Europa2014 : 22 avril

Mardi 22 avril 2014 - 200 km - 348 photos (5597-3768)
Connemara, Galway, Burren et mal au dos...

Réveil tardif vers 7h15, démarrage à 8h15... Pas mal, hein ?! Ciel bizarre, pluie à venir, ou pas... Le vent était complètement tombé hier soir, il y en a un peu ce matin, mais pas de quoi fouetter un chat. Il fait plutôt doux, mais je suis tellement couvert...

Je ne vous ai pas raconté, hier soir. Un anglais motard de Cornouailles (environ 70 ans) m'a accueilli sur une portion du camping, et m'a dit d'aller de l'autre côté (plus plat), et de venir prendre le thé lorsque j'aurai monté la tente. Mais pour aller chez lui, il me fallait faire tout un détour (je n'avais pas envie de reprendre la moto), au moins 500 mètres. Et en plus, vous me connaissez, j'ai un rapport à faire pour mes participants. Alors, j'ai laissé tomber..

C'était sans compter sur le flegme et la patience anglaise. Je ne sais pas s'il a passé la nuit dehors à m'attendre (je rigole), mais dès que je mets le moteur en marche ce matin, je l'aperçois de l'autre côté qui me fait de grands gestes avec une tasse en mains. Non, je ne peux pas lui échapper (sourire). Il est venu avec le drapeau de son club, qui est comme celui des Eléphants en Allemagne (les motards sauront), et un autre en Irlande, dont le rassemblement s'est déroulé voici une quinzaine de jours. Evidemment, ça fait 47 ans qu'il fait le rassemblement des Cornouailles, et 42 ans celui d'Irlande ! Et si je vais dans leur club dimanche soir, je serai accueilli comme un roi, me dit-il. Et il m'offre généreusement l'insigne participatif 2014 de son club, le Dragon Rally Conwy Club. Il roule en Super Ténéré. En tout cas, Ken est extrêmement gentil et courtois, et intarissable sur son club. Il m'a montré des dizaines de photos sur son compact. Je serais bien resté à discuter plus longtemps, mais... le devoir m'appelle, et il l'a très bien compris.

Ah oui, dernier truc : je n'ai pas payé le camping ! Personne, pas de prix affiché, pas de boîte aux lettres. Ce n'était pas terrible (le moins bien depuis le départ), mais ça valait quand même 5 euros. Je n'aime pas partir comme ça, mais vu la somme en jeu, ce n'est pas bien méchant.

Bien que les montagnes ne semblent pas bien hautes, c'est bon de les voir sous cette perspective, ça donne une meilleure idée.
Ramassage de la tourbe.

Que dire ? Quel adjectif superlatif puis-je utiliser ? Hein, Hélène ? A part "extraordinaire" ?
Je dis ça parce que ma belle-fille se moque souvent de moi à ce niveau.
Mais je peux lui répondre facilement : je voyage toujours dans ce qui se fait de mieux dans chaque pays, je suis donc toujours dans l'au-delà du "beau"...

Je ne me lasse pas de tels paysages, montagnes, lacs, immensités sauvages, pas ou très peu de traces humaines.
La nature, brute.

Le soleil semble vouloir pointer le bout de son nez.

Mais ces nuages noirs donnent un aspect lugubre que j'adore et qui me fait frissonner.
En fait, ça me fait sentir, ou plus exactement pressentir, de ce que Dame Nature pourrait bien faire si elle se fâchait.

Idyllique !

Evidemment, je suis dans un voyage moto, seule compte la route.
Mais je ne vous cache pas que j'aimerais énormément pouvoir aller quelques jours à pied là-haut, ce doit être fantastique.

Si je vis assez longtemps, je ferai tout pour vivre ça au moins une fois dans ma vie.
Oui, enfin, si c'est plusieurs fois, je prends aussi !

Puis le paysage se calme, et plus je m'approche de la mer, plus je m'éloigne des montagnes.

Je ferais bien un tableau d'après cette photo. Le coup d'oeil en réel était si poignant que je suis resté un petit moment à le contempler.

Je vous le disais bien : ça se calme.
Par contre, au niveau des routes, c'est toujours la danse.

Non non, ce n'est pas un lac, mais le bord de mer, façon un peu bretonnante, je trouve.

Au loin, les montagnes du Connemara.

Et les tas de tourbe extraits de la terre... Ici, peu avant Carna.

Ah, ok, ils ont un panneau pour ça... Pour le Trampoline dont je vous parlais hier.
Là, par contre, ça m'use. Les vagues ont différentes hauteurs, et différentes fréquences, il est donc impossible de se choisir une bonne vitesse.

Cette zone autour de Carna ressemble à une certaine "pampa".. Nombreux petits lacs comme celui-ci.

Kilkieran Bay. Là, je me dirigeais vers une plage. Rencontre inattendue avec la vierge Marie, extrêmement populaire en Irlande.

Au fait, pendant que j'y pense, et concernant le chapître de l'Irlande et des deux Irlande. Merci à Julien, qui, bien que placé au fond de la classe, suit très bien le prof', et le corrige quand il se trompe. Bien vu. L'Ulster, c'est l'Irlande du nord, celle qui fait partie du Royaume-Uni, contrairement à ce que j'écrivais dernièrement. Et la République d'Irlande, dans laquelle nous nous baladons en ce moment, c'est l'Eire. Voili voilou, et bravo Julien. Pour les autres, je ne sais pas trop quoi dire...

Serparti avait envie de se mouiller les pieds, j'ai dit "non". En compensation, je lui ai permis de rouler sur le sable, pour adoucir ses petons, vu ce qu'ils se prennent dans la gomme le reste du temps, les pauvres !

