Europa2014 : 15 octobre

Voyage Europa 2014
Mercredi 15 octobre 2014 - J092 - 60 km - 1314 photos (25.612-38.080/49.835-60.048)
Sicile. Premier contact avec l'Etna.

Réveillé à 6h30, je melève vers 6h45. Le ramassage des poubelles a lieu à 7 heures : imaginez le bruit d'un tel camion dans un terrain de camping : c'est indécent, je trouve, et il reste longtemps, en plus ! Je plains ceux qui vaient prévu de faire une grasse mat'. Petit déj' dehors, il fait très bon, le ciel est bleu. Il y a de l'air, je trouve ça génial. Je ne savais pas que ça me ferait moins rire plus tard ! Je salue les jeunes autrichiens, qui se lèvent un peu avant que je parte, vers 8 heures.

Le terrain de camping est là, dans la forêt de pins qui recouvre entièrement ce qui est, en fait, un ancien cratère éventré !

Je suis à 18 km du centre de départ des excursions sur l'Etna sud. Très vite, je rnetre dans le vif du sujet, car la route traverse l'immense champ de laves des explosions des années 1980. On constate qu'il ne faut pas se trouver sur le chemin de la lave....

Autre exemple, un peu plus tard. La route monte en altitude, les lacets excaladant le flot de lave figée.

Dire que tout ça était en mouvement et sous forme incandescente, c'est à peine concevable, mais la nature n'a aucune limite.

Ce que l'on voit n'est pas le sommet principal, mais un des sommets du massif de l'Etna.
C'est au pied de celui-ci qu'arrivent les télécabines.

Le lit figé du fleuve de lave. Ses dimensions sont très impressionnantes !

Et la nature reprend doucement ses droits. Enfin, quand je dis la nature.... La lave est aussi la nature. Correction : la végétation reprend ses droits !

Vue montrant bien le passage de la route dans le champ de lave.

On s'approche doucement mais sûrement du maître des lieux.

Vue vers le sud, et le bas du fleuve de lave. Les petits monts que l'on aperçoit sont en fait d'anciens cratères.

Et voilà; je vois les cabines. Nous sommes à pied d'oeuvre. Les parkings sont payants, mais si l'on prend celui se trouvant près de l'accès aux renseignements et aux billets, c'est beaucoup moins cher : il y a un gardien, et on lui donne ce que l'on veut. Un euro va bien, c'est ce que le guide m'a dit. Donc, plusieurs options. Tu montes à pied : c'est gratuit. Tu prends les télécabines qui te font passer de 1900 à 2900 mètres pour 30 euros. Pour 30 euros de plus, des bus 4x4 te montent au pied des cratères de 2002 et 2003, tu as droit à un guide qui te fait faire le tour d'un des cratères en une quarantaine de minutes, et tu redescends en bus. Et pour 20 euros de plus, à partir des cratètes de 2002-2003, tu pars à pied avec guide vers le cratère principal de l'Etna, 1h30 de marche environ, durée totale entre 6 et 7 heures. Il ne faut pas avoir de problèmes d'asthme, ni de problème cardiaque.

Je choisis l'option à 60 euros, je ne me sens pas capable de grimper là-haut, d'autant plus que j'ai oublié mes bâtons de marche, absolument indispensables pour mes genoux en montagne. Alors, oui, c'est cher, mais l'Etna le vaut bien, je trouve.

Maintenant, l'ayant fait, je sais que je pouvais monter depuis les cabines jusqu'aux cratères de 20022003. Mon conseil, donc : payez les 30 euros pour les télécabines, ça vaut vraiment le coup, on s'épargne un sacré effort qui n'apporte rien en terme de paysages, mais qui fait économiser 30 euros, ce qui n'est pas rien, j'en conviens. J'ai très apprécié le fait de redescendre aussi avec les cabines. Par contre, une fois aux cratères, il ne faut pas reprendre les bus pour redscendre. Ah non, il faut faire ça à pied, c'est fantastique. Et comme ce n'est que de la descente - sauf si on veut aller bvoir autre chose, et il y a de quoi, croyez-moi...

Vue de la grimppette depuis la cabine. En voyant ça, je suis heureux de ne pas l'avoir grimpé à pied !

