Europa2014 : 22 juin

Voyage Europa 2014
Dimanche 22 juin 2014 - J083 - 291 km - 378 photos (21.317-18.277)
Tallinn. Puis au milieu de nulle part....

Réveil vers 7h15, heure estonienne correspondant à celle de la Finlande. Une heure d'écart avec la Russie Départ vers 9h30, après une longue discussion avec la jeune et jolie jeune femme de la réception, qui m'a invité à prendre un café alors que je partais. Quel merveilleux camping !

Et les cyclotouristes russes, juste avant leur départ.

La Baltique en arrière-plan, peu après avoir quitté le camping. Ici, la route surplombe la mer, la falaise est imposante et très raide !

Des prés, des arbres, de petites maisons disséminées.

Tiens, mais voici une écossaise complètement perdue en Estonie.

Sur cette photo, on imagine aisément à quel point la falaise est abrupte.

J'aime beaucoup cette nature exhubérante.

Détail... Pour bien apprécier, il faudrait aller marcher, mais ce n'est pas le but de ce voyage.

Bien entendu, la forêt n'est jamais très loin !

Le bois est un matériau fort usité en Estonie.

Entrée dans le Parc National de Lahemaa. Là encore, il faudrait aller marcher au coeur de ce parc pour en apprécier sa beauté.
Malheureusement, la pluie commence à tomber, tout doucement, sous forme de bruine discontinue, mais désagréable.

Autre vue de la Mer Baltique. Quel calme !

Enormément de toits sont en tôle ondulée.

Un joli moulin bien restauré.

Dame cigogne est occupée avec sa progéniture.

Non non, ce n'est pas un lac, mais bien la Baltique, là aussi. J'ai rencontré ici un groupe de jeunes finlandais qui trainaient sur la plage, et donnaient l'impression de mortellement s'ennuyer. Nous avons discuté un peu, et ils ont pris des photos de la bulle de madame Serparti -qui ne savait plus où se mettre-, avant de m'inviter à prendre un petit-déjeûner ! Sympa, non ? J'ai décliné, faute de temps.

Maison typique, mais plus rare : je pense que les maisons de ce style sont des maisons bourgeoises.

Le parc est magnifique, seule la pluie gâche un peu l'ensemble.

Plage de Vösu.

Dans les rues de Vösu.

Puis je quitte le parc et prends la direction de ... non, pas de Stockholm, mais de Tallinn.
La pluie augmente très sérieusement, je me prends de très belles saucées !

A Tallinn, je demande à Titi (le GPS) de me conduire au pied de la cathédrale. Ce qu'il fait, comme d'habitude. Lui, vraiment, je ne le regrette pas ! Aucun stationnement autorisé ici, je vois une voiture de police faire sa ronde, mais Serparti trouve juste un passage pour se poser sur un trottoir. Là, une vendeuse de noisettes grillées. J'ai faim, je regarde ma montre : 13h40, c'est normal. J'ai acheté un paquet de chips hier à la frontière russe, pour me débarasser de mes derniers roubles. Comme il pleut, c'est le bon moment de le sortir. Je le mange devant le stand de la jeune fille, qui parle fort bien l'anglais, et avec laquelle je discute le temps d'avaler une bonne moitié du sac. Ses affaires ne sont pas très bonnes, à cause du mauvais temps !

La pluie diminue, je pars visiter la ville. Je laisse le sac contenant l'ordinateur sur la moto, puisqu'elle se trouve à côté de la vendeuse. La cathédrale se trouve dans l'enceinte des murailles entourant une partie de la vieille ville. Je descends vers la place centrale. Il faut faire très attention, la pluie rendant les pavés glissants bien comme il faut pour se casser la margoulette.

Les panneaux touristiques à Tallinn.

En descendant vers Raekoja Plats.

La voici.

Elle est superbe.

J'apprécie le fait que les commerces soient maintenus sur le pourtour, permettant de dégager le centre de la place.

Tout le monde se balade avec l'équipement de circonstance : parapluie ou même poncho.
Pour ma part, avec la tenue de moto, je ne risque rien !

