubelles débordant sur un parking, et me faisait comprendre à quel point il était désolé que je doive voir ça ! Je lui ai alors montré le joli paysage comme compensation, et il m'a répondu "oui, mais ça, c'est les dieux....".

Leur seul défaut : la violence routière....

Nouveau lac de barrage, très joli lui aussi.

Le même, vu depuis le barrage.

Il y a à nouveau des tas de très jolis portails dans les villages.

Impossible de tout photographier, il faudrait traverser les villages en vélo, ou à pied. Il y en a des dizaines et des dizaines.

Et j'ai l'impression que ça revient à la mode, car nombreux sont ceux qui viennent d'être restaurés, ou sont très récents.

Il y a souvent quelque chose d'écrit.

Puis je repars vers l'Est. La route traverse d'abord un grand plateau.

où l'agriculture bat son plein, normal en cette saison.

Les clochers foisonnent. J'ai vu un village qui avait au moins six églises visibles dans un faible espace !

J'aime beaucoup quand les clochers émergent ainsi, semblant sortir de terre tel des champignons.

Dieu et la hache... Chez nous, c'était Dieu et l'épée.... Enfin, Clovis avait une hache, paraît-il....
Avec ça, si t'obéis toujours pas, tu vas au-devant de graves problèmes, mon gars !

Un nouveau lac de barrage. C'est celui qui me plaît le plus, tout simplement parce que les montagnes sont sauvages, sans village aucun !

Car la Roumanie est extrêmement habitée, il y a des villages partout dans les montagnes, et si les gens ne sont pas les uns sur les autres, ils sont les uns à côté des autres. Il n'est pas rare de rouler dans un même village pendant 7 ou 8 km d'affilée, et de le quitter pour entrer dans le suivant. Je suppose par contre que l'habitat est extrêmement faible perpendiculairement, je pense qu'il y a peu de rues. Les villages semblent être essentiellement en longueur. Mais ce que je vous dis là n'est que ce que je ressens en roulant, ça ne repose sur aucune étude !

Il y a quand même encore beaucoup d'attelages en circulation, plus que je ne le pensais. J'en avais vu pas mal en 2010, mais je pensais en voir beaucoup moins cette année, ce qui n'est pas le cas.

Passage d'un nouveau col.

Très joli paysage de col. Avec des commerçants au sommet, comme c'est souvent le cas ici.

Puis... la route se dégrade subitement. Ce sont cette fois des plaques de ciment recouvertes de goudron, mais on a l'impression de rouler en train, sauf que ce sont les pneus de ma voiture qui font le "tchac-que-tchat-que-tchac.....". Désagréable.

Là, on peut dire que toute la montagne est cultivée ! C'est magnifique à voir comme ça, mais comme ce doit être dur de bosser dans la pente !

Il commence à se faire tard, et je suis fatigué de rouler. Je vois un restaurant-pension. Oui, je peux rester dormir dans ma voiture, bien entendu. Ils vont laisser les toilettes du restaurant ouvertes cette nuit exprès pour moi. Non, pas question de payer quoi que ce soit ! Quelle gentillesse ! Du coup, je m'asseois et me commande une belle grosse soupe comme je les aime. Et en plus, j'ai droit au WiFi.... Je suis gâté !

Et vous aussi, en même temps !

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