Europa2014 : 29 avril

Mardi 29 avril 2014 - J029 - 100 km - 127 photos (7484-5331)
Plus 45 km de mer
Fin du tour des îles britanniques, retour sur le continent.

Départ à 8h....!!! Et sans me forcer. Alors que j'ai si peu de km à parcourir. L'appel du pays ?

Je traverse Canterbury à l'heure où les élèves se rendent à leur école. Ici, c'est un collège.

Là, on voit quelques élèves attendant leur bus.

On dirait bien que Churchill a passé ici sa retraite !

Les anglais son incroyables !

J'ai eu du mal à faire cette photo sans avoir de voitures devant, car ça circulait pas mal. Eh bien, vous savez pourquoi j'ai réussi ? Une dame a arrêté sa voiture -oui, oui, et tout le monde s'est arrêté- pour me permettre de la faire correctement. Là, je dis, chapeau !

Toujours à Canterbury. Hier dans la soirée, alors que j'étais arrêté -mais resté sur la moto- près de cette tour, une dame est venue me voir, et m'a demandé de lui donner mon appareuil-photo pour me prendre sur Serparti !

Canterbury, encore.

Les restes d'une vieille église saxonne, bâtie sur les restes d'un fort... romain !

A propos des romains, d'ailleurs. Savez-vous que l'empereur Hadrien a construit un mur sur toute la largeur de l'Angleterre, au niveau de la frontière avec l'Ecosse ? Connu sous le nom de mur d'Hadrien. Eh bien, un écossais me disait dernièrement que les romains étaient vraiment intelligents : ils avaient bien compris qu'il n'y avait rien à attendre du pays d'en-haut... D'ailleurs, cherchez Hadrien sur mon site, vous devriez en trouver quelques photos.

La côte, vue depuis les ruines de la vielle église
Vous pouvez voir : forte brume, pas un souffle d'air : on dirait un lac.

Et... ambiance mystérieuse.

Une petite dernière photo des haies britanniques, que je ne hais point !

J'ai le temps, je fais un crochet à Ramsgate, pour voir le front de mer.
Une vieille maison à Ramsgate.

Bord de mer à Deal. Des milliers de tonnes de graviers, sur environ 300 mètres de largeur. Et traverser la zone m'a épuisé !

Peu avant, alors que je photographiais une vieille église, un cycliste s'est arrêté boire un coup, et est venu discuter un peu. En fait, il ne parle presque plus le français, mais a passé 9 ans de sa vie près de Rennes. Très sympa, il m'a souhaité un bon voyage, et m'a dit qu'il avait... 78 ans ! En fait, je pensais sincèrement qu'il en avait 65. Le vélo, ça conserve bien.

Au même endroit. So british....

Crique St Margaret, peu avant Douvres, ou Dover si vous préférez.

Le port vu depuis les falaises. Le brouillard ne se lève pas vraiment !

En arrivant au port. Il est midi, et j'ai réservé le bateau de 16h40, ne sachant pas du tout où j'allais coucher la nuit dernière. Si j'avais su ! Mais c'est bien ça, le problème, avec ces traversées maritimes. Il faut réserver pour avoir un prix décent, mais alors du coup, tu te mets un fil à la patte, et je déteste me sentir prisonnier comme ça ! J'aime voyager libre. Donc, je vais au port chez Myferrylink, la compagnie avec laquelle j'ai réservé. Aïe, ça commence mal, c'est la seule qui n'a pas de bureaux, je suis obligé d'aller au poste de chek'in, et il est loin dans le port, il faut pour ça passer tous les contrôles, police, douane, pour y arriver, comme si on embarquait, en fait. Et vous savez quoi ? La douane : elle m'arrête et me fait passer dans une zone spéciale, la zone de fouille. J'y crois pas ! Bon, après les questions d'usage, le gars me fait quand même ouvrir mon top-case, mais Serparti m'a sauvé une fois de plus. En effet, sa bulle est un excellent moyen de communication. Ah, c'est ce que vous faites ? Ouah, mais c'est super. Eh, machin, viens voir, regarde ce que le gars il est en train de faire... Bref, ils me font ressortir sans plus de question.

