Europa2014 : 29 septembre

Voyage Europa 2014
Lundi 29 septembre 2014 - J076 - 195 km - 1138 photos (22.292-27.730/46.515-49.698)
Les Alpes, encore et encore, avec une météo parfaite !

Je me réveille à 7h30.... Une heure de perdue, quoique. Je dis ça, parce qu'il fait jour de plus en plus tard, en fait ! Bref. Direction la douche. Je mets le jeton, dont le boitier se trouve dans le couloir, et.... une douche se met à couler aussitôt ! Il y a un bouton poussoir, mais le temps que je réagisse... Bref, tout ça pour dire que ce fut très très court et que ce n'était pas très chaud? Par contre, la bonne nouvelle : la salle est chauffée et, croyez-ùpo, ce matin, j'étais heureux pour ça. Car il a fait froid, voire même très froid, cette nuit. Normal, je suis à 1.900 mètres environ ! Le pare-brise est totalement gelé, et je prends de l'eau tiède pour détruire la glace, qui se reforme quand même. Bref, un peu dur, ce matin. Je décide de partir aussitôt, car le camping est encore en zone d'ombre, je vais chercher le soleil.

Dix minutes plus tard, je suis à Livigno, et sous le soleil. La glace est entièrement fondue, il fait chaud dans la voiture : le bonheur !

Je file jusqu'au lac de Livigno, mais je ne vais pas le longer, car la vue serait à contre-jour tout du long. Je me contenterai donc de cette vue.

Et c'est reparti vers les hauteurs, direction Bormio, plein est.

Vue arrière, Livigno, déjà plus visible, se trouve dans le vallon derrière.

Je passe un contrôle de douane, à cause de la zone duty free de Livigno. Non, rien à déclarer...
A l'est, en contre-jour total, les sommets magnifiques vers lesquels je me dirige.

Mais d'abord, la descente vers Bormio, que du bonheur !

Ah, voilà, la vallée commence à se montrer.

Une descente magnifique.

Très haute en couleurs, maos c'est le lot de l'automne, et c'est beau.

Traversée de Valdidentro, village avant Bormio/

Et on attaque la route des cols, dès la sortie de Bormio.

La grimpée vers le Stelvio s'avère terrifiante. Elle longe des monstres de pierre fascinants.

On admire les restes des châteaux féodaux ayant mille ans d'âge. Et ceux-ci ? Mille fois, dis mille fois, cent mille fois mille ans ?
A peine concevable.

L'érosion fait son boulot, et elle prend bien son temps.

Mais elle avance et parvient à détruite ces forteresses. Le temps, mesdames et messieurs, le temps fait tout !

Vue arrière vers la vallée que Mygoo remonte vaillamment.

Mais elle avance, doucement et sûrement.

Une nouvelle série de rampes.


Parfois au milieu des immenses pierriers qui continuent à me fasciner.

La vallée n'est même plus visible, on s'élève imperceptiblement, mais on s'élève.

Au coeur des lacets. J'en ai passé une quantité industrielle, aujourd'hui.

Les motards sont de sortie. Des centaines. Mais peu de voitures.
Je passe le Stelvio le meilleur jour de l'année, le plus beau, hors saison, et un lundi, jour de classe et de boulot.
Le plan parfait.

A gauche, après ces bâtiments, le Umbrailpass, 2.505 m et à droite, on aperçoit les bâtiments du Stelvio, 2.758 m. J'ai le choix car, de toutes façons, je vais passer les deux. Car il y a une route qui contourne le massif en passant par ces deux cols, et par la Suisse, forcément. Je choisis d'abord le Umbrailpass, à cause du soleil, pour faire de meilleures photos.

Vue arrière.

Et au-dessus de ma tête.

Umbrailpass. Je discute un peu avant avec un garde frontière italien super sympa, qui a des copains en France, car il a fait des stages de ski de fond avec des montagnards militaires français.. Puis un peu de parlotte avec deux dames en train de faire des photos au col.

La descente côté suisse est fabuleuse à tous les niveaux : soleil, couleurs, paysages divers mais toujours sublimes.

Des montagnes comme à l'Izoard.

D'immenses pierriers comme je les aime.

Des virages de rêve.

Toutes sortes d'arbres, de toutes les couleurs.

Des couloirs d'avalanches majestueux.

Bref....

Voyez vous-mêmes.

Puis la large vallée se découvre.

Santa Maria, ou Val Mustair.

Magnifique.

Autre village, plus loin. Vous pouvez vous arrêter partout, il faut aller marcher dans les rues.

Il y a de quoi faire des centaines de très belles photos, de toute sorte, architecture, fleurs, personnes, sculptures, peintures, objets...

Et je repasse en Italie. Le douanier fait du zèle, et me fait ouvrir Mygoo. Pénible, mais il fait son boulot, et comme j'ai une sale tronche, il vérifie....
Un peu plus loin, nouveau village dans lequel je fais le plein d'eau à la fontaine. Eau potable naturellement, j'ai demandé à la dame....

Il faut s"arrêter aussi dans les villages italiens, ils valent également leur pesant d'or.

Puis je traverse de très beaux paysages aérés, bien dessinnés, un peu dans le style autrichien, très très beaux. Et cette belle forêt.

Glorenza, encore une très belle petite ville.

Je ne m'y attarde pas, mais tout m'y incite !

