Europa2014 : 22 octobre

Voyage Europa 2014
Mercredi 22 octobre 2014 - J099 - 20 km - 703 photos (26.653-40.396/50.50.876-62.364)
20 bornes et 700 photos.... Moins je vais vite, et plus je photographie. Je suis malade !

Me suis réveillé plusieurs fois cette nuit. J'ai dormi dans cette petite rue tranquille sur laquelle j'avais posé Mygoo, tout près de la place centrale. Tout le monde la nomme "la squadra", ici. C'est le centre de Santa Teresa. Donc, assez mal dormi. A cause du vent. Parce que, en fait, avec ces histoires de bateau, j'ai complètement oublié de vous dire qu'hier, le vent s'est levé et a forci au fur et à mesure de l'avancée de la journée pour, hier soir, être assez violent, du moins certaines rafales. D'ailleurs, je vous avoue que la traversée en bateau m'inquiétait un peu.

Mais cette nuit, Mygoo a été balancée très sérieusement, et moi avec. J'avais l'impression d'être sur l'eau, en fait. Et il y avait de gros craquements, de façon irrégulière, qui m'inquiétaient. Provenant de l'extérieur, hein, pas de Mygoo. Connaissant assez bien le vent (sur la côte atlantique.....), je n'aime pas trop ce genre de bruit lorsque le vent souffle, car en général, ça s'aggrave. J'ai pensé à des volets qui commençaient à se désolidariser de leurs gonds, au-dessus de Mygoo. Bref, il fait nuit, mais je décide de partir. Il est 6h20. Heureusement. ! En fait, le bruit provenait d'une vitrine complètement tombée sur la route, et de sa charpente qui ondulait sur le sol. Pas moyen de passer, avec tout ce verre sur la chaussée, que je vois bien dans mes phares. Et je suis en sens unique : donc, marche arrière obligatoire ! En traversant la ville, je vois qu'il y a quelques dégâts de ci de là.

De toute façon, je comptais bien lever le pied de bonne heure, puisque j'avais en tête d'aller à l'embarquement de 7h30 voir si je ne pouvais pas , par hasard, avoir une place. On ne sait jamais, avec les italiens. Et j'ai bien fait !

Ah, ces italiens, franchement, qu'ils soient sardes, siciliens, napolitains ou romains, ils ont quand même un truc en commun : l'art de l'inorganisation, l'art de rendre compliqué ce qui ne l'est pas (et inversement... vu la nuit sur le ferry dans Mygoo !). Bref. J'arrive, le guichet est fermé, mais allumé, on voit un gars derrière en train de bosser. Deux gars attendent. je me mets derrière, pensant que d'autres allaient sûrement venir, et peu désireux de laisser mon tour. Il fait lourd, car le vent est fort, mais doux, presque chaud, incroyable !

Le guichet s'ouvre, et un autre employé vient mettre une pancarte qui dit (en 3 langues, dont le français) : tous les départs sont annulés aujourd'hui pour cause de tempête ! Je ne suis pas étonné, mais ça ne va pas arranger mon problème, ça !

Vient mon tour. Buongiorno. Eh oui, je m'adapte ! Puis, aussitôt derrière, "do you speak english"... Réponse : "a little bit..." avec un sourire, en réponse au mien. Bon, au moins, il est sympa. Il me confirme : aucun départ aujourd'hui. Quand voulez-vous partir ? Demain matin. OK, à 7h30 ? Oui. Mais... j'ai déjà un billet pour vendredi matin, si vous pouviez me le changer.... Je lui donne mon document. Il va sur l'autre ordinateur avec, ça dure un moment..... J'oscille entre espoir et... J'entends l'imprimante grésiller..... Et... YEESSSSSSS, je reçois un nouveau billet, départ DEMAIN MATIN à 7h30. Et il me parle en français, super gentil.

Que pensez-vous de tout ça ? Hier, mardi après-midi, pas de place avant vendredi matin. Aujourd'hui, mercredi matin avec annulation de tous les bateaux du jour, je reçois un billet départ demain matin !