Bien, me voici au chek'in. Excellent accueil, les filles (elles sont deux à s'occuper de moi, super) me proposent le départ de 13h30. Je dis OK. Et elles me disent : ça fera 22,50 £. Hep, ça va pas, les filles, c'est le prix du billet ! Je préfère aller passer l'après-midi à siroter une bière dans un bistrot Internet. Oui, on vous comprend.

Et... Re passage du contrôle des douanes, parce que je ressors du port, procédure particulière... J'aurais tout eu, au port de Dover !

La petite ville est mignonne, du moins, son quartier piéton.

Je trouve un super café Internet, et je mange un bol de soupe : délicieuse.

Photo souvenir avec la copine du tenancier, très jolie et très sympathique. C'est une polonaise !

Retour au port, ici au chek'in... à nouveau !

Ha ha, Serparti a le sourire, elle n'est pas la seul au coin !

J'ai bien rigolé en arrivant. Le gars qui arrive pour sangler la moto me dit : "ah, super, vous revoilà ! ça va ?" Et il sort son portable, et me montre la photo de la bulle qu'il avait faite il y a un mois....

Je discute au moins une demi-heure sur le parking avec le motard anglais, qui s'en va faire un tour en Belgique et en France. Un retraité, très sympathique.

Sur le bateau, je vais directement à l'accueil demander le code pour le WiFi. Je commence à discuter avec la dame, fort sympathique, qui me dit soudainement : "voulez-vous voir le poste de pilotage, la salle de commande, avec le commandant ?". Ce à quoi je dis oui, bien sûr. Elle appelle, et la réponse est "oui". Et elle m'y conduit immédiatement.

Alors là, chapeau ! D'abord, l'accueil du commandant : une gentillesse incroyable, pas de manière, que du bonheur. Quel spectacle, j'ai été bluffé par le silence, l'immensité de la salle, et la vue, le spectacle. Voir cet immense bateau longer le quai dans une douceur inimaginable, comme s'il flottait au-dessus de l'eau, c'était totalement irréel. Avec ça, une chance incroyable : le soleil éclairait les blanches falaises, c'était magnbifique.

Bon, ok, on a aussi parlé moto et voyage avec le commandant, car c'est un motard dans l'âme, et il a des rêves d'évasion en moto lui aussi. J'espère de tout coeur qu'il pourra les réaliser. Et je le remercie pour la façon dont il m'a accueilli, lui et tout son personnel, je n'oublierai pas !

Du coup, le temps a passé à une vitesse incroyable. Je vais remercier Marylin, l'hotesse d'accueil, pour m'avoir fait vivre ces instants. Puis je liquide mes dernières pièces anglaises en prenant un sandwich et un coca. Le brouillard s'est à nouveau levé, on ne voit rien du tout, c'est une navigation dans le brouillard à couper au couteau, et je suppose que là-haut, le commandant dirige au radar. Nous aurons un quart d'heure de retard à Calais.

Quand j'arrive au camping de Calais -le même qu'il y a presque un mois déjà-, tout est fermé, mais je savais que je pouvais passer avec la moto.

L'herbe a beaucoup poussé, il y a plein de fleurs, il fait plus doux aussi, et il y a plus de touristes.

Impossible de bosser, car la salle est fermée à 21 heures. Je suis fatigué, il se remet à pleuvoir, j'ai envie de dormir. Pourtant, des gosses font la comédie tout autour, mais en fait, ça me berce. Je m'endors aussitôt, et je plonge dans le pilotage d'un grand bateau, et je voyage sans arrêt, je ne sais même pas où, je ne sais plus où je suis....

Merveilleux !

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