Europa2014 : 24 septembre

Voyage Europa 2014
Mercredi 24 septembre 2014 - J071 - 217 km - 652 photos (21.100-24.358/45.323-46.326)
Toujours aussi beau, malgré le retour d'une météo très moyenne.

Départ vers 7h15. Après....

... avoir gratté la vitrine ! C'est clair, la température est descendue sous zéro pendant la nuit. C'est bien de ma faute aussi, et je ferai désormais attention à ça : je suis ici à 1.700 mètres d'altitude, ceci explique un peu celà. Ce que vous voyez, autour du support GPS, c'est une casquette que j'avais mise hier pour protéger Titi, car ça chauffe dur à travers le pare-brise. Enfin, dans la journée....

Il fait beau, et je m'attends à une journée sensationnelle. Je passe le col de la Madeleine sans m'en apercevoir, sauf lorsque je vois la pancarte. Tout simplement parce que je descends d'un col beaucoup plus élevé...

A Lanslevillard, je prends la route du col du Mont Cenis. Et que vois-je ? C'est complètement couvert, là-haut, vers l'Italie. Jamais je n'ai eu beau temps sur ce col ! Etonnant, non ?

En face, les glaciers du massif de la Vanoise, de l'autre côté de la vallée de la Maurienne que je vais suivre tout-à-l'heure.

Arrivée au col (2.083 m) dans le brouillard. Et voici le lac du Mont Cenis.

Mon copain motard Michele, de Torino, me dit de prendre la petite route qui va vers l'autre côté du lac. Il connait toutes les Alpes par coeur. Il me dit : "on dirait l'Ecosse". Et... il a raison, c'est absolument incroyable. J'ai été téléporté en Ecosse en 5 minutes.

La route est très étroite, et ne fait que 5 km. Ensuite, elle devient piste, je la poursuis un peu, mais suis arrêté par des trous d'eau que je pouvais passer, mais j'ai préféré faire demi-tour.

Vue arrière.

Beauté incroyable, rendue encore plus magique par la présence des nappes de brouillard.

Il ne s'agit ici que d'un tout petit bout du lac.

Plus loin, il y a quelques fermes complètement isolées. Je ne voudrais certes pas habiter ici, mais le paysage fait partie de ceux que j'aime.

Retour vers la route principale. Le col est à gauche, et l'Italie à droite.
Merci, Michele, pour cet excellent tuyau, ça valait son pesant d'or. J'ai même fait mon café exactement à cet endroit, il y avait juste une place.
C'était féérique.

Je viens juste de repasser le col dans l'autre sens, et je retrouve, avec joie, le ciel bleu.

Pendant la descente. Ce col n'est pas dans mes préférés, loin de là, car il n'offre aucune sensation ou presque au niveau de la route, large et facile. Par contre, il traverse une forêt magnifique. Et là-haut, il y a le lac, qui est un grand lac.

Le village de Sollières. A part ces toits de lauzes, que j'aime beaucoup, les maisons ne sont pas très jolies, car sans décoration. Il y a quelques fleurs, c'est sympa, mais ça manque globalement de couleurs. Surtout quand on vient de Suisse et d'Autriche ! De plus, la vallée de la Maurienne est une vallée que je n'aime pas. Mais je la prends toujours, car elle me permet d'atteindre les grands cols que j'aime.

Ce passage me fait mentir : il est très joli.

Quelques forts et un beau ravin peu avant Modane.

Saint-Martin d'Arc, juste à côté de St Michel de Maurienne. Je viens de quitter la vallée, et c'est le début de la très belle ascension du Col du Télégraphe, que j'avais absolument adorée avec ma Transalp en 2009. C'est le col dans lequel j'avais le plus pris mon pied en moto.

Les forêts sont splendides au cours de la montée.

Je suis en admiration continuelle devant les couleurs des arbres.

Après le col, la route passe en corniche très haute.

La vue vers Valloire.

A la sortie de Valloire, j'attaque la fantastique route du Galibier.

Si vous voulez voir ce que l'érosion peut faire à certaines montagnes, allez là-bas !

A chaque fois, ces montagnes me laissent pantois d'admiration devant le travail de Dame Nature.

Les pentes de pierres sont d'une très grande beauté... lunaire, dirais-je !

Ces pentes sont immenses.

Ici, au zoom.

Vue sur la route que je viens de passer. De gauche à droite, hein. Pas celle d'en face, que je n'ai encore jamais faite (il faut en garder pour plus tard...).

Zoom sur cette route que je n'ai jamais faite, justement ! Elle va vers le col de la Paré.

Autre vue arrière un peu plus loin. On voit les premiers lacets.

Du même endroit, mais vue vers l'avant, bien entendu.