Et.... je reprends la route du Stelvio, mais depuis le nord, cette fois.

Un des plus beaux torrents de pierre jamais vus. A la fonte des neiges, ce doit être terrifiant !

Très vite, les glaciers apparaissent.

Un peu en contre-jour, mais comme c'est beau.

Des monstres imposants.

Et la route devient... difficile. Pas moins de plus de 40 épingles, un vrai festival.

Avec de très nombreux stationnements, souvent libres vu le peu de voitures, ce qui est un confort inouï.

Un gars voulait une photo avec sa copine. Il me dit : je vous prends en photo, à condition que vous nous preniez ensuite....
Comique, le gars, comme si ça n'allait pas de soi !

Parfois, comme il n'y a pas grand monde, je photographie en pleine pente, depuis la voiture.
Eh oui, à plus de 200 mètres, je peux rouler en T-shirt et fenêtre ouverte. C'est le pied !

Epingle après "S", Mygoo grimpe inexorablement.

J'aime bien celle-ci....

Elle en voulait une devant ces montagnes. C'est chose faite.

Une moraine glaciaire de toute beauté.

Et les lacets se poursuivent au-dessus de ma tête.

Ou en-dessous, c'est selon. Cette photo donne une bonne idée de la pente. Eh oui, mes amis, ça grimpe quand même dur !

Derniers lacets, le col est là-haut.

Ces glaciers qui m'impressionnent.

Un liquide gelé, c'est incroyablement beau.

Et voilà l'travail, m'sieurs-dames. J'espère que vous avez aimé !

Hier, le gars du Liechtenstein me disait : il faut faire le Stelvio. Je lui ai alors répondu que je ne pouvais pas tout faire, et que je me contentais de suivre la route préparée, autant se faire que peut. Eh bien, si j'avais eu mon plan en tête, j'aurais pu lui dire que c'était au programme ! Et il avait raison : ce com est un "must", un incontournable, un des plus beaux cols des Alpes. Emballé, j'ai été. D'un bout à l'autre. Il faut absolument faire cette boucle.

Et je redescends. Ici, les bâtiments que je vous montrais du bas tout-à-l'heure, où je suis passé ce matin.

Re-belote, mais cette fois en descnet, retour vers Bormio.

Arrivée à Bormio. Il y a une aire pour camping-cars : 8 euros. Non, alors je continue.
Pourtant, il est déjà 17 heures, et la suite, c'est un gros morceau : le passo di Gavia, 2.621 mètres.

Il fait tellement beau, il pleuvra peut-être demain. J'y vais, car une météo comme ça, c'est rare.

Après un long début sans paysage particulier, voici à nouveau la montagne.

Le soir tombe, les couleurs rosissent, et les zones d'ombre sont très sombres, et déjà bien froides.

Cette photo donne une bonne idée des contrastes.

Ce col est splendide, lui aussi.

La route est moche, étroite, et en fort mauvais état. mais la contrée est sauvage et grandiose.

Ah oui, j'y pense en voyant cette photo. Je peux vous dire que le nombre d'avions volant dans nos cieux a pris une proportion inquiétante. Il n'y a pratiquement pas de sommet au-dessus desquels je ne voyais pas un avion passer lorsque je faisais ma photo. Du coup, je peux vous assurer que j'en ai vu plusieurs dizaines, je n'ose dire plusieurs centaines, et pourtant, je crois bien que oui !

Un glacier apparaît là aussi !

Mais ce qui caractérise ce col, c'est un côté désertique, solitaire, angoissant, presque !

J'aperçois le col, et les premiers nuages de la journée. En fait, c'est une énorme brume qui grimpe de la vallée suivante, de l'autre côté, à toute vitesse.

Vue arrière sur ces refuges situés un peu sous le col.

Là, je suis tout près du col, et je me retourne. La lumière du soir....

Les jeux d'ombre, les couleurs....

La brume qui se déplace à toute vitesse. C'est féérique, une fois de plus.
Comme j'ai bien fait de venir ce soir.

Inquiétant, angoissant, je vous le disais bien. Mystérieux, assurément !

Splendide, certainement.

Et voilà, mission accomplie.

Je ne m'attarde pas, car le froid arrive, et la nuit avec lui, ou vice_versa. Coup d'oeil arrière sur le col, avant de plonger vers la vallée suivante.

Toute aussi mystérieuse, voire davantage, étant donné qu'elle est plongée dans le brouillard.

Et ça descent très fort.

Carrémnt une chute. Cramponnez-vous !

Je ne croise qu'une voiture et deux motos, au début. Heureusement.

Car cette descente est très très impressionnante.

La route est très mauvaise, par endroits extrêmement étroite. Monter ce col par là doit être très anxiogène, et je vous le conseille. La pente dans les derniers lacets passe à 16%, avec une largeur parfois inférieure à 2,50 m, Je suis heureux d'être passé si tard et de n'avoir rencontré personne plus bas

En bas, c'est la petite ville de Ponte di Legno. Il y a un terrain pour camping-cars : 15 euros pour la nuit.... Non mais, ça va pas, la tête ? Je poursuis vers la ville. Et je trouve un superbe parking bien tranquille et plat, absolument idéal. Cette fois, j'installe mon petit fauteuil pour bosser, et j'ai bien fait. Il est quand même 22h45..... Il faut dire que le choix des photos m'a pris un temps fou. J'en fais beaucoup trop..

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