Europa2014 : 21 septembre

Voyage Europa 2014
Dimanche 21 septembre 2014 - J068 - 197 km - 639 photos (20.420-22.500/44.643-44.468)-Vélo : 11 km
Alpes suisses : une merveille naturelle. Berne, la capitale, avec un guide personnel !

Je me réveille trop tôt, alors je me rendors.... forcément ! Ce qui fait que je démarre à 7h20. De toute façon, le jour commence à peine. Il pleut, ce n'est pas méchant, juste quelques gouttes, mais le ciel est bien incertain.

Le petit village dans lequel j'ai dormi. Le parking est au premier plan à gauche.

Et c'est parti pour franchir un nouvau col : le Oberalppass (2.044 m)

Et ça monte dur. Vue arrière sur le petit village que je viens de traverser.

Une belle série de lacets. La pluie revient à peu près à ce niveau, et je pense que je ne vais rien voir du tout au col.

En fait, si. Voilà. Mais je peux vous garantir que je ne suis pas resté longtemps dehors. Il s'est mis à pleuvoir très fort, avec un vent si violent qu'il a retourné mon parapluie, et il faisait un froid de canard. Je me suis très vite à nouveau réfugié dans mon habitacle chaud et douillet, bien à l'abri des intempéries.

Et la vallée était sous les nuages. Ici, en arrivant à Andermatt.

Traversée rapide, après un arrêt à la gare, où j'ai trouvé des toilettes de haute qualité. Mais, comme en Autriche, tout est nickel : papier, savon, sèche-mains, essuie-tout.. Et tout était très propre. Et c'est reparti pour l'ascension d'un nouveau col, le Süstenpass (2.259 m). Alors là, mes amis, ce fut du grand, du très très grand spectacle. Quel col fabuleux !

En plus, avec la pluie sporadique, les nuages se déplaçant très rapidement, les jeux de lumière étaient incroyables !
Il aurait fallu que je sois en vélo pour photographier une partie de ce que j'ai vu. Mais il y avait de quoi faire mille belles photos juste dans ce col !

Néanmoins, je m'estime heureux, car les suisses sont très sympas et ont créé un bon nombre d'emplacements pour admirer les panoramas.

Prise à la volée en roulant, je suis surpris du bon résultat !

Soudain, je vois apparaître au loin des glaciers.

Une vue arrière, très rapide car, je me souviens, j'étais ici très mal stationné. Je râle après les gens qui téléphonent en roulant, mais je ferais mieux de me taire, car je ne suis pas non plus exempt de reproches dans mes stationnements, et dans le fait de photographier en roulant. Le seul mérite par rapport au téléphone, c'est que je regarde vraiment la route, étant donné que c'est ce que je photographie !

Un fantastique couloir d'avalanches, avec, plus loin, un grand glacier en partie sous les nuages..

Vue arrière. Quelle route magnifique, c'était une suite continue de paysages exclamatifs !

Vue arrière, là aussi.

Des couleurs incroyables, avec plusieurs niveaux de sommets à l'horizon. C'est une vue arrière de la longue et merveilleuse vallée que je suis en train de remonter. Je me souviens avoir discuté cinq minutes avec une femme aussi émerveillée que moi, ici, alors que son compagnon photographiait lui aussi comme un malade. C'étaient des allemands. Et vous savez ce qu'il fait comme photos : des diapositives, pas de numérique, c'est sa passion.

Zoom sur les sommets des massifs successifs, dans le lointain.

Encore un arrêt, un peu plus loin. Que voulez-vous que je vous dise ! Regardez. Allez-y !

Et voilà, nous y sommes, c'est l'immense parking au sommet du col. La petite voiture blanche appartient à une française, venue voir ce col sur les conseils d'amis. Nous avons discuté un long moment ensemble, quelques centaines de mètres plus bas, avant qu'elle ne fasse demi-tour. Elle est, comme moi, très impressionnée par la qualité des paysages, et elle me dit que ça lui donne terriblement envie de refaire de la montagne. Elle a longtemps habité les Pyrénées. C'était agréable de parler en français comme ça.

Mygoo est bien petite devant ces pierriers extraordinaires.

Début de la descente.

Le spectacle, que je croyais terminé....

Voyez-vous, je n'ai plus d'adjectifs assez forts. De plus, il y a de petites routes -goudronnées s'il-vous-plait, mais fort étroites- qui vous conduisent presque au pied des glaciers !

J'ai fait beaucoup de photos....

Détail.

Ma compagne de quelques instants me propose de nous photographier mutuellement, comme il est d'usage lors des rencontres entre touristes.
Dont acte !

La descente était tout aussi merveilleuse que la montée.

Ici, un hôtel, et un accès vers un autre glacier de grande importance, que je ne pouvais pas voir de la route : il fallait aller marcher.
J'ai zappé, non pas par fainéantise, mais par manque de temps. Néanmoins, je vous suggère de le faire.

Puis la pluie est revenue en approchant de la vallée suivante.

En bas, une muraille minérale naturelle d'une ampleur phénoménale.
Et surtout extrêmement belle, ce que la photo ne permet pas d'apprécier à sa juste valeur.

Arrivée dans la vallée de l'Aare, cette rivière aux couleurs incroyables qui va arroser Berne, la capitale.

Elle passe ici dans un défilé très impressionnant. Si vous regardez bien la photo, en bas à gauche, il y a un sentier creusé dans la pierre et des gens en train de le longer. Je n'y suis pas allé, mais il est évident qu'il faut le faire !

