Europa2014 : 13 septembre

Voyage Europa 2014
Samedi 13 septembre 2014 - J060 - 357 km - 404 photos (18.049-19.208/42.272-41.176)
Extraordinaire Autriche, malgré une météo fort humide.

Pour la première fois depuis le départ, Titi me joue un sale tour. Il me perd le début du trajet, que je suis obligé de reconstituer, ce qui me fait perdre une heure de boulot ce soir ! Je lui pardonne, compte tenu de tout ce qu'il m'a apporté depuis le début, mais il ne faudrait pas que ça se reproduise ! Bref, je me réveille vers 6h45, à cause d'un.... aspirateur ! Eh oui, je suis stationné à la porte du restau-bar, et la dame est en train de passer son engin de malheur dehors à cette heure, alors qu'il pleut à verse (elle aspire la partie sous véranda ouverte !). Du coup, je me lève, je sors presque devant elle, et lui demande si c'est ouvert. Je comprends que non, mais elle accepte que je rentre : je prends un grand café, et j'en profite pour utiliser les toilettes. Je pars sans doute vers 7h30 au plus tard (c'est la trace du début qui est perdue....) !

Il pleut à verse sur le parking de l'hôtel, mais juste après, en fait, beaucoup moins. Je suis de l'autre côté du col....

C'est absolument superbe, malgré -ou grâce, comme vous voulez- aux nuages.
Mais soyons sérieux, sous le soleil, ça ne peut pas être moins bien !

Voyons voir..... semble nous dire ce personnage.

Mais c'est tout vu ! Pour les photos, par contre, les nuages apportent un "plus" indéniable.

Le torrent que je longe est terrifiant.

En fait, ils seront absolument tous comme ça, tout au long de la journée.
Ici, je me suis aventuré presque au milieu de cette passerelle qui bougeait fortement. Que ne ferais-je point pour vous transmettre mes aventures !

Bref, la Slovénie, vous l'aurez compris, est un petit bijou.

Mais.... L'Autriche est un grand bijou !
Je viens juste de passer la frontière. Là, nous sommes entre pays du Marché Commun, pas de contrôle, pas de douane, personne.
Juste une ou deux pancartes, et des bâtiments fermés, abandonnés.

C'est triste d'un côté, mais j'en suis tellement heureux. Ah, si toute l'Europe pouvait être comme ça.
Je souhaite que mes enfants connaîtront ce bonheur, ou leurs enfants, car il faut bien laisser le temps au temps.

Donc, l'Autriche est un joyau.

Automne, je t'adore, mais tu viens trop tôt.

Je refais une petite incursion (aller-retour d'une quinzaine de bornes) en Slovénie.

Avant de revenir définitivement en Autriche.

Toujours propre sur elle, l'Autriche, c'est incroyable. Rien ne traîne, pas un papier, pas une poubelle pleine.
Partout, dans la campagne, les fermes sont couvertes de fleurs aux balcons, c'est comme dans les contes.

Les rivières sont les mêmes qu'en Slovénie : elles sont en furie.

Me voici arrivé dans la plaine, pour les quelques rares lignes droites de la journée.
Amis motards, la route d'aujourd'hui est pleine de milliers de virages de toute sorte, un vrai rêve.

Il est 12h30. Je mange ici, à l'intérieur de Mygoo. Un grand bol de café, du fromage, du jambon -j'ai fait quelques courses.
A ce propos, je dois vous avouer un truc : je suis enchanté de rouler avec Mygoo, je ne regrette pas du tout Serparti.
Et quand je croise quelques rares motards sous la pluie battante, eh bien ma foi, je ne les envie pas.
Et hier, j'ai croisé plusieurs cyclo-touristes sous la pluie, mon dieu, les pauvres !

