Europa2014 : 20 mai

Voyage Europa 2014
Mardi 20 mai 2014 - J050 - 282 km - 209 photos (13383-9921)
Où l'on renoue avec la belle nature....

Nuit douce. Humide, mais pas froide.

Réveil à 6h20. Ouille, dur dur.

Il faut dire qu'hier soir, j'ai rallumé le PC dans la chambre (c'est-à-dire dans la tente !) pour calculer les distances en kilomètres d'ici à Stockholm. Environ 500 bornes, je pourrais le faire dans la journée, et me poser là-bas chez Yamaha, et en même temps régler la visite de Stockholm.... Pourquoi je réfléchis à ça ? En fait, le plat relief de la Suède, avec les limitations de vitesse quelque peu, comment dire, exagérées à mon goût, ont une légère tendance à me gaver. On n'avance pas, et comme je ne visite pas les musées, je n'ai pas grand chose à me -nous- mettre sous la dent. Du coup, je me dis ceci : pourquoi ne pas limiter la Suède à ce que je viens de faire, plus Stockholm -que tout le monde dit être une merveille-, et en profiter pour remettre la miss Serparti en bon état de marche, puis rayer la partie "remontée de la Baltique" (toute aussi plate) et revenir dare-dare vers la Norvège, totalement remplie de merveilles naturelles, quelles que soient les routes choisies. Voilà, les élucubrations vespérales et tardives de votre voyageur préféré. Puis j'ai terminé ces réflexions par une belle séance musicale, histoire de laisser tout ça se décanter.

Ah, c'qu'on est bien, dans sa tente. C'est incroyable. Dehors, temps gris et bien couvert, mais très doux. Tout est trempé, et dans la tente, tout est bien chaud et douillet. Une fois de plus, je suis en admiration devant ce simple morceau de toile, et la protection qu'il apporte !

Bref, ceci pensé, je me décide à y aller. Lentement mais sûrement, je démarre la bête à 8h40. La nuit porte conseil. La décision : on poursuit le programme comme je l'ai initialement prévu. Donc, Stockholm, ce sera après.. Je regarde un peu plus Serparti, et je comprends que mes soucis ne sont certainement pas dûs à l'embrayage, mais à la chaîne. Elle est complètement détendue, et a un point très dur. Alors, je fais la seule chose à faire (non, je devrais la retendre, mais je ne sais pas faire) : je la badigeonne très sérieusement d'huile, ce que j'aurais dû déjà faire hier. Et voyez-vous, ça a marché, car elle n'a pas craqué de la journée (juste une fois, parce que je suis parti trop rapidement). En fait, il faut manipuler en douceur, passer les rapports tout doux, vers 4500 tours, et ça fonctionne. On avance, on avance....

C'est là que j'ai bossé hier soir, debout devant le plan de travail, entre les deux éviers...
Au moins, j'étais au sec et j'avais du jus, pendant qu'il pleuvait à verse dehors !

Ferme suédoise typique, juste à côté du camping.

Je pense qu'il s'agit d'un vieux moulin qui a perdu ses ailes, le pauvre, hi hi hi.

Bord de mer, marée basse.

Maison classique dans la nature. Vous trouverez exactement les mêmes en Norvège. Cette couleur, ou bien ocre, ou bien rouge, évidemment.

Göteborg. La grande ville. A tel point que je me suis sauvé vite fait, grâce à monsieur GPS, faute de quoi, je pense que j'y serais encore.
Je ne vous dirais pas que c'est une ville sans intérêt, elle est peut-être belle, mais ce que j'en ai vu était affreux ! Et elle est immense.

Rödbo. Traversée d'un grand fleuve. Ah, ça, j'aime, c'est magnifique.
Je sens qu'on s'approche doucement mais sûrement des vastes espaces.

Je commence en plus à voir des nuages, et même du bleu !

L'église d'un petit village, avec son cimetière autour, comme il se doit.

Je suis bêtement le tracé préparé cet hiver, sans me rendre compte que je roule en fait plein ouest, vers un cul-de-sac, une petite île très réputée, en fait.

Marstrand, c'est son nom. C'est mignon, il y a un château. Mais c'est un aller-retour d'une quarantaine de bornes quand même !

Le ferry arrivant de l'île juste en face. Pas question que j'y aille.

Je discute avec des gars en train de vendre des fleurs, et leur demande où je puis trouver un bistrot Internet. Ils ne savent pas. En repartant, j'aperçois un grand hôtel, ils ont sûrement le WiFi. J'y vais, et je demande le code au gars qui tient le bar après la réception. Il me le donne direct. Je vais chercher mon sac, je m'installe dans un grand fauteuil, et je vous envoie la journée d'hier, je lis mon courrier, et...

