Europa2014 : 12 novembre

Voyage Europa 2014
Mercredi 12 novembre 2014 - J120 - 247 km - 667 photos (32.427-51.112/56.650-73.080)
Serra da Estrela : magique !

Réveil vers 6h15. SSilence total dans la petite ville. Irréel. Jamais vu ça depuis le départ. Pas un bruit, pas une voiture, personne dehors, et pourtaqnt, je suis dans le centre, je n'ai pas bougé après le bistrot. Il est tombé des hallebardes, d'ailleurs, hier soir, et pendant plis d'une heure. Donc, j'ai envie de prendre mon petit déj' avant de partir, histoire de gagner du temps sur le jour qui est si court. Et je démarre à 7 heures (8 pour vous, je vous le rappelle).

Il fait bon, le ciel est couvert, il ne pleut pas. Je suis déjà dans la montagne. Parfait !

La végétation est dense ici aussi. J'adore ces forêts d'eucalyptus.

Et les pins, toujours !

Les villages sont jolis. mais le soleil manque quand même !

Comme vous le voyez, la montagne n'est pas élevée, et les villages s'échelonnent sur les pentes. la région est plutôt habitée.

Comme souvent avec ce temps, les nuages s'accrochent sur les pentes, le taux d'humidité est certainement élevé.

Je manque de lumière pour faire de belles photos. Tout ceci est quand même un peu tristounet.

Il y a beaucoup de fontaines dans les montagnes portuguaises. Malheureusement, elles sont souvent en mauvais état. Elles datent pour beaucoup de la fin du 19ème siècle. C'est toujours triste, pour moi, de constater à quel point tout était propre, entretenu ou neuf, plein de vie, il y a plus d'un siècle, et que ce soit de plus en plus laissé à l'abandon maintenant, alors que, théoriquement, nous sommes beaucoup plus riches maintenant ! J'ai vu ça dans de très nombreux pays, dans de très belles régions.

Puis je rentre dans les nuages. Et la pluie. Forte et continue. Et ce, juste au moment où les villages se raréfient, où je suis plus au coeur de la nature, plus loin des hommes. Dommage !

J'ai fait quelques photos avec le parapluie, mais la pluie est si forte qu'à chaque fois, l'objectif prend des gouttes.
De guerre lasse, je finis par abandonner !

Ah, on dirait que ça se lève, par ici.

Effectivement, l'horizon est plus clair,c'est bon signe.

Et quand mon premier rayon de soleil apparaît, la magie opère dans l'instant. Quelle différence !

Je commence à voir où je suis !

Et c'est très sympa. En fait, la route passe en balcon sur le haut des pentes de la sierra. Que du bonheur.

Là-bas, ce que je viens de parcourir.

Ici, les eucalyptus sont par tous petits groupes, de quelsques unités seulement. Ainsi, les arbres sont beaucoup plus majestueux.

Dans ce secteur, il y a davantage de sapins.

Si ça tient comme ça toute la journée, je m'estimerai très satisfait.

Unhais da Serra. Je vais le point avec Titi, et il me trouve une route pour éviter de traverser la grande ville du coin, Covilha. Et sa route me fait gagner 17 km. Je ne la vois pas sur ma carte, elle doit être petite. Et donc couper à travers la montagne. Je suis tenté.

Ce sont les derniers jours de voyage, allons un peu chercher l'aventure. On verra bien.

Tout de suite, cette route me plait. Elle part direct vers les hauteurs. Le vent est violent, et de plus en plus froid.

Je suis obligé de rajouter une couche pour sortir faire les photos, car ça caille vraiment.
Et je dois faire très attention en ouvrant/fermant la porte, pour ne pas me la faire arracher des mains.

L'incertitude sur la météo met du piment sur l'incertitude de la route.

Et ça monte bien. La petite ville d'où je suis parti est bien loin et bas dans la vallée.

Soudain, et d'un seul coup, la large route se transforme en une étroite piste. Propre, juste pleine de trous remplis d'eau. Que faire ? En plus, ça monte, et le sol, bien que correct, est légèrement meuble, je le sens très bien sous les pneus. Pire, ça commence par une belle pente. Je me lance.

Forcément, je ne sais pas du tout comment tout ça va finir. ma crainte est que la piste se change en bourbier, et alors là, ce sera la galère, car même un demi-tour sera délicat. Par contre, la pente s'atténue fortement, c'est presque plat. La piste suit le flanc de la montagne, comme vous le voyez, du côté gauche, et un canal transportant de l'eau, du côté droit, et surélevé par rapport à la route.

Ce qui est bien, c'est que je roule avec une petite angoisse, et ce sont ces moments qui procurent le plus de souvenirs, je le sais bien.

Une vue arrière, pour vous donner une idée.

Les trous d'eau dont je parlais. Heureusement, ils n'étaient pas profonds, mais nombreux. Aussi, je ne pouvais rouler qu'au pas.

Le fameux petit canal que je longe.

Et soudain, le goudron réapparaît. La crainte demeure un peu, mais je me doute que le plus dur est derrière moi. A gauche, il y a un barrage, et c'est de là que provient l'eau du petit canal.