Dès que tu sors des télécabines, les bus 4x4 t'attendent, et ça ne traîne pas. Le rythme est continu, et le ballet des bus aussi. Pendant la montée avec ces 4x4, pas d'arrêt; ça dure environ 15 minutes, ça saute et tressaute, tu ne peux faire absolument aucune photo. Et pourtant, le paysage est dantesque, lunaire, tout ce que vous voulez. Pour ma part, ça m'a rappelé des souvenirs d'Islande, forcément !

Une fois parvenus au pied des cratères, les passagers descendent, et là, c'est le bazard italien. Tu ne sais pas qui est ton guide, tous ne parlent pas ta langue, les gens ne sont pas dirigés, donc les groupes se mélangent car les bus suivants arrivent... Et ça fonce; Tout de suite, le groupe part à l'assaut des cratères, sans aucune pause, pas même le temps de faire des photos, il faut presque courir. je n'ai pas appécié. Normal, je suis tellement habitué à faire ce que je veux, je déteste être dans un groupe, surtout quand c'est organisé à l'italienne !

Bref, ici, mon groupe monte vers le cratère... enfin... un morceau de mon groupe, un bout du suivant, ce n'est pas clair du tout.

En fait, j'ai de la chance, le guide du bus ^récédent parle français. C'est d'ailleurs lui qui me prend en photo ici.

Ah oui, regardez les manches de mon pull : elles sont collées sur moi. Il y a un vent de fou, et il est froid, vraiment froid. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis en colère après moi, de ne pas avoir pensé à emporter mon coupe-vent. Il est sur le siège de Mygoo, peinard.... Cet oubli a gâché une partie de mon plaisir, je vous le garantis.

Le fond du trou du cratère de 2002 n"a pas... de fond ! Je ne voudrais pas tomber ici, car ça part dans les entrailles de la terre, et ça doit chauffer !
D'ailleurs, ça fume encore, pour une explosion qui a eu lieu voici douze ans !

Vue arrière. Le cratère de 2002 à droite. Derrière, au fond : c'est l'Etna, le sommet principal actuel. Derrière moi, le cratère 2003.

Je me retourne : le cratère 2003. La marche du groupe consiste à ne faire que le tour du cratère 2002.
Alors, sachez que vous êtes libres, en fait, de faire ce que vous voulez. Vous pouvez quitter votre groupe, et redescendre à pied.
Ou même prendre un autre bus pour redescendre, s'il y a de la place.
La seule chose qui soit strictement interdite, c'est de prendre la trace qui monte au cratère principal !

Ce cratère 2003, je le trouve superbe !

Là-bas, c'est le groupe précédent qui termine le tour du cratère 2002.

Cratère 2002. Etna au fond. Les bus sont cahés, ils sont entre le cratère 2002 et l'Etna.

Cratère 2003.

Cratère 2002. A gauche, le groupe qui commence, à droite celui qui termine le tour et redescend.

Le vent est très puissant, certaines rafales vous feraient presque tomber, il faut être vigilant.
De plus, la poussière de lave vole, et ce n'est pas bon pour les yeux !

Au premier plan, la lèvre du cratère 2003. En arrière-plan, la piste pour les bus 4x4, qui gâche franchement ce lieu si beau.
Mais que faire ? J'étais content de le prendre. Beaucoup d'anciens ne pourraient monter sans ça.

Sur le portour du cratère 2002. C'est fantastique, j'adore ça de façon inconditionnelle.
De plus, je suis heureux, car j'ai tout mon temps. Il est 10h45, je suis au sommet, donc pas de souci.

Cratère 2003. Les pistes 4x4 à gauche en contre-bas.
Au fond, deux sommets : un très beau cratère, puis le sommet au-dessus des télécabines, celui que l'on voit depuis la route.

On distingue au fond à gauche le sentier qui part vers le cratère principal de l'Etna.
Après coup, et ce que j'ai fait, je me demande si je ne pouvais pas le faire, je crois bien que oui.

Cratère 2003, le joli cratère à epine visible, et le mont des télécabines.

Les deux filles au premier plan sont des suisses.
Elles me disent qu'à 3000 mètres, en Suisse, il fait bien plus froid et il y a la neige, ce qui est tout-à-fait vrai.

On se prend mutuellement en photo. Regardez à quel point le vent souffle et colle mes vêtements sur moi. Peu après, ma casquette, pourtant vissée sur ma tête, et que je dois en plus retenir bien des fois, s'envole malgré moi. Je la vois partir à une vitesse folle vers le bas, côté des pistes 4x4. Bon, si j'ai de la chance, je la retrouverai plus tard....

