Europa2014 : 18 avril

Vendredi 18 avril 2014 - 216 km - 322 photos (4455-2776)
Le Kintyre jusqu'au bout du bout, en face de l'Irlande.

Départ à 9 heures, tranquillement. Il a fait froid cette nuit, et pour la première fois depuis le départ, il y a une belle couche de gelée blanche sur le siège de Serparti ! Pourtant, anticipant le fait que la journée devrait être chaude, je décide de retirer les doublures. Et je mets les bretelles : merveilleux !

La première partie est assez monotone, mais voilà, deviendrais-je déjà difficile ?
C'est pourtant mignon, et je me laisse porter par Serparti, imperturbable.
Je commence à regretter d'avoir enlevé les doublures, il fait très beau, grand ciel bleu, mais l'air est très froid.

Kilmartin.
Et son église. Dans le cimetières, des pierres tombales gravées, extrêmement anciennes. Superbe.

Puis je traverse une zone très plate, à la limite des marais, qui se termine sur un très joli canal.

Que je vais suivre pendant un petit moment. Il y a un grand nombre d'écluses, et des bateaux en train de les franchir. C'est calme et reposant.
De toute façon, j'ai toujours aimé rouler le long de l'eau.

Ardrishaig. Sa baie s'est vidée, marée basse oblige...

Je vais maintenant longer le loch Fyne, partie est du Knapdale.
C'est une autre Ecosse que je vous propose, plus calme, plus souriante, plus reposante sans doute, mais pleine de charme.

Tarbert. Je suis venu ici en camping-car, je m'en souviens parfaitement, j'avais adoré ce petit port. J'ai des envies de pain, et de fromage. Je vais dans la petite épicerie, juste à côté. J'en profite pour acheter deux trois boîtes de maquereaux et sardines, histoire de varier un minimum, mais sans faire de cuisine. Au moment de payer (6 £ et quelque), je m'aperçois avec horreur que je n'ai pas ma carte bleue. Et dans le porte-monnaie, pas assez d'argent. La guigne. Il y a du monde à la caisse. Je dis à la dame de tout mettre de côté, je dois aller à la moto chercher ma carte. Le monsieur qui est derrière moi lui parle vite, je ne comprends pas, mais la dame me reprend mon argent de la main et se remet à compter. Manifestement, il doit me manquer deux livres, je lui dis de tout me redonner, que je reviens, mais elle continue son manège, me rend quelques pences seulement, et le monsieur lui donne de l'argent. Et alors là, je comprends. En fait, ce monsieur tenait à payer ce qui manquait. Il me dit qu'il est motard, il a vu ma moto, et pas de souci. je suis confus, le remercie chaleureusement, et je sors, épaté ! Si quelqu'un me dit que les anglais ne sont pas sympas, je l'enverrai paître ! Anxieux, je retourne à la moto, je détache mon sac et le vide et, oups, je retrouve ma carte. Mon bienfaiteur est de l'autre côté de la rue, je la lui montre avec un sourire, qu'il me retourne, et me salue en s'éloignant. Discret, avec ça ! Voilà, ça, c'est le voyage. J'adore !

Au moment où je repars, un homme se retourne avec un sourire et me salue en français. Un couple de français en vacances pour une semaine. Nous discutons cinq minutes, tous heureux d'être ici en vacances. Je repars sur ma petite moto, la tête pleine de joie de ces rencontres avec mes frères humains.

La baie de Tarbert, avant de repartir.

Entrée dans le Kyntire, je repasse sur la côte ouest pour descendre, et je remonterai par la façade est.

Cette côte est plate, bordée de grande plages vides, battues par les vents. En face, l'île de Gigha, fort réputée.
Je me souviens avoir photographié des phoques sur cette côte.

Quelques fermes de temps à autre, quelques zones rocheuses, et des plages.

Je dois reconnaître que j'aime aussi la mer !

Le contre-jour rend mal l'aspect de la plage sous ce beau ciel bleu. Par contre, je vous confirme, ça caille quand même !
C'est ici que je mange le sandwich acheté à Tarbert. Je me réserve le pain pour ce soir. Miam miam.

Puis c'est l'arrivée dans la partie sud du Kintyre, totalement différente. Vallonnée, une route pénètre dans les terres jusqu'au bout de la longue péninsule. Et le village situé au bout s'appelle tout simplement Southend. Les routes sont minuscules, et défoncées. Mon dieu, mon pauvre pneu tout neuf, il commence déjà à souffrir !

Je me souvenais parfaitement de cette plage que je tenais absolument à revoir, car je la trouve magnifique.
Au loin, en face, c'est l'Irlande ! Mais il n'y a pas de ferry ici, c'est dommage.

L'emprunte du pied de Saint Colomban, qui a traversé ici pour aller évangéliser l'Irlande.

L'autre plage de Southend, que j'aime moins, car elle est entourée par des caravanes hideuses.

Les boîtes aux lettres anglaises : la Royal Mail.

Remontée vers le nord obligatoire, Southend mérite bien son nom. Je remonte donc par la côte est, totalement différente. Très escarpée, avec de belles falaises, la route est très souvent en surplomb, et l'eau est très difficile à atteindre. La route est dans un sal état, au niveau de l'asphalte, et serpente autour des falaises qu'elle contourne ou, parfois, descend et remonte comme les anglais savent si bien faire. C'est magnifique.

Vers l'avant.

Et du même endroit, vers l'arrière.... Superbe, non ?

En face, l'île d'Arran, que Nicolas Bouvier a si bien décrite.
Il faudra que j'y aille un jour !

Mais rouler ici en moto sous de tels cieux est un plaisir que je suis heureux de partager avec vous.

La petite île devant la ville de Campbeltown.

La même, peu avant d'arriver en ville.

Et à nouveau la même, vue de l'autre côté, en continuant vers le nord.

Superbe !

La route suit peu ou prou le rivage, magnifique.
En effet, nous longeons ce que les anglais appellent le Kilbrannan Sound, ce bras de mer entre le Kintyre et l'île d'Arran.

Avec parfois un petit passage dans les terres.

Par contre, la route est extrêmement dangereuse, très mal aménagée, défoncée, avec des virages à angle droit, des cailloux dans les épingles, des trous dans le bitume. Dangereux pour les motards.

Arran.

A Carradale, je vois une pancarte "camping-caravaning". Je suis fatigué, j'ai envie d'arrêter pour aujourd'hui. La route qui y conduit devient piste, défoncée, longue, et s'enfonce dans les terres : je commence à regretter. Puis enfin, j'arrive. Et là, de suite, j'ai su que c'était bon. Un accueil extrêmement chaleureux, un homme souriant, serviable au possible. Oui, le WiFi. Oui, je vais vous installer une chaise, vous pourrez rester bosser toute la nuit. Le prix ? 10 £. Rien à redire, c'est parfait.

Il tenait à me donner un emplacement avec une belle vue, et c'est vrai que c'est magnifique. A côte, une famille de cyclo-touristes, je discute un moment avec eux. Ils arrivent de l'île d'Arran, justement. Super sympas, comme d'hab', les cyclo-touristes.

Un petit tour sur la plage du camping avant de venir vous rédiger mon rapport.

Je vous laisse sur cette petite dernière.

Et ne me dites pas que ça ne vous fait pas envie, je ne vous croirai pas.

Hé hé hé.

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