Europa2014 : 2 mai

Voyage Europa 2014
Vendredi 2 mai 2014 - J032 - 342 km - 89 photos (8548-5896)
Allemagne, 6ème pays (après France, Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas)

Départ à 9 heures. Avec un ciel s'éclaircissant, en tout cas plus gai que celui des derniers jours. Et pourtant, il pleuvait hier soir lorsque je suis revenu à la tente après la saisie du rapport. Et pourtant, il pleuvait ce matin alors que j'étais en train de laver mes dents. Et, pire, j'ai cassé la fermeture-éclair de la tente alors qu'il pleuvait à verse, et je me voyais déjà dans l'obligation d'aller acheter une tente neuve. Et finalement, j'ai réussi à la remettre, mais le bas est cassé. Je commence à penser que cette tente ne fera pas le voyage jusqu'au bout, mais au moins, je peux fermer la porte à 90 %, ce qui est convenable !

Un rayon de soleil suffit pour tout égayer, et là, pour le coup, c'est magnifique.

J'assiste à un dernier levage de pont peu avant de quitter les Pays-Bas.
Celui-ci a été levé pour faire passer ce bateau, mais tout a été très vite, l'organisation est absolument sans faille !

J'étais pressé d'entrer en Allemagne pour faire le plein, car je roule sur la réserve et je n'aime pas trop ça. Et il n'est pas question que je refasse un plein aux Pays-Bas : j'ai payé hier 1,82 le litre de SP 95 à Amsterdam ! Et je paye 1,60 à la frontière allemande.

Je prends ensuite la route du nord, afin d'atteindre le rivage allemand de la Mer du Nord.

Et sur la route vers Emden, je longe l'immense embouchure du fleuve appelé Ems. Les allemands ont protégé les basses terres par une immense digue, que l'on ne peut escalader qu'à certains endroits. Elle est entièrement recouverte d'herbe et sert de pâture aux moutons. Là, je suis monté sur la digue pour vous montrer le fleuve aux eaux grises, à marée basse.

Emden.
Deux hommes sont venus discuter une bonne dizaine de minutes après avoir été attirés par la bulle de Serparti.
Et elle fait sa fière à chaque fois, persuadée que les gens parlent d'elle.... Je la laisse croire ce qu'elle veut.

Toujours à Emden. Superbe sculpture d'une jeune fille vendant des poissons.
J'adore ce style représentant des sujets de la vie contemporaine ou relativement récente.

Le vent devient de plus en plus violent.
En ce qui concerne les paysages, c'est bien entendu toujours le plat pays, comme aux Pays-Bas, mais avec moins de canaux.

Le nombre d'éoliennes donne une idée de la présence constante de maître Eole.

Bateau de pêche à Nessmersiel. Je suis tout là-haut, en face des îles fort réputées de la Frise Orientale, ou beaucoup d'allemands vont passer leurs vacances. Il fait un frpoid de canard, le vent est très violent, et je suis heureuse de me balader ici avec mes vêtements de moto Bering, quan d je vois les gens se pelotonner dans leurs manteaux.

Serparti s'en moque totalement. En face, une des îles, Baltrum. Un ferry s'appête à embarquer sa cargaison de touristes. Les voitures restent sur le continent, les îles vivent au rythme des siècles passés : à pied ou en vélo, pas de moteur.

Et celle-ci, c'est Norderney.

Marée basse. Un ferry arrive, celui qui est à quai va partir.

Et à côté, une petite bande de sable blanc, et ces curieux objets disséminés sur le sable : ce sont les "fauteuils" permettant de rester assis à rêver sans souffrir des assauts du vent.

Mais ce qui me sidère, c'est ça : il faut payer pour aller marcher sur la plage.... Et les allemands payent, car ils sont très disciplinés. Quand je pense aux dizaines de kilomètres de plages que nous avons en Vendée, je bénis le ciel que nos autorités ne se lancent pas dans de telles décisions de faire payer l'accès à la plage. Les allemands sont, décidément, de fantastiques vendeurs !

Jolie route bien pavée que celle qui conduit au bord de mer.

Et la zone maritime, avec ses étiers se vidant à marée basse, et les rives chargées de vase.

Je descends ensuite vers le sud, d'abord par l'autoroute, puis je prends les départementales afin de traverser les villages.

Et de mieux voir le pays.

C'est beaucoup plus intéressant.

Mais je dois reconnaître que ça n'avance vraiment pas.
30, 50, 70, 100, ce sont les différentes limitations. Rarement 100, assez souvent 70, mais les traversées des villages sont longues....

J'aime beaucoup ces villages allemands, extrêmement propres, bien rangés.

La brique est le matériau de construction principal.

Les fermes sont souvent les bâtiments les plus "colossaux", extrêmement riches.
Celle-ci était extraordinairement belle.

Le centre des village est très souvent pavé, parfois réservé aux seuls piétons et.ou vélos.
Et parfois limité à 20 km/h....

Traversée d'une forêt magnifique.

Puis je me vois contraint de reprndre l'autoroute, pour cause de moyenne trop faible.

Ce soir, je vais dormir dans un lit : je vais en effet chez mes amis Christa et Luciano à Osnabrück.
Christa et moi nous connaissons depuis 1971, et sommes toujours demeurés amis.

Et quand je passe dans cette partie de l'Allemagne, il est rare que je ne passe pas les voir.

Soirée merveilleuse. Bon repas, bon vin rouge de Corse, ambiance cordiale.

Et Luciano qui trouve le moyen de refaire les deux yeux de Serparti.

Merci mon ami.

Dodo bien tard, je ne tiens plus debout, un peu gai, un peu bu.

Mais ça fait tellement de bien de retrouver des amis après un mois complet de solitude !

Page précédente: Europa2014 : 1er mai
Page suivante: Europa2014 : 3 mai


Depuis le 06/06/2005 Visites:892476 Aujourd'hui :126 Maintenant:7 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)