Europa2014 : 22 aout

Voyage Europa 2014
Vendredi 22 août 2014 - J038 - 444 km - 447 photos (11.782-10.602/36.005-32.570)
Macédoine... ancienne province de Grèce, qui n'accepte pas ce nom.

J'émerge vers 6h30. Un coup d'Internet, puisque ça marche super bien à la station, puis je dégage vers 7h15. Je m'arrête une station plus loin pour les toilettes, et c'est parti. La nuit a été tranquille, deux fois réveillé mais rendormi aussitôt. J'ai quand même entendu des gens discuter et boire à trois heures du mat' ! Décidément, je ne connais rien à la faune humaine nocturne, moi.

La journée commence par un bout d'autoroute. Payante, bien entendu, et c'est écrit "péage" quand tu ne peux plus choisir autre chose, forcément ! Je déteste cette façon de traiter les gens à un point... Mais que voulez-vous faire ? Le pire, c'est que j'aurai deux péages. Ils ne sont pas très chers, moins de un euro, mais c'est une question de principe.

Paysage très méditerranéen.

Sur l'autoroute, qui n'est pas mieux qu'une départementale française, en plus ! Avec énormément de limitations à 50, 60 et 80....

Je quitte l'autoroute à Vélès. Ville difficile à traverser. Puis c'est la campagne, avec des paysages qui me rappellent ceux de la Grèce. Mais c'est bien normal, hein, vu là où ça se trouve ! Et puis, c'était la Grèce...

Je descends vers le sud-est, sans me méfier du tout.

Un grand troupeau de chèvres, et quelques gardiens un peu plus loin.

Zt la route devient piste caillouteuse... Et forcément, ça m'inquiète un peu. Une camionnette me doucle, je leur fais un signe et ils s'arrêtent. Je leur dis que je vais à Prilep, ils me disent de retourner à Vélès, car ils me déconseillent cette route. Puis l'un des deux me dit de les suivre et, un kilomètre plus loin, on s'arrête chez un gars qui connait bien cette route? Et il dit "oui", c'est du caillou tout du long, pas de souci.

35 kilomètres comme ça, sans trop savoir si tu ne vas pas être obligé de faire demi-tour, c'est un peu stressant !

D'autant plus que la large piste du déprt se rétrécit et devient sentier de randonnée qui s'élève dans la montagne !

Mais d'un autre côté, c'est l'aventure, l'inconnu, et c'est ça aussi qui fait le charme et les bons souvenirs :

Rencontre insolite.

Pour le coup, c'est elle qui avait peur. Je ne l'ai pas touchée, pas dérangée; elle a fini par reprendre sa propre route, et s'est enfoncée dans la végétation ambiante.

Mygoo a bien bossé, je suis très fier d'elle.

D'autant plus que ça grimpe drôlement.

Avec plusieurs épongles à cheveux. Je n'ai croisé qu'une seule voiture, dans un état incroyable, et qui roulait bien deux à trois fois plus vite que moi !

La chaleur est terrible, mais je préfère à la pluie, qui pourrait s'avérer très dangereuse sur ce genre de piste !

Coup d'oeil arrière. Ces traces blanches sont celles de la piste, du chemin parcouru...

Et voilà, je passe le col. Ici, je sais que c'est gagné, que je ne serai pas obligé de faire demi-tour !

Et c'est là dans la escente que je fais faire une rencontre improbable, et comme je les aime tant. Je croise trois randonneurs, un homme et deux femmes. Je m'arrête à leur hauteur et coupe le moteur. La chaleur est intense. Aussitôt, l'homme me parfle en français. Il est belge, de Gand ! Une des femmes parle allemand : elle est macédonienne, mais a épousé un allemand en 1971, et vit du côté d'Osnabrück, que je connais si bien, et que j'ai découvert la même année qu'elle ! La seconde femme est aussi macédonienne, et comprend le français. Le belge est venu en avion, le vélo dans la soute, et repart en vélo en Autriche où jabite une de ses filles. Et il vient juste de rencontrer ces deux femmes dans le petit monastère un peu plus bas, où il était allé demander un verre d'eau. Du coup, il a laissé le vélo au monastère pour randonner avec ces dames ! Bien entendu, je suis invité à me joindre à la rando.... Mais je n'ai pas le temps !

Au loin, le lac de barrage de Prilep.

La montagne que j'ai franchie.

Le lac de barrage est splendide.

Quelle journée !

C'est devant ce décor, à l'ombre des arbres, que je pose Mygoo et m'installe pour manger sur ma petite table. J'en profite pour me faire un grand bol de café comme je les aime, et de ré-étudier mon itinéraire. Je décide d'aller jusqu'au lac d'Ohrid et d'en rester là, il y a plusieurs campings. Je ne remonterai la boucle prévue que demain.

