Europa2014 : 1er juillet

Voyage Europa 2014
Mardi 1er juillet 2014 - J092 - 411 km - 89 photos (23.753-20.861)
Dernier regard sur la Baltique, et virage à 90°, plein sud.

Départ à 8 heures. Réveillé à 5h45 (heureusement que je me rendors très facilement) par les employés du camping, qui parlent extrêmement fort, sans aucun égard pour les clients du camping.

Pendant que j'y pense : sur la route, c'est violent. Personne ne respecte les panneaux, les voitures me rasent en doublant, ils sont vraiment dangereux. Pour vous dire, je préfère encore rouler en Russie. OK, là-bas, c'est un peu le Far-West, mais au moins, les voitures ne te rasent pas comme ici. Et en Pologne, ils doublent en face de moi, puisque c'est une moto qui vient, elle peut se pousser.... Bref, vous l'avez compris. Le polonais est, sur la route, peu respectueux d'autrui, c'est le contraire exact de l'anglais.

Il fait beau temps, et ça me plait énormément. Bon, alors, nous allons commencer cette journée par quelques derniers coups d'oeil sur la Baltique. Ici, c'est sur la route 215, querlques kilomètres seulement après le camping. OK, la route est très mauvaise, comme d'hab', mais c'est une merveille au niveau de la nature. Enfin, une route longeant la mer (mettons, à seulement 100 à 200 mètres), et offrant des tas d'accès direct sur la plage, avec du stationnement non réglementé. Là, j'adore ! Sans doute, de toute la Baltique, une des rares offres de ce niveau, c'est vous dire !

Et quelle plage ! Bref, une merveille absolue. Quand je pense qu'ils s'entassent tous là où il y a des attractions, des vendeurs de toute sorte....

Vous le voyez, chacun ses goûts. Les miens vont ici.

On va faire un dernier saut sur la Baltique, plus à l'ouest, à Leba.
Aucune route ne longeant le littoral, je suis la 213 qui s'enfonce dans la campagne polonaise.

Ici, le grand lac Zarnowiec.

Comme toujours en Pologne, il y a de nombreux passages sous des allées d'arbres, et j'adore ça.

Puis Titi me fait prendre une petite route fort sympathique qui traverse de -très- nombreux petits villages.
Là, je suis très loin de la haute circulation du bord de mer. Remarquez la cigogne sur le lampadaire !

A un détour, j'aperçois au loin la mer, au-delà d'une large bande de forêt dans laquelle il n'y a que de rares pistes.
Ce doit être presque une expédition que d'aller là-bas, mais en même temps, ce doit être fantastique.

Serparti m'attend gentiment pendant que je fais mes photos.

Leba, c'est typiquement le genre de petite ville balnéaire que je n'aime pas. Mais il en faut pour tout le monde. Rues chargées de commerces à touristes, hôtels, parkings difficiles, et accès à la mer absolument impraticable, sauf à pied ! Du coup, pour atteindre la plage, il faut compter au minimum un kilomètre ! J'ai lourdement insisté auprès d'ouvriers qui voulaient me faire faire demi-tour, et ils m'ont finalement ouvert le grillage pour que je puisse aller faire quelques photos -dont celle-ci- avec la moto : un grand merci à eux.

La plage est un véritable bijou, mais comme les accès sont mauvais. Dommage, car ça valait vraiment le coup !

C'est donc sur cette photo que se termine le grand tour de la Baltique. Ici, je ne suis plus très loin (250 km à vol d'oiseau) de Szczecin. Souvenez-vous, pas très loin de Berlin, là où j'avais fait une petite incursion polonaise (et une nuit de camping) avant d'attaquer la Scandinavie ! Une grande page du voyage se tourne. Maintenant, place à l'Europe Centrale...

Et c'est parti pour une longue journée de route. D'abord la 213, encore un peu vers l'ouest jusqu'à Slupsk. Paysages exquis, campagne, route bordée d'arbres comme ici. Mais ce fut l'enfer.... On le voit bien, là, sur cette photo. Serparti danse sur la route, je danse sur Serparti. Terrifiant.

Slupsk, justement. Vous voyez, le ciel se couvre.
Eh bien, peu après, je me prends un gros cumulonimbus bien noir. Levée du vent, descente de l'eau. Grêle. Tout était blanc en dix minutes.... Ce fut extrêmement violent, mais heureusement, je ne pouvais pas ne pas le voir venir, et j'avais refermé toutes les écoutilles.... En tout, pas même une demi-heure de pluie. On ne va pas se plaindre, le soleil est ensuite revenu.

Comme personne ne respecte les limitations, je commence à me laisser un peu aller moi aussi -enfin, il faudrait un peu expliciter ce phénomène; lorsque j'arrive à la pancarte représentant un village, c'est comme chez nous : 50. Si une voiture me suit, elle me double dans l'instant. S'il y en a plusieurs, tous me dépassent. Mais ce qui est terrifiant, c'est le cas où je suis suivi par un camion ou un bus : pareil, même phénomène. Mais s'ils ne peuvent doubler (haricot ou autres joyeusetés), ils me collent de si près que, par obligation, j'accélère ! C'est exactement comme ça que ça se passe partout !- et.... oups, une caméra à raz du sol, je la vois trop tard, je freine alors qu'elle est bien visible dans mon rétro. Bon, ce ne doit pas être bien méchant, je roulais à peine à 60 au lieu de 50. Personne ne m'a arrêté.

Repas de midi ici, dans la forêt, sous le soleil. Délicieux, ces rayons de notre étoile.

La route se porsuit, monotone. Très belles forêts, très belles zones de campagne avec des champs de blé à perte de vue.

Titi me fait prendre une toute petite route, bein abîmée, mais savoureuse, et que je ne regrette pas.

Hymne à la nature travaillée par l'homme.

Ces dames les cigognes en train de... picorer dans les champs.

Serparti les fait fuir... Comme c'est beau, les cigognes, en vol !

Cet immense champ, à perte de vue, d'herbes et de fleurs de toutes les couleurs, c'était splendide.

Et bien sûr, les arbres de chaque côté, régulièrement.

Quel bonheur de rouler dans un tel décor. Dommage, le mauvais revêtement gâche beaucoup les choses.

Titi a très peu de campings dans cette région. J'en trouve un à Poznan, je prends. 40 zlotys, c'est cher pour la Pologne. 4 étoiles.... Laissez-moi rire. Il est plutôt minable, tout est plus ou moins délabré, mais je ne vais pas faire le difficile. Pas même une chaise pour saisir, je travaille debout dans la cuisine, le PC posé sur une table trop basse. Du coup, bonjour le mal de dos qui se poursuit...

Par conséquent, je ne m'attarde pas.... La suite au prochain numéro.

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