Europa2014 : 28 septembre

Voyage Europa 2014
Dimanche 28 septembre 2014 - J075 - 213 km - 644 photos (22.097-26.592/46.320-48.560)
Ah, les Alpes suisses, comme elles sont belles ! Entrée en Italie ce soir.

Départ à 7h30, sous un ciel parfaoitement bleu.

C'est là que j'ai dormi. Comme vous le voyez, le soleil commence à éclairer les sommets.

Après un aller-retour à Andermatt (toilettes de la gare.... hi hi hi), je repars à l'assaut de ce col déjà passé dans l'autre sens, le Oberalppass.

Col que je viens de passer. Vue arrière, au début de la descente.

Village endormi pendant la descente.

Je fais une pause, par un curieux hasard, dans le village où j'avais dormi l'autre jour sur le parking public. Ou plutôt, environ un gros kilomètre avant. Ici, une vue sur la belle montagne, avant d'aller dans Mygoo faire mon café et manger.. Et bosser. Ene effet, en attendant que le café refroidisse, je rallume le PC et termine le rapport de la journée d'hier. Du coup, il se passe un peu plus d'une heure avant que je ne reprennne le volant.

Je tourne la clef de contact et... RIEN. Pas de lumière. Je comprends immédiatement ! J'ai tout simplement laissé les codes allumés, une fois de plus (déjà arrivé trois fois lors de mon voyage en Norvège...). Du coup, il ne me reste plus qu'à arrêter les véhicules, car en ce dimanche matin.... La première voiture, un jeune couple, n'a pas ce qu'il faut. Ils parlaient très bien le français, et étaient très désolés pour moi. Pas grave. La deuxième voiture fut la bonne. Et dix minutes plus tard, le gars Jef repartait, le sourire aux lèvres. Merci, ami suisse de langue allemande, de m'avoir dépanné, tu m'as enlevé une belle épine du pied !

Les villages sont superbes, et mériteraient tous une petite balade à pied dans leurs rues. Il y aurait de belles choses à découvrir, des peintures sur les murs, entre autres. Je dois tout de même reconnaître que dans ce domaine, c'est l'Autriche qui reçoit la palme d'or.

Les montagnes sont juste sensationnelles.

Zoom sur la précédente, pour vous montrer ce mur absolument fantastique !

Et j'ai toujours la joie de contempler des panoplies de couleurs fabuleuses avec les arbres, du jaune au vert.

Paysage peu avant Thusis.

Vue arrière sur les montagnes que je viens de passer, souvent dans des tunnels, malheureusement.

Parfois des sommets arrondis, comme dans le Jura.

Parfois des sommets très pointus.

Et me voici maintenant sur la route du col de l'Albula, 2.312 m. Vue arrière sur la vallée que je quitte.

Ici, le précipice était absolument terrifiant. Lieu de suicide réussi absolu garanti ! J'avais peur rien qu'à longer le parapet. La route était si étroite que le stationnement était impossible, et je suis allé à pied faire les photos. Belle discussion avec des motards italiens attirés par les photos de la voiture, qu'ils ont photographié pour avoir l'adresse du site.

Alors, la montée à ce col me laissera un sacré souvenir. C'est la révélation de la journée.
Les paysages sont à ranger dans le domaine du merveilleux.

Cette montagne, particulièrement, restera gravée dans ma mémoire.

Les petites forêts traversées étaient très belles.

Ah, ces pentes incroyables, gagnées par la forêt. Ce qui signifie qu'il y a longtemps que la roche ne s'est pas écroulée dans ce secteur.
A surveiller, ça va casser bientôt !


Puis je longe un petit lac aux eaux incroyablement vertes. Malheureusement, aucun stationnement n'est possible. Puis, chance incroyable, je repère une descente de chemin agricole, j'y case Mygoo, et je pars à pied dans la montagne. Je me lance dans l'ascension (facile...) de cette pente. Là, je peux vous dire que c'était le bonheur absolu, la beauté totale.

J'ai pu voir le lac.

Les sommets de tous les côtés, avec toutes sortes de montagnes.

Des pentes de folie. Des forêts aux couleurs chatoyantes. Des vallées. Des alpages.

Des blocs montagneux d'une ampleur démesurée, desquels se dégageait une force majestueuse. Et beaucoup de respect de ma part.

Vue d'ensemble du petit lac.

Le clou de la promenade : une incisive de dinosaure de la première période, faisant grosso-modo deux fois la longueur de mon pied.

Je reprends la voiture après ce magnifique intermède.

On aperçoit au loin la route qui arrive au col, au pied de ce nouveau monstre minéral.

Ces pentes de fou !

Ces pierriers à l'étrange beauté.

Vue arrière.

On reconnaît au loin en arrière-plan la belle montatgne que je vois depuis un bon moment maintenant.

Et voici l'arrivée : Albulapass, 2.315 m.

Et là, stupéfaction. Le paysage au-delà du col. Immensité telle que je les aime.

Je grimpe sur un monticule pour faire quelques photos. La maison du col.

Une des montagnes au-dessus du col. Elle est blanche, et ce n'est pas de la neige, mais la couleur de sa pierre !

La route que je vais suivre, vers le sud-est.

Vue arrière.