Tout à gauche les pistes 4x4. Plus près de la montagne, la piste pour les marcheurs.

Le business fonctionne drôlement bien. A 60 euros pour chaque personne, ça fait beaucoup d'argent en fin de journée !

Les bus en contrebas. Et la petite boutique de souvenirs, forcément !
Il y a une poste, pour envoyer les cartes postales depuis l'Etna....

Sommet principal de l'Etna.

Une fois en bas, je m'en vais me promener dans le champ de lave, histoire de faire des photos.

La marche est délicate, il me paraît très aisé de s'y fouler une cheville.

Etna.

Puis je m'éloigne de l'Etna, et entame la descente vers les cabines.
Et vous savez quoi ? Là, sur a pente basse du cratère 2002, j'aperçois -et récupère sans peine- ma casquette ! Incroyable.

C'est le bonheur absolu. Sauf pour le vent. Devant, un jeune couple qui vient de me doubler en courant. Je les retrouve un peu plus bas, assis dans la lave, en train de manger du raison et des oranges. Le gars me tend une grappe de raisin, en me proposant de me servir. C'est super sympa. J'accepte, on commence à discuter. Ils me disent qu'ils sont israéliens, et sont venus visiter l'Italie sur 15 jours en avion. Atterrissage à Milan, puis ils se baladent avec une voiture de location. Je m'asseois avec eux, la fille me tend un morceau d'orange. Ambiance totalement surréaliste, là, dans ce champ de lave. Quelle rencontre passionnante, une fois encore. Ils me quittent, car ils sont assez pressés. Et pas moi, pour une fois !

Sur ma droite, c'est la pente des cratères de 2002 et 2003...

Zoom arrière sur les touristes qui montent à pied.

Comme c'est beau ! Je ne m'en lasse pas.

On aperçoit un peu le beau cratère dont je vous parlais, et qui me fait de l'oeil.

Zoom sur ce cratère qui me tente de plus en plus. Avouez qu'il est superbe. On voit très bien les pistes qui permettent d'y accéder.

La lèvre supérieure du cartère 2003.

EEt ça, c'est une coulée de lave située en-dessous du cratère 2003. Il faut grimper pour l'atteindre, et je me lance dans l'aventure.

Quel bonheur. Je suis absolument seul sur ces hauteurs, et j'ai la surprise de voir de la fumée s'échapper de ces blocs énormes.
Et des crevasses se trouvent en-dessous. Et ça chauffe sous mes pieds.
Fantastique !

A côté, un chemin part justement vers le cratère 2003. Mais le vent très violent me dissuade d'y aller.

Je redescends. Admirez la pente.

Ah oui, il me fait vraiment de l'oeil, depuis cet observatoire. J'ai envie d'y aller !

Je retrouve la piste empruntée par ceux qui montent vers l'Etna (ou qui en reviennent....).

Vue arrière vers ce bout de lave encore fumante que je viens d'aller voir. A droite, le bord du cratère 2003.

Je m'approche du cratère que je vais "me faire", c'est sûr, ça me fait trop envie, depuis que je l'ai vu, en fait !

Et je me lance dans son ascension. Le vent est terrifiant, et me saoule littéralement. Non seulement il est froid, mais la puissance des rafales est capable de me renverser sans aucun problème, et je vacille plus d'une fois. Or, la piste est très instable, c'est de la pierre très friable, ça enfonce, et ça glisse de peur. Bref, c'est délicat. Et une fois de plus, je suis absolument seul, tout le monde reste sur la piste principale. Suis-je anormal ?

Je m'élève doucement, et les vues deviennent superbes en prenant de la hauteur.

Le tableau complet. C'est merveilleux.

En haut, sur le chemin qui fait le tour du cratère, je suis obligé de m'asseoir pour manger un peu, le vent est trop violent pour rester debout.

Des lettres sur la lave. Les humains ne peuvent s'empêcher de marquer leur passage, ici avec des pierres....

Le cratère est superbe, et de très belles couleurs rouges et roses, comme je les aime.

Chaque photo est difficile à cause des rafales.

Mais quelle joie d'être monté.
Finalement, si j'étais monté à pied, peut-être n'aurais-je pas eu le courage de venir ici !

