Europa2014 : 25 avril

Vendredi 25 avril 2014 - J025 - 180 km - 296 photos (6293-4703)
Kerry, Parc Nationl de Killarney, péninsule de Beara.

Pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu chaud cette nuit. Ce qui n'a pas empêché le ciel de déverser quelques litres quand même. Ce matin, je plie la tente encore un peu mouillée, mais rien de bien méchant. Le ciel est nuageux, il fait curieusement assez frais. Départ à 9 heures.

La journée commence par la traversée du Parc National de Killarney.

Et c'est beau ! Remarquez, je n'en attendais pas moins. Normalement, si je ne me suis pas trop trompé, je vous emmènerai toujours dans les plus beaux coins de chaque pays, sauf lorsque je les ai déjà visités en détail et que j'ai trouvé d'autres routes. En effet, j'ai quand même essayé d'éviter de repasser exactement par les routes déjà parcourues. Si vous voulez en savoir plus sur un pays ou une région, saisissez son nom dans la zone de recherche, en haut à droite, juste en-dessous du menu, et vous tomberez normalement sur des photos et descriptions de ces dernières années en principe différentes.

Les routes sont épouvantables. Enfin, le pire côtoie le meilleur, mais le meilleur est très rare !
Par contre, il y a beaucoup de possibilités de stationnement pour admirer les splendides panoramas.

Je suis toujours amoureux des lacs au milieu de paysages montagneux et sauvages.
Jacques, le jeune français rencontré avant_hier, me disait ne pas avoir trouvé de treks pour marcher en Irlande.
Dans le Kerry, il y a un trek du Tour du Kerry à pied.

Lorsqu'il y a des nuages, les jeux de lumière sont absolument infinis. C'est magique.

Il y a quelques touristes, mais vraiment très peu, et essentiellement des irlandais. J'ai quand même vu pour la première fois deux véhicules allemands, et un hollandais, ce qui me plait bien. En effet, j'aime discuter avec les touristes étrangers.

Ces lacs sont magnifiques. Quoi ? Je l'ai déjà dit ?

Par contre, ici, j'ai bien l'impression que le lac a disparu, ne laissant qu'une rivière derrière lui.

Après le passage du col, descente vers Kenmare, au fond de la Kenmare River (je vous en ai parlé hier).

Et entrée sur la troisième péninsule, celle de Beara. Je prends aussitôt une route minuscule qui part dans la montagne et traverse entièrement la péninsule pour se retrouver de l'autre côté à Glengarriff, en face de la péninsule suivante. Sur cette petite route, je n'ai rencontré qu'un cycliste que je vais doubler, là, dans la côte. Mais finalement, c'est lui qui gagnera la course, tellement je me suis arrêté photographier !

Alors je dois dire que si cette route a été pénible sur les premiers kilomètres (tout en virages très serrés dans les bois, impossible de dépasser les 20/30 km/h vue son étroitesse, avec la bande d'herbe au centre, et absolument aucune visibilité ni paysage), elle se dévoile lorsque ça commence à monter. Et le passage de ce col est fantastique, j'ai absolument adoré. Le pourcentage de la pente devait être très élevé, et je dis "chapeau" au cycliste !
Arrivée au col. Serparti est toute contente d'elle, et moi aussi.

Je retrouve ensuite les routes normales. Ici, paysage au cours de la descente vers Glengarriff.

Une petite ferme musée. J'adore le camion.

Les grands espaces de la partie nord-est de Beara.

J'ai essuyé ici une très belle averse.

Vue sur la Bantry Bay depuis les hauteurs de Beara.

Un petit village, et l'épicerie dans laquelle j'ai fait quelques emplettes.

Au moment où j'allais repartir, un irlandais est venu me voir. En fait, il sera à la retraite l'an prochain, et aimerait beaucoup aller voyager en Europe comme moi. Il voulait donc savoir comment c'est, surtout cette moto, si c'est dangereux, si on peut aller partout, etc. Bref, toutes les questions qu'on se pose quand on n'a jamais osé partir. Il était absolument enchanté en me quittant. Je pense que cet irlandais va prendre la route !

Alors, Glengarriff. Lorsque je regarde mon itinéraire en détail, je vois bien que je suis obligé de repasser par cette ville, car le programme consiste à visiter la partie ouest de Beara. Et comme c'est un cul-de-sac... Du coup, je trouve un petit camping tenu par un vieux monsieur. Il n'y a pas Internet, mais tout le reste est là. Huit euros. Je prends. Comme ça, je monte ma tente, je vais rouler sans bagages, j'aurai mangé, et je n'aurai pas le souci de chercher un domicile. Et hop.

Petit lac en longeant la Bantry Bay. A main droite, le lac.

Et la baie à main gauche...

Puis je retraverse une nouvelle fois la péninsule, dans les monts Caha. Et c'est vrai que je roule cahin-caha, tant je m'arrête pour faire des photos. Le col que je vais passer est très curieux : la route fait des méandres incroyables, et dont la moitié aurait pu être évitée, me semble-t-il. Bref, le contraire de l'habitude anglo-saxonne qui consiste à attaquer droit devant. J'ai filmé une partie de la montée -en fait, c'est après avoir pris cette photo que j'ai installé la caméra. Au passage, Antoine, tu as fait un super-boulot avec ça, car je la pose en deux secondes, et le réglage est toujours au poil. Ce film devrait être très intéressant.

Au-delà du col, un panorama extraordinaire ! Un très beau lac au premier plan, et au fond, on retrouve la Kenmare River.
Nous allons aller explorer la zone autour de ce beau lac.

Des fermes disséminées dans l'espace, perdues au bout de nulle part. La vie ici doiut être très dure.

Voici le type de routes autour du lac !

Et au bout de chacune d'elles, une ferme, dans des paysages d'une très grande apreté.

L'élevage des moutons semble être la seule activité humaine dans le secteur.

Sur les rives du lac.

C'est ici que je constate la présence des vagues, et que je prends conscience que le vent s'est levé.

Encore des paysages à tomber par terre !

Puis je prends une autre route. A chaque fois, ce sont des cul-de-sac, forcément.

Avec une ferme au bout.

Le long de la Kenmare River, toujours plus à l'ouest.
Ici, j'ai rencontré des français du département de la Vienne, juste à côté de chez moi. Ils sont en admiration devant les paysages. Il y a de quoi !

Là, le vent a forci, et il comence à y avoir de belles rafales. Ah non, ça ne va pas recommencer !

Je fais quand même un autre crochet pour aller admirer un autre lac de montagne.
Et ça soufflait fort, sur ses rives !

Du coup, npon, je ne traînasse plus, et je décide de rentrer. Et j'ai bien fait. J'ai été ballotté comme un bouchon sur les 40 km qui me restaient à parcourir le long de la Bantry Bay. Plus question de faire des photosq, la tête était ailleurs, les priorits avaient changé ! J'ai roulé le plus vite possible, et j'étais heureux de retrouver mon petit camping, la tente déjà prête. C'était une excellente idée de faire ça, bravo, Jef. Le pépé, questionné, me dit qu'aucune tempête n'est signalée, et je vois bien à son sourire qu'il se moque un peu. Bon, il ne pilote pas une moto, lui.

Il est quand même 16h45, mine de rien. Je vais directement dans la petite salle écrire mon CR, que je vous enverrai à la première occasion. Il est 19h15, je vais prendre ma douche, et plonger dans mon duvet.

Salut à tous les lecteurs.
Qui sont bien silencieux depuis quelques jours, d'ailleurs.

Dites-moi, que pensez-vous de l'Irlande ? Et par rapport à l'Ecosse ?

A vous les micros....

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