Europa2014 : 12 mai

Voyage Europa 2014
Lundi 12 mai 2014 - J042 - 202 km - 515 photos (11125-8288)
Un peu d'histoire européenne....

Il a fait un epu plus froid que la nuit dernière, sans doute le ciel s'est-iléclairci au cours de la nuit. Quoi qu'il en soit, la tente est sèche ce matin (mais toujours un peu humide à l'intérieur...). Le ciel est bien nuageux, et il y a du vent... fort... et frais ! Ben voyons !

Je disais que le camping n'était pas terrible, mais je dois réviser un peu. L'eau de la douche est très très chaude, et sans limite de durée. Alors, rien que pour ça ! J'ai rencontré un autre bosniaque (de Serbie, me dit-il), très sympa. Il est 6h45, il sont déjà levés, je suis absolument certain qu'ils bossent pour pas grand chose, les pauvres ! Quand je vois les affaires trempées qui sont à sécher dehors, sans épingle, je vois bien que c'est la misère et l'exploitation.

Départ à... 7h45. Eh oui, on ne badine avec le boulot, ici !
Un joli petit village un peu après le départ.

Quel hôtel !

Parc national de la forêt de Thuringe.

Le vent augmente, et la température baisse !

En fait, je n'avais pas fait attention, mais je suis à plus de 500 mètres d'altitude, alors....

Mairie au premier plan, église au deuxième (mais là, je pense que tout le monde avait bon).

Le style architectural a complètement changé. Ici, c'est à qui aura mis les plus belles "écailles". En fait, je vois bien que c'était "avant", car désormais, seules quelques maisons récentes entretiennent cette tradition. Ici, une dame est venue regarder la carte, et me questionner. Elle était très impressionnée.

Et nous rentrons dans la grande, la très grande, l'immense forêt.

Magnifique.

Mais absolument glaciale.

A tel point que je commence sérieusement à avoir froid aux mains, et que je finis par m'arrêter et mettre mes petits gants de soie en-dessous?
Merci à mes enfants pour ce cadeau fort utile.

Et le problème, dans la forêt, c'est que je ne vois aucun paysage.

Alors, comme je me les gèle, et que je ne vois rien (à part les arbres, que j'aime beaucoup, mais ça caille).

Je décide de quitter la forêt.

Pour perdre de la hauteur, et gagner de la chaleur.

Et... ça marche !

Autres exemples.

Nous quittons donc la forêt de Thuringe.

Si nos arrière-grand-pères pouvaient voir ça !

Arrivée à Erfurt.

Curieux accueil, en approchant du centre historique....

Je retrouve de belles façades avec beaucoup de bonheur.

La place centrale d'Erfurt, là où se trouve aussi la cathédrale.
Remarquez Serparti, qui fait sa crâneuse sur la place : seul véhicule à s'y trouver !

Un peu comme les "Grote Markt" en Belgique flamande.
C'est superbe aussi.

Les trams passent ici, il faut faire gaffe en bécane, c'est très piégeux !

Après avoir avalé une délicieuse Bratwurst, je me décide à aller dans la cathédrale.

Un bon point : c'est gratuit, et ce n'est pas le cas partout (souvenez-vous de Canterbury en Angleterre).

De superbes tableaux, mais complètement gâchés par les reflets de la lumière... Dommage !

Ah, c'est de la belle ouvrage, ça !

Et ça aussi !

Ce que les hommes peuvent faire pour leurs dieux, c'est incroyable !

Sans doute un prince du secteur....

Portail principal.

Vue de la place depuis le haut des marches.

Une mention spéciale pour Serparti. Deux femmes espagnoles sont venues discuter sur le voyage de Serparti. Elles me parlaient de mon tour du... monde. je leur ai montré la carte... Mais non, ce n'est qu'un petit tour d'Europe.

En quittant Erfurt, dans la plaine, la route grimpe sur un plateau.