Plus je monte et plus c'est couvert. J'arrive au col du Galibier (2.646 m) dans le brouillard, la pluie, et même... quelques flocons de neige sont passés ! Il fait un froid glacial. Un motard fait une mauvaise manoeuvre et tombe. Ses potes le relèvent, rien de mal. Ils ont juste passé une vingtaine de minutes pour rafistoler les valises et le rétroviseur, dans le vent. Je ne les enviais pas... J'ai mangé ici (au col, hein, pas à l'endroit de cette photo) mon sandwich.

Descente vers.... le col du Lautaret (2.052 m). Encore un col que je n'ai pas l'impression de passer, vu que je ne le "grimpe pas". Pourtant, il est très beau à monter, en venant de La Grave. A voir ici, c'était en 2011, mon premier voyage avec Mygoo....

Je ne vous fais pas le massif des Ecrins, un de mes massifs préférés. Je poursuis vers le sud, en longeant grosso-modo l'Italie.
Ouf, je sors des nuages, qui étaient plus haut.

Sur la route de Briançon.

Après Briançon, j'attaque la route de l'incroyable col de l'Izoard.

La première partie est assez difficile, très viroleuse, jusqu'à Cervières. C'est à partir de là que l'on attaque vraiment le col.

Très facile, virages très bien dessinnés. Peu de paysages, car on traverse une forêt. Mais elle est splendide.

Là, peu avant le refuge Napoléon, on commence à voir les sommets apparaître.

Après les paysages lunaires du Galibier, bienvenue dans les paysages martiens de l'Izoard.

Je suis époustouflé à chaque fois que je passe ce col.

Il faudra bien qu'un jour, enfin, je vienne randonner dans ces montagnes qui me font tant vibrer !

Là, c'est au col.
Je discute avec deux motards qui se font une belle virée de trois jours. Des gros rouleurs : entre 400 et 500 bornes de montagne quotidiennement !

Début de la descente.

Mais ce n'est pas la fin du spectacle.

Il y a un endroit extraordinaire appelé "la Casse Déserte".

Vue d'ensemble de la fameuse Casse Déserte.

De toute façon, c'est très simple : quel que soit la direction vers laquelle vous vous tournez, vous êtes à chaque fois "scotché". En tout cas, c'est comme ça pour moi. Je pense que ce n'est pas possible de trouver mieux. je me retourne, je fais trois pas, je regarde dans une autre direction et... et...

Et voilà.

C'est continuel.

C'est épuisant.

C'est... pénible, car ça remplit mes disques durs, et ça va me donner un travail de fou cet hiver.

Mais en même temps, quand je vais voir ça sur mon grand écran, en prenant beaucoup plus le temps de regarder, je vais, une nouvelle fois, prendre mon pied !

Pendant la descente.

Juste en-dessous se trouve le village de Brunissard. Titi m'indique un camping. C'est vrai. Sauf que.... c'est fermé.

Il pleut, et forcément, c'est déjà sombre. Alors, il ne faut plus que je tarde à me poser.

Il m'en indique un autre à Château-Queyras. Juste un petit détour, j'y vais. En y allant, bien sûr, vue sur Fort Queyras. Mais le camping, lui, est fermé depuis le 14 septembre. Oh là là.... Je pousse à Ville-Vieille, où j'avais passé une nuit avec Mygoo, pensant aller dans un bistrot avec Internet. Tout est fermé, c'est triste à mourrir.... Titi me dit : Guillestre !

OK, c'est sur ma route, ça me va bien. La route passe la Combe du Queyras, dans la vallée du Guil.

C'est la première fois que j'arrive à la photographier comme ça. C'est magnifique, ça aussi !

Un feu rouge me permet de faire cette photo montrant la couleur de l'eau. Une fois de plus, admiration !

Toujours la vallée du Guil, une merveille elle aussi. Encore des randonnées qui se perdent....

Vue montrant mieux ce que voit le pilote.

J'arrive à Guillestre. J'avais déjà passé une nuit ici dans un camping avec Kiki mon frangin mécano. Mais Titi me conduit dans un hôtel.... qui fait aussi camping. La dame me demande 7 euros. Douches et toilettes ne sont pas terribles, il faut avoir son papier (ça m'énerve, quand je vois que les chambres de l'hôtel sont entre 55 et 70 euros, que la direction n'offre pas le PQ à ses clients campeurs !). La patronne est dependant extrêmement gentille, et m'installe dans le salon huppé de l'hôtel pour bosser. Je ne discute pas, je suis bien au chaud, c'est parfait.

Après avoir ouvert les campings et avoir souvent été le seul client, au printemps, je suis en train de les fermer... Et ce soir, je suis seul au camping. Je suis triste que la saison se termine, car j'aime beaucoup voir des touristes lorsque je voyage. Mais... c'est la vie, n'est-ce-pas !

Il est 21h15, je vous envoie la sauce,puis sauvegardes, puis repas, et... dodo. Ah, peut-être un peu de musique, ce soir, j'en ressens le besoin !

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