Europa2014 : 10 octobre

Voyage Europa 2014
Vendredi 10 octobre 2014 - J087 - 188 km - 579 photos (24.583-35.026/48.806-56.994)
Superbes Apennins. Naples pour terminer la journée.

C'est à 7h25 que j'ai décollé de mon quartier résidentiel très calme, et dans lequel j'ai passé une excellente nuit.
A nouveau, pa sun nuage dans le ciel, qul bonheur !

Je repars dans les montagnes pour un dernier tout dans les Apennins, avant de descendre vers.... la mer !

Encore un village à flanc de montagne.

Après un merveilleux petit déj' sur une belle aire de pique-nique (j'ai sorti table et chaise), j'attaque un col.

Les couleurs sont toujours aussi magiques !

Au sommet, toujours aussi affreux, les immeubles de stations de sports d'hiver....
Je leur pardonne une seule chose : ils ouvrent des routes me permettant d'accéder aux sommets avec mon véhicule.
Tout n'est pas négatif !

Et là, je m'étais trouvé une route pour redescendre.... Une véritable tuerie.
A tel point qu'elle restera un de mes "must" de ce voyage, ce qui n'est pas peu dire, compte tenu de tout ce que j'ai vu.

Des chevaux en liberté. Des vaches en liberté.

Des arbres en liberté.

Des figures géométriques en liberté.

Des paysages saisissants. Un silence d'enfer.

Le seul souci, pour moi : les chiens gardiens de troupeaux de moutons, auxquels je ne fais pas confiance.

Mes photos ne sont qu'un pâle reflet de la réalité, absolument époustouflante.

Je n'avance pas.... Je m'arrête sans cesse. Dieu que c'est beau !

Si mal rasée, mais ça lui va si bien !

Ensuite, ma foi, ce sera plus... fade, et pourtant bien joli.

Un lac marécageux dans la montagne.

Puis une longue et impressionnante descente, aux dizaines de virages incroyables et iinterrompus, vers la vallée couverte de brume.
Pollution, à mon avis !

Passages étroits et délicats à flanc de montagne. Sensations garanties.

Puis, dans un village, Titi me fait quitter la route proncipale... J'aurais dû me méfier et vérifier, car il m'a déjà fait le coup plusieurs fois. Un raccourci, le bougre ! Et quel raccourci. J'ai tout-de-suite su que j'avais fait une conn.... Mais j'étais engagé, la route de la largeur de la voiture. Sens unique ? Pas certain, en plus ! Donc, j'y suis, je fonce. Et il faut foncer, car j'ai rarement vu de tels pourcentages de pente. Eh oui, il s'agit d'une rue pavée et très étroite qui grimpe dans le village entre les maisons, avec des virages, et même un à 90 degrés. Et je suis en première, et Mygoo est à la peine. Alors j'accélère et.... bloqué. Je crois être arrivé en haut, devant une maison, derrière une voiture arrêtée ! Dans une pente de malade, je vous le rappelle. Mais que nenni, ce n'est pas la fin de la route, un gars se présente et me demande, par signes, si je continue ! Ben oui, quoi, il est rigolo, lui, je ne peux pas faire de demi-tour, de toute façon. Alors il démarre sa caisse, et descent en marche arrière se coller à une maison un peu en retrait, pour que je passe. J"accélère et je passe -d'extrême justesse- entre les murs de deux maisons, et ça repart de plus belle. Et je pense à toi, Manue, qui a tant ri lorsque j'accélérais sur ma piste caillouteuse. Et... je me mets à rire en accélérant, et en pensant que tu allais bien te marrer, une fois de plus. Et alors, un souvenir a soudain jailli des brumes de ma mémoire. Te souviens-tu, ma chérie, de cette côte invraisemblable,sur l'île de Saint-Martin, que nous n'avons pas réussi à grimper avec la petite voiture de location -qui a d'ailleurs terminé sa course sur une autre voiture pendant le cyclône qui a suivi..... Là, ma puce, tu ne riais pas du tout, je m'en souviens très bien.... Hé hé hé.

Ici, la photo, tout en haut de la côte. Et... je savoure... d'avoir réussi. Et... je savoure.... d'être dans le sud. La végétation est incroyablement luxuriante, il y a des cactus partout, des plantes de type aloès en fleurs, je repense à la Grèce, et... c'est pareil. Et ça, j'apprécie terriblement, à cette saison !

Ensuite, je mange vite fait et reprend une route pas terrible, pénible même, défoncée aussi, avant de me retrouver sur des routes à deux fois deux voies.... Mon but : le camping de Pozzuoli, à une quinzaine de bornes à l'ouest de Naples.

15 euros, avec l'entrée sur le site volcanique en activité, que j'ai déjà visité voici vingt ans maintenant. Je prends. Douche d'abord. Shampooing des cheveux. Quel bonheur. Puis lessive. Puis... je pars en métro à Naples. Le gars me déconseille formellement d'y aller en vélo. Vu ce que je connais de la circulation à Naples (j'en garde un souvenir ému), je suis son conseil. Mais le métro, c'est long, et il est déjà plus de 16 heures lorsque j'arrive au coeur de la grande cité. Ici, la vue depuis l'arrêt de bus (j'ai pris le bus pour aller au métro.... 1,70 € le billet, valable deux heures avec tous les transports; j'ai été contrôlé au retour). Donc, cette vue depuis Puozzoli, c'est l'île d'Ischia, lieu de villégiature tant prisé de la haute société romaine et de ses empereurs.

Le métro.... Long, très long, incroyablement long pour six stations ! C'est en fait un train électrique. Je sors là où l'on m'a dit de sortir : station Montesanto. Et là, je croyais arriver dans des quartiers historiques de grande beauté... Possible que ce soit le cas, mais ce n'est pas ce que j'ai vu. Il faut dire que je n'ai pas de plan, et mon but est d'aller sur la promenade du front de mer. Donc, quartiers surpeuplés, ça crie, ça hurle, c'est le vacarme total. Rues piétonnes dans lesquelles passent les scooters et autres motos en te klaxonnant sans cesse, toutes sortes de commerces partout.

Je demande mon chemin à un couple en train d'examiner une carte : ce sont des.... québecquois !
Qui me disent que je suis sur la bonne voie. Ils sont en vacances pour 5 semaines, et visitent 6 villes italiennes.

Alors... les napolitains appellent "palazzo" ces immeubles, un peu mieux que les autres, mais qui ne valent même pas les immeubles les moins intéressants des grandes capitales d'Europe centrale. Gonflés, ces napolitains. Et gonflés aussi, les guides de voyage, de renchérir la-dessus. Il y a beaucoup de touristes français, avec des guides, qui regardent ces.... pauvres palaces. Berf, pour ma part, c'est une grosse déception.

Le suel bâtiment qui m'a intéressé est celui-ci.

Absolument superbe. Malheureusement en travaux.

Mais pour le reste, excusez-moi....

Toutes les rues perpendiculaires à la voie que je suis sont comme celle-ci. Etroites, en forte pente, sans soleil du tout, remplies de scooters d'un côté.
Mon dieu, comme je ne voudrais pas habiter ici.

Ah, encore un "palazzo"....

Art moderne.... Nous sommes sur la très grande place qui pourrait être splendide. Toute en travaux, avec une grande partie couverte de tentes blanches. Bref, affreuse. Ici, on est tout près du port. C'est là qu'il faut être; ai-je lu dans un guide, c'est là que la belle société napolitaine se rassemble.... Bon. Moi j'veux bien, mais je ne vois rien d'intéressant. De plus, tout autour, grues, camions, chantiers, c'est terriblement affreux, sans parler du bruit assourdissant de la circulation qui passe en front de mer, sans compter les coups de klaxon continus et insupportables des italiens. Ce qui me rappelle le sketch de Chevalier et Lespalès : tu klaxonnes pour dire bonjour, et on te répond en te klaxonnant, alors tu klaxonnes pour remercier....

La place qui pourrait être superbe. A droite, les tentes....

Au bout de la place, c'est ça. Là-bas, ce sont les cheminées des immenses bateaux de croisière à quai.

Au loin, dans la brume, l'immense ville de Naples, au pied.... du.... Vésuve, bien entendu, car c'est bien lui que vous voyez dans la brume.

Les plantes grasses de nos salons font ici trois ou quatre mètres de hauteur et... sont dehors !

Les statues sont tagguées, sales, couvertes de graffitis. Lui, c'est.... Rocky ! Indigne d'une telle ville touristique, je trouve. Car cette ville est forcément riche. Mais où va l'argent ? Ce que je sais, c'est qu'elle était mille fois plus belle il y a quelques siècles. Et qu'il suffirait de quelque volonté pour remédier à tout ça. Repeindre, planifier, donner des ordres, régner ! Quand on veut... En tout cas, les autrichiens ou les suisses venant visiter cette ville doivent s'enfuir, dégoûtés ! Il est de bon ton d'écrire des phrases du genre : "le charme de Naples, ses rues étroites où le linge pend aux fenêtres", " comme c'est romantique", etc, etc.... C'est la deuxième fois que je viens dans cette ville, et c'est la deuxième fois que je n'ai qu'une envie : en ressortir le plus vite possible. Si tout le monde réagissait comme moi, et l'écrivait, le nombre de touristes chuterait de façon drastique, et il faudrait bien que les napolitains se prennent en mains pour changer les choses. Car NON, je ne trouve pas que ce soit une belle ville.

Ah, la mer, et une partie de cette baie de Naples tant de fois chantée !

Le vieux port.

Napoli, son vrai visage !

L'envers du décor !

Le château, copié sur celui d'Angers, que je connais bien. Ici, son aspect extérieur est sale et pas entretenu.. Je vous montre le plus beau côté.

La porte d'entrée, une véritable merveille, une oeuvre d'art authentique.

Détail de la porte d'entrée.

Scukptures en profond relief dans la pierre. Quelle beauté !

Sculptures en relief dans du bronze.

La trace d'un boulet de canon ?

Détail.
Quand je pense que les napolitains d'aujourd'hui ne sont pas même capables de laver et de nettoyer leur ville, ni même de peindre leurs façades !

La cour du château. Inaccessible, il faut payer.

On peut photographier.

Je suppose qu'il s'agit de la place dont je vous parlais...?

Autour du château, c'est l'enfer. Immonde.

Je retourne à ma station de métro, car l'heure avance vite, et je vois bien que le jour décline. J'essaye de rejoindre une station moins éloignée. Malheureusement, elle ne me permet pas de rejoindre ma ligne ! Un détour pour rien.

Voici la station de métro du centre historique. Quel décor magnifique ! (ironie....)

En attendant mon train. J'arriverai à 19 heures à mon terminus. Et à 19h20 au camping Il fait nuit noire, forcément !

Et, pour comble de malchance, Internet ne fonctionne pas dans la voiture !

Il est 23 heures. Je vais aller à la réception essayer de vous envoyer tout ça, et lire mon courrier.

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