Je réponds au mail de la concession Yamaha de Bergen qui m'a envoyé un devis approximatif de... 400 euros, pour changer la chaîne et les plaquettes de frein avant d'une petite Yamaha. Gloups de gloups, le tarif de malade. Je m'en doutais un peu, mais là, ça dépasse mes espérances.... J'avais estimé 250 euros, pensant être "large".... Bon, mais que voulez-vous, je n'ai pas le choix ! J'accepte.

Bon, voilà, ça, c'est fait ! Et gratuitement, car il y a plein de monde, tous parlent et s'agitent, et personne ne fait attention au petit motard. C'est exactement ce que je leur demande. Je repars discrètement, en disant au revoir avec force sourires. Merci, les amis.

Retour vers le... continent, car la route fort jolie sautait d'île en île pour atteindre Marstrand.

Tout ça m'a donné faim. Je m'installe ici, sur un petit muret, pour manger mon sandwich fait maison (j'avais acheté hier pain et jambon).

Le paysage devient de plus en plus joli.

Suède, tu commences enfin à me plaire !

Quel tableau magnifique, j'ai adoré !

Un petit parking-panorama bien aménagé. C'est magnifique.
On reconnaît bien au premier plan ces rochers arrondis, laminés par les immenses glaciers qui ont recouvert la Scandinavie.

Pour ma part, je flirte toujours avec les grosses pluies d'orage, comme hier. La route est parfois trempée, c'est tombé il y a peu.
Mais vous allez rire : je n'ai pas pris une seule goutte ! Sans doute parce que je suis resté près du littoral.

Quel beau tableau, une fois de plus. Il y a longtemps que je ne vous avais plus rien montré d'aussi beau.

Et ces contrastes splendides avec ces cieux d'encre.

Spectacle dont je ne me lasse pas.

Puis je prends une route secondaire s'enfonçant dans les terres, entre deux fjords, car la côte est ici fort découpée.

Spectaculaire. C'est le bonheur retrouvé.

Regardez-moi ça un p'tit peu, si c'est pas joli !

Je vois que je ne suis pas loin d'un bras de mer, je quitte la route prévue histoire d'aller le photographier. Il y a un ferry à quai, et des voitures qui embarquent. Je consulte ma carte, et en fait, si je le prenais, ça me ferait un beau raccourci par rapport à ce que j'ai prévu. Du coup, je me dis que ce ne doit pas être bien cher (regardez la largeur), j'y vais.

En fait, c'est Serparti qui a insisté, elle avait envie de faire un peu de bateau, la fainéante !

On quitte le point d'embarquement tout en douceur.

On croise le frère jumeau. C'est toujours comme ça, un dans un sens, et l'autre dans l'autre.

Les rives sont d'une très grande beauté sauvage, comme je les aime.

On débarque, et.... personne ne me demande de payer quoi que ce soit.
Là, on ne me l'avait jamais faite, celle-ci. C'est gratuit, ça fait partie de la route. Heureusement que je l'ai pris !

Et c'est superbe, je suis totalement heureux, je ne pense même plus aux problèmes mécaniques, c'est le bonheur total de retrouver la nature et la route telles que je les aime.

Les petits villages, perdus dans les arbres, se voient à peine.

Fond de fjord, fond de loch, diraient les écossais. Marée basse. On contourne, et on va le longer sur l'autre rive.

Beaucoup d'oiseaux, ici des oies sauvages.

Quelques fermes aux endroits stratégiques, comme toujours.

Je suis aux anges, j'ai la banane, je chante à tue-tête.

Hovenäset. Eaux transparentes, goémon...

Petit port typique.

Il y a un camping juste après ce petit village. J'ai bien envie de m'installer là. Il est 16h15, il fait beau, j'ai de la lessive en attente. Mais il y a quatre étoiles, ça va être très cher. Et la dame me dit : 100 SEK, soit environ 10 euros. je n'en crois pas mes oreilles, mais je dis "OK", vous pensez bien !

Dix minutes plus tard, la maison est montée. Je pars faire la lessive, j'étends.

Ah oui, j'avais oublié, la photo de l'argent suédois.

Quelques pièces.

Puis je file m'installer dans la salle à manger de la cuisine !
Contrairement à celle d'hier, c'est la grande classe !

Regardez la cuisine... Impressionnant, pour un camping, non ?

Par contre, pour Internet, faut payer. Eh bien non, on ne paye pas. On verra ça demain le long de la route.

20 heures, j'ai fini. Chouette.

Un beau soleil bien chaud est sur moi, c'est fou le bien que ça me fait.

Je file à la tente grignoter un petit quelque chose de plus, et rentrer le linge qui devrait être sec. Il va faire jour au moins jusqu'à 22 heures, et le soleil va certainement encore tenir 30 à 40 minutes avant de se coucher. Je serai allongé avant lui ce soir. Hé hé hé.

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