Arrivée à Meiringen, où mon ami Luc le belgo-crétois est passé avant-hier. Nous nous sommes loupés de peu. Eh bien, mais c'est magnifique, cette petite ville. elle me fait beaucoup penser à des paysages du Jura.

Jolie vue sur le lac de Lungern. Et.... mais on dirait que le ciel s'éclaircit, je vois du ciel bleu !

Effectivement. le même lac, vu de l'autre côté, avec de très belles couleurs.

C'est là que je me lance dans un nouveau col, que j'ai prévu de faire juste pour le voir, et de revenir ensuite sur ce lac, pour aller vers Berne via les lacs de Brienz et de Thun.

Les suisses l'appellent Panoramastrasse, route de panorama, ce qui veut est très parlant. La route est fort étroite, des passages sont aménagés pour les croisements, un peu comme les routes d'Ecosse dans les Highlands. La montagne n'est pas très haute, mais la route est très spectaculaire, offrant des vues et des sensations très fortes. Ici, le lac que je viens de longer.

Je vais vous dire : tout, absolument tout est beau sur cette route : les paysages, la nature, les arbres, les maisons, les champs, les cultures, la route elle-mêmme, à l'asphalte beau et lisse comme un ruban.

On traverse cette forêt que vous voyez au premier plan, et je vous garantis que j'ai raté un tas de photos car je ne pouvais pas stationner. Car aujourd'hui, c'est le premier jour de l'automne, et là, justement, dans cette forêt, j'ai eu droit à tous les panels de couleurs de cette magnifique saison pour les feuillage des arbres.

Au col, j'ai rencontré un cycliste suisse fort sympathique, qui se fait une virée de trois jours dans la région. Il couche dans les hôtels.

Pendant la descente.

Et vous ne dites rien ? Je descends.... ce qui veut dire que, tout compte fait, j'ai pris la décision de ne pas faire demi-tour, mais de poursuivre par cette route si belle, et d'aller sur Berne sans longer les lacs si touristiques où j'aurais rencontré toute la population bernoise. C'est en effet, avec Interlaken, la ville entre les deux lacs, le lieu où il "faut" être... Je n'ai donc aucun regret.

Les paysages sont toujours très beaux.

Regardez cette photo, qui est presque un cas d'école, l'exemple parfait, pour illustrer la façon dont les suisses occupent le territoire. Les Autrichiens sont pareils, ainsi que les bavarois. Tout est parfait, les alignements, les arbres qu'on laisse, les séparations entre cultures... C'est tout simplement admirable, en tout cas, c'est ce qui m'a toujours tant impressionné chez ces peuples germaniques. Pour résumer, je dirais que les créateurs de jeux vidéo, par exemple, inventent des paysages parfaits. Eh bien, là, il faut le reconnaître : ça existe "pour de vrai".

Alors, je voulais arriver tôt à Berne, parce que j'avais aussi une idée derrière la tête. J'ai rencontré en Norvège, sur la route du Cap Nord, début juillet 2012, Mike et Yvonne, deux jeunes cyclo-touristes suisses avec lesquels j'ai immédiatement sympathisé. J'ai passé la nuit entière à discuter avec Mike là-haut, et il est grimpé (regardez les photos) au centre de la mappemonde installée sur ce lieu mythique ! Et ils habitent à Berne, et ils m'aveint donné leur adresse : si tu passes par Berne, viens nous voir, on visitera la ville ensemble. Eh bien, je sonne à la porte, et mon ami Mike, qui ne savait pas du tout que je venais, me reconnait et me réserve un très chaleureux accueil. Yvonne travaille jusqu'à 20 heures, nous irons la chercher à la débauche. En attendant, il y a un camping juste à côté, et je vais y poser Mygoo. Je sors Bocloo, et là, nous essuyons, avec Mike, un très gros orage, et sommes obligés de rester à l'abri au camping, à discuter. Puis Mike se fait une joie de me servir de guide, et nous partons ensemble en vélo.

Le camping est au bord de la fameuse Aare aux eaux vertes dont je vous parlais plus haut.

Superbe "trompe-l'oeil" comme je les aime tant. Admirez le travail de l'artiste, du très grand art.

Nous arrivons dans la ville historique, au sommet de la colline.

Et là, j'ai eu la peur de ma vie. En sortant du bois, juste en-dessous de nous..... Hé hé, non, cet ours est ici parce que l'ours est l'emblème de la bille de Berne, dont le nom lui-même, étymologiquement, vient du mot "ours" en langue allemand.

Les belles maisons le long de l'Aare.

Je suis mon guide.

Il supporte avec beaucoup de patience mes nombreux arrêts-photos !

La maison du maire.

La place de la cathédrale, que je trouve très belle.

Détail du portail, qui est magnifique, et dans un état naturellement "comme neuf" !

Je vous laisse découvrir comme moi.

L'ours est très présent, sur les fontaines, les peintures....

La superbe horloge.

J'adore cette belle rue très bien pavée.

Bocloo voulait poser devant cette fontaine....

Les lumières commencent à manquer. Nous allons à la gare, où Myke tient à m'offrir une bonne bière de Berne, fabriquée juste à côté. Ensuite, nous allons trouver Yvonne, qui me reconnaît instantanément... Mais Yvonne est très impressionnante, et à la réflexion, j'aurais bien dû m'en douter ! Ensuite, nous allons chez eux où je suis invité à partager leur repas, puis Myke me raccompagne au camping (je n'ai pas de lumière) : il est minuit et demi.... Bien entendu, pas question que je me mette à travailler maintenant ! Dodo directement ! Demain est un autre jour !

Merci infiniment à Myke et Yvonne pour leur merveilleux accueil.

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