Quelques vues autour de la place.

Cette photo représente presque un des côtés du rectangle de la place.
Derrière moi...

Le magnifique hôtel de ville, datant des toutes premières années du 15ème siècle.

Au fond à gauche, au début des parasols, la rue par laquelle je suis arrivé sur la place.

Zoom sur une devanture, dans l'impasse conduise à...

Suurgildi Plats.

On aperçoit l'Hôtel de Ville

Toujours sur la Suurgildi Plats.

Je m'engage dans la Pikk, qui signifie "longue" : c'est en effet la plus longue rue de Tallinn. Vue arrière vers la place Suurgildi.

Belles façades... et quelques zooms. Je vous laisse admirer comme moi.
Je faisais très attention pour prendre les photos, à cause des gouttes d'eau, mais il m'a bien fallu essuyer plusieurs fois l'objectif quand même !

Mon style préféré, qui me fait un peu penser au style flamand.

Oups, désolé, presque la même !

Ambassade de Suède.

Vue arrière sur Pikk.

Pikk se poursuit à gauche.

Ici à droite, c'est Olevimägi.

Toujours sur Pikk. J'ai fait demi-tour ici.

Pourprendre la Hobusepea, puis la Lai (la rue la plus large).

Puis la Suur-Kloostri. Vue arrière sur Lai, depuis Suur-Klostri.

Et me revoici au pied des remparts.

A l'angle de Suur-Kloostri et de Gümnasiumi Kooli.

Du même endroit, mais vers le fond de Gümnasiumi Kooli.

Toujours sur Suur-Klostrii, je viens de passer sous le porche : vue arrière.

Et j'arrive au pied de la colline Toompea, sur laquelle se trouve la cathédrale et... Serparti. J'entendsalors des appels venant du haut. Instinctivement, je lève la tête, alors que je sais bien que personne ne peut m'appeler, vu que je suis seul ! Des gens, de là-haut, semblent me faire de grands signes, alors forcément, ne me sentant pas concerné, je regarde autour de moi, pensant trouver quelqu'un en train de répondre. mais que nenni ! Je suis seul, c'est pour moi. Et... je saisis quelques mots, et je comprends : les allemands, arrivés hier soir au camping, ceux qui étaient à St Pétersbourg, et en Finlande.... Ils sont là. A croire qu'ils m'ont collé un récepteur GPS...

En hommage à Boris Yeltsin, stèle fixée au pied de la muraille.

Allez, il faut grimper, maintenant !

Arroivée au sommet.

On voit la Baltique au fond, et les gros navires à l'ancre, au port.

Je cherche maintenant la cathédrale.

Regardez, ou plutôt lisez, la devise de l'ambassade des Pays-Bas !

Un peu perdu dans ce dédale, je demande à un couple. Très gentils, ils regardent sur leur carte, on trouve ensemble, je suis en fait tout près. On discute un peu, je leur demande d'où ils sont... "Nous sommes du Kansas, en plein milieu des USA. Nous sommes sur un bateau en croisière en Europe. Demain, nous allons à Saint-Pétersbourg". Je reste discuter avec eux un bon quart d'heure, c'était fort intéressant.

Chambre de Commerce d'Estonie.

Ah, la voilà, la cathédrale....

Son nom : cathédrale Alexandre Nevsky.

Ci-dessus et après : les bâtiments autour de la cathédrale.

Le Parlement d'Estonie.

Et la cathédrale Nevsky.

Et voilà ma petite visite du centre historique de Tallinn.

Je reprends mon paquet de chips, et vais le terminer en allant discuter avec ma petite vendeuse. Une de ses copines arrive, qui s'immisce dans la conversation. La pluie se remet à tomber au cour de la discussion. Il est temps que je parte.

Direction : le sud-est.Le ciel a l'air plus clair par là-bas. Et effectivement, la pluie, redevenue violente pour la sortie de la ville, se met à diminuer. J'étais à environ une vingtaine de km de Tallinn lorsque j'aperçois soudain un gros animal dans les champs sur le côté gauche de la route : un énorme élan, majestueux, magnifique, qui se met à courir, comme affolé. Je m'arrête, mais il va trop vite, et disparait dans les bois, avec sa démarche si gracieuse et inimitable !

