Europa2014 : 11 avril

Vendredi 11 avril 2014 - 290 km - 175 photos (3519-1420)
Tout en haut...

Grand ciel bleu, que je disais ! Il n'est pas resté bleu longtemps, c'est moi qui vous le dis. Je dirais même plus, il n'a presque pas été bleu, hormis à l'aube. Il a fait froid, et humide, nombreuses averses le long de la route, et à nouveau la ndouche en arrivant au camping !

CComme je vous ai écris le CR d'hier ce matin, je ne démarre qu'à 9h30 ! En quittant Inverness, je reconnais le garage moto dans lequel j'avais fait faire l'entretien de ma Transalp, sur la route de l'Islande, et je reconnais aussi le camping, finalement pas très loin du mien, mais j'avais oublié !

Et peu après, arrêt de la trace. Normal, elles sont découpées pour éviter que Garmin ne me fasse un caca nerveux. Mais en cherchant dans le GPS, il me manque le tronçon suivant. Juste celui-là ! Pas d'autre solution que de sortir le PC, et de faire un transfert vers le GPS. Et ça ne marche pas, quelque chose gêne monsieur Garmin dans cet itinéraire. Obligé de passer dans un autre logiciel, modifier le nom de la trace -car je me doute que le problème est là-, renvoi au GPS. Entretemps, la pluie se met à tomber, comme par hasard, au moment où le GPS -étanche- est ouvert ! Bingo, ça marche, problème réglé. Je remballe le tout, on peut repartir !

La première partie de l'itinéraire est peu interessante, c'est la région d'Ecosse qui n'est pas terrible. Les choses redeviennent sympas plus au nord.

 

A Bonar Bridge, je me prends un sandwich dans un magasin "Spar". Tout le monde me sourit, c'est super sympa.

Puis c'est le retour aux choses sérieuses, nouvelle entrée dans un nouveau sanctuaire naturel. Je quitte les hommes.
La route, elle, me permet de traverser ces immensités quasi désertes.

Perdue au milieu de nulle part.

Retour vers la civilisation. Entretemps, j'ai mangé mes sandwichs dans un petit bois au bord d'une rivière.
Tout seul avec mes pensées qui coulaient avec l'eau.

Une traversée du monde sauvage. De chaque côté de la route, la végétation, très dense, croupit dans l'eau.
La encore, sans la route, je ne pourrais jamais ni voir ni traverser cet endroit.

Tiens, une autre de mes copines.. J'ai appris ce soir que les écossais les délaissaient de plus en plus, car elles sont fragiles et produisent peu de lait...

Traversée d'une nouvelle zone sauvage.
Si vous regardez la carte, vous verrez que je me suis écarté plusieurs fois de la route côtière, très banale.

Grandiose. Des paysages à couper le souffle, un peu gâtés par un ciel triste et un manque de lumière pour les photos.

Un peu plus loin, je retrouve un paysage et une montagne similaire à ce que l'on peut voir en Norvège.

En longeant ce très joli loch. Je retrouve peu après la côate et la Mer du Nord, mais seulement sur quelques kilomètres.

Retour dans les terres, mon escapade préférée de cette journée, malheureusement entachée par la pluie.

Ce qui est parfoir pénible, c'est l'état des routes. J'ai mal pour Serparti, elle s'en prend plein les dents, la pauvre. Mes vertèbres aussi, car la suspension de ma petite moto ne vaut pas les belles suspensions de BMW... Mais pour ce qui est du paysage, alors là, chapeau !

Comme hier, une voiture était derrière pendant que je prenais ma photo, et attendait patiemment sans rien dire. Le flegme anglais, ou l'éducation anglaise, peu importe, mais je certifie que c'est autrement mieux que de s'entendre crier dessus ! Et en plus, à chaque fois, un mot gentil et un sourire. Vous noterez en plus que je ne suis même pas du bon côté de la chaussée -pour béquiller, lorsque la route penche trop, il faut s'adapter. Sur tout ce crochet, je n'ai vu que deux voitures.