Deuxième fois. Dernière fois, faut pas non plus exagérer !

Pour Julien, qui a la même à la maison...

Je me suis arrêté dans un bar. Je me suis fait servir une assiétée de frites (oui, je sais, pas très original, mais il y avait un vieil iralandais avec une grosse moustache au bar qui mangeait ça lui aussi, et ça m'a fait envie), le tout accompagné d'une -petite_ guiness. Hum, délicieux. A tout hasard, je demande à la jeune fille si elle a le WiFi, n'y comptant pas du tout, et... YES ! Alors, WiFi plus électricité me permettent de vous envoyer la journée d'hier !

Cette région autour de Gartmore est bien rocailleuse, et jemande parfois qui est le vainqueur : la terre ou le caillou ?
Bon, OK, la terre est gagnante pour le moment, mais c'est impressionnant.

Le ciel se perd de nouveau dans l'espace, et tout reprend un aspect lugubre, et beau en même temps.

Seul dans la lande, ici au zoom maximum, il me faisait pitié, le pauvre.

Arrivée sur la R336. Plus rien n'est écrit en anglais, et si tu ne comprends pas, tu es mal.
Car même les villes ont un nom différent !
Heureusement, j'ai monsieur Garmin avec moi. Je vais à gauche. Gaillimh, c'est Galway.

J'étais déjà passé ici en 2008. Je n'avais pas été très emballé. Mais aujourd'hui, j'ai carrément été "désemballé".
Paysage : rien d'excitant. Plat, cailloux, triste comme tout.
Route : affreuse, défoncée, dos d'ânes continus, trous... Aucun répit, et avec ça, limitation à 60 presque tout du long, parfois 50.
Vraiment pénible de chez pénible, avec en plus une traversée de Galway longue et ennuyeuse, c'est minable.
Sans compter un ciel gris-blanc et triste à mourrir, dans un tel environnement.

Je regrette, je dis rarement ça, mais cette portion a été un calvaire, d'autant plus que mon mal de dos prend une proportion importante. Je pense que les secousses continues y sont pour quelque chose, enfin, je l'espère, parce que sinon, c'est Serparti qui m'esquinte. Mais je ne crois pas que ce soit elle !

Kinvarra, au sud de Galway, enfin derrière moi.

A la sortie de Kinvarra, la trace préparée s'arrête net. Plus rien.
Quoi ? Aurais-je déjà passé la totalité des traces enregistrées sur le GPS ?

Je m'arrête ici, et, comme vous le voyez, je déballe le PC sur le muret. Eh oui, terminé. Il me faut préparer le tronçon suivant ! Heureusement, j'ai eu la riche idée de télécharger un lecteur de fichiers textes sophistiqué et rapide il y a quelques jours, car avec le bloc-notes de Windows, j'y serais encore. En effet, je dois prendre le fichier GPX de la totalité du voyage (il est énorme), et en extraire la substantifique moelle, à savoir la portion de route sur laquelle je me trouve, puisque monsieur Garmin est incapable de prendre la trace entière... Et ma foi, je me dévrouille plutôt bien, puisque 15 minutes plus tard, je roulais de nouveau. Yessssssssssss..........!!!!

Arrivée dans le Parc National des Burren. J'avais adoré en 2008, je voulais vous le faire découvrir. Sachez cependant que la R477 qui longe le littoral est également très belle. En fouillant sur mon site, vous devriez trouver tout ça. Saisissez "Burren" dans la zone de reccherche en haut à droite, ou "Galway". Bref, la pluie se met à tomber alors que j'arrive dans le parc.

DDes centaines de km2 de pierres recouvrent les terres, c'est passionnant. Attention, si vous vous décidez à aller y marcher, c'est extrêmement dangereux. Il suffit d'un seul faux-pas pour se tordre -dans le meilleur des cas- une cheville, ou carrément se briser les os des jambes.

A perte de vue. Si vous avez le temps, si je l'avais, je partirais marcher quelques heures dans ce no man's land assez extraordinaire.

Et regardez oùvous mettez les pieds...

Evidemment, pour faire des murets de pierre, là, pour le coup, c'est plutôt facile, en ce qui concerne les matériaux !

L'exemple typique pour vous montrer à quel point j'aime la route. Car sans elle, comment voudriez-vous traverser un tel champ de rocaille ?
Par contre, là encore, les routins sont totalement défoncés, et mon mal de dos atteint des proportions qui vont m'obliger à mettre fin à l'étape.
Je recherche le camping le plus proche sur ma base de données : Coroffin camping, à moins de dix kilomètres.

OK, je prends.

Dernier regard sur cette terre désolée, mais fantastique, et que j'adore.

Non non, ce n'est pas l'allée menant au château.
C'est tout simplement ma route, qui se transforme plusieurs fois de cette façon dans les Burren.

C'est beau.

Une vieille tour datant de plusieurs siècles.
Mon dieu, je n'aurais pas aimé vivre dans un tel château !

Camping de Corrofin, à...Corrofin..

Je le reconnais immédiatement. J'y ai passé deux nuits en 2008, tellement j'avais apprécié !

Dix euros, même prix qu'en 2008 !
Si je devais noter ce camping sur 20, je lui donnerais 18. C'est idéalement le genre de camping que j'aimerais avoir.
Cuisine ouverte toute la nuit, table, chaise, bouilloire, gaz, WiFi à volonté dans le prix, prise de courant, douches et toilettes chaudes.
D'ailleurs, pour mon dos, je me suis offert une quinzaine de minutes sous eau très chaude, délicieux.

Bon, eh bien voilà.

En espérant que ce mal de dos se résorbe, sinon, je me verrais dans l'obligation de prendre une journée de repos.

Bisous à tous. A demain, si vous le voulez bien.

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