Europa2014 : 19 juin

Voyage Europa 2014
Jeudi 19 juin 2014 - J080 - 271 km - 136 photos (20.724-16.739)
Entrée en Russie. Saint-Pétersbourg.

Je suis réveillé de bonne heure, forcément ! Je démarre à 7 heures. Il fait beau et bon. Un peu de nuages, mais rien de méchant.

Je prends la route que Juoni m'a montrée avant-hier, et sur laquelle j'ai déjà roulé... en voiture.

Le rocher sur lequel il avait monté sa voiture !

Suite et fin de la piste, très courte.

Je retrouve le bitume, et la miss est contente !

Les petites fleurs dans les champs.

Ma dernière photo de Finlande.

Puis c'est le passage de la frontière. D'abord, la finlandaise, avec contrôle des passeports.... Très cool.

Puis la frontière russe. Emotion. Il y a plusieurs centaines de mètres entre l'entrée en Russie et les bâtiments du contôle, peut-être même pas loin de deux kilomètres. Et comme tu dois rouler à 30 -et que je respecte scrupuleusement, forcément-, ça prend du temps. Mais en même temps, ça ne me dérange aucunement, car je vis des moments forts, ici.

Je suis seul sur la route, mais comme je roule tout doucement, plusieurs voitures qui arrivaient se précipitent et me doublent, de façon complètement idiote. Des habitués, russes. Bref, je ne dis rien.... et fais la queue derrière 6 ou 7 personnes qui sortent des trois véhicules qui m'ont grillé.

Mon tour arrive. Derrière le guichet, une femme, type garde-chiourme, très forte, pas un sourire, disgracieuse au possible. Bref, pas un cadeau ! Elle est très désagréable avec moi, et me rejette presque mon passeport en me parlant en... russe. Vu mon air sans doute idiot, elle prend un papier vierge et me fait comprendre que je dois le remplir. C'était marqué sur une des vitres.... Bref, je retourne en arrière pour remplir le formulaire. Je ne fais pas attention : le papier est déparé par un trait, partie gauche, Biélorussie, partie droite, Russie. Je remplis... partie gauche, forcément, un peu stressé. Je sais ce qu'il faut écrire car, heureusement, c'est aussi en... anglais !

Mon tour arrive, mais la garde-chiourme me reposse pour servir 3 autres russes avant moi ! Elle prend mon papier, et me le rend aussitôt, en me parlant toujours aussi aimablement. Il faut remplir la partie russe.... Là, je ne donne pas ma place, je remplis sur place, les autres doivent attendre ! Puis elle me demande ma carte-grise. C'était le gag : elle m'a demandé cette fois en angalis, mais je n'ai pas mieux compris. Ce sont ceux qui attendaient qui m'ont fait comprendre ! Je rigolais intérieurement, parce qu'en fait, je m'en moquais un peu. Puis elle prend son téléphone, et parle de moi à quelqu'un d'un guichet ultérieur, car je comprends mon nom dans sa concervation, puis "moto"... Bref, elle bosse pour moi, la petite.... heu, bon, pas grave ! Puis elle me rend le tout. Je prends, en lui faisant signe : "et maintenant ?". Elle me répond en russe, toujours sans sourire, mais en me montrant le guichet suivant.

Entre temps, quelqu'un me demande de déplacer Serparti, qui gêne. OK. J'arrive au second guichet, et là, un finlandais extrêmement sympathique vient à mon secours. Il va au guichet, parle pour moi, revient avec trois documents, et m'aide à les remplir. Super, le gars. Sans lui, j'y serais encore.... Mon tour arrive, mes papiers sont remplis. Cette fois, la fille est jolie, souriante, et parle anglais ! Tout le contraire de sa collègue. Génial ! Bon, ça prend du temps, mais avec de la bonne humeur. Qu'est-ce qu'ils aiment la paperasse, quand même, c'est incroyable.

Terminé ? NON. Maintenant, il faut attendre la garde-chiourme suivante pour l'inspection des véhicules. Là, un gars d'une autre file, qui avance son véhicule, vientt me voir et me dit de doubler toutes les voitures de ma file et de me mettre en tête. Génial. Je m'exécute, personne ne me dit rien. Et la contrôleuse arrive, prend mes papiers, mets un tampon, et m'ouvre la barrière.

Terminé? PRESQUE.

Je roule deux ou trois cents mètres, nouvelle barrière. Une jolie fille en uniforme, je me dis que c'est bon, les deux voitures qui me précédaient sont passées avec juste un coup d'oeil à l'intérieur. NIET. Faut croire que j'ai une sale gueule... Elle me demande... mon passeport. Je viens de tout ranger, j'ai remis casque, gants, et tout et tout. Alors, je prends tout mon temps, par plaisir. Elle regarde les tampons, et me dit OK, et lève sa barrière....

Long ? Finalement non. Je croyais, mais quand je regarde le fichier GPS, je m'aperçois que tout a été fait en 50 minutes.

Je suis en Russie, je n'en reviens absolument pas. Travaix, limitation à 40, puis à 60, puis à 40. M'en fous. Je chante en roulant, c'est le bonheur !

Une petite église en haut d'une côte sur une route secondaire : j'y vais.

La "mamouchka" de service m'ouvre les portes et m'autorise à photographier. "Spassibo".
En sortant, un individu en robe noire et très barbu -le prêtre orthodoxe- vient de l'arrière de l'église, avec un... pot de chambre à la main !
J'éclate de rire... intérieurement.