Et ça, c'est le sommet situé au-dessus des cabines, et que l'on voit depuis la route.

Et pour la deuxième fois, une rafale plus violente que les autres emporte ma casquette qui part au fond.... vers les pistes 4x4, et non vers le cratère.
Oups !

M'obligeant à revenir sur mes pas. Et... je la retrouve en bas !
Du coup, je décide de contourner le cratère en passant au pied du mont des cabines.

Je m'arrête sur ce gros boulet de lave pour manger un peu, et boire un coup.

Et.... j'ai la chance d'apercevoir une explosion en direct !

Au zoom.
Du coup, je suis resté environ une demi_heure ici. Il y avait des explosions toutes les 5 ou dix minutes, mais très difficile à prendre pour moi, car mon appareil est assez lent : allumage, mettre au zoom maxi, mise au point, tout ça alors que j'ai déjà vu l'explosion. J'arrive donc toujours trop tard. Néanmoins, j'en ai 6 ou 7, alors je suis enchanté !

C'est la pente basse du cratère que je viens d'aller voir.

Encore une explosion, remarquez la fumée au sommet de l'Etna.

Et encore une autre.

En contournant le cratère par le bas.

Entre le cratère et le mont Cabine.

Belle vue d'ensemble du site.

Je suis heureux de retrouver les télé-cabines pour redescendre Je me retrouve avec un jeune couple de hongrois habitant et travaillant en Allemagne, venus en avion en Italie. Eux aussi voyagent avec une voiture de location. Ils sont allés en bateau de nuit autour du volcan Stromboli, dont m'a souvent parlé mon père, qui l'a vu lui aussi en bateau alors qu'il partait à Madagascar.... Il m'ont dit que c'était superbe de voir la lave de nuit. Ah, oui, j'aimerais bien voir ça moi aussi. Nous avons beaucoup parlé car la descente fut longue, longue.... A cause du vent, il y a eu de nombreux arrêts, avec notre cabine qui se balançait, et nous n'aimions pas ça du tout ! Bref, nous avions les boules.... Mais finalement, tout s'est bien passé, puisque vous me lisez !

Je viens de reprendre ma voiture.
Il y a un joli petit cratère bien rouge près des parkings, j'aurais pu aller m'y promener, mais je suis fatigué.

Le flot de lave descendant vers la vallée. C'est splendide.

Autre sommet du massif.

Et voilà, je reprends la descnte, et retrouve soleil et chaleur. Au parking, il faisait 23 degrés, mais plus je descends, et plus la chaleur est étouffante !

C'est superbe, je traverse de très vieux champs de lave.

Vieux certainement de plusieurs siècles pour certains.

Il y a énormément de temps à passer pour les amoureux de la nature dans ce parc de l'Etna.

La aussi, la végétation est extraordinaire.

Malheureusement, tout est gâché par des tas d'immondices le long de la route, des bouteilles cassées, toutes sortes de détritus.
Tout ceci me rend mal à l'aise, et je suis un peu comme si j'avais été catapulté à nouveau dans les ex-pays de l'est.

J'arrive dans une grande ville, Adrano. sale, moche, comme toutes les grandes villes vues en Sicile jusqu'à présent. je trouve un parking sympa, au coeur de la ville, du bruit, de la circulation, du monde... Je descends marcher aux alentours, chercher un café Internet. Personne ne sait où je pourrais trouver ça. Plusieurs me disent : non, pas ici. Et pouyrtant, c'est une très grande ville. Tout le monde me regarde comme un extra-terrestre, ce que je déteste totalement. Bref, je ne suis pas à l'aise du tout, mais il est tard, et je n'ai pas envie de repartir maintenant dans la montagne, où je sais que ma moyenne sera minable. Il est impossible de rouler vite, tant c'est dangereux : les routes sont très sineuses, étroites, pas en très bon état, et les siciliens roulent mal et vite. Bref, ça craint, je n'aime pas trop....

Je termine, il est 23h15. Il y a toujours autant de monde, avec en plus les voitures avec fortes sonos... Mais je suis fatigué, je sais que je vais m'endormir rapidement. la chaleur est énorme, je suis encore torse nu, et le toit est ouvert ! Jamais je n'aurais imaginé revivre de telles chaleurs !

Allez, sauvegardes, manger un truc, musique peut-être, et dodo.

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