La vue (arrière) est immense.

Nous sommes à dix kilomètres de...

Buchenwald.

Et ça me donne des frissons de marcher dans ces lieux.

Ici, la porte d'entrée, le bâtiment réservé aux responsables et hauts gradés nazis du camp.

Entourée, comme il se doit....

A chacun le sien.... De quoi veulent parler les assassins ? Du destin ?

Et là, dans cette pièce, ça fait froid dans le dos !

Mon dieu, tout ce qui a dû se passer ici !
Si les objets pouvaient parler !

La salle des fours crématoires.

La cheminée....

Dans les sous-sols, sur ces crocs, 1100 hommes, femmes et enfants ont été pendus !

Le poteau pour les punis, le wagon pour les autres.

Difficile d'imaginer, car les baraques ont disparu.

Mais l'immense place d'appel, oui, là, j'imagine.

Car quand on a lu les récits des témoins, on sait ce qu'ils ont enduré ici, sur cette place.

Et les assassins se sont fabriqué un balcon, pour admirer le spectacle, savourer leur puissance.

La celleule du gardien du bloc réservé aux punis. Et ses outils préférés.

Quand vous voyez ça, la peur vous prend au ventre. C'était là, il y a 70 ans !

Derrière cette trappe, les punis pouvaient rester des semaines, des mois, dans le noir absolu, sans personne à qui parler. Certains étaient obvligés de rester debout, certains n'ont jamais été nourris, bref...

Alors, voilà, c'est pour ça que j'aime l'Europe unie, et que je déteste les nationalistes, et que je n'aime pas du tout les drapeaux flottants dans les jardins...

Le monument créé en 2012 (très récent) est poignant.

Saisissant !

Et immense, en témoignage de l'horreur qu'il vaudrait mieux tout faire pour éviter que ça ne recommence.

Il a fait extrêmement chaud pendant que je marchais autour de ce monument, et je suis absolument en nage.

Mais je me donne du courage en me disant que, pour moi, c'est un voyage, que tout va bien, que je peux faire ce que je veux, que personne ne va me cogner dessus, que je suis libre, bon sang, que je circule sans aucune contrainte dans ce pays qui a tant fait souffrir l'Europe. Alors, oui, il faut absolument préserver ça, même si ce n'est pas parfait.

Cette visite m'a vidé, et je ne suis plus dans mon voyage, là. Je fuis finalement ce lieu de misère, pourtant si calme aujourd'hui, si plein de paix !

Weimar, juste à côté, là où se trouvait la fameuse république qui n'a malheureusement pas fonctionné.

Son château.

Et Serparti qui me dit : "T'es sûr qu'on me voit sur la photo ?". Oui, on te voit !

La campagne à la sortie de Weimar.

On approche de Jena.

Jena... Jena.... Et si je l'écris à la française, Iéna, ça vous parle un peu plus ?

La route Napoléon.... Le musée de la bataille.

Oui, nous sommes sur les champs de bataille de cette grande victoire de Napoléon...

Là, dans ces prés, des milliers de jeunes hommes sont morts, fauchés par la mitraille !

Là, Napoléon a fait notre malheur futur. En faisant payer très très cher aux Prussiens cette victoire, il les a conduits à créer la Grande Prusse, puis la Grande Allemagne, qui se sont vengées contre la France.... Vous voyez, l'histoire, comment ça se combine, comment on fait marcher les peuples, comment on les excite les uns contre les autres...

Descente vers Jena.

Où je trouve un merveilleux petit campingn avec Internet et des douches chaudes, pour 8 euros.

Ici, je suis en train de vous envoyer la journée d'hier, depuis ma tente, en mangeant.

Ensuite, je suis obligé de travailler dehors, et ça caille.

Il est 22h30, je suis gelé, mais.... j'ai réussi, je termine, je vais envoyer tout ça par les ondes, directement dans vos maisons.

Ciao ciao.

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