Europa2014 : 14 avril

Lundi 14 avril 2014 - 245 km - 279 photos (3964-1980)
Et on redescend...
Pour info, Serparti a consommé 129,35 litres depuis le départ, pour 3836 km parcourus (lors du plein de ce jour) ---> 3,37 l/100 km

Beautés presque surnaturelles, jeux de lumière en continu. Beau temps frais, quelques rares averses, presque pas de vent..
Confitions idéales que j'aimerais avoir pendant tout le voyage !

Il y a eu des rafales d'une longueur incroyable encore en début de nuit. Je me réveille à 6h08. Précis, hein ! Il fait très clair, je pourrais partir sans problème. Sauf que je n'en ai pas envie. Le vent est faible, il fait beau, mais je replonge dans le sommeil pour me réveiller à 8 heures. Cette fois, debout. Je quitte le camp à 9h10.

Et je tombe directement sur ça... Dans l'ambiance dès les premiers tours de roue, et ce sera un véritable trafalgar de beautés sans discontinuer.

Pendant que j'y pense, j'ai rencontré hier deux jeunes hongrois venus travailler dans le restaurant à côté du camping pour 7 mois. Ils habitent dans un petit van sur le terrain. Bon, ça, c'est fait, revenons à... nos moutons ! Tiens, justement, quand on en parle...

 

Que voulez-vous dire quand on tombe devant de tels paysages ? Pour moi, c'est l'extase.
J'ai du mal à rouler. J'ai envie de m'arrêter tous les 100 mètres, mais Serparti râle, elle veut bien stopper un peu, mais pas trop quand même !

Dans cette immensité, il y avait un troupeau de biches.

Des rivières coulent partout.
Et si vous imaginez pouvoir marcher facilement lè-dedans, détrompez-vous : l'eau est partout !

Lacs ou bord de mer, on ne sait plus ! Car la route rejoint parfois le rivage.

Comme il est bon de rouler dans cet air frais et vivifiant, dans lequel ne viennent se mêler que quelques gouttes.
Je ne sais pas où donner de la tête, partout où je la tourne, c'est beau.

Et là, et là. Il faut que je m'arrête, il faut que je leur montre ça, et ça, et encore ça...

Les eaux reflètent les couleurs du soleil, et passent du gris sombre au gris banal, puis au bleu clair, puis au bleu sombre !

Bord de mer. Pourquoi ? Mais, parce qu'il y a du goémon, forcément ! Marée à-demi basse.

C'est ici l'Ecosse norvégienne, il y a des paysages de fjords, j'y revois aussi un peu d'Islande et des îles Féroé.
Non, franchement, c'est la troisième fois que je viens par ici, et je suis à chaque fois bluffé.
Je range l'Ecosse parmi les plus belles régions d'Europe, selon mes goûts, bien entendu.

Je vous le disais bien, les jeux de lumière. J'ai vu cette montagne se transformer 50 fois sur une dizaine de kilomètres.
Quel spectacle.

De temps à autre, plutôt rarement, quelques vestiges féodaux.

Et ces îles au milieu des lochs, qui sont seules à supporter des arbres. Pourquoi ?
A mon avis, parce que les moutons n'y vont pas, les hommes ont laissé les arbres...

Lorsqu'il tombe des gouttes, il y a une seule chose qui me gêne : celles qui viennent sur l'objectif. C'est rageant.

Regardez-moi ça. Je suis resté ici à regarder, scotché, après avoir pris la photo.

Cette montagne... Ah, la merveille ! Quel style, quelle ligne !

Et on continue à passer du bleu le plus magnifique au noir le plus sombre, le tout en quelques minutes.
Un bel arc-en-ciel de temps en temps. Je n'ai jamais réussi à en photographier, ils sont trop éphémères, ou bien la route m'en empêche.

J'aimerais avoir le temps d'atteindre un de ces sommets, mais je gage que ce ne doit pas être une partie de plaisir.
Enfin, si, mais je veux dire que ce doit être très difficile, alors que ça paraît comme ça si simple.