Après cet intermède, la pluie reprend, de plus en plus serrée. Le ciel perd sa couleur, devient uniforme. La pluie fait de même : elle est désormais battante, et ne me laisse plus aucun répit. Je sens le froid me pénétrer. J'ai lancé Titi sur un terrain de camping : il y en a très peu dans ma direction, pour ne pas dire pratiquement pas. J'en vois un à une soixantaine de bornes, pas question de faire plus, je fonce.

En m'approchant, je constate que ça sent le mauvais plan. Aucun panneau. Ah, si, une caravane. Je ne le sens pas du tout. C'est dans un tout petit village. Esna. Complètement perdu. Voilà, je suis arrivé. Il y a là une grande et vieille maison, et pas mal de voitures. Mais pas un chat. Sans doute une réunion de pêcheurs. Mais pas de camping, ni de réception. Je descends quand même. Imaginez le tableau : il fait sombre, il pleut à verse, je dégouline de partout... Je fais le tour de la maison, j'allais partir quand... je vois des enfants en train de jouer sous une sorte de préau. Je m'avance, il y a du monde, des gens en train de boire et manger; je m'approche, demande si quelqu'un parle angais....

Un homme s'avance, souriant, un verre à la main, et me dit : "oui, mais il est fermé. Vous êtes ici au milieu de nulle part. Bienvenue en Estonie. Avancez à l'abri, prenez un verre, mangez quelque chose, il y a de la place pour vous ici." Voilà, grosso-modo, les paroles de bienvenue. Tout le monde sourit et vient me serrer la main en me souhaitant la bienvenue. C'est absolument incroyable. Dehors, il pleut, il fait froid, j'étais seul et loin de tout, et, en une minute, je suis à l'abri, au milieu de gens très accueillants, au chaud. Je reçois un verre de cidre -après être allé couper le moteur de Serparti, qui ronronnait tout seul sous la pluie- , et Martin, le maître de maison, m'explique : "en Estonie, le 21 juin, c'est la fête de l'été. Et il se trouve aussi que c'est mon anniversaire. Et en plus, en Estonie, les 23 et 24 juin sont fériés. Alors mes amis sont venus fêter mon anniversaire, ont apporté de quoi boire et manger. Il y a ici de quoi loger plein de monde, la maison est très grande. Alors voilà, il y a ici tout ce qu'il vous faut !".

Petit à petit, je fais leur connaissance. Il y a là Martin et sa femme Liliane, dont les parents sont russes. Ils sont de Tallinn, où ils ont une boutique d'objets d'artisanat. Mais les loyers sont très élevés, et ils ont trouvé cette immense maison pour trois fois rien, et sont venus aménager ici, "au milieu de nulle part", comme dit Martin en éclatant de rire. il y a Nils et sa femme, qui habitent à 150 km d'ici. il y a Mitchel et Aija (russe par sa mère, diplômée d'allemand, parlant plusieurs langues), qui habitent Tallinn, mais sont en vancances. Il y a Jaan et Eita (qui élèvent et fabriquent du fromage de chèvre, et sont allés faire deux stages intensifs en France dans le Jura et en provence pour apprendre), qui habitent dans le village. Il y a.... J'ai oublié, car ils sont partis plus tard dans la soirée.

Et je me suis retrouvé à table avec eux, on m'a servi un délicieux repas bien chaud, suivi de café, de vin, accompagné de nombreuses discussions passionnantes, et toujours très amicales. J'ai appris qu'il y a ici énormément de vie animale sauvage, presque invisible, car les lieux sont quasi impénétrables, zones de marécages... Il y a des centaines de sangliers (les plus dangereux), des élans, des lynx, des ours, des loups....

Je me suis couché tard, et heureux d'être ici, bien à l'abri dans un bon lit, et dans lequel j'ai dormi comme un bébé!

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