Je fais le plein.

Alors, regardez bien. Le taux de change est à environ 46 roubles pour UN euro. Et le SP95 est à... 36 roubles....
En fait, il est plutôt à 32-33 roubles, j'ai payé cher....

Je vous laisse compter !

A mon avis, ce sera sans doute le prix le plus bas de ce voyage !

Rien ne différencie ce paysage du paysage finlandais.

Mais c'est la grande forêt RUSSE que vous voyez sur cette photo.

Arrivée à Vyborg, la grande ville russe proche de la Finlande.

Ce fut certainement une fort belle ville historique autrefois. Il y a de beaux restes.

Serparti est toute heureuse de se mêler aux véhicules russes.

A propos, pour la première fois depuis le départ, je n'ai pas besoin de mettre mon clignotant pour dire à ceux qui me suivent de me doubler ! On me rase, on double même si c'est interdit, ça roule vite, très vite, ça ne respecte rien... Dur dur, il faut vraiment faire gaffe ! Ici, c'est la loi de la jungle. Pas de fair-play, c'est le plus fort qui gagne, ou le moins peureux, ou le plus têtu, ou le plus taré.... J'ai toujours perdu !

Vyborg.

Idem.

Dès que tu quittes la façade.... Pas besoin de gratter beaucoup !

La grande place. Je trouve un distributeur dans le grand bâtiment blanc. Et... je me trompe. Je ne voulais changer que 50 euros, et je ne sais pas pourquoi, je prends 5.000 roubles. Gloups ! Ce qui fait environ 100 euros, quel idiot je suis !

Vyborg.

Tout le centre est pavé, avec des trous.... j'te raconte pas....

La dernière de Vyborg.

Dernière ligne : Petersbourg, 109.

A Vyborg, je quitte en fait l'autoroute qui va à St Pétersbourg, pour longer la Baltique au plus près, via la A123. C'est génial, je ne regrette pas. Pas un seul flic, bien pèpère, avec les russes, sans touristes. Par contre, la route.... J'ai un peu douillé, au niveau du dos ! En fait, il y a de belles portions -courtes- et de longues portions -terribles. Et en plus, tu peux passer en cent mètres du superbe au plus affreux, ou vice-versa !

Maisons dans la campagne.

Bord de Baltique, magnifique.

Avec du beau temps, quelle chance. Cette Baltique, on dirait quand même vraiment un grand lac.

Sortie de village sur la A123. Vitesse limitée à 60 en ville.

Pause casse-croûte.

Mer Baltique. Ah, ça ressemble un peu plus à une mer.

Quoi que...

Serparti dans la grande forêt russe.

Et ça, c'est le côté pile, ou face, comme vous voulez. Il y en a beaucoup, en fait, de tas comme celui-ci !

Une belle averse, à laquelle j'ai totalement échappé.

Entrée de village.

Au coeur d'un village.

Mer Baltique.

Ah, ça ressemble encore plus à une mer.

Saint-Pétersbourg, à environ 65 km de la ville.
En fait, c'est la pancarte indiquant qu'on arrive dans l'oblast (subdivision administrative) de Saint-Pétersbourg.

Mer... Baltique, mais vous le savez, maintenant, hein, même ceux du fond !

Sur cette photo, on aperçoit les grands immeubles de Saint-Pétersbourg qui se détachent à l'horizon.

Serparti devant Yamaha. Pur hasard, j'ai découvert ça en regardant les photos, je ne l'avais pas vu en la faisant !

J'ai pris une autoroute sur les derniers 30 kilomètres, en suivant le GPS en fait. Et... c'était payant ! Et je n'avais qu'un billet de 5.000 roubles (celui que j'ai reçu au guichet).... Et le prix était de... 40 roubles (0,95 €...). J'ai reçu une liasse de billets, très impressionnant ! Et en plus, j'ai eu droit à un deuxième pégae, de même montant, une dizaine de bornes plus tard....

Je longe la Néva.

Impeccable, la rentrée en ville, aucun souci et rapide.

Pub russe.

Mais les 5 derniers kilomètres se sont faits dans la douleur.... Embouteillages monstres.

Et j'arrive au camping.....

Mmmmmmouais.....

Il y a un gardien qui lève sa barrière, puis m'accompagne ici sur un grand parking. C'est là qu'on pose sa tente.

J'ai fait l'étonné, mais intérieurement, je riais, et j'étais absolument ravi. Parce que c'est bien gardé, toilettes et douches sont parfaits. Internet OK, après tâtonnements. Les ouvriers me donnent le bureau du chef. C'est hyper cool, ils sont super sympas. Ici, on ne se prend pas la tête. Le patron, que j'ai eu au téléphone, vient demain à 9 heures. Là, il va falloir discuter le prix, ce ne sera pas facile, je le sais d'avance... Mais vu le gazon du terrain, j'ai un bon argument !

Le parking est au bord de la Neva.

Une petite série pour vous montrer les biullets, sauf celui de 5.000, que j'ai oublié de photographier !

Non non, ce n'est pas un cambriolage ! Environ 100 euros !

Et là, il y en a pour 1 euro et dix ou vingt centimes, grosso-modo....

Allez, je vous laisse.

Bonne nuit, les voyageurs !

Au fait.... J'ai encore perdu une heure ! Ici, c'est deux heures de plus que la France.

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