Pour moi, avec Mygoo, c'est du pur bonheur, même sous la pluie. Chauffage aux pieds, le corps bien au sec, accompagné par la radio ou un CD quand j'en ai envie, bien accroché au goudron sur mes quatre roues équipées de pneus magiques laissant l'eau s'évacuer comme il faut, jamais au grand jamais je ne me suis senti en danger, même lors des pluies les plus violentes, dans les descentes les plus viroleuses. Mygoo garde son cap, imperturbable. Je suis... aux anges !

Les nuages passent.... Mygoo aussi. Elle traverse tout, sans rechigner.

Voyez, ça, c'est une ferme. Regardez sous les fenêtres : il y a des fleurs partout.

Quand je pense aux ex-pays de l'est, quelle différence ! Saleté, poubelles, détritus, routes défoncées, et j'en passe ! Et pourtant, je le dis et je le répète, ce sont de très jolis pays, et des gens merveilleux y habitent. Mais voilà... Des années de régime terrifiant, et il leur faut tout réapprendre, et ce n'est pas facile. Je mets tous mes espoirs dans les jeunes générations, qui ont accès à l'information, qui ont Internet, qui commencent à voyager eux aussi, et à se rendre compte, à apprécier, et à vouloir la même chose chez eux !

En attendant, je savoure l'Autriche. Je roule en paix totale. Rien ne perturbe mes pensées, tout est parfait.
Je roule serein, je prends les petites routes secondaires sans aucun à-priori, c'est un bonheur total.

Même les vaches sont heureuses, et je ne plaisante pas. Elles sont grasses, on ne voit pas leurs côtes comme je l'ai si souvent vu dans les pays de l'Est.
Et elles paissent dans des prés propres, et elles ont de l'herbe, et elles ont de l'espace.

Là, je m'engage vers le col de Gaberl. Ici, le village de Salla, le long de la longue montée.

Peu avant le sommet.

Au sommet, à 1.547 mètres, je suis rattrapé par les nuages.

Quelques centaines de mètres plus loin, ça se découvre à nouveau. Merveilleux.

Les échappées sont toujours très belles.

Dans le village de Weisskirchen.

Je poursuis vers le nord, et me trouve dans les Niedere Tauern.

Ici, au col de Schoberpass, 849 m. Il fait un froid glacial. Mais admirez encore : fleurs aux balcons, propreté surréaliste, mais si agréable !

Descente vers Trieben, que l'on aperçoit ici.

Puis je tourne à 90 degrés, et pars plein est.

A travers le fantastique Parc de Gesaüse.

Sur ce pont, je rencontre un autrichien qui vient de passer sa journée dans les montagnes. Il me demande d'où je viens, je le conduis devant la carte de Mygoo, il est émerveillé et impressionné par ce voyage. Nous discuton un bon quart d'heure, sa copine arrive avec son enfant et la voiture : elle vient le chercher comme c'était sans doute convenu. Il prend une photo pour noter le nom de mon site avant de me souhaiter un gentil "bon voyage" en français.

Ce parc est superbe et mérite plusieurs jours. N'hésitez pas, il y a plein de randonnées.

J'hésite, puis finalement, j'y vais, dans le centre de la petite ville de Eisenerz. J'ai bien fait : c'est incroyablement beau.

Mais ces petites villes autrichiennes, il ne faut pas hésiter à y venir, à pied.

Bref, je vois un parking qui me plait énormément pour y passer la nuit. Je prends cette photo depuis Mygoo, stationnée devant un bistrot, une traditionnelle Gastatt. Il y a Internet. Comme je ne prends pas de camping, je m'offre une nouvelle platée de spaghettis à la Bolognèse... Je suis bien au chaud ici, avec électricité et réseau, c'est le bonheur. Dommage que j'ai perdu tant de temps avec la reconstitution de cette fichue trace, mais c'était indispensable. Il est 21h45, temps d'aller me coucher, mes yeux se ferment...

Si ça fait comme hier, je ne vais pas tarder à m'endormir. J'ai regardé l'heure hier soir avant de m'allonger. Il était 21h30. Je pense que je dormais profondément à 21h30'20"....

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