Sont fous ces romains, disait mon pote le gaulois.... Je "plussoie", sont fous ces italiens.

Mais je les aime bien ! Ils sont inimitables, ils sont uniques !

Dommage qu'ils aient perdu leur Empire ! Mais avec une telle gestion, faut pas trop s'étonner non plus....

Ah, ces italiens, franchement, qu'ils soient sardes, siciliens, napolitains ou romains, ils ont quand même un truc en commun : l'art de l'inorganisation, l'art de rendre compliqué ce qui ne l'est pas (et inversement... vu la nuit sur le ferry dans Mygoo !). Bref. J'arrive, le guichet est fermé, mais allumé, on voit un gars derrière en train de bosser. Deux gars attendent. je me mets derrière, pensant que d'autres allaient sûrement venir, et peu désireux de laisser mon tour. Il fait lourd, car le vent est fort, mais doux, presque chaud, incroyable !

Le guichet s'ouvre, et un autre employé vient mettre une pancarte qui dit (en 3 langues, dont le français) : tous les départs sont annulés aujourd'hui pour cause de tempête ! Je ne suis pas étonné, mais ça ne va pas arranger mon problème, ça !

Vient mon tour. Buongiorno. Eh oui, je m'adapte ! Puis, aussitôt derrière, "do you speak english"... Réponse : "a little bit..." avec un sourire, en réponse au mien. Bon, au moins, il est sympa. Il me confirme : aucun départ aujourd'hui. Quand voulez-vous partir ? Demain matin. OK, à 7h30 ? Oui. Mais... j'ai déjà un billet pour vendredi matin, si vous pouviez me le changer.... Je lui donne mon document. Il va sur l'autre ordinateur avec, ça dure un moment..... J'oscille entre espoir et... J'entends l'imprimante grésiller..... Et... YEESSSSSSS, je reçois un nouveau billet, départ DEMAIN MATIN à 7h30. Et il me parle en français, super gentil.

Que pensez-vous de tout ça ? Hier, mardi après-midi, pas de place avant vendredi matin. Aujourd'hui, mercredi matin avec annulation de tous les bateaux du jour, je reçois un billet départ demain matin !

Sont fous ces romains, disait mon pote le gaulois.... Je "plussoie", sont fous ces italiens.

Mais je les aime bien ! Ils sont inimitables, ils sont uniques !

Dommage qu'ils aient perdu leur Empire ! Mais avec une telle gestion, faut pas trop s'étonner non plus....

 

Entretemps, le jour se lève. Je regarde la carte de Titi, je vois une presqu'île juste à côté, Capo Testa.
Parfait pour passer la journée, ça.

7h34, vous voyez, il fait à peine jour !

Je suis tout au bout de la route. Il y a de la place. Je prends ici mon petit déj' à l'intérieur (trop de vent dehors), puis je m'allonge pour un petit somme, avec musique. C'est le bonheur, je suis heureux, car les choses se sont arrangées, et je n'ai qu'une journée à attendre, ça me va bien. Trois jours seulement pour la Corse, ça m'ennuyait beaucoup.

9h30. Ah, il y a de la belle lumière, maintenant. J'avais vu qu'il y avait des sentiers qui partaient dans les rochers. le coupe-vent, appareil-photo, batteries de rechange, et c'est parti.

Ouah, ça secoue grave, mais c'est beau, j'adore.

En fait, sans le savoir, je me trouve sur une fantastique zone archéologique. De nombreux animaux des époques préhistoriques ont été statufiés.
Ici, un pingouin et son petit, tous deux de l'ère -24 de la première époque.

Là, un couple de chèvre de fin octobre 2014.

Au loin, en contre-jour.

Le phare du bout de la Sardaigne.

Ici, une tête de Tricératops, pas celui qu'on connaît, mais son ancêtre de l'ére -26.
Juste devant, Dark Vador avait laissé une trace de son passage sur cette planète.

Je ne parviens pas à déterminer le nom de cet animal.

La marche sur ces vestiges est délicate, mais passionnante. Pour tout vous dire, je prends mon pied !

Des écailles, mais de quoi ?