Je me suis posé une question en faisant cette photo : les moutons sont-ils sensibles aux paysages ?

Bien entendu, ce que je vous montre là est totalement différent en été. L'Ecosse, il faut y venir plusieurs fois.

La chanson de Sardou sur le Connemara trotte souvent dans ma tête quand je vois ces immensités, car c'est pareil.

On dirait un volcan de la chaîne des Andes en Aùérique du Sud.
Quoi ? Je regarde trop de films ? Faux, je ne regarde pas la TV.

Bord de mer à nouveau.

En arrivant à Ullapool. C'est toujours merveilleux de voir des voiliers dans de tels paysages.

Une jolie plage de petits cailloux.

C'est ici que j'ai enfin trouvé une connexion Internet, après avoir essayé dans deux autres bars ! Les connexions, ici, au nord de l'Ecosse, semblent être d'humeur voyageuse, c'est du moins ce que me disent les restaurateurs. Selon la météo, me dit l'un d'eux, sans rire ! Un excellent bar, avec un accueil vraiment parfait !

Et c'est reparti. Un très long loch avec, au fond, des montagnes enneigées, lui donnant un petit air de fête.

Puis une nouvelle traversée d'un no man's land mystérieux.

Une rivière se précipite vers un loch. Les mouvements perpétuels de l'eau.

Je vous laisse admirer ces lochs, tous plus beaux les uns que les autres.

Une belle forêt de conifères. C'est un peu ce qui manque à l'Ecosse, mais elle en offre quelques unes. C'est encore un type paysager qui me fascine. Une forêt à perte de vue puis, au-delà, une montagne dénudée. J'imagine l'épopée, à pied, alors que je passe en quelques minutes.

Merci à ma petite moto qui me permet de voir tout ça dans un fauteuil, avec un pare-brise de la largeur de l'espace que nous traversons.

Une voie ferrée longe la route dans ces espaces infinis. J'ai vu des cerfs dans la steppe, loin.
C'est ici un peu l'Ecosse canadienne.

Voici maintenant l'Ecosse sibérienne.

Et encore, et encore. Les paysages parfaits sont ici communs.

Et je ne vous mets pas tout, j'en ai plein d'autres.

J'ai commencé aujourd'hui à croiser quelques bikers en vacances. Faciles à reconnaître, avec les bagages. Ils roulent tous dans le sens inverse.
Normal, c'est le sens logique, les touristes se précipitant vers les Highlands de l'ouest.

Il en est des lieux comme des gens. J'ai trouvé celui-ci reposant.

Admiration !

C'est grâce à une liste des terrains de camping d'Europe trouvée sur Internet, et chargée dans le GPS, que je trouve la majorité de mes campings. Celui-ci est superbe, tout petit, propre, pas cher. Le gars passe le soir, il m'a demandé 6 £, et m'a dit que la douche coûtait 50 pences pour 5 ou 6 minutes. En fait, au bout de plus de dix minutes, c'est moi qui ai coupé, c'était encore très chaud !

En arrière-plan, le très répuité château de Ellean Donan. Et c'est une jeune allemande qui prend la photo. Elle m'en fait d'ailleurs 5 ou 6. En fait, je rencontre ici un jeune couple d'allemands de Hanovre, qui ont loué un camping-car pour sillonner jsute ce coin pour une semaine. Nous avons sympathisé de suite. Ils sont charmants, et extrêmement gentils. Ils m'ont me^me donné une bouteille d'eau minérale, car j'étais dans le doute sur l'eau potable, ayant oublié de demander au proprio !

Pas mal, hein ? Par contre, il fait frais, et je vais vite me mettre dans le duvet, saluant en même temps mes voisins, surpris que je ne ressorte pas plus tard. Effectivement, en couple dans un camping-car, la balade après manger est de rigueur... surtout dans un tel décor, si romantique.

 

 

 

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