Les seuls êtres vivants que je verrai sur cette route ! Je suis stupéfait, car elles ne semblent absolument pas souffrir du froid, qui est, je vous l'assure, très violent. Le vent souffle extrêmement fort, et lors de certaines rafales, je me retourne, croyant entendre le moteur d'un véhicule. Non non, je n'ai rien bu, et je n'exagère pas le moins du monde.

Le paysage est à la hauteur inverse de la température. C'est du très "grand beau".

Il y a ici quelques chalets. Tous les volets sont bien entendu fermés. Plus personne. Tout est abandonné.

J'aime cette solitude, car elle apporte sa propre touche de piment à tous ces moments intenses que je vis.

Les couleurs sont magiques. Mais j'ai si froid dehors que je retourne très très vite dans la chaleur généreusement distribuée par Mygoo à son pilote.

Vue arrière sur le chemin parcouru. C'était magique, encore un grand moment de ce voyage.

Et comme pressenti, je retrouve la route principale au niveau du barrage. je dois normalement prendre à droite, mais j'ai envie d'aller voir le lac du barrage, et je vois bien que la route va dans cette direction, en grimpant. Aloons voir ça de plus près.

Alors oui, ça continue à monter. Et la température poursuit sa descente. Ouah, c'est quelque chose. je rajoute mon impair pour me protéger du vent, car je ne peux plus tenir dehors plus de dis secondes, ce qui ne suffit pas pour faire une photo. De plus, il m'est très difficile de cadrer, encore plus de déclencher sans bouger. La force brutale du vent est très surprenante.

Cette route est parfaite. Il y a énormément de parkings, absolument idéal pour votre serviteur. sauf que, pour une fois que je pourrais photographier les paysages sous tous les angles et en toute sécurité, je ne le fais pas : trop froid, trop dur !

Ah ah. Bingo. Vue globale de la totalité de la petite route (enfin, depuis la piste, là-bas), et le lac du petit barrage.

Comme ça monte toujours, je décide de continuer jusqu'au col.

Et là... grosse surprise, de la neige pas bien vieille. Inutile de vous dire que je ne reste pas une minute entière dehors. Et quand je reviens dans la voiture, j'ai les doigts qui commencent déjà à geler. Glacial, glacial, glacial.

Et je me retrouve dans le nuage.

Inutile de poursuivre. Il y a un croisement de routes. Je pense est au plus haut. 1.950 mètres, quand même. Tu m'étonnes, si ça caille !

Demi-tour, je m'arrête à ce parking, car j'aperçois un truc dans la brume.

La roche a été scumptée. Il y a aussi pas mal d'arrêts avec des explications sur des phénomènes géologiques intéreassants. Dommage pour moi.

Retour là où je suis arrivé. Il y a un grand espace de type glaciaire. J'ai l'impression complète d'être dans le nord, Ecosse ou Norvège.

Comme c'est beau. Comme j'ai froid !

Mais ça redescend, et le soleil est là, de ce côté.

Belle pente.

Soudain.... Magnifique arc-en-ciel surplombant comme une arche une extraordinaire et parfaite vallée glaciaire.

Une véritable merveille, c'set la vallée glaciaire du Zezero.

Ma route qui longe la vallée.

Vue arrière. je mange ici, et il est déjà 13h30. C'est sûr, je n'atteindrai pas mon objectif ce soir, absolument impossible !

Mais ce n'est pas grave. Je savoure cette région, fort belle, bien au-delà de ce que je pensais.

Manteigas, toute blanche, au fond de la vallée.

Puis je repars aussitôt bvers les hauteurs, pour traverser la Serra da Estrella de part en part, vers le nord.

En bas, Manteigas.

Je rentre dans une zone curieuse, où se trouvent plein d'énormes blocs rocheux, certains en équilibre incroyable. mais je suis à nouveau dans les nuages...

Début de la descente.

Dans un paysage complètement différent.

La route poursuit en corniche sur la partie supérieure du massif pour mon plus grand plaisir. En bas, la plaine, immense, et toutes les petites villes.

Ce renard devait être blessé ou malade. Il commençait à traverser quand il a vu Mygoo arriver. Il a fait demi-tour tout doucement, puis est resté un peu plus loin, à attendre que je parte. Je suis resté un moment à le photographier, et il n'a pas cherché à fuir. Pas normal, évidemment.

Le mauvais temps est de nouveau là. Il ne pleut pas, mais la lumière a disparu. Et ça sent déjà le soir.... avant l'heure !

Voilà le paysage que j'ai trouvé plus loin, après le passage de Mangualde et de Viseu. Mais je n'ai pas fait de photos.

C'est à San Pedro do Sul que je bivouaque ce soir, peu désireux d'aller plus loin. Je trouve rapidement un bistrot avec Internet. Parfait. Il y a une musique sublime, pas trop forte, un vrai régal tout en bossant. Il est près de 20 heures, je vous envoie tout ça, et vais aller me coucher. pas sûr que je reste là où je suis, ce parking ne me plait guère, mais je vais trouver un truc sympa très vite. On verra bien. Enfin.... vu qu'il fait nuit...

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