Une molaire avariée, ça c'est sûr. Mais de quel dinosaure ? Un ancêtre de diplodocus, je pense.

Là, c'est extrêmement facile. C'est un gros crabe de rocher de l'ère -17,5. On le connaissait déjà.
Ses deux yeux ont parfaitement été saisis, c'est incroyable.

La Méditerranée bouge, j'aime bien ça.

Une petite partie du champ de vestiges.

Je grimpe, et je grimpe, et j'atteins le sommet du rocher le plus élevé. Superbe !

Par contre, j'ai oublié un sacré détail : les embruns ! Pourtant, je suis habitué.
Bref, mes lunettes sont couvertes de gouttelettes d'eau salée, l'objectif en a pris. Les boules.

On ne pensait pas qu'il pouvait y avoir eu de grande poules comme ça à ces époques reculées. Mais si !
Les omelettes devaient être énormes, de quoi nourrir toute la tribu avec deux oeufs.

Mais il n'y avait encore pas d'humains.... Dommage !

C'est là-haut que j'étais.

Etape suivante....

Ce gros poisson des récifs a été saisi de façon spectaculaire.
A cette époque, il vivait moitié dans l'eau, moitié dehors, ce que l'on a découvert grâce à ce site exceptionnel.

Là, je pense qu'il s'agissait d'un groupe de volatiles marchant sur la grève les uns derrière les autres quand ils ont été frappés de face.
Mais par quoi ? ce qui est clair, c'est la violence du choc !

Une oreille, c'est sûr et certain, mais de quoi ?

Je discute avec un couple d'allemands venus en avion passer trois jours. Elle me donne un cleanex pour mes lunettes, quel bonheur, je revis ! Ils étaient dans les gorges du Verdon au mois de septembre, et ont beaucoup aimé. J'avais compris Verdun, au départ. Comme elle disait que c'était beau, je lui répondais "heu, ça dépend des goûts...". A une allemande, en plus... Du coup, elle a compris, et rectifié, avec ce fort accent allemand. Ferdoin....

Comme vous voyez, ça brasse dur, en bas, beaucoup de oeufs en neige, pour ce midi !

Le rocher le plus élevé, encore.... Il y a des marches taillées dans le roc, sur la partie sommitale. Très facile.

Sur la droite, une tête un peu comme sur l'île de Pâques. Les premiers hommes débarqués ici ?

Au loin, ma prochaine étape : Bonifacio, sur la terre de Corse.
J'allais dire "terre de France", mais je me méfie, pas envie qu'ils fassent péter Mygoo.

Donc Bonifacio, si près et si loin à la fois. Demain matin, j'espère !

On pense qu'il s'agit d'osselets d'une espèce extra-galactique qui serait passée ici, obligée de rester quelques jours pour réparer leur vaisseau.
Pour passer le temps, ils jouaient donc avec ces osselets de pierre qu'ils ont fabriqué ici, avec des vestiges d'animaux.
Pff, aucun respect pour nos sites !

Puis je reprends la route....

Quelques centaines de mètres plus loin....

C'est clair qu'ajourd'hui, pour voir des eaux transparentes....

Dommage, les amis, vous n'en verrez plus de Sardaigne de ma part.
Enfin, normalement....

Mais comme c'est beau, avec des vagues !

Une autre plage sur la presqu'île, qui est splendide.

Quand la mer se fâche, elle rassemble les déchets humains. Plus qu'à ramasser. Merci, Dame Nature, pour ce boulot.

Vous voyez, je m'arrête pour marcher un peu, et tout de suite, une vingtaine de péloches de 36 !!!!

Contre-jour sur cette côte acérée.

Pour finir, il faut que Titi me fasse passer par là pour rentrer !
Le pire, c'est que ce matin, il m'y a fait passer de nuit..... Ah, incorrigible, celui-là.

Voilà, les amis. 19h20. Envoi des fichiers. Sauvegardes. Recherche d'un coin sympa pour dormir (pas possible où je suis).

Repas composé de pain sarde acheté tout-à-l'heure. J'aime les pains, on verra ce que ça donne. J'ai mangé un pain sicilien qui était délicieux !

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