Et c'est reparti. Je m'arrête sans cesse, à tel point qu'un suisse me remarque et me dit, un bon moment plus tard : "ça va être dur, si vous vous arrêtez tous les cinq cents mètres....". Nous avons discuté un moment, très gentil.

Quand je vois cette photo, je me dis que je suis allé encore trop vite. Comme c'était beau. Que d'émotions, encore !

Grandiose !

Je discute bien dix minutes avec un couple de jeunes motards. Ils sont du Liechtenstein. JJe leur raconte le contrôle, et j'apprends qu'en fait, ce sont bien les suisses qui m'avaient contrôlé, le Liechtenstein ayant des accords avec la Suisse qui gère pour eux ce domaine. Je corrige donc, je le leur ai promis. Ils sont super sympas, prennent des photos de Mygoo, et de son proprio.... Juste après, c'est avec un couple de retraités allemands que je discute pendant au moins autant de temps ! Nous parlons montagne, puis Europe.... Le temps passe, et le Jef, qui déjà ne va pas vite, se met à discuter. Du coup, je n'avance plus du tout.

Tiens, à propos de correction. A Dubrovnic, en Croatie, sur le vieux port, une touriste française du paquebot questionne une vendeuse et lui demande pourquoi, partout, tous les souvenirs, ou beaucoup en tout cas, ont la forme d'une cravatte. la croatienne, questionnée, ne sait pas, et demande à sa collègue qui répond "c'est sans doute une mode en ce moment". Eh bien Yannick, rencontré sous le col de la Bonette l'autre jour, et qui arrivait de Croatie, m'apprend que ce pays est l'inventeur de.... la cravatte ! Ah, les chemins de la culture et de la connaissance passent par le voyage...

Vue arrière pendant la descente du col. On est dans le domaine des dieux, ici, non ?

Un peu plus loin....

Et vue vers l'avant.

Une magnifique descente dans une très belle forêt.

Et le village tout en bas, dans la grande vallée que je vais prendre.

J'arrive, enfin, à Saint Moritz à 15h30, alors que je pensais y être vers midi....

Le lac de Saint Moritz. Ce petit coin est le seul, de toute l'Europe, où l'on parlait encore le latin -oui, le latin de César- il y a peu.

Du coup, j'ai à moitié envie de camper ici. Mais... deux campings questionnés, et même réponse : 22 francs suisses pour la nuit.

Trop cher pour Jef, je décide de filer en Italie, on verra bien. Et pour l'essence, les suisses ont monté leurs prix si haut autour de Saint Moritz qu'à quelques centimes près, ce sont les prix italiens ! Du coup, je décide d'acheter aux italiens. C'est comme ça, ne cherchez pas. Je prends donc la direction de l'Italie par le passo di Bernina, 2.312 m

Un panorama sur un massif complètement sous la neige et les glaciers. Que dire ?
Que c'est beau ? Ben... oui, c'est beau, quoi !

Et toujours des pics invraisemblables.

Des monstres imposants.

Retour vers le monde minéral !

Près du col, le lac aux eaux bleues. mais... ça se couvre de façon brusque et importante. Quoi ? Retour du mauvais temps en approchant de l'Italie ?

Il fait froid, quand le soleil n'est pas là.

Il faut dire qu'il y a aussi l'altitude, quand même !

Mais... au_delà du col, je retrouve le soleil. Ouf , je suis soulagé.

Les couleurs des arbres...

Au loin, une curieuse montagne. je ne savais pas que j'allais passer à son pied. L'Italie est par là-bas.

Et nouvelle montée vers le passo di Livignio, 2.315 m

La montagne photographiée peu avant, et qui me rappèlle le col de l'Izoard, en France.

Arrivée en Italie.

La belle descente.

vers Livigno....

Vue arrière vers le col que je viens de franchir.

En bas, le soleil revient, offrant des teintes incroyablement belles et, surtout, changeantes de seconde en seconde.

D'où ce genre de photo qui ne dure qu'un instant !

J'arrive à Livigno. je vois "camping", mais je me dis "non, je vais me faire un bivouac", et je continue.... deux cent mètres, pour me dire "non, vas voir le prix, on ne sait jamais".... Tout ça pour vous expliquer les hasards des événements, et du voyage. Une station d'essence sur ma gauche, impeccable pour faire demi-tour. Et... je vois.... diesel, 1 €. Je me dis "ah, ces italiens, les pancartes jamais mises à jour", mais.... quand même, j'arrête Mygoo et je descends me renseigner. Mais oui, c'est bien ça, 1 euro. Mais, Livigno est "duty-free", monsieur ! Quoi ? Mais je ne le savais pas !

28 litres, c'est tout ce que j'ai pu mettre dans le ventre de Mygoo, dommage. Quelle chance de ne pas avoir fait le plein à St Moritz ! Du coup, je vais au camping. Dix euros. Je suis le seul cleint, j'ai bien vu le terrain. Je dis "OK à 7 euros", et le gars me dit OK (par l'intermédiaire de sa fille qui parle un peu anglais). OK, donc avace la douche, plus un sandwich, ça me fait dix euros. C'est parfait. Juste qu'Internet est léger, et le débit ne me permet pas de tout envoyer. Mais au moins, c'est prêt.

Il est 21h30, terminé. Quelle journée splendide, encore, non ?

Oups, quel morceau !

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