Peu avant Prilep, une vue arrière.

Beaucoup de tabac à sécher à l'entrée de la ville. Beaucoup d'animation, un marché qui m'a semblé intéressant, mélange de cultures évident, turc, yougoslave, mélange de religions. Mais il fait une chaleur épouvantable, il n'y a pas de place de parking, et c'est plein de monde, car il est 13 heures...

Certainement le fameux Philippe de Macédoine.

Cette fois, vous l'aurez bien compris, je prends les grands axes. La piste, ce fut grandiose. Mais c'est assez !

La M5, sur la route de Bitola est excellente, et ça roule parfaitement bien.

De tous les côtés, à l'horizon, des massifs montagneux.

En roulant...

Un lac de barrage dans le lointain, vers le nord. Car j'ai passé Bitola sans y entrer, et je suis désormais sur mon point le plus sud, pas très loin de la Bulgarie, pas loin de la Grèce non plus. Je roule vers l'ouest et le lac Ohrid, le grand lac de la Macédoine, déjà vu en 2010.

La route traverse quelques villages comme ici, mais surtout une très belle zone à la forte végétation méditerranéenne.

Comme ça, en fait !

Je trouve le camping. Minable. Et le gars me demande 25 euros. Un très grand malade....
Je vais jusqu'aux rives du lac Ohrid, je ne serai pas venu pour rien.

Le lac est immense, mais les aménagements touristiques sont déplorables, du grand n'importe quoi, comme dans beaucoup d'ex-pays de l'est ! Dommage, car il y a là un potentiel touristique énorme. Mais entre les hôtels délabrés, les routes incroyables, l'environnement humain affreux (déchets, saleté repoussante...), il y a de quoi faire fuir les touristes de l'ouest !

Je vais dans un hôtel à côté me renseigner sur la route que j'ai prévu de prendre : je redoute de tomber sur une nouvelle piste ! Mais Sofia et Antonio sont très sympas et me rassurent. Et à juste titre, car ils avaient raion, la route est ok.

Je repars donc vers le nord et mon point de départ, Skopje, mais en remontant par l'ouest.
La route jusqu'à Debar, environ 50 kilomètres, est pour ainsi dire quasiment neuve. Inespéré !

Elle longe un rivière grossie par un barrage, et c'est absolument fabuleusement beau !

La couleur vert-émeraude de l'eau est tout bonnement surréaliste !

Je n'en finis pas de l'admirer.

Et avec ça, une végétation luxuriante. Il faut dire qu'avec une telle météo !

Passé le barrage, la route longe une autre rivière, puis remonte à nouveau un autre lac de barrage.

Cette fois, les couleurs sont bien plus tournées vers le bleu.

Debar. Juste à côté de l'Albanie, car en fait, je longe la frontière albanaise, et il y a un point de passage juste à côté de Debar.

Le lac dans son ensemble, qui est très grand.

La ville de Debar le longe sur toute une rive.

Puis je poursuis ma route vers le nord.

Elle rentre dans une magnifique zone montagneuse. Quelle beauté !

Dommage, le jour tombe, et je ne m'attarde pas, car j'ai encore 150 bornes à faire, puisque j'ai totalement changé mon fusil d'épaule : j'ai décidé d'aller au camping que j'ai refusé hier soir à Skopje.

Un pêcheur macédonien voulait me faire plaisir et me prendre en photo...
Je trouve qu'il a fort bien pris Mygoo.

Après un long passage dans la pénombre, la route émerge à nouveau au soleil.

Soleil couchant. On arrive sur un nouveau grand lac de barrage.

Puis les kilomètres s'enchaînent, et je choisis de prendre l'autoroute. 4 péages !!!! Et deux avec lesquels ma carte n'a pas fonctionné. Du coup, comme ça klaxonnait derrière, les ^réposés m'ont laissé passer sans payer ! Hé hé hé...

Je prends cette photo en roulant depuis l'autoroute. Derrière ces montagnes se trouve le Kosovo....

J'arrive au camping de l'hôtel, mais en fait, je décide d'aller m'installer sur le parking de l'hôtel, un peu à l'écart. Il y a un orchestre qui joue, une fête locale, c'est bruyant, mais ça ne me gêne pas. Je suis sous un lampadaire, et ça me plai bien, la voiture sera bien visible, c'est mieux. Il fait encore plus chaud qu'hier soir, pas d'air frais cette fois. C'est dur dur. Et Internet ne fonctionne pas, il faut un mot de passe.... Vous n'aurez donc rien ce soir, mais le travail sera fait. Il est 23h30, j'ai terminé. Encore les sauvegardes à faire, et... dodo !

Si je peux, tant il fait chaud !

Bon, et leur musique, en fait... pas terrible ! Mais pour le prix, je ne vais pas me plaindre !

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