Petit coup d'oeil arrière. Il pleuvait assez fort, et c'est désolant. En effet, les gouttes d'eau sur l'objectif le rendent aveugle, ou donnent des photos floues et/ou tachées. C'est l'éternel dilemne quand il pleut : sortir l'appareil ou pas. J'avoue que je le sors quand même, et que je dois ensuite l'essuyer, ce qui n'est pas simple ! J'ai filmé toute cette partie en mettant la caméra devant -merci, Antoine, ça marche super bien, c'est très rapide, je suis enchanté. Mais je n'ai pas regardé, car le PC est trop lent -et je n'ai pas le temps, et je ne m'en servirai pas pendant le voyage. Du coup, j'aurai grand plaisir à revoir tout ça lorsque je serai rentré !

Le ciel s'éclaircit peu après, me permettant de réussir quelques tableaux supplémentaires pour ma collection perso.
Ah, ok, je vous entens râler. Bon, en voici une... Notez l'état de la route, dont je vous parlais. Enfin, là, ça va encore.

Le paysage, comme la route, s'élargissent.

Je vais ensuite longer pendant 15 à 20 kilomètres cette très belle rivière, sans doute très poissonneuse.
J'ai vu des pêcheurs, et des pancartes montrant des truites.

Retour sur la côte. Ici, au premier plan, un troupeau de cerfs et de biches. C'est magnifique.

Une jolie maison. Rare, dans ce coin. Car les maisons que je vois au bord de la route respirent, au contraire, la pauvreté.
La pluie revient, il fait très froid. Par contre, la route est bonne, large et rapide.
Avec force virages, parfois dangereux. Mais c'est un bon parcours pour motos.

Eh oui, c'est le nom de ce village, qui marque l'arrivée au point le plus septentrional de l'Angleterre.
Bien sûr, au nord, il y a les îles Orcades et les Shettlands.

Il pleut presque à verse. Il y a un camping : 10 £ pour les motards, mais pas un chat, juste un camping-car, je ne vois pas de sanitaires, je pars. Monsieur GPS m'en signale un autre à moins de deux kilomètres. Ah oui, le voilà. Une caravane sur un parking de pierres, rien d'autre. J'hésite, et j'y vais, on verra bien. Un vieux monsieur vient m'ouvrir. Oui, bien sûr, mais c'est mouillé, hein, pour une tente. Il est très souriant, et le courant passe tout-de-suite. Non, pas de WiFi. Ah oui, je peux vous installer le chauffage, et vous apporter une table, et vous aurez de quoi vous brancher sans problème. Venez, je vais vous montrer. C'est super, je sais que je vais dire oui. Avant même de connaître le prix. Qui est de... 8 £. Je m'attendais à plus.

La seule chose négative : monter une nouvelle fois la tente sous la pluie. Et mettre mes affaires dans une tente trempée, que j'essore au maximum à l'éponge avant (je parle de l'intérieur, hein, pas de l'extérieur. Je préfère le dire avant que l'un de vous ne rigole....). Mais je dors dans une ambiance très humide, c'est sans doute la raison pour laquelle j'ai froid. Le matelas est mouillé, mon duvet est humide, tout est humide.

Allez, deuxième douche de la journé, le grand luxe. Elle est très chaude, dieu merci, ça fait un bien fou. J'ai bien rigolé. En effet, je suis venu avec ma tenue de moto pour prendre la douche. Mais pas envie de tout remettre le temps de descendre à la tente, pour aussitôt les retirer une fois arrivé. Alors... je suis allé en slip à la tente, en portant la veste et le pantalon Bering, plus les affaires de toilette ! Ceux de la caravane ont dû bien se marrer, mais moi aussi, j'étais très content de moi.

Après, je me suis habillé très chaudement, et je me suis installé là où le monsieur m'a tout préparé. Dommage, ça ne chauffe pas assez, mais je suis arrivé avec un déficit de chaleur que je n'arrive pas à retrouver. J'ai froid aux mains et aux pieds, je comptais faire pas mal de boulot en retard, mais je me contenterai du compte-rendu, et des sauvegardes. Et j'ai réussi aussi à recharger une de mes batteries d'appareil photo, je suis tranquille pour quelques temps. Il est 22 heures, sauvegarde et dodo. Le patron est venu discuter un peu. C'est un londonien, comme sa femme. Ils en ont eu raz-le-bol de la ville, et sont venus ici. L'opposé absolu ! Il y a douze ans. Sa femme a eu du mal au début, mais maintenant, elle ne voudrait pas repartir. Il me dit : ici, on connaît tous nos voisins, à Londres, je ne connaissais personne.... On pourrait transposer ça dans toutes les grandes